Type
Article
Titre
Mobilisations féministes et mise à l’agenda de nouveaux problèmes publics
Éditeur
FR : Presses de Sciences Po
Volume
59
Numéro
2
Pages
173 - 181 p.
ISSN
00352950
DOI
10.3917/rfsp.592.0173
Résumé
FR
Les travaux universitaires que l’on inscrit sous des titres divers, aussi bien en français (études féministes, études sur les femmes, études des rapports sociaux de sexe, études de genre, études sur le genre) qu’en anglais (feminist studies, women’s studies, gender studies), peuvent être regroupés sous une problématique commune définie comme « l’introduction de la question de la sexuation dans le champ des sciences humaines » 1. S’il existe une multiplicité d’expressions pour désigner ces travaux, il faut également remarquer que ceux-ci se sont déployés dans une multitude de champs de connaissance, dans les sciences humaines et sociales mais aussi les lettres, le droit ou les arts. Ainsi que le synthétise très bien un ouvrage récent, « [cette] approche consistant à contester le déterminisme biologique et à analyser les rapports de pouvoir entre les sexes a connu son essor dans le prolongement des mouvements féministes dits de la deuxième vague, qui ont émergé à partir des années 1970 dans la plupart des pays occidentaux. Après une période “militante”, marquée par l’imbrication dans l’agenda des mouvements féministes, ces études sont entrées dans une phase d’institutionnalisation (développement de recherches et d’enseignements à l’intérieur de l’université), selon des temporalités et des degrés divers selon les contextes nationaux ». [Premier paragraphe de l'article].
CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT