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in Sociologie du Travail Sous la direction de BEZES Philippe, CHIAPELLO Eve, DESMAREZ Pierre Publication date 2016-11
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Aussi bien dans les États qu’au niveau international, il est devenu courant de s’appuyer sur des indicateurs pour fixer des objectifs quantifiés et évaluer l’évolution de l’action publique et des fonctionnements administratifs. La recherche en sciences sociales qui traite du développement des indicateurs de performance est abondante et relève de traditions intellectuelles variées. Beaucoup assimilent ce mouvement à une composante du tournant néo-libéral et à une manifestation du New Public Management. Ce dossier explore les tensions entre l’utilisation d’indicateurs et l’exercice du pouvoir, en soulignant l’ambivalence de cette relation, le chiffre étant tantôt craint, tantôt désiré. Trois dimensions interdépendantes sont distinguées pour analyser le gouvernement par les indicateurs : les enjeux de savoir, les logiques de pouvoir et les formes de publicisation qui leur sont associées. Les quatre textes rassemblés portent principalement sur le suivi des résultats de politiques publiques, nationales ou internationales, abordés par des auteurs relevant de plusieurs disciplines. Ils rappellent que l’élaboration d’indicateurs participe de la construction des problèmes publics pris en charge. Ils confirment l’intérêt des analyses qui prennent au sérieux d’une part la fabrication des nombres et les conventions de calcul retenues et, d’autre part, les dispositifs de gouvernement dans lesquels ils s’inscrivent. Enfin, ils montrent que le gouvernement par les indicateurs débouche sur des formes nouvelles de bureaucratisation.

in West European Politics Publication date 2013
PARRADO Salvador
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The influence of national administrative institutions on contemporary reforms has often been noted but insufficiently tested. This article enriches the comparative perspective of administrative reform policies by focusing on four interrelated dimensions: the choices of reformers, institutional constraints, timing and sequencing and long-term trajectories. This article tries to determine whether most similar administrative systems exhibit analogous contemporary reform trajectories in content, timing and sequence. By comparing the administrative reform policies of two ‘most similar’ Napoleonic countries, France and Spain, this article analyses the commonalities and divergences of decentralisation, territorial state reorganisation, civil service reforms and policies that focus on performance management and organisational design. The article identifies the ‘causal mechanisms’ that characterise the specific role of institutions and considers both the role of context and the importance of policy intersections.

Où situer la genèse du moment néo-libéral contemporain de réforme de l’État en France qui semble culminer, récemment, avec le vote de la loi organique relative aux lois de finances dite « LOLF » en 2001 ? En la schématisant, la réforme a plusieurs caractéristiques. Elle introduit d’abord, de manière massive, des instruments inspirés du « nouveau management public » (New Public Management). Présentation des comptes par politique publique, détermination et affichages d’objectifs, systèmes de mesure des performances par la multiplication d’indicateurs d’activité, changement dans la distribution des responsabilités sont les nouveaux savoirs de gestion au cœur de la réforme de l’État. La LOLF réaffirme également la nécessité du contrôle politique de l’administration par les élus. Elle revendique les principes de « redevabilité » (l’accountability anglo-saxonne) et de publicisation de l’action publique (explicitation des finalités de l’administration, langage de la quantification, de la transparence et de la mesure). Avec elle, enfin, la « réforme de l’État », aujourd’hui institutionnalisée en politique publique et confiée, de manière inédite, au ministère des finances, semble faire partie des grands « problèmes publics » dignes de la plus grande attention politique. De même, l’administration semble-t-elle désormais considérée comme un objet d’intervention gouvernemental pleinement légitime. [Premier paragraphe]

in Revue française de sociologie Publication date 2005-01
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Écartons d'emblée une difficulté. Le nouveau livre de J.-G. Padioleau n'est pas d'une lecture aisée. D'abord en raison d'une construction intellectuelle exigeante qui valorise l'ambition théorique avant d'exposer le matériau empirique. Ensuite à cause du style imagé, saturé de schémas et conceptuellement foisonnant. Du coup, les faits éclairants sont souvent donnés en second temps et à travers un raisonnement rempli de concepts dont la multiplication et la liberté d'usage risquent de noyer les plus heuristiques d'entre eux et nuisent parfois à l'intelligibilité du propos. Pourtant, s'en tenir à cette aspérité initiale en forme d'avertissement au lecteur ferait manquer un ouvrage important et stimulant à au moins deux titres. D'une part, le livre présente les résultats d'une enquête empirique originale sur les processus actuels de rationalisation des organisations publiques. D'autre part, il constitue un exemple singulier et particulièrement stimulant de sociologie empirique de l'activité réformatrice. [Premières lignes]

in Revue française de science politique Publication date 2018-10
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Le process tracing, comme notion et ensemble de méthodes d’analyse, a connu ces dernières années un indéniable succès dans le champ des sciences sociales. En témoignent les 1 360 000 entrées que propose le moteur de recherche Google Scholar à la seule indication du concept associé au champ social science. (Premières lignes)

in Revue française d'administration publique Publication date 2002-04
BEZES Philippe
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Les politiques de réforme de l’administration ont connu, depuis quarante ans, un fort développement dans la plupart des pays occidentaux. La France n’échappe pas à ce phénomène, revendiqué désormais, depuis les années 1990, sous le label maximaliste de « réforme de l’État ». Sans chercher ici à discuter l’importance et les effets de ces politiques dans le contexte français, on peut simplement constater qu’elles ont progressivement acquis, à travers de multiples interactions, une autonomie à plusieurs facettes : idéologique (on dispose, à travers les grands rapports publics, d’une doctrine et de représentations cristallisées déterminant les visages de l’État réformé idéal), politique (le thème est au cœur de la compétition électorale), professionnelle (la réforme administrative est nourrie par l’industrie des experts et des cabinets de conseil qui offrent leurs services aux ministères) et institutionnelle (le sujet est désormais porté, de manière concurrente, au sein des ministères de la fonction publique, des finances et de l’intérieur par des groupes et des directions spécialisées disposant de ressources financières, cognitives et administratives). Cette « présence » massive d’une politique publique et la médiatisation de l’impératif qui la décrit (la « réforme de l’État »), confère à ces programmes une « évidence » et une « naturalité ». Le slogan conduit à se représenter l’enjeu comme un impératif en soi s’imposant « du dehors de l’État ». Ces politiques sont alors, le plus souvent, décrites comme des politiques d’adaptation, destinées à remédier à des dysfonctionnements objectifs de l’appareil d’État. De nombreux travaux consacrés aux réformes administratives, particulièrement dans la littérature anglo-saxonne en science politique ou en Public administration, confortent cette perception en « tenant pour acquis » l’existence de ces programmes publics et en enregistrant leur « nécessité ». [Premier paragraphe]

in Revue française de science politique Publication date 2016-09
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Cet article explore la manière dont les gouvernants n’ont cessé de modifier, par création d’agences ou par fusions, les périmètres des bureaucraties et la division du travail étatique. Cette transformation des formes organisationnelles de l’État est analysée comme une technique rationalisée de gouvernement à travers laquelle les acteurs politiques, mais aussi des hauts fonctionnaires et des experts, cherchent à agir sur la spécialisation des tâches, la distribution du pouvoir et les politiques publiques. Après une vaste revue de littérature des travaux sur les agences et les fusions et une lecture critique des théories qui les analysent, l’article défend une perspective de sociologie politique qui met en évidence quatre dimensions entremêlées du politique au cœur des manipulations des architectures étatiques.

in Sociologie de l'institution Publication date 2011
LE LIDEC Patrick
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in International Review of Administrative Sciences Publication date 2015-09
BEZES Philippe
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While the semi-presidential French regime and the reinforcement of ‘presidentialization’ under Nicolas Sarkozy have often been associated with the idea of disruptive and heroic changes, France’s post-crisis budgetary policy appeared strongly embedded in the previous commitments made by President Sarkozy and relied largely on measures of a gradual and low-profile nature without significant U-turns. In order to explain this result, the article emphasizes the effects of French institutions on government capabilities and on the potential allocation of blame and the related political strategies connected with the electoral cycle and timing. In addition, it also explores the specific characteristics of the French national crisis and its perceptions by top bureaucrats, as well as the nature of the external macro-constraints that influenced French budgetary policy, whether originating with markets, international organizations or the European Union.

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