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Ce travail étudie le processus social et politique qui a conduit les pouvoirs publics à considérer le problème que pose la consommation de produits psychotropes au volant comme une « crise » dont la dimension sanitaire justifierait des actions spécifiques de prévention et de répression. En particulier, nous nous interrogeons sur les raisons qui peuvent expliquer que les acteurs « traditionnels » de la santé publique – épidémiologistes, médecins de santé publique et agences – sont apparus marginalisés 1/ dans les opérations conduisant à la « sanitarisation » du problème et, plus précisément, 2/ dans son cadrage comme « crise sanitaire », qu’ils entendaient, justement, contester. Nous avançons que ce processus est notamment le résultat d’une lutte définitionnelle portée par deux réseaux d’acteurs qui structurent l’espace de prise en charge de ce problème : d’un côté, des acteurs issus principalement du monde académique et de l’expertise publique ; de l’autre, un réseau qui agrège des acteurs évoluant dans des espaces multiples. Nous tenterons de montrer que, au final, la réussite politique/publique d’une cause tient moins à la robustesse des savoirs qui l’étayent que, d’une part, à la cohésion des réseaux qui la portent, c'est-à-dire à la proximité et à l’importance des intérêts qui sont au principe de la formation du réseau et, d’autre part, aux conditions institutionnelles sans lesquelles il n’est pas sûr que la cause eut été entendue. Section Thématique 23 du Congrès de l'Association française des Sciences Politiques (AFSP - 2011) : "Les crises de santé publique : une question politique ?" cette communication s'inscrit dans l'axe 2 "Comment les crises de santé publique font jouer les frontières du politique".

in Se doper pour travailler Sous la direction de CRESPIN Renaud Publication date 2017-04
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Lors des trente dernières années, les systèmes de santé publique occidentaux ont fait l’objet de profondes réformes organisationnelles qui ont bouleversé leurs modes d’action et de gestion (Petersen et Lupton, 1996 ; Hassenteufel, 1998 ; Benamouzig et Besançon, 2005). La lutte contre les « fléaux sociaux » n’a pas été épargnée par ces bouleversements.

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Les travaux qui conçoivent les prisons comme des instruments de maintien de l’ordre social soulignent leur permanence et leur résistance au changement. Cet article poursuit cette réflexion en revenant sur le processus d’appropriation et de régulation des tests de dépistage du VIH comme instrument de maintien de l’ordre interne des prisons. Antérieurs à l’épidémie de sida, les premiers usages des tests VIH s’inscrivent dans une logique de police sanitaire. Cependant, l’inadéquation entre ce dispositif et les exigences spécifiques de la lutte contre le sida conduit les pouvoirs publics à une régulation spécifique de ces instruments, dans le cadre notamment de la réforme de la médecine pénitentiaire. Cette dernière entérine le rejet d’un recours systématique et coercitif aux tests VIH pour les cantonner dans un registre axé sur le diagnostic individuel et le soin. Mais cet usage clinique masque un usage plus sécuritaire qui se manifeste dans les pratiques quotidiennes des acteurs du système carcéral. Ainsi, les dimensions sécuritaires et cliniques tendent à s’imbriquer, voire à se confondre.

Publication date 2017
LHUILIER Dominique
LUTZ Gladys
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Cet ouvrage collectif qui associe universitaires, chercheurs, syndicaliste et acteurs du soin et de la prévention entend éclairer sous un nouveau jour les liens multiples entre travail, usages de substances psychoactives, santé, prévention et action publique. A contrario des ouvrages qui privilégient le repérage, le dépistage et le soin des personnes usant ou abusant de substances psychoactives, cet ouvrage collectif entend éclairer les fonctions professionnelles de ces usages de produits, licites ou illicites. Il entend rompre avec la tendance dominante à assimiler usage et conduite addictive, et remet en cause nombre d’affirmations répétées telles que « ces consommations sont risquées pour la santé et la sécurité », « elles nuisent à la production »… Tout au contraire, les auteurs montrent qu’elles peuvent prévenir d’autres risques au travail, et être, dans certaines conditions, des instruments de la production. (résumé de l'éditeur)

in Lien social et Politiques Publication date 2017-05
CLAVIER Carole
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in Lien social et Politiques Publication date 2016
CLAVIER Carole
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Indubitablement, la question du savoir marque l’histoire des 40 dernières années de la revue. Depuis 1979, elle est non seulement ce par quoi a été abordée et analysée une grande diversité de terrains et d’objets d’enquête (l’éducation, le travail, la santé, le logement, la science, l’expertise, l’action associative et communautaire, les mouvements sociaux, etc.), mais elle est aussi au cœur du projet intellectuel de la revue. Celui-ci visait, selon les mots mêmes des éditeurs de 1979, à «définir un type de rapports sociaux dans lesquels la “communauté” lutte pour être à l’origine de l’élaboration de ses propres orientations» (Le Comité de rédaction, 1979 : 6). Ce double dessein de connaissance et de transformation du social par et avec la communauté se donne à voir tant par les choix de thèmes — éducation, recherche-action, société des savoirs — que par la réflexivité des éditeurs sur leurs propres pratiques. Les introductions de plusieurs numéros (Le Comité de rédaction, 1979; Martin et Saint-Martin, 2003; S.A., 1981) exposent ainsi les processus de sélection des expériences relatées dans les articles sur le social, tout en développant une réflexion sur les modes légitimes de production de la connaissance et sur l’engagement des chercheurs universitaires avec la communauté. (premier paragraphe)

in Lien social et Politiques Sous la direction de CRESPIN Renaud, CLAVIER Carole Publication date 2017
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Ce numéro de Lien social et Politiques explore trois grands enjeux des rapports entre politiques urbaines et santé des populations : comment la santé devient-elle, ou non, l’objet des politiques municipales ou celui d’autres actions publiques opérant à l’échelle des villes ? Quels instruments d’action publique permettent la prise en compte de la santé dans les politiques urbaines (études d’impact, comités intersectoriels, concertation, zonage, etc.) ? Comment les populations réagissent-elles face à des politiques urbaines qui tentent de contrôler ou de s’ingérer dans leurs comportements au nom de la santé ?

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