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Based on a monographic study of the French agricultural sector, this article analyses the political and social consequences of red tape on farmers. In a first step, it describes the different dimensions of individual experiences of administrative constraints. For this purpose I use the analytical framework proposed by Moynihan, Herd and Harvey (2015) which distinguishes learning, compliance and psychological costs associated with paperwork. In a second step, the article explores several hypotheses regarding the administrative aspect of policy feedbacks based on the analysis of farmers’ relationship to bureaucratic and political authorities. Overall, this case study encourages the general study of red tape as a political experience, and underlines the symbolic aspects of such experience.

in Gouvernement & action publique Publié en 2017-03
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À partir d’une enquête menée dans le secteur agricole, cet article s’intéresse aux expériences individuelles du travail bureaucratique et à leurs conséquences sociopolitiques. Il propose de se saisir de la paperasse comme catégorie analytique, en l’envisageant comme une institution-clé et productrice d’effets qui lui sont propres dans le rapport entre les citoyens et les autorités publiques. Une première partie analyse les différentes dimensions de la contrainte administrative, en distinguant ses aspects matériels (coûts d’apprentissage et de conformité) et symboliques. Une seconde partie s’intéresse à la paperasse en tant qu’expérience politique et explore l’aspect administratif des policy feedbacks, en soulignant les effets du travail bureaucratique sur les rapports au politique des agriculteurs. Finalement, le cas de la bureaucratisation de la politique agricole commune montre l’intérêt heuristique de traiter les contraintes administratives en tant qu’expérience politique, et met en avant la dimension symbolique d’une telle expérience.

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Cet article s’intéresse à deux dispositifs du premier pilier de la Politique agricole commune (PAC), la conditionnalité et le paiement vert, et interroge leur capacité à faire évoluer les rapports cognitifs des agriculteurs à la protection de la biodiversité. L’enquête sur les réceptions de la PAC en France et en Espagne montre que les instruments privilégiés, qui s’intègrent dans le New Public Management, posent plusieurs limites d’ordre bureaucratique à l’évolution des cadres de compréhension des bénéficiaires. Ces limites s’expliquent par le contenu des instruments et par le type de médiation qu’ils occasionnent. Finalement, le processus de socialisation observé est double : les instruments de la biodiversité socialisent au moins autant les agriculteurs à la gouvernance néo-libérale qu’à la protection de la biodiversité.