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in L'Economie Française 2018 Publié en 2017-11
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L’été 2017 a été marqué, sur le plan des politiques de l’emploi, par un changement de stratégie majeur du nouveau gouvernement par rapport au précédent quinquennat. La nouvelle politique de l’emploi donne désormais la priorité à la formation et à l’accompagnement des jeunes NEET (Not in Education, Employment or Training – ni en étude, emploi, ou stage) et des chômeurs les plus éloignés du marché du travail, et délaisse les contrats aidés comme outil de traitement du chômage. Cette nouvelle stratégie s’est opérée en deux temps. Premièrement le gouvernement a annoncé cet été qu’il n’y aurait pas de rallonge pour les contrats aidés au deuxième semestre et que le nombre de contrats prévus pour 2018 serait en forte baisse par rapport aux années précédentes. Puis le Plan Investissement Compétences (PIC), prévoyant notamment 15 milliards d’euros dédiés à la formation professionnelle sur cinq ans, a été présenté à la presse le 25 septembre. Dans ce billet, nous précisons quel devrait être l’effet de la baisse des contrats aidés sur l’emploi à partir du deuxième semestre 2017, effet pris en compte dans le dernier exercice de prévision de l’Ofce d’octobre 2017 pour 2017-2019. [Premier paragraphe]

in Cahiers français Publié en 2015-08
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Entre 2010 et 2012, plusieurs États de la zone euro - Grèce, Irlande, Espagne, Portugal - ont vu leur dette publique exploser, au point de provoquer de vives inquiétudes sur leurs capacités de remboursement et sur l'avenir même de l'Union monétaire. Assistés par l'Union européenne, la BCE et le FMI, ces pays ont été soumis à des plans d'ajustement budgétaire assortis de réformes structurelles. Quels en ont été les effets ? Après un rappel des événements ayant conduit à cette crise des dettes souveraines, Bruno Ducoudré dresse un bilan des politiques menées pour y faire face. L'austérité budgétaire tout comme les réformes structurelles ont eu selon lui une efficacité limitée, les effets récessifs ayant compromis la reprise économique et ralenti l'assainissement des finances publiques. [Résumé éditeur]

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2018-02
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Le gouvernement multiplie les mesures pour flexibiliser un marché du travail pourtant peu rigide. Ce n'est pas ce qui va faire reculer massivement le chômage. Comme annoncé, le début de quinquennat d’Emmanuel Macron est marqué par une frénésie de réformes. Parmi elles, la réforme du droit du travail (par ordonnances) et celle de l’assurance chômage. Elles répondent au diagnostic selon lequel le marché du travail serait trop rigide, découragerait les entreprises d’embaucher et serait responsable d’un taux de chômage encore élevé dix ans après la Grande Récession, au moment où la croissance retrouve de la vigueur et où les entreprises indiquent avoir des difficultés à recruter de la main-d’oeuvre. Il faudrait donc faire les réformes structurelles depuis si longtemps repoussées pour flexibiliser le marché du travail afin d’inciter les entreprises à embaucher plus facilement et les chômeurs à accepter les emplois vacants, tout en assurant une plus grande sécurité aux individus, en élargissant l’assurance chômage notamment. Depuis 2015 pourtant, les créations d’emplois dans le secteur privé ont repris (+ 50 000 postes en moyenne chaque trimestre), témoignant d’un certain dynamisme retrouvé. Dès lors, le marché du travail français est-il vraiment trop rigide ? Peut-on, en cassant ces rigidités, espérer la création massive d’emplois et une baisse significative du chômage ?

Le taux d’intérêt à dix ans sur les obligations du Trésor américain reste stable entre le troisième trimestre 2004 et le troisième trimestre 2005. Dans le même temps, la Réserve Fédérale amorce une période de hausse du taux des fonds fédéraux dès la fin juin 2004. Le taux long a donc été souvent jugé trop bas. Des simulations dynamiques sont entreprises pour mesurer si son bas niveau est anormal compte tenu de l’évolution des anticipations des agents. Le taux long est ainsi inférieur de 0,5 à 0,9 point à son niveau prédit par les simulations. La hausse de la demande de titres longs par l’étranger permet d’expliquer une partie de cet écart.

Parmi les nombreuses mesures du programme économique d'Emmanuel Macron figure le remplacement du Crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi (CICE) par une baisse de 6 points des cotisations sociales employeurs. Cette mesure, qui devrait entrer en vigueur au 1er janvier 2019 suite à l'annonce faite lors du discours de politique générale du Premier ministre le 4 juillet 2017, s'accompagnerait d'une augmentation des allègements allant jusqu'à 10 points au niveau du Salaire minimum interprofessionnel de croissance (Smic). D'après notre évaluation, la transformation du CICE en baisse de cotisations sociales patronales aurait un effet nul sur l'activité économique et positif sur l'emploi salarié marchand, avec 16 000 créations nettes d'emplois à l'horizon 2020 (40 000 à l'horizon de 5 ans). En l'absence de neutralisation des recettes additionnelles d'impôt sur les sociétés (retour d'IS) liées à la mesure, l'effet sur le PIB serait par contre légèrement négatif, du fait d'un effet négatif de la hausse du coût du capital sur l'investissement des entreprises. Dans ce cas les créations d'emplois atteindraient 35 000 au bout de 5 ans. Enfin, sous l'hypothèse de neutralisation du retour d'IS, la transformation du CICE se traduirait par un creusement temporaire du déficit public de 1 point de PIB la première année, lié au traitement différent dans les comptes publics des crédits d'impôt d'une part, et des allègements de cotisations sociales d'autre part. Sans cette neutralisation, le solde public se dégraderait de 0,8 point la première année, et s'améliorerait de 0,2 point les années suivantes du fait des recettes supplémentaires d'IS.

EMU countries have engaged in fiscal consolidation since 2011. This paper deals with the public debt and output dynamic consequences of this strategy. To this end, we develop a simple macroeconomic model of the Euro area, where fiscal multiplier is time-varying. Recent empirical evidence has indeed shown that fiscal multipliers were higher in time of crisis. We then analyze the ability of EMU countries to comply with the new fiscal rules on public debt. The path of public debt and output gap is simulated according to different hypotheses related to fiscal multiplier, monetary policy and hysteresis effects. Not all EMU countries would be able to reach a 60 % debt-to-GDP ratio in 2032. An alternative strategy may be to spread austerity in order to report part of consolidation to periods where the fiscal multiplier will be weaker. The gain of spreading austerity may yet be partly offset by higher risk premium. There is then a need to find institutional arrangements to avoid panics in the sovereign debt markets. Finally, it is shown that it would not be very efficient to implement an expansionary fiscal policy in Germany in order to balance austerity in the Euro area. Since output gap is nearly closed in Germany, the multiplier effect of a positive fiscal stance would be low and spillover effects would not be significant.

The European consolidation process has raised a few questions. The most frequent one has been how large are the costs of consolidation and has the Eurozone fiscal stance improved or achieved debt sustainability? Second, do these costs and sustainability depend on the composition (tax vs. spending) of the consolidation process? Third, do risk premia matter? Fourth, which of the two following strategies, backloading vs. frontloading, is superior to the other? The aim of the paper is to shed light on these questions using a multi-country reduced-form model. It considers explicitly that the Eurozone member states are facing a dual trade-off, first between labor market outcomes of consolidation and public debt dynamics and, second, between reducing public expenditures and increasing taxes. The main conclusion is that a tax-based backloaded consolidation is superior to all other strategies, be they spending-based or frontloaded, or both. Introducing risk premia endogenously does not alter the conclusion.

À partir d’une modélisation des taux de change réel d’équilibre, nous cherchons à quantifier les ajustements à effectuer – aussi bien à l’intérieur de la zone euro que vis-à-vis du reste du monde – pour parvenir à résorber les déséquilibres de balance courante tout en stabilisant les positions extérieures nettes des pays de la zone euro. Nos estimations indiquent que des désajustements substantiels subsistent, le désajustement moyen (en valeur absolue) par rapport au niveau de l’euro s’élevant à 11 % en 2016. Le différentiel nominal relatif entre l’Allemagne et la France s’élèverait à 25 %. La prise en compte des incertitudes sur la valeur des élasticités-prix des exportations et des importations ne remet pas en cause notre diagnostic, mais une incertitude forte subsiste sur la quantification des désajustements, un désajustement de près de 35 % de l’Allemagne par rapport à la moyenne de ses partenaires ne pouvant être écarté dans le pire des scénarios. Enfin, nous estimons la cible de long terme de la parité euro/dollar à 1,35 dollar pour un euro.

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