Type
Article
Titre
La France à gauche de l'Europe
Dans
Le Mouvement Social
Auteur(s)
Numéro
134
Pages
131 - 153 p.
Mots clés
Réformes économiques et sociales (Europe), Politique de nationalisation, Nationalisations comparées
Résumé
FR | EN
Dans l'Europe occidentale de l'après-guerre, la République française apparaît comme l'État le plus réformateur en matière économique et sociale. La France est seule à avoir tenté, et réalisé en partie, à la fois un partage du pouvoir dans l'entreprise, une appropriation des moyens de production, et une maîtrise véritable de l'économie. A l'opposé de cette politique, l'État italien n'institua pas de comités d'entreprise, ne procéda à aucune nationalisation et ne mit en place aucun instrument de planification à vocation générale. Entre les deux cas-limites, et en partant du centre-gauche pour aller au centre-droit, on rencontrait successivement l'Autriche, l'Angleterre et l'Allemagne. Bénéficiant contrairement à l'Allemagne d'un gouvernement légitime susceptible de répondre à la volonté nationale, et connaissant une vive poussée nationalisatrice à la différence des États italiens et allemands où cette aspiration se trouvait entachée du souvenir des socialisations fascistes et du dirigisme nazi, la France profita également d'une libération rapide, contrastant avec celle de la péninsule, qui lui permit d'engager une politique précoce de réformes.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT