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Directeur de la thèse LE GLOANNEC Anne-Marie Publié en 2014-06
BARICHELLA Arnault
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This thesis provides an original comparative analysis of the “Livre Vert de la Défense”, a French policy paper on environmental security published in February 2014. The book represented a response by the French section of the “Europe Ecologie les Verts” (EELV) political movement to the near complete neglect of environmental security issues in the “Livre Blanc de la Défense et la Sécurité Nationale”, made public by former French President François Hollande in April 2013. The aim of the French environmental party was to enhance the standing of environmental security in French and European strategic and military thinking by integrating the concept of a “green defence”. However, the “Livre Vert” attempts as much as possible to take a global approach to the threats and strategies it identifies, so the book has international applicability, especially since climate change represents a global risk. The objective of this thesis is to compare and contrast the “Livre Vert” to other policy papers and analyses from governments, think tanks or academia, in order to highlight both its strengths and weaknesses. This involves answering three main research questions: 1) How comprehensive are the security threats and the corresponding strategies identified by the “Livre Vert de la Défense”? 2) Does the concept of a “green defence” fit into any conventional political categorization, or does it represent a new way of looking at international security? 3) Does the “Livre Vert” offer a framework that is exhaustive enough to successfully address the potential for systemic crisis stemming from future environmental challenges?

The French Institute of International Relations (Ifri) invited me to participate in a conference to debate the main issues surrounding the COP24 in Poland. My panel included the French Ambassador to the UN Climate Negotiations, an EU negotiator from the Directorate-General for Climate Action at the European Commission, as well as the President of La Fabrique de la Cité (a think tank on urban studies). My presentation, based on my doctoral research, focused on how American sub-national and non-state actors are organizing themselves into national networks in defiance of the Trump administration in order to continue implementing climate policies. While US sub-national and non-state actors are making many valuable contributions to implement their climate pledges, these cannot fully compensate for Trump’s withdrawal from the Paris Agreement, which means that Obama’s former climate targets will probably not be met.

L’accélération de la numérisation des infrastructures énergétiques apporte de nombreux bénéfices économiques, notamment en termes de rationalisation de la consommation d’énergie avec des gains d’efficacité. Néanmoins, cela a aussi pour conséquence d’augmenter les risques de cyberattaques, où des logiciels malveillants prennent avantage de la digitalisation croissante des équipements. Les récentes cyberattaques qui ont visé les infrastructures critiques ukrainiennes soulignent que la menace est réelle et grandissante. La vulnérabilité n’est pas cantonnée aux infrastructures situées dans l’Union européenne ou aux États-Unis : certaines attaques dont a été victime l’Ukraine se sont propagées à de nombreuses entreprises occidentales notamment à travers leurs filiales, soulignant le danger de contagion par le biais de logiciels malveillants. Au cours des dernières années, l’UE et les États-Unis ont progressivement adopté une série de mesures et de réglementations pour protéger les infrastructures énergétiques face au risque cyber. Cependant, les approches américaines et européennes présentent de nombreuses différences. En effet, les États-Unis ont privilégié une stratégie de sécurité en profondeur avec des réglementations strictes et détaillées dans des secteurs précis, appliquées par des institutions aux pouvoirs coercitifs. Par contraste, l’UE a adopté une stratégie plus souple et exhaustive, couvrant un large éventail de domaines et laissant une marge de manœuvre importante aux États membres dans la mise en application des normes. Toutefois, ces approches sont aussi potentiellement complémentaires, dans la mesure où les forces du système américain peuvent servir de modèle pour améliorer certaines faiblesses dans l’approche européenne, et réciproquement, puisque les États-Unis pourraient aussi tirer un certain nombre d’enseignements de l’UE. En effet, le modèle américain est en avance sur l’UE au niveau du développement de normes précises et détaillées pour la cybersécurité, ainsi que dans la mise en application de ces normes. Seule une poignée d’États européens, dont la France, ont un niveau de normes équivalent et l’UE souffre de manquements et de faiblesses tant à l’échelle communautaire que nationale. Néanmoins, les États-Unis peuvent apprendre de l’UE concernant la protection de la vie privée et des données à caractère personnel, la cybersécurité appliquée aux technologies bas-carbone, ainsi que la protection des réseaux de distribution électrique. De plus, la Californie et la France présentent un certain nombre de spécificités pertinentes en la matière. C’est pourquoi il est essentiel de renforcer la coopération transatlantique afin de permettre à l’UE et aux États-Unis d’apprendre chacun du modèle de l’autre. Cela pourrait avoir lieu à travers différentes plateformes, ce qui inclurait un renforcement de la collaboration bilatérale entre les gouvernements, ainsi qu’une meilleure coopération au sein de structures multilatérales telles que l’OTAN et le G7, et finalement au niveau des partenariats public-privé. L’objectif serait de développer l’harmonisation des normes entre l’UE et les États-Unis afin de pouvoir progressivement mettre en place des standards transatlantiques communs en matière de cybersécurité. Il est important de noter que le président Trump a démontré un intérêt pour les questions liées à la cybersécurité en renforçant la politique de son prédécesseur en la matière. Par conséquent, malgré les divergences actuelles entre l’UE et les États-Unis sur de nombreux sujets, la cybersécurité représente un domaine où il existe une réelle opportunité pour approfondir la coopération transatlantique dans les années à venir. Les standards transatlantiques communs pourraient ensuite devenir des normes internationales de cybersécurité rigoureuses, permettant de réduire les risques de propagation.

Texas A&M University organizes the Summer European Academy, a Faculty-led summer study abroad program focusing on EU and European political, economic and security affairs with programs in Passau, Warsaw, Brussels, and Paris. The Robert Schuman Foundation represents the main partner for the Summer European Academy program in France. For the second year in a row, I was invited to present my publications on transatlantic relations and international climate politics at the Robert Schuman Foundation to students and professors from Texas A&M University, as well as researchers from French and European think tanks. We engaged in extensive discussion and debate about the potential for climate change to reinforce the transatlantic dialogue under a multi-actor, multi-level approach that begins at the local level. The national level, while important, can be bypassed through cooperation between cities and regions on both sides of the Atlantic. How these entities interact and implement their commitments to the Paris Agreement, through non-formal mechanisms such as ‘parallel pledges’, provides an innovative framework for more robust transatlantic cooperation.

in European Issues Fondation Robert Schuman Publié en 2017-01
BARICHELLA Arnault
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L'élection de Donald Trump, 45e Président des États-Unis, peut constituer l'un des plus grands défis pour les relations transatlantiques depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Tout au long de la Guerre froide et depuis sa fin, tous les présidents des États-Unis ont fondé leur politique étrangère sur un ensemble de convictions essentielles : les partenaires les plus proches sont les démocraties, la prospérité des États-Unis dépend du libre-échange mondial et leur propre sécurité est incontestablement liée au contexte international, en particulier à leurs liens avec l'Europe. Aussi, l'engagement américain pour la prospérité et la sécurité européenne n'a-t-il jamais été remis en question. Toutefois, au cours de sa campagne électorale, Donald Trump a fait de nombreuses déclarations qui remettent en cause toutes les convictions fondamentales qui ont constitué la colonne vertébrale des relations transatlantiques pendant les soixante-dix dernières années. Depuis ses critiques sévères à l’égard du libre-échange et son admiration pour des dirigeants autoritaires tels que le président russe Vladimir Poutine, jusqu’à sa remise en question de l'article 5 du Traité de l'OTAN, la rhétorique de Donald Trump a ébranlé les fondements de l'Alliance atlantique. Cet article a pour premier but d’analyser l'ampleur du défi que la présidence de Donald Trump représente pour l'Europe. Son deuxième objectif est de suggérer des recommandations politiques sur la façon dont l'Union européenne peut gérer la présidence de M. Trump afin de transformer l'adversité en un succès pour l'Alliance atlantique durant les quatre prochaines années. Ce document se propose donc de dégager une stratégie pour que l'Union européenne reste visiblement présente sur la scène mondiale, en tirant le meilleur parti des opportunités qui pourraient s'ouvrir dans les quatre années qui viennent. Bien que l'isolationnisme soit sans doute un risque qui doit être pris en considération, une analyse plus approfondie révèle que Donald Trump a développé une cohérence au cœur de sa vision de la politique mondiale qui peut être divisée en trois axes principaux. Tout d'abord, Trump a clairement manifesté qu'il est contre le libre-échange sous sa forme actuelle, accusé d’appauvrir les travailleurs américains et d’affaiblir les États-Unis tout en servant les intérêts d'une élite cosmopolite. Deuxièmement, Trump n’a pas cessé d’exprimer sa conviction que les États-Unis concluaient de « mauvais accords » avec leurs alliés, accusés de profiter de la générosité américaine. En troisième lieu, Trump paraît fasciné par un leadership fort, et semble croire qu'il peut obtenir de « meilleurs accords » par des négociations bilatérales auprès des personnalités autoritaires, comme le président russe Poutine, plutôt que par la coopération avec des alliés démocratiques ou des organisations multilatérales, telles que l'OTAN ou l’Union européenne. Ces positions constituent potentiellement une menace pour l'Alliance atlantique. C'est pourquoi il est essentiel que l'Union européenne et ses États membres réagissent intelligemment et fermement afin d'éviter le scénario du pire. Ce document se centrera sur plusieurs questions où la présidence de Trump serait le plus susceptible d’affecter les relations transatlantiques : le commerce, l'OTAN, la Russie, l'Iran et la Chine. Pour chacune de ces questions, nous exposerons différents scénarios et nous proposerons ensuite des recommandations politiques sur la manière dont l'Union européenne peut transformer les défis en succès.

in Revue française de science politique Publié en 2018-07
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Within Europe and around the world, a populist upsurge is threatening the liberal international order. Following the Brexit referendum and Donald Trump’s election as US President, multilateral cooperation appears to be in jeopardy and transatlantic relations have reached a historic low point. Trump’s nationalist ideology has led him to embrace an insular foreign policy under the slogan ‘America first’, criticizing key allies in Europe for taking advantage of the United States. Trump’s decision to withdraw from the Paris Agreement on climate change represents a significant challenge to transatlantic relations, given Europe’s strong commitment to the accord and to environmental policy more generally. It is representative of the erosion in international cooperation and the breakdown of entrenched alliances, highlighting current tensions in the transatlantic dialogue. Trump’s announcement has opened a breach in the global climate regime, given that the US is the second largest greenhouse gas emitter and had pledged a substantial amount of funding to support implementation of the Paris Agreement. Nonetheless, the rest of the international community has decided to continue without the US federal government. This was made clear during the 2017 G20 summit in Hamburg when all parties confirmed their commitment to the Paris Agreement. Despite the resurgence of nationalism that feeds on opposition to multilateralism, international cooperation remains more vital than ever to tackle genuinely global challenges such as climate change. Indeed, even within the US, a broad coalition involving cities, states, the private sector and civil society has vowed to continue implementing American climate pledges under the Paris Agreement regardless of the Trump administration. Hence, this paper aims to examine the potential for climate change to strengthen the transatlantic dialogue under a multi-actor, multi-level governance approach. The legal structure of the Paris Agreement allows for a flexible framework on climate change. The national level, while important, can be bypassed through cooperation between cities, states, businesses and civil society groups (including NGOs and universities) on both sides of the Atlantic. How these instances interact and implement their commitments to the Paris Agreement, through non-formal mechanisms such as ‘parallel pledges’, provides an innovative legal framework for more robust transatlantic dialogue and cooperation.

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Les questions environnementales sont devenues l'un des sujets les plus marquants de l'agenda politique. Cela est dû à un consensus quasi unanime parmi la communauté scientifique, selon lequel les atteintes à l'environnement représentent une menace pour la vie sur Terre, en particulier les gaz à effet de serre (GES) rejetés dans l'atmosphère, qui provoquent un dérèglement climatique. Néanmoins, jusqu'à récemment, les progrès vers des solutions politiques aux problèmes environnementaux ont été lents à se mettre en place. Cela est souvent lié aux craintes que la réglementation environnementale devienne un frein au développement économique. L'Europe a toujours constitué une exception de ce point de vue. En effet, à partir des années 1960, elle a progressivement réussi à adopter une législation environnementale parmi les plus ambitieuses au monde. Or, dans le même temps, elle a connu un développement économique stable, démontrant ainsi que les deux aspects sont compatibles et peuvent se renforcer mutuellement. Depuis les années 1990, l'Europe s'est appuyée sur cette base solide pour jouer un rôle de premier plan dans l’émergence du régime climatique mondial. Cela a contribué à façonner l'identité et la politique étrangère naissante de l'Union européenne (UE) en la positionnant comme puissance normative, utilisant une diplomatie multilatérale capable d’influer sur la politique internationale. Après des décennies de négociations laborieuses, la communauté internationale est finalement parvenue à un accord mondial pour lutter contre le changement climatique lors de la 21e Conférence des Parties (COP) qui s'est tenue à Paris en 2015. L'Accord de Paris, signé par 195 pays, constitue le traité climatique le plus complet et le plus ambitieux jamais conclu. Dès lors, la décision du président Trump d’en retirer les États-Unis en juin 2017 a provoqué des ondes de choc à travers la communauté internationale. De quelle manière l'Union européenne devrait-elle réagir face à ce recul? La première partie de cette étude présentera le contexte historique du rôle de l’Europe dans les négociations climatiques jusqu’à l’Accord de Paris. La seconde partie analysera les forces et les faiblesses des politiques climatiques de l’UE et de ses États membres, soulignant de quelle façon l’Europe doit montrer l’exemple dans ce domaine. La troisième partie abordera comment l’UE a le potentiel de se positionner au cœur du régime climatique mondial en construisant un réseau de partenariats avec des pays du monde entier pour compenser le retrait américain.

Publié en 2013-11
BARICHELLA Arnault
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The Dahrendorf Forum is a joint initiative by the Hertie School of Governance and the London School of Economics and Political Science, funded by Stiftung Mercator. Since its creation in 2010, the Dahrendorf project has grown into a major research and policy engagement network focused on debating Europe’s future. It has held three successful Dahrendorf Symposia in Berlin in 2011, 2013, and 2016. Over its first three cycles, the project has gained valuable experience of injecting academic ideas into policy debates. Initially a British-German collaboration, the Dahrendorf initiative has grown into a broader European project, drawing together a wide network from many different countries, with experts coming from academia, politics, business, industry and civil society. The researchers concentrate on generating impact with high-level policymakers and practitioners close to the centers of political action and decision-making in Berlin, London, and Brussels. The 2013 Dahrendorf Symposium ‘Changing the European debate: Focus on Climate Change´ brought into focus various European perspectives on the leading question ‘How to prevent dangerous climate change?’ from a multidimensional lens – economic, political, legal and social. The symposium took place at the Akademie der Künste, Pariser Platz in Berlin, on 14 and 15 November 2013. I was selected to represent Sciences Po and contribute to the 2013 Dahrendorf Symposium. My task was to provide a report and critical analysis of the 5th working group (Europe and the World), which was then uploaded on the official online Dahrendorf blog.

in European Issues Fondation Robert Schuman Publié en 2017-05
BARICHELLA Arnault
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Au cours de l’année 2017, l’Europe sera confrontée à des choix essentiels. Plusieurs élections nationales seront déterminantes pour l'avenir de l'Union européenne. La situation internationale suscite également de nombreux défis, tout aussi importants. Alors que la région de l’Asie-Pacifique mène la reprise économique mondiale depuis la crise financière de 2008, le pivot européen vers l’Asie est en passe de s’accélérer. Une série d’enjeux économiques et sécuritaires au sein de la région présentent tout à la fois des opportunités et des défis pour les États membres de l’Union européenne. Les sujets à l’ordre du jour incluent les déséquilibres commerciaux persistants, le changement climatique, la sécurité maritime, ainsi que le droit de la mer. Comment l’Union européenne devra-t-elle réagir face à la montée d’une certaine gouvernance autoritaire dans le monde, à la propagation du concept de « neutralité du régime » dans les institutions internationales, ainsi qu’à un réalignement instable de la géopolitique en Asie ? La croissance économique continue de la Chine, son bilan inégal en matière de droits de l’Homme, ainsi que son expansion territoriale en mer de Chine méridionale, représentent un défi particulier. Cette étude analysera les avantages et les désavantages d’une interdépendance renforcée avec les marchés asiatiques, ainsi que la dimension sécuritaire du pivot européen vers l’Asie. Cela inclut l’engagement de l’Union européenne sur le long terme pour défendre le principe de la liberté de navigation et la répartition équitable des ressources selon le droit international.

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