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La hausse du nombre d’immigrés non-européens résidant en logements sociaux en France a eu des effets ambivalents sur la ségrégation à leur égard. Si leur installation dans des cités de taille modeste a modéré leur concentration, leur installation dans les grands ensembles l’a renforcée, notamment parce qu’en même temps le nombre de natifs dans les logements privés de ces quartiers a chuté. La répartition des HLM entre quartiers a un impact important sur la mixité sociale.

L’immigration, mesurée par la part de nés à l’étranger[1], est en hausse dans les principaux pays de l’UE entre 2007 et 2017. Le tableau 1 montre que sa progression sur la dernière décennie est impressionnante au Royaume-Uni ou dans les pays scandinaves tandis qu’en France, où l’immigration est plus ancienne, la progression est plus modérée. Dans tous les pays, en 2017, à l’exception de la Hongrie, une large majorité des immigrés provient d’un pays hors-UE, tendance que la crise des réfugiés a renforcée.

En Europe comme aux Etats-Unis l’emploi a considérablement reculé pendant la Grande Récession. De plus, au cours des dernières décennies, les forces de l’automatisation et de la mondialisation ont bouleversé les marchés du travail dans les deux régions. Cependant, la réponse des taux d’activités à ces changements a varié d’un pays à l’autre. L’un des événements les plus importants sur le marché du travail aux Etats-Unis au cours de la dernière décennie a été le déclin de la population active. De 2004 à 2013, le taux d’activité des 25 à 54 ans a diminué de 2,6 points de pourcentage (passant de 83,8% à 81,1%) et cette baisse a persisté bien au-delà de la fin de la Grande Récession. A l’inverse, dans l’UE 15, le taux d’activité pour cette catégorie d’âge a augmenté de 2 points au cours de la même période (de 83,7% à 85,6%), malgré la faible croissance et la persistance d’un niveau élevé de chômage. [Premier paragraphe]

Vues depuis le taux d’emploi, les femmes françaises travaillent moins que les femmes allemandes : en 2017 le taux d’emploi des femmes âgées de 15 à 64 ans était de 67,2% en France contre 75,2% en Allemagne. Mais cet indicateur couramment utilisé ignore que les femmes allemandes mobilisent plus le temps partiel que les françaises pour articuler leurs temps. Ceci tient au fait que le sous-emploi et la régulation du marché du travail diffèrent dans les deux pays, avec en particulier une offre abondante de mini jobs à temps partiel en Allemagne qui affecte davantage les femmes que les hommes. Par ailleurs, les différences en termes de politiques d’articulation vie familiale-vie professionnelle dans les deux pays permettent une prise en charge de la petite enfance plus étendue en France qu’en Allemagne et induisent un recours au temps partiel par les Allemandes. Pour comparer la situation de l’emploi des femmes en France et en Allemagne, nous utilisons des indicateurs qui prennent en compte le temps de travail, que nous calculons par âge pour illustrer une perspective de cycle de vie[1]. Les résultats confirment que les Allemandes travaillent davantage à temps partiel que leurs homologues françaises et ceci est particulièrement marqué aux âges de la maternité. Ces différences de temps de travail des femmes expliquent que les écarts de salaires hommes/femmes soient plus élevés en Allemagne qu’en France.

Job polarization accelerated during the Great recession in Europe. Because of higher occupational segregation by gender and larger shocks to middling occupations that employ mostly male workers, employmentopportunities declined much more for men relative to women in Europe compared to the US. We find that the labour force participation and employment rates of women increased considerably in regions most affected by the destruction of men’s jobs, particularly for married women with less than high-school education. For men, the decline in demand in middling occupations explains some of the recent decline in their participation. For both men and women, the Great recession mostly accelerated pre-existing trends. This suggests that a large share of the recent increases in women’s participation in Europe is a response to job polarization

in L'économie européenne Publié en 2019-02
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in Demography Publié en 2018-10
TOMA Sorana
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Recent decades have seen a rapid increase in the share of non-European immigrants in public housing in Europe, which has led to concern regarding the rise of ghettos in large cities. Using French census data over three decades, we examine how this increase in public housing participation has affected segregation. While segregation levels have increased moderately, on average, the number of immigrant enclaves has grown. The growth of enclaves is being driven by the large increase in non-European immigrants in the census tracts where the largest housing projects are located, both in the housing projects and the surrounding nonpublic dwellings. As a result, contemporary differences in segregation levels across metropolitan areas are being shaped by the concentration of public housing within cities, in particular the share of non-European immigrants in large housing projects constructed before the 1980s. Nevertheless, the overall effect of public housing on segregation has been ambiguous. While large projects have increased segregation, the inflows of non-European immigrants into small projects have brought many immigrants into census tracts where they have previously been rare and, thus, diminished segregation levels.

in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2018-02
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Le travail a pris un nouveau tournant durant les trois dernières décennies. Si l'après-Seconde Guerre mondiale avait vu les inégalités de salaires reculer, depuis les années 1980, les écarts se creusent toujours plus. Aux Etats-Unis, un cadre gagne aujourd'hui cinq fois plus qu'un ouvrier, alors que l'écart n'était que de trois en 1970. A cet essor des inégalités s'ajoute une recomposition profonde des emplois dans un sens favorable aux plus qualifiés et défavorable aux moins qualifiés. Les économistes parlent ainsi de polarisation pour désigner ce mouvement où s'accroissent simultanément les emplois peu qualifiés et mal payés, d'un côté, et les bons emplois très qualifiés mais devenus difficilement accessibles, de l'autre.

in Questions internationales Publié en 2018-06
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in Sciences humaines Publié en 2017-11
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Depuis plusieurs dizaines d'années, les emplois intermédiaires diminuent au profit de ceux très ou, au contraire, peu qualifiés. Cette bipolarisation s'explique par le développement de l'informatique et du commerce international.

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