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in Défendre la cause des étrangers en justice Publié en 2009
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Le Gisti entretient, et a peut-être surtout entretenu, des relations fortes et de proximité avec les syndicats ouvriers. Les premiers grands arrêts Gisti montrent à quel point les syndicats ont été des alliés essentiels dans ces premières années, notamment en s’associant ou même en portant les affaires montées par l’association auprès des juridictions. Certes, c’est aussi parce qu’ils n’ont pas été réellement soutenus par ces syndicats – et notamment leur secteur « migrant », aussi bien à la CGT qu’à la CFDT – que les jeunes énarques à l’initiative de l’association ont fondé le Gisti2. Mais dès le début, des contacts ont été pris et des réflexions communes ont été menées sur la manière dont le droit syndical et le droit du travail pouvaient constituer des ressources utiles pour faire reculer le « non-droit » qui caractérisait alors, pour ces fondateurs, la situation des étrangers en France, d’ailleurs toujours considérés, alors, comme des travailleurs immigrés. Il ne s’agit pourtant pas, dans cette contribution, de retracer ces liens, ni même d’évoquer l’activisme, notamment juridique et judiciaire, des syndicats à destination des travailleurs étrangers et immigrés. Si c’est un récit qui structurera le propos, ce n’est pas de cette histoire qu’il s’agit, mais, plus largement, de celle des relations entre le mouvement syndical, le droit et l’institution judiciaire. Il ne sera donc pas question des étrangers, et encore moins du Gisti. Mais il s’agira de s’interroger sur la place du droit et de la justice dans les luttes sociales, en proposant un regard au cœur, on l’espère, des mécanismes sociologiques, juridiques et politiques qui fondent aussi les particularités de l’action du Gisti dans le domaine des étrangers : l’usage du droit et le recours à l’institution judiciaire pour transformer des statuts, améliorer des conditions de travail et de vie, étendre les garanties du droit et promouvoir de nouveaux droits. [premières lignes]

in Encyclopédie des ressources humaines Publié en 2012
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De nombreux rapports soulignent ces dernières années l'existence d'un processus de judiciarisation des relations de travail. Cette thèse est cependant à remettre en cause si l'on entend par judiciarisation le recours accru au juge pour régler les conflits. Le nombre de prud'hommes décroît en effet significativement en France depuis le milieu des années 1990. D'autres réalités pourraient recouvrir cette idée de judiciarisation : extension des pouvoirs des juges, emprise judiciaire sur les politiques publiques et les politiques d'entreprise en matière d'emploi et de travail. En réalité une confusion s'est installée entre juridicisation et judiciarisation. Car un processus de juridicisation, défini comme le fait de se référer de plus en plus fréquemment et quotidiennement au droit dans les relations de travail, n'est guère contestable. La multiplication des lois, des négociations et des jurisprudences dans le domaine du travail et de l'emploi - accélérée par la mise en œuvre des 35 heures dans les années 2000 - a contribué à étendre le registre juridique comme manière de qualifier et cadrer les situations de travail. Les développements de la gestion des ressources humaines et l'évolution des relations sociales qui se nouent entre les salariés, leurs représentants et les directions depuis une quinzaine d'années, ne sont pas sans subir et en même temps participer à cette évolution.

in La justice au risque des profanes Publié en 2007
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in New Civil Rights Research. A Constitutive Perspective Publié en 2006
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in Terrains & travaux Sous la direction de PELISSE Jérôme Publié en 2014
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Les organisations catégorielles regroupent des personnes qui exercent une activité de travail similaire autour d’intérêts professionnels communs. À partir d’organisations collectives représentant des groupes professionnels variés (praticiens en médecine chinoise, informaticiens, forestiers, soignants, éducateurs de la protection judiciaire de la jeunesse, enseignants du secondaire, journalistes, personnels navigants commerciaux), ce dossier souhaite faire dialoguer la sociologie des groupes professionnels – qu’elle soit plus ou moins centrée sur l’activité de travail, les frontières des groupes ou les identités professionnelles – et la sociologie des relations professionnelles – centrée le plus souvent sur les mobilisations collectives ou les logiques d’engagement lorsqu’elle s’intéresse aux organisations de travailleurs. À partir d’une entrée qui a rarement fait l’objet de travaux - les organisations catégorielles - ce dossier ouvre ainsi un renouvellement des questionnements autour des logiques professionnelles.

in La place des représentants élus du personnel, des pratiques référendaires et des formes de médiation dans la négociation collective d’entreprise Publié en 2014
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Les enjeux du référendum sont multiples, cette technique électorale de légitimation d’un texte emportant avec elle des jugements aussi entiers que celui lui attachant une nature intrinsèquement démocratique (comme on peut la trouver dans les analyses de Pierre Rosanvallon en 1995), ou, à l’inverse, celui exprimé au Parlement en 1982 par Jean Auroux, alors Ministre du travail : « le référendum, c’est la mort du fait syndical » (cité par Boissard, 1999). Abordé sous l’angle des procédures donnant force légale aux accords collectifs le regard est encore différent : « Le principe du référendum est a priori antinomique avec celui de négociation collective : si le second consiste en un processus de production d’un compromis entre employeur et représentants des salariés, le premier ne désigne qu’un mécanisme de ratification d’un texte déjà établi » (Naboulet, 2011, p. 57). On ne détaillera pas ces enjeux ici autrement qu’en rappelant ces jugements contradictoires, ou en ajoutant à quel point, autour de la procédure du référendum en elle-même, est aussi ouverte la question de la consultation des salariés (et ici les nouvelles technologies de l’information et de la communication ne sont pas sans jouer un rôle technique et social important... [premières lignes]

in Time and Society Publié en 2005-09
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In 1998, and then again in 2000, the French government adopted laws designed to reduce working time to 35 hours a week. This article will deal with two questions concerning this legislative process, which had already been anticipated by a 1996 law on the collective reduction of working time. The first of these questions bears on the originality of the role of the State based on the co-production of legal norms, a process in which the collective bargaining plays a significant part. In this case it is how the law is designed that is under scrutiny. The second question is directed towards the implementation of the law, and involves the exploitation of part of an empirical study of negotiations and applications at a company level. Thought is given to the way in which the rules are applied and the thesis is put forward that the implementation of legal rulings blurs traditional distinctions, between, for example, individual and collective labour law, and gives rise to questions as to the ways in which company self-regulation can develop.

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