Type
Article
Titre
Putsch et politique de la rue au Burkina Faso : Quand les étudiants débattent du Régiment de sécurité présidentielle
Dans
Politique africaine
Éditeur
FR : Éditions Karthala
Volume
3
Numéro
139
Pages
147 - 170 p.
ISSN
02447827
DOI
10.3917/polaf.139.0147
Résumé
FR | EN
En septembre 2015, un putsch perpétré par les soldats du Régiment de sécurité présidentielle, bras armé de l’ancien régime, interrompt brutalement la transition engagée onze mois plus tôt après la chute de Blaise Compaoré. Une vague de mobilisations citoyennes se lève alors dans le pays pour exiger leur départ et le respect de la « souveraineté du peuple » qui s’exprime dans la rue. En moins d’une semaine, la conjugaison des pressions externes et internes – notamment de l’armée loyaliste – fait échouer ce que les manifestants qualifient de « coup d’État le plus bête du monde ». Quelques mois plus tôt, sur le campus de l’université de Ouagadougou, les étudiants organisaient un débat en plein air sur ce RSP qui menaçait le processus démocratique. Leurs propos sont restitués ici, verbatim. Ces prises de parole publiques ne sont pas seulement prémonitoires ; elles expriment aussi une forme de vigilantisme civique qui s’affirme de pair avec une herméneutique subalterne de l’Histoire.

Contenu
- « Le coup d’État le plus bête du monde »<br> - Les étudiants et le RSP : prise de parole publique, vigilantisme civique et herméneutique de l’Histoire<br> - Cadre de débats « Deux heures pour nous, deux heures pour l’Afrique », université de Ouagadougou, 16 juin 2015
CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT