Type
Article
Titre
Les anathèmes des 'gauchistes' contre le PCF et la CGT
Dans
Savoir/Agir
Éditeur
FR : Editions du croquant
Numéro
6
Pages
23 - 28 p.
ISSN
19587856
Mots clés
Gauchiste, PCF, FLN, Intellectuels prolétaroïdes
Résumé
FR
Soit le vocable « gauchistes » par lequel le parti communiste désigne en 1968 ses adversaires anarchistes, maoïstes ou trotskistes : bon nombre d’entre eux ne protestent pas et trouvent avantage, comme Daniel Cohn-Bendit, à retourner le stigmate en ces temps favorables à la fronde. Seuls les léninistes, lecteurs de La Maladie infantile, y voient une sorte d’injure doctrinale, la mention d’une hérésie. Pourtant ceux qu’il désigne diffèrent par leur histoire, leur statut social, leurs références ou leur culture et finalement par leurs comportements à l’égard du PCF. Il faut bien sûr distinguer ceux qui sont issus du parti communiste ou de ses organisations spécialisées (Jeunesses communistes, Union des étudiants communistes), nombreux chez les trotskistes de la JCR et chez les marxistes- léninistes (maoïstes), de ceux qui n’ont connu aucune socialisation politique dans les rangs communistes, comme c’est le cas de la plupart des anarchistes. Il y a ceux qui sont entrés en politique pendant la guerre d’Algérie et qui ont condamné le parti communiste en raison de ses réticences à soutenir concrètement le FLN et ceux qui, plus jeunes, ont été marqués par les luttes contre l’impérialisme américain au Vietnam ou à Cuba. On pourrait souligner aussi l’hétérogénéité de ce dont « gauchistes » est le nom en opposant, par exemple, au sein de la tendance « prochinoise » les normaliens de la rue d’Ulm, regroupés dans l’UJCml et les quelques dizaines d’ouvriers, exclus du PCF pour leur opposition au révisionnisme khrouchtchévien, qui adhèrent au PCMLF. Ou encore, parmi les trotskistes, entre les militants étudiants de la JCR, ceux de la FER et les ouvriers et intellectuels prolétaroïdes de Voix ouvrière. [Premier paragraphe]

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT