Type
Communication dans des actes de colloque publiés
Titre
Mobilité observée et fluidité sociale en France au fil des cohortes de naissance et selon l’avancée en âge
Dans
Actes des Journées de Méthodologie Statistique (JMS 2012)
Éditeur
Paris : Institut national de la statistique et des études économiques
Pages
1 - 23 p.
Nom de la conférence
Notions d’âge, de période et de cohorte : Peut-on en démêler les effets ? Journée de Méthodologie Statistique
Date(s) de la conférence
2012-03-31 / 2012-04-02
Lieu de la conférence
INED, FRANCE
Mots clés
Sociologie, Mobilité sociale, Fluidité sociale, Modèle log-multiplicatif
Résumé
FR | EN
Cet article analyse l’évolution de la mobilité sociale entre générations dans la société française au fil des cohortes de naissance et selon l’avancée en âge. Une telle approche permet d’étudier précisément l’impact de l’expansion et de la démocratisation de l’enseignement sur les phénomènes de mobilité. Les données proviennent des enquêtes Formation & Qualification Professionnelle conduites en 1970, 1977, 1985, 1993 et 2003. Elles portent sur les hommes de six cohortes de naissance, de la plus ancienne (1906-1924) à la plus récente (1965-1973). Après avoir évoqué les transformations de la mobilité observée (ou des taux absolus de mobilité), l’article se concentre sur les variations de la fluidité sociale (ou des taux relatifs de mobilité). On montre en particulier que l’association statistique entre origine et position sociales s’est affaiblie au fil des cohortes, et qu’il en a été de même pour le lien entre origine sociale et diplôme le plus élevé obtenu comme pour celui entre éducation et position sociale atteinte. La première et la troisième association déclinent aussi avec l’avancée en âge. Par ailleurs, l’association statistique, à éducation contrôlée, entre origine et position sociales est moins forte dans les fractions de population plus diplômées dont l’importance s’est accrue au fil des cohortes. Enfin, l’usage d’une méthodologie proposée par Breen (Social Forces, 2010) permet d’étudier l’importance relative des différents facteurs qui ont pu contribuer à l’augmentation de la fluidité sociale. Pour la cohorte 1945-1954 et comparativement aux cohortes anciennes, la réduction de l’inégalité des chances devant l’école constitue le facteur principal. En revanche, pour les cohortes 1955-1964 et 1965-1973, c’est l’expansion de l’enseignement et l’effet de structure qu’il produit qui devient le facteur primordial. En outre, dans ces deux dernières cohortes, l’effet de la réduction de l’inégalité des chances devant l’école est annulé par un renforcement de l’effet direct, i.e. à diplôme contrôlé, de l’origine sociale.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
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