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Les travaux qui conçoivent les prisons comme des instruments de maintien de l’ordre social soulignent leur permanence et leur résistance au changement. Cet article poursuit cette réflexion en revenant sur le processus d’appropriation et de régulation des tests de dépistage du VIH comme instrument de maintien de l’ordre interne des prisons. Antérieurs à l’épidémie de sida, les premiers usages des tests VIH s’inscrivent dans une logique de police sanitaire. Cependant, l’inadéquation entre ce dispositif et les exigences spécifiques de la lutte contre le sida conduit les pouvoirs publics à une régulation spécifique de ces instruments, dans le cadre notamment de la réforme de la médecine pénitentiaire. Cette dernière entérine le rejet d’un recours systématique et coercitif aux tests VIH pour les cantonner dans un registre axé sur le diagnostic individuel et le soin. Mais cet usage clinique masque un usage plus sécuritaire qui se manifeste dans les pratiques quotidiennes des acteurs du système carcéral. Ainsi, les dimensions sécuritaires et cliniques tendent à s’imbriquer, voire à se confondre.

Publié en 2017
LHUILIER Dominique
LUTZ Gladys
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Cet ouvrage collectif qui associe universitaires, chercheurs, syndicaliste et acteurs du soin et de la prévention entend éclairer sous un nouveau jour les liens multiples entre travail, usages de substances psychoactives, santé, prévention et action publique. A contrario des ouvrages qui privilégient le repérage, le dépistage et le soin des personnes usant ou abusant de substances psychoactives, cet ouvrage collectif entend éclairer les fonctions professionnelles de ces usages de produits, licites ou illicites. Il entend rompre avec la tendance dominante à assimiler usage et conduite addictive, et remet en cause nombre d’affirmations répétées telles que « ces consommations sont risquées pour la santé et la sécurité », « elles nuisent à la production »… Tout au contraire, les auteurs montrent qu’elles peuvent prévenir d’autres risques au travail, et être, dans certaines conditions, des instruments de la production. (résumé de l'éditeur)

in Lien social et Politiques Publié en 2017-05
CLAVIER Carole
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in Politiques de communication Publié en 2016
FERRON Benjamin
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Depuis le milieu des années 1990, la question de la pollution de l’air dans les lieux d’habitation s’est introduite en toute discrétion dans l’agenda politique et médiatique français. Confiné en périphérie du marché hautement concurrentiel des problèmes de santé publique, dominé par des « scandales » comme celui de l’amiante, le problème de l’exposition prolongée des habitants aux polluants domestiques fait l’objet d’un traitement médiatique relativement faible qui relève pour l’essentiel du registre didactique ou pédagogique. Pris en charge par des journalistes non spécialisés et occasionnels, le problème échoue généralement dans des rubriques qui, d’un point de vue journalistique, occupent des places secondaires (santé, environnement, bien-être, maison). Le présent article s’attache à rendre compte des conditions sociales du confinement médiatique de cet enjeu, pourtant décrit par certains comme un « fléau sanitaire » participant d’une inquiétante épidémie de maladies chroniques. Cette enquête sur la carrière du problème de l’air intérieur dans la presse française entre 1995 et 2015 repose sur l’analyse d’un corpus de publications écrites et audiovisuelles (n=746) et une campagne d’entretiens auprès de journalistes et de « communicants » ayant travaillé à publiciser cet enjeu (n=16). L’analyse des données permet de saisir quelques-uns des mécanismes qui assurent l’exposition médiatique contrôlée des publics à ce problème : d’une part, les rapports inégaux entre les journalistes et leurs sources (scientifiques, institutionnelles, administratives, politiques, etc.), qui contribuent à les entretenir dans un rôle de relais des politiques sanitaires ; d’autre part, des tendances propres au champ journalistique, telles que les transformations des conditions de production de l’information et de travail des journalistes dans un contexte de renforcement des logiques économiques et de montée en puissance d’une communication institutionnelle elle-même soumise à la contrainte médiatique.

in Lien social et Politiques Publié en 2016
CLAVIER Carole
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Indubitablement, la question du savoir marque l’histoire des 40 dernières années de la revue. Depuis 1979, elle est non seulement ce par quoi a été abordée et analysée une grande diversité de terrains et d’objets d’enquête (l’éducation, le travail, la santé, le logement, la science, l’expertise, l’action associative et communautaire, les mouvements sociaux, etc.), mais elle est aussi au cœur du projet intellectuel de la revue. Celui-ci visait, selon les mots mêmes des éditeurs de 1979, à «définir un type de rapports sociaux dans lesquels la “communauté” lutte pour être à l’origine de l’élaboration de ses propres orientations» (Le Comité de rédaction, 1979 : 6). Ce double dessein de connaissance et de transformation du social par et avec la communauté se donne à voir tant par les choix de thèmes — éducation, recherche-action, société des savoirs — que par la réflexivité des éditeurs sur leurs propres pratiques. Les introductions de plusieurs numéros (Le Comité de rédaction, 1979; Martin et Saint-Martin, 2003; S.A., 1981) exposent ainsi les processus de sélection des expériences relatées dans les articles sur le social, tout en développant une réflexion sur les modes légitimes de production de la connaissance et sur l’engagement des chercheurs universitaires avec la communauté. (premier paragraphe)

in Lien social et Politiques Sous la direction de CRESPIN Renaud, CLAVIER Carole Publié en 2017
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Ce numéro de Lien social et Politiques explore trois grands enjeux des rapports entre politiques urbaines et santé des populations : comment la santé devient-elle, ou non, l’objet des politiques municipales ou celui d’autres actions publiques opérant à l’échelle des villes ? Quels instruments d’action publique permettent la prise en compte de la santé dans les politiques urbaines (études d’impact, comités intersectoriels, concertation, zonage, etc.) ? Comment les populations réagissent-elles face à des politiques urbaines qui tentent de contrôler ou de s’ingérer dans leurs comportements au nom de la santé ?

in Lien social et Politiques Publié en 2017-04
CLAVIER Carole
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Si vous vivez à Montréal, votre espérance de vie est de 81,3 ans en moyenne selon les données de 2006-2008. Elle est un peu plus élevée si vous êtes une femme (83,6 ans), et encore meilleure si vous êtes une femme riche (85,3 ans). Sociologues et épidémiologistes démontrent depuis longtemps l’effet du sexe et des écarts de revenus sur la santé et l’espérance de vie. Mais saviez-vous que votre espérance de vie sera écourtée de 10 ans si vous vivez à Hochelaga-Maisonneuve (74,2 ans), un ancien quartier industriel défavorisé, plutôt qu’à Ville Saint-Laurent (85 ans), un arrondissement beaucoup mieux nanti ? La mise en évidence de tels écarts d’espérance de vie entre les micro-territoires d’une même ville concourt à la ré-émergence d’une idée ancienne : les villes contribuent à la santé de la population. (premier paragraphe)

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