Type
Partie ou chapitre de livre
Titre
Amsterdam-Schiphol Airport, héraut de la sobriété aéroportuaire ?
Dans
Villes sobres
Auteur(s)
HALPERN Charlotte - Centre d'études européennes et de politique comparée (Auteur)
DOUAY Camille - (Auteur)
LORRAIN Dominique - (Directeur de publication ou de collection)
HALPERN Charlotte - (Directeur de publication ou de collection)
CHEVAUCHÉ Catherine - (Directeur de publication ou de collection)
Éditeur
Paris : Presses de Sciences Po
Pages
203 - 221 p.
ISBN
9782724621907
Mots clés
Sobriété, Ressources naturelles, Aéroport, Gouvernance, Mobilisations anti-aéroport, Schiphol airport, Amsterdam
Résumé
FR
Ce chapitre centre l’attention sur les aéroports, des infrastructures qui, au même titre que les ports ou les très grands parcs industriels , équipent les grandes métropoles et assurent leur fonction d’échange. Appliquée aux aéroports, la notion de sobriété apparaît particulièrement contradictoire, et ce malgré le florilège de politiques menées au nom de « l’aviation durable ». Ces grandes infrastructures sont de formidables consommatrices de ressources fossiles et foncières, en raison des besoins propres au transport aérien et des projets de villes aéroportuaires (Airport Cities). Les choix opérés par Schiphol Group, gestionnaire de l’aéroport Amsterdam-Schiphol (AAS), sont particulièrement représentatifs de la trajectoire empruntée par nombre de compagnies aéroportuaires pour se constituer en hérauts d’une gestion sobre et raisonnée des ressources naturelles. Il s’agit enfin d’un aéroport précurseur, à l’échelle internationale, dans l’élaboration d’indicateurs de performance environnementale spécifiques aux aéroports. L’enseignement principal que nous livre ce cas est le suivant : plus que d’autres aéroports, Schiphol Group est un acteur faible, soumis à de nombreuses contraintes. Dans un système politique caractérisé par la quête du consensus et l’interdépendance entre acteurs, la mise en place d’une stratégie de développement se trouve liée à la capacité de Schiphol Group à nouer des alliances. Ainsi, l’adhésion au principe de sobriété aéroportuaire constitue moins un problème à résoudre qu’une énième tentative d’intégration d’intérêts contradictoires, multidimensionnels et multiniveaux suscités par le développement de cette infrastructure. Les effets en termes de réduction de la consommation de ressources naturelles sont limités.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT