Co-auteur
  • SCHULTZ Emilien (1)
Type de Document
  • Communication non publiée (7)
  • Communication dans des actes de colloque publiés (1)
  • Contribution à un site web (1)
0
vues

0
téléchargements

4
vues

0
téléchargements
Perspective sur les nouvelles formes de cette collaboration entre experts techniques et experts du quotidien.

Le renouvellement programmatique de la sociologie des sciences à partir des années 1970 tient beaucoup à l’étude des controverses qui jalonnent le processus de productions des connaissances. Il existe à présent une tradition de travaux qui se revendiquent comme des « Controversy studies ». Depuis le milieu des années 1990, la notion a connu un usage inflationniste : les controverses se diffusent en sociologie de l’action publique, de l’environnement et de la communication. Ce faisant, elles concurrencent des concepts plus anciens tels que conflit, dispute, affaire, ou même débat. Cela ouvre un champ de questionnements sur les spécificités et les apports des approches fondées sur l'étude des controverses. Cette communication présente un état des lieux de l’usage de la notion de controverse en sociologie afin de contribuer à préciser les contours conceptuels. Dans un premier temps, nous présentons à partir d’une analyse scientométrique et lexicométrique l’usage du terme dans les publications différentes revues de sociologie française et américaines pour caractériser la spécificité des études sur les sciences. Dans un second temps, nous revenons sur les approches développées par la sociologie des sciences, en repérant les principales transformations qu’elle a connues au cours des quarante dernières années à partir d’entretiens avec les auteurs dont les travaux ont contribué à populariser la notion.