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Publié en 2015-10
LANDA Gissela
REYNÉS Frédéric
ISLAS Ivan
BELLOCK François-Xavier
GRAZI Fabio
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This paper simulates the medium- and long-term impact of proposed and expected energy policy on the environment and on the Mexican economy. The analysis has been conducted with a Multi-sector Macroeconomic Model for the Evaluation of Environmental and Energy policy (Three-ME). This model is well suited for policy assessment purposes in the context of developing economies as it indicates the transitional effects of policy intervention. Three-ME estimates the carbon tax required to meet emissions reduction targets within the Mexican “Climate Change Law”, and assesses alternative policy scenarios, each reflecting a different strategy for the recycling of tax revenues. With no compensation, the taxation policy if successful will succeed in in reducing CO2 emissions by more than 75% by 2050 with respect to Business as Usual (BAU), but at high economic costs. Under full redistribution of carbon tax revenues, a double dividend arises and the policy is beneficial both in terms of GDP and CO2 emissions reduction.

Publié en 2015-11
LANDA Gissela
REYNÉS Frédéric
ISLAS Ivan
BELLOCK François-Xavier
GRAZI Fabio
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This paper simulates the medium- and long-term impact of proposed and expected energy policy on the environment and on the Mexican economy. The analysis has been conducted with a Multi-sector Macroeconomic Model for the Evaluation of Environmental and Energy policy (Three-ME). This model is well suited for policy assessment purposes in the context of developing economies as it indicates the transit ional effects of policy intervention. Three-ME estimates the carbon tax required to meet emissions reduction targets within the Mexican “Climate Change Law”, and assesses alternative policy scenarios, ach reflecting a different strategy for the recycling of tax revenues. With no compensation, the taxation policy if successful will succeed in reducing CO2 e missions by more than 75% by 2050 with respect to Business as Usual (BAU), but at high eco nomic costs. Under full redistribution of carbon tax revenues, a double dividend arises and t he policy is beneficial both in terms of GDP and CO2 emissions reduction

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Governmental climate change mitigation targets are typically developed with the aid of forecasts of greenhouse-gas emissions. The robustness and credibility of such forecasts depends, among other issues, on the extent to which forecasting approaches can reflect prevailing uncertainties. We apply a transparent and replicable method to quantify the uncertainty associated with projections of gross domestic product growth rates for Mexico, a key driver of greenhouse-gas emissions in the country. We use those projections to produce probabilistic forecasts of greenhouse-gas emissions for Mexico. We contrast our probabilistic forecasts with Mexico’s governmental deterministic forecasts. We show that, because they fail to reflect such key uncertainty, deterministic forecasts are ill-suited for use in target-setting processes. We argue that (i) guidelines should be agreed upon, to ensure that governmental forecasts meet certain minimum transparency and quality standards, and (ii) governments should be held accountable for the appropriateness of the forecasting approach applied to prepare governmental forecasts, especially when those forecasts are used to derive climate change mitigation targets.

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This document offers an empirical application of the notion of energy transition to the Mexican economy and it takes the next step of simulating medium- and long-term impacts of proposed and future energy and fiscal policy on the environment and the Mexican economy. The starting point of the analysis is the ThreeME framework, a Multi-sectoral Macroeconomic Model based on Keynesian theory. It is designed to address the dynamics of global economic activity, energy system development and carbon emissions causing climate change. The ThreeME model is well- suited for policy assessment purposes in the context of developing economies as it informs the transitional effects of policy intervention. In particular, disequilibrium can arise in the form of involuntary unemployment, the inertia of technical systems and rigidity in labor and energy markets as a result of delayed market clearing in the goods markets and slow adjustment between prices and quantities over the simulation time path.

■ La transition énergétique est une opportunité pour l'économie française, avec 0,1 % de croissance annuelle supplémentaire pendant trente ans ; ■ Le coût complet d'un mix électrique renouvelable devient compétitif avec le mix actuel à forte pénétration nucléaire ; ■ Il est urgent d'accélérer la transition dès le prochain quinquennat, afin d’arrêter l'accumulation inutile de capital intensif en carbone ; ■ La transition énergétique se doit de figurer au cœur du projet des candidats à la prochaine présidentielle.

Pour une large part, la macroéconomie environnementale se développe à l'écart des débats théoriques qui agitent les autres champs d'étude de la macroéconomie appliquée. En témoigne la faible représentation des questions environnementales dans les revues d'économie généralistes ou dans les manuels de macroéconomie avancée. Si l'environnement n'est jusqu'ici pas considéré comme un thème à même de faire progresser la connaissance en macroéconomie, il est depuis les années 1990 au moins un sujet important d'application des modèles macroéconomiques. En particulier, ces derniers sont utilisés pour analyser et quantifier les effets économiques de la transition vers un système de production et de consommation soutenable. Nous proposons d'apporter un éclairage sur l'état de l'art en macroéconomie environnementale appliquée. Plus particulièrement, nous nous attacherons à identifier les spécificités de cette thématique de recherche, qui expliquent les choix théoriques et empiriques qui y sont pratiqués.

