Type
Article
Titre
Le paradoxe français
Éditeur
FR : Éditions Gallimard
Volume
1
Numéro
183
Pages
186 - 192 p.
ISSN
02462346
DOI
10.3917/deba.183.0186
Mots clés
Taux d'extermination des juifs, Gouvernement collaborateur, Survie des juifs en France, Crimes de Vichy, Bilan de la seconde guerre mondiale
Résumé
FR
C’est l’historien belge Maxime Steinberg qui a parlé d’un « paradoxe français » au regard du bilan de la Shoah en Europe occidentale. Dans un article de 1993, il se demande pourquoi la France, pays ayant eu un gouvernement antisémite et collaborateur, connaît un taux d’extermination des juifs plus faible (25 %) que les Pays-Bas (80 %) et la Belgique (45 %) alors que ces pays n’ont pas eu de tel gouvernement. Cette comparaison est plus pertinente qu’avec l’Italie (16 %) dans la mesure où ces trois pays ont été occupés dans la même période (mai-juin 1940) et la « solution finale » décidée au même moment (juin 1942). Cette forte proportion de survie des juifs en France – l’une des plus élevées d’Europe – n’exonère en rien les crimes de Vichy. Tout sentiment de satisfaction serait indécent au regard des 80 000 morts de la Shoah. Mais qui travaille sur le génocide ne peut que s’interroger sur cette singularité du cas français. [Premier paragraphe de l'article]
CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT