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Le consensus qui prévalait sur le rôle des banques centrales s’est fissuré. La poursuite du seul objectif de stabilité des prix est aujourd’hui insuffisante pour assurer la stabilité macroéconomique et financière. Un nouveau paradigme émarge dans lequel les banques centrales doivent à la fois veiller à la stabilité des prix, à la croissance et à la stabilité financière. Les évolutions institutionnelles récentes de la BCE vont dans ce sens puisqu’elle se voit confier la surveillance micro-prudentielle. En outre, la conduite de la politique monétaire dans la zone euro montre que la BCE est aussi restée attentive à l’évolution de la croissance. Mais, si la BCE poursuit de fait un triple mandat, la question de la bonne articulation entre ces différentes missions continue de se poser. La coordination entre les différents acteurs en charge de la politique monétaire, de la régulation financière et de la politique budgétaire est primordiale et fait défaut dans l’architecture actuelle. Par ailleurs, certaines pratiques doivent être clarifiées. La BCE a joué un rôle de prêteur en dernier ressort (des banques et dans une moindre mesure des États) sans que cette fonction ne lui soit précisément attribuée. Enfin, dans ce nouveau schéma, la BCE souffre d’une illégitimité démocratique, renforcée par le rôle croissant qu’elle joue dans la détermination de l’équilibre macroéconomique et financier de la zone euro. Il nous semble important que la BCE soit plus explicite au regard des différents objectifs poursuivis et qu’elle mette en oeuvre les conditions d’une coopération étroite avec les instances budgétaires et de régulation financière. Enfin, nous appelons à la création ex nihilo d’un organe de contrôle de la BCE, chargé de discuter et d’analyser la pertinence des politiques monétaires mises en place par la BCE.

En ajustant la taille et la composition de leur bilan, les banques centrales ont profondément modifié leur stratégie de politique monétaire. Bien que la mise en œuvre de ces mesures ait été initialement envisagée pour une période de crise, la question se pose désormais de l’utilisation du bilan comme instrument de politique monétaire en dehors des périodes de crise. La politique d’achats de titres effectués par les banques centrales s’est traduite par une augmentation considérable de la taille de leur bilan. En septembre 2017, les bilans de la Réserve fédérale et de la BCE s’élevaient respectivement à près de 4 500 Mds de dollars (soit 23,3 % du PIB des Etats-Unis) et 4 300 Mds d’euros pour la BCE (38,5 % du PIB de la zone euro), alors qu’ils étaient de 870 Mds de dollars (soit 6,0 % du PIB) et 1 190 Mds d’euros (soit 12,7 % du PIB) en juin 2007. La fin de la crise financière et de la crise économique plaide pour un resserrement progressif de la politique monétaire, déjà entamé aux Etats-Unis et à venir dans la zone euro. Ainsi, la Réserve fédérale a augmenté le taux d’intérêt directeur à cinq reprises depuis décembre 2015 et a commencé à réduire la taille de son bilan en octobre 2017. Toutefois, aucune indication précise n’a été donnée sur la taille du bilan des banques centrales une fois que le processus de normalisation aura été achevé. Au-delà de la taille se pose la question du rôle de ces politiques de bilan pour la conduite de la politique monétaire à venir. [Premières lignes]

Le Président de la Banque centrale européenne, M. Mario Draghi, a annoncé récemment que l’augmentation du taux directeur de la BCE interviendrait « bien après » la fin des mesures d’achats massifs de titres obligataires (prévue pour septembre 2018), principalement émis par les Etats de la zone euro, et à un « rythme mesuré ». La hausse du taux directeur pourrait donc intervenir vers la mi-2019, soit quelques semaines avant la passation de pouvoir entre Mario Draghi et son successeur. [Premier paragraphe]

This paper assesses the transmission of ECB monetary policies, conventional and unconventional, to both interest rates and lending volumes or bond issuance for three types of different economic agents through five different markets: sovereign bonds at 6-month, 5-year and 10-year horizons, loans to non-financial corporations, and housing loans to households, during the financial crisis, and for the four largest economies of the Euro Area. We look at three different unconventional tools: excess liquidity, longer-term refinancing operations and securities held for monetary policy purposes following the decomposition of the ECB’s Weekly Financial Statements. We first identify series of ECB policy shocks at the Euro Area aggregate level by removing the systematic component of each series and controlling for announcement effects. We second include these exogenous shocks in country-specific structural VAR, in which we control for the credit demand side. The main result is that only the pass-through from the ECB rate to interest rates has been effective. Unconventional policies have had uneven effects and primarily on interest rates.

