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Comme convenu dans l’EPMES Groupes d’influence et processus de décision dans le domaine de la Défense, nous proposons dans un premier temps au commanditaire du mandat, ce à quoi nous nous étions engagés dans le cadre de la demande du CHEAr, un « état de l’art » sur les modèles d’analyse des politiques d’armement aux Etats-Unis. Le bilan critique de la littérature proposé se veut exhaustif. Ici, un regard croisé pour ne pas afficher une volonté comparatiste qui ne serait pas tenue de bout en bout, permet de mesurer les limites de la connaissance scientifique produite sur la question de la «compréhension sociologique » des politiques d’armement en France. Bastien Irondelle et Jean Joana montrent bien dans leur importante recension qu’il existe outre-atlantique deux paradigmes majeurs (le complexe militaro-industriel et la politique bureaucratique) pour expliquer le rôle des groupes d’intérêts et dans une moindre mesure celui des groupes d’influence dans la prise de décision en matière de politique d’armement. Dans cette perspective, le « modèle américain » est en retour riche d’enseignements pour l’étude des politiques d’armement dans le cas français. En effet, l’approche à travers le prisme du complexe militaro-industriel à la française ressemble à un « Sysiphe sociologique » tant les élites de ces deux pays ont des rôles et des trajectoires professionnelles interchangeables. Dans l’Hexagone, le paradigme de la politique bureaucratique dans le secteur des armements ne semble pas aussi fort qu’aux USA.On propose ensuite de vérifier empiriquement ces allégations à partir de deux politiques d’armement : le char Leclerc et l’A400M. Notre étude de cas, la première du genre, croisant les approches de la science politique et des politiques publiques permet de faire un état des lieux intéressant sur la question. Elle s’appuie sur une cinquantaine d’interviews effectués auprès des acteurs qui ont conduit des programmes d’armement au sein des sommets de l’État français. Ils nous délivrent une vue d’ensemble unique sur les politiques dans le secteur de l’armement depuis une trentaine d’années. Les deux cas retenus pour l’analyse, le char Leclerc et l’A400 M, permettant de saisir les changements et les continuités dans le secteur de la Défense.

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Il s’agit dans cet article de s’interroger sur la construction de nouveaux leadership politique locaux dans le cadre d’une période marqué par la transformation des modes de régulation étatique et la construction européenne. Une approche comparée de cette question s’inscrit dans le cadre global des changements de régime qui affectent, notamment à travers les nouvelles régulations multi-niveaux une à l’œuvre, les démocraties occidentales. Olivier Borraz et Peter dans leur article introductif avance l’hypothèse, selon laquelle il y aurait une différence entre les modes de constitution du leadership local entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud. En s’appuyant sur les travaux classique de Tarrow sur les rapports centre et périphérie en France et en Italie(1977), ils rappellent le rôle charnière des leaders locaux dans l’accès au ressource du centre politique, tout en soulignant la personnalisation du leadership politique que ce phénomène induit. Ce constat est confirmé par les travaux de Page (1991) qui oppose les pays du nord ou la tradition d’autonomie du gouvernement local aurait donner naissance à des formes de leadership « plus soft » et plus efficient ». Partant de là, le changement institutionnel des années quatre-vingt, l’avènement de la «multi-level governance » alors agirait alors comme un facteur de différenciation entre ces deux modèles de leadership politique.

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Le terme « élite » initialement valorisant a été progressivement dévalué par les soubresauts de l’histoire et les héritages idéologiques. Mais loin de désigner une simple opposition de « classes », une sociologie des élites peut permettre, en se dégageant de la prégnance des faits politico-économiques et du poids de l’histoire, de comprendre les changements politiques et la structuration institutionnelle des pouvoirs. Comblant le retard français en ce domaine, qui a souvent assimilé la réflexion sur les élites aux théories réactionnaires, cet ouvrage propose d’articuler une « vieille » théorie et sa « nouvelle » sociologie. Loin de céder à la tentation « oligarchiste » suscitée par le populisme ambiant, l’auteur nous propose ici un état des lieux des savoirs et des courants de la sociologie des élites pour une meilleure compréhension des dynamiques politiques et du fonctionnement des institutions d’État.

in Revue française de science politique (English) Publié en 1996
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La transformation récente des institutions politiques de l'État espagnol est exemplaire. La transition démocratique a entraîné une profonde modification des relations entre le centre et la périphérie. Cela s'est traduit par le passage d'un État fortement centralisé à un État extrêmement décentralisé reconnaissant de façon différenciée l'autonomie politiques aux périphéries. L'émergence d'une élite au niveau intermédiaire de l'État entraîne une nouvelle formulation de la question des rapports d'allégeance au centre politique. Une analyse néo-institutionnaliste permet de reconsidérer les interactions changeantes entre les élites et les structures de la représentation politique. Les autonomies politiques, institutions issues de la capacité d'agrégation des élites périphériques, modifient les logiques d'institutionnalisation en ouvrant de nouvelles voies d'intégrations à l'État des élites. Les trajectoires et les stratégies des « députés des autonomies » affiliés aux partis centralistes se caractérisent par une intégration verticale alors que l'intégration horizontale est privilégiée par les parlementaires membres de formation régionalistes. L'analyse des répertoires de légitimation de ces acteurs politiques montrent comment les institutions auto-nomiques favorisent le processus de consolidation de la démocratie en Espagne.

Il s'agit dans cette contribution d'interroger les catégories d'analyses de développement local et de gouvernance territoriale en partant d'une étude de terrain réalisée en milieu rural. Le « pays cathare » se situe dans le sud de la France, et s'étend au pied du contrefort pyrénéen, sur deux régions et plusieurs départements. Dans la contexte d'une France en voie de décentralisation institutionnelle et politique, certains acteurs de la vie politique locale décident de mobiliser le potentiel culturel pour valoriser leur territoire.

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Las políticas de agregación de las élites periféricas tras el cambio de régimen.La movilización de las élites catalanas por el «estatuto».Las élites andaluzas ante las lógicas del mimetismo institucional.Los procesos diferenciados de adaptación a las instituciones. Las « trayectorias fundadoras » versus « trayectorias militantes ». Las trayectorias políticas fundadoras de las élites catalanas.Las trayectorias de las élites andaluzas entre la «carrera asociativa» y la «carrera partidista». Las lógicas de integración de las élites tras la consolidación del régimen democrático.unasestrategias de integración verticales de la representación política: las élites intermedias afiliadas a los partidos centralistas: las estrategias de integración horizontales del poder periférico: las élites intermedias nacio- nalistas. Los procesos de institucionalización de las élites intermedias catalanas y anda- luzas. Los repertorios de legitimación del estado de las autonomías: las élites intermedias mayoritarias: la lealtad, "la autonomía, un estatuto, para el futuro". Las élites intermedias minoritarias: la toma de palabra, «la autonomía, un estatuto para reformar». Las élites intermedias marginales : la defección, «la autonomía como un estatuto para ser repensado».—anexos: datos sociológicos sobre las élites interme- dias andaluzas y catalanas.

in Midi Libre Publié en 2018-11-08
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William Genieys, spécialiste des États-Unis, décrypte les résultats d’élections qu’il a suivies depuis New-York. Selon lui, elles « se sont terminées sur un score nul ». Et de relever, parmi les faits saillants, « le taux de participation extraordinairement élevé » et « l’élection de 117 femmes au Congrès, sur 277 candidates sous les couleurs du parti démocrate. » Selon lui, « on se trouve dans une situation où la mise en oeuvre du programme de Donald Trump peut être fortement ralentie. Seuls des accords bi-partisans pourraient faciliter l’aboutissement de lois.

in Revue internationale de politique comparée Publié en 2006
DARVICHE Mohammad-Saïd
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Présenter Juan Linz public français est une gageure pour plusieurs raisons. La première réside dans le fait que cet auteur est aussi peu connu en France qu'il est reconnu dans le reste du monde comme le prouve la traduction de ses œuvres dans de nombreuses langues. La seconde provient du fait qu'il n'est pas simple de dresser le portrait intellectuel de l'un des plus éminents spécialistes contemporains de la politique comparée, dont l’œuvre riche de 307 publications a couvert un ensemble immense d'objets et de lieux. La formule de « Maestro Compositore » utilisée par Philippe Schmitter dans l'un des portraits biographiques qui lui ont été consacrés est sûrement la plus évocatrice. Situer son œuvre oblige nécessairement à rappeler, au préalable, son parcours personnel et intellectuel, qui permet seul de comprendre le cheminement de cette figure majeure de la science politique mondiale qui se situe au-delà des traditions nationales.

in Gouvernement & action publique Publié en 2013
DARVICHE Mohammad-Saïd
HOEFFLER Catherine
JOANA Jean
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La forte circulation des élites politiques et administratives américaines entre la société civile et les positions de pouvoir est au fondement de la thèse d’un État faible américain. La pratique du revolving door, se traduisant par une grande mobilité professionnelle et des allers retours nombreux entre secteurs public et privé, conforte en effet l’image d’un État fortement fragmenté et largement ouvert aux pressions exogènes des différents groupes sociaux. L’examen du groupe formé par les long timers des secteurs de la défense et de la santé, c’est-à-dire des political appointees et des staffers qui occupent durablement les positions institutionnelles les plus élevées au sein de l’Exécutif ou du Congrès, permet de tracer un tableau différent. Il met en évidence des carrières et des parcours professionnels se caractérisant par un enracinement sectoriel important, antérieur à l’entrée en position, et centré sur les différentes institutions de pouvoir washingtoniennes entre lesquelles circulent une partie de ces acteurs. Sans permettre de préjuger de l’influence qui en résulte pour ces élites, ces caractéristiques témoignent des ressources sociales et politiques qui prédisposent les membres de ce groupe à la mise en forme des politiques publiques.

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Retour ou déclin du rôle de l’État en matière de protection sociale ? Telle est la question que les politologues et les sociologues du Welfare à la française se renvoient régulièrement. En centrant notre interrogation sur les acteurs concrets – qui gouverne ce changement dans le mode d’action de l’État ? –, la réponse se trouve nouvellement éclairée. La sociologie des élites permet alors de voir comment un groupe élitaire au profil sociopolitique singulier, l’élite du Welfare, s’est progressivement affirmé depuis le début des années 1980 dans les sommets du pouvoir, en imposant une nouvelle centralité de l’État dans les dispositifs de construction collective de l’action publique.

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