intr : Un accroissement de l’investissement public est maintenant proposé par de nombreuses institutions internationales pour accroître l’activité en Europe. L’investissement public adéquat augmente la croissance potentielle à long terme, l’activité à court terme et permet d’atteindre des objectifs de transition énergétique. Du fait de la faiblesse des taux d’intérêt, des projets d’investissements publics peuvent être menés sans fortement peser sur les finances publiques. Malgré ces constats, l’investissement public a reculé en France dans les années récentes de 4,2 % à 3,5 % du PIB. L’accumulation d’actifs nets atteint même un point bas à 0,2 % du PIB en 2015. ■ À long terme, les estimations des effets de l’investissement public varient du simple au double. Ces effets dépendent de manière cruciale de la sélection, de l’évaluation et de la gouvernance des projets d’investissement. Pour éviter les effets d’aubaine ou d’éviction, l’évaluation des projets d’investissement public doit être transparente. ■ Par conséquent, une hausse de l’investissement public doit au préalable identifier les projets à la fois nécessaires et utiles. Les investissements pour la transition écologique, pour une amélioration du système éducatif ou encore les infrastructures de transport dans les villes congestionnées sont des candidats naturels. Ils représentent un effort de 1 ou 2 % du PIB pendant quelques années selon l’ambition affichée. ■ À court terme, une hausse de 1 % du PIB de l’investissement public générerait une hausse du PIB de 1,1 % à trois ans et une réduction de 245 000 chômeurs si elle est financée par de la dette. Elle conduit cependant à une légère réduction de la balance courante et à un accroissement de la dette publique rapportée au PIB de 0,4 %. Une hausse de l'investissement public financée par une réduction des autres dépenses publiques conduit à une hausse du PIB de 0,4 % à trois ans. Par ailleurs, on ne trouve pas d’effet d’éviction de l’investissement public sur l’investissement privé en France sur données agrégées. ■ Un tel accroissement de l’investissement public peut être réalisé dans un cadre européen, par exemple dans le cadre du Plan Juncker, cependant les divergences de situation économique en Europe plaident pour une hausse au niveau national pour les zones géographiques qui en ont besoin. ■ Enfin, pour éviter les aspects récessifs des traités européens, l’on plaide pour l’introduction d’une « règle d’or » qui exclut certains investissements publics, notamment dans le capital humain, des règles de consolidation budgétaire.

L'Union européenne (UE) a acquis au cours des deux dernières décennies une position de leader dans la lutte contre le changement climatique. Cependant, malgré les progrès significatifs réalisés en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) au cours de cette période, l'efficacité du pilotage de la politique climatique et énergétique au niveau de l'UE demeure insatisfaisante. Dans cet article, nous nous efforçons d'identifier le rôle que l'UE peut jouer pour faciliter la mise en œuvre de politiques de transition énergétique ambitieuses. Tout d'abord, si la gestion des projets liés à la transition énergétique est généralement mieux adaptée au niveau local ou national, le niveau européen reste le plus approprié pour collecter des fonds ou piloter des infrastructures transnationales de réseaux d'énergie et de transport. Ceci est mis en évidence par une analyse des projets financés par le Fonds européen pour les investissements stratégiques (EFSI). Deuxièmement, au-delà des objectifs au niveau de l'UE, la coordination entre les États membres sur la définition de leurs infrastructures énergétiques est essentielle. Un déploiement réussi des énergies renouvelables nécessite un haut niveau d'intégration pour surmonter les difficultés liées à l'intermittence. Des stratégies opposées peuvent avoir des effets négatifs, ralentir la tendance actuelle des investissements dans les capacités renouvelables et empêcher ainsi l'UE de respecter les engagements déterminés par ses États membres au niveau national (Intended Nationally Determined Contributions, INDC). La coordination entre les politiques énergétiques nationales devrait être assurée au niveau de l'UE, qui pourrait associer plus efficacement les différentes sources de financement, constituer un marché de capacité et même définir une politique commune de la taxe carbone à côté du système d'échange de quotas d'émissions (Emissions Trading System, ETS). Enfin, la conception des politiques d'atténuation du changement climatique devrait mettre davantage l'accent sur les bénéfices commerciaux potentiels que l'UE peut tirer de sa position de leader dans ce domaine. La quasidisparition de l'industrie photovoltaïque européenne face à leurs concurrents chinois devrait faire prendre conscience aux autorités européennes que l'avantage actuel est fragile. Malgré une position significative de leader dans de nombreux domaines de lutte contre le changement climatique, les dividendes économiques dont l'UE pourrait profiter ne sont pas assurés par les politiques actuellement mises en œuvre. Il s'agit notamment d'aller au-delà de la recherche en R&D en consacrant davantage d'efforts à la commercialisation de produits et technologies innovants liés à la transition énergétique.

La transition énergétique est une opportunité pour l'économie française, avec 0,1 % de croissance annuelle supplémentaire pendant trente ans ; ■ Le coût complet d'un mix électrique renouvelable devient compétitif avec le mix actuel à forte pénétration nucléaire ; ■ Il est urgent d'accélérer la transition dès le prochain quinquennat, afin d’arrêter l'accumulation inutile de capital intensif en carbone ; ■ La transition énergétique se doit de figurer au cœur du projet des candidats à la prochaine présidentielle.

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