This paper aims to quantify the link between financialisation and financial instability, controlling for the financial and macroeconomic environment. Our main identification assumption is to represent these two concepts as a system of simultaneous joint data generating processes whose error terms are correlated. Based on panel data for EU countries from 1998, we test the null hypotheses that financialisation positively affects financial instability -a vulnerability effect- and that financial instability has a negative effect on financialisation -a trauma effect-, using Seemingly Unrelated Regressions and 3SLS. We find a positive causal effect of credit/GDP on non-performing loans - a vulnerability effect- in the EU as a whole, in the Eurozone, in the core of the EU but not at its periphery, and a negative effect of non-performing loans on credit/GDP - a trauma effect - in all samples. Even when relaxing our identification assumption, both opposite effects hold.

Cette contribution s’intéresse aux effets redistributifs des politiques monétaires non conventionnelles. Les canaux par lesquels la politique monétaire influence les inégalités sont présentés et cette relation est testée au niveau de la zone euro. Les résultats suggèrent que les politiques monétaires non conventionnelles ont pu exacerber les inégalités en favorisant les ménages déjà détenteurs d’un emploi ou possédant un patrimoine financier.

During the crisis, the ECB modified its collateral framework to face increased liquidity needs of commercial banks. This has taken two forms: the minimum required rating for different classes of assets has been reduced and the haircut associated to these assets has evolved conditional on the default risks of these assets. The benefits in terms of cushioning a liquidity crisis and enhancing monetary policy transmission have most probably exceeded the costs in terms of riskier central bank balance sheet and potential capital losses. This document was provided by Policy Department A at the request of the Economic and Monetary Affairs Committee.

The recent rise in Eurozone long-term interest rates could jeopardize the on-going recovery if interest rates went beyond what the fundamentals require. We investigate possible overshooting after identifying the main determinants of long-term interest rates in the Eurozone and in some of its Member States since 1999. We include four categories of fundamentals (macroeconomic, financial, expectations, international). We find that monetary variables, spillovers from US financial markets, expectations and sovereign risks are the main determinants of long-term interest rates in the Eurozone. The empirical model has a very good fit and does not identify recent overshooting. The observed rise since August 2016 is attributed to two factors. The first one is the increase in US long-term interest rates after the reversal in the Fed’s monetary stance. The second factor stems from the political tensions in France, Italy or Spain which generated higher perceived political risk. While the former factor might continue to drive Eurozone interest rates up, the second one might have receded with the results of the French presidential elections and drive interest rates down.

This paper aims at investigating first the (possibly time-varying) empirical relationship between the level and conditional variances of price and financial stability, and second, the effects of macro and policy variables on this relationship in the United States and the Eurozone. Three empirical methods are used to examine the relevance of A.J. Schwartz’s “conventional wisdom” that price stability would yield financial stability. Using simple correlations, VAR and Dynamic Conditional Correlations, we reject the hypothesis that price stability is positively correlated to financial stability. We then discuss the empirical appropriateness of the “leaning against the wind” monetary policy approach.

Since 2014, the ECB has applied a negative interest rate on the excess reserves (and deposit facilities) of commercial banks. This policy is complementary to Quantitative Easing (QE), a program whereby the ECB purchases securities on financial markets. Indeed, the QE provides liquidity to the banks and negative interest rates encourage them to reallocate this liquidity. The negative reserve rate amplifies the fall in short-term and long-term market rates and reinforces the incentive for commercial banks to operate reallocation on their portfolios towards riskier assets. The total amount of liquidity subject to a negative interest rate is 1047 billion euros. Negative interest rates should reduce interest rate margins but the impact on profitability is mitigated by the capital gains banks realise when selling securities to the ECB under QE, by the possibility banks have to finance themselves at negative rates, by a decrease in the risk of default and by the possibility to raise non-interest income.

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