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A ce jour, la mise en place du troisième pilier de l'Union bancaire, à savoir la création d'une assurance européenne des dépôts, est bloquée. Certains pays – à l'instar de l'Allemagne ou des Pays-Bas – arguent en effet que le risque de défaut bancaire est encore trop hétérogène en zone euro pour permettre une mutualisation des garanties de dépôts. Notre article s'intéresse à la façon de résoudre le « problème » des prêts non performants (PNP) afin de sortir de cette impasse et d'achever enfin l'Union bancaire. L'achèvement de celle-ci est crucial pour restaurer la confiance et permettre l'émergence d'un marché bancaire intégré. Notre état des lieux montre que : 1) Les PNP atteignent encore des niveaux inquiétants dans certains pays. La situation est alarmante pour Chypre et la Grèce où les PNP nets des provisions représentent plus de 20 % du PIB tandis que la situation est « seulement » préoccupante pour la Slovénie, l'Irlande, l'Italie et le Portugal où les PNP nets des provisions sont compris entre 5 et 8 % du PIB ; 2) Au total, fin 2017, le montant de PNP non provisionné pour la zone euro s'établissait à 395 milliards d'euros, soit l'équivalent de 3,5 % du PIB de la zone euro. Considéré à cette dernière échelle, le « problème » des PNP non provisionnés apparaît donc plus modeste. Au-delà des solutions privées consistant en abandon de créances, provisionnement, titrisation et création de bad banks, nous concluons que ce sont les autorités publiques au niveau européen qui disposent in fine des moyens d'action les plus importants. Leurs leviers sont multiples : ils incluent la définition du cadre réglementaire et institutionnel, la supervision par la BCE qui pourrait être étendue à davantage de banques, sans oublier les politiques monétaire et budgétaire au niveau de la zone euro qui pourraient être mobilisées pour acheter des créances douteuses ou entrer au capital de banques en situation de détresse financière.

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Conséquence de la récession, la crise des dettes souveraines est commune à l'ensemble des pays développés. Son ampleur varie toutefois d'un pays à l'autre, selon la situation budgétaire antérieure. Surtout, les marges de manoeuvre diffèrent en fonction des contextes nationaux : ainsi, le Japon et les Etats-Unis sont moins touchés par la crise que les pays de la zone euro, malgré des finances publiques encore plus dégradées. Cela s'explique, selon Céline Antonin, par le fait qu'ils disposent d'instruments plus efficaces pour redresser la situation : ils peuvent s'appuyer sur des politiques budgétaires et monétaires expansionnistes et coordonnées, alors que les institutions de l'Union économique et monétaire condamnent la zone euro à l'austérité.

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2014-04
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Après neuf trimestres consécutifs de baisse du PIB, le dernier trimestre de 2013 apporte une lueur d’espoir à l’Italie. Le pays, qui a réussi à ramener son déficit budgétaire à 3 % du PIB en 2012, s’était en effet astreint à une purge budgétaire au prix d’une forte récession. La crise et l’austérité ont laissé des stigmates préoccupantes, parmi lesquelles la destruction de capacités de production, la montée de l’endettement public et privé, et la fragilisation des banques avec la montée des créances douteuses. À cela s’ajoute l’instabilité politique qui s’est intensifiée, et qui a conduit au départ précipité d’Enrico Letta et à l’investiture de Matteo Renzi (du Parti démocrate) le 24 février 2014.

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Alors que les Caisses d’épargne célèbrent en 2018 le bicentenaire de leur création, le gouvernement a décidé de modifier la méthode de calcul du taux de rémunération du livret A. Cette mesure concerne un grand nombre d’épargnants : en effet, malgré un taux de détention en baisse[1] en 2016, essentiellement lié à l’application de la loi Eckert[2], le livret A reste populaire et son encours atteint le record historique de 249 milliards d’euros en février 2018. Ce n’est certes pas la première modification de cet ordre : ne serait-ce qu’au début des années 2000, le mode de calcul du taux de rémunération a été modifié à trois reprises[3]. Le projet de réforme présenté le 19 avril 2018 est clairement défavorable aux détenteurs du livret A. Il traduit notamment la volonté de détourner les ménages de l’épargne défiscalisée et de les inciter à investir dans des placements de long-terme dédiés à l’investissement productif ; en cela, il est cohérent avec la réforme de la fiscalité du capital et l’instauration d’une flat tax à 30 %. [Premier paragraphe]

La compréhension des liens entre taux d’épargne et revenu des ménages est cruciale dans de nombreux débats de finances publiques (arbitrage entre taxation du travail ou de la consommation, progressivité de l’impôt sur le revenu, baisse de la taxation du capital,...). L’objectif de cet article est d’étudier, à partir des données de l’enquête Budget de famille 2010-2011 de l’INSEE, les liens entre le taux d’épargne des ménages français et leur revenu. Il s’agit d’abord de tester l’homogénéité des comportements en étudiant les liens entre taux d’épargne et revenu (courant et permanent) des ménages français. On met ensuite empiriquement en évidence l’existence d’un comportement d’épargne de précaution lié au risque sur le revenu, différencié selon le niveau de revenu. On montre d’abord que le taux d’épargne des ménages les plus riches croît avec le revenu permanent : ces derniers épargnent donc davantage sur le cycle de vie. En outre, l’étude empirique permet de mettre en évidence et de quantifier un motif de précaution lié au risque de chômage : le motif de précaution entraîne un surplus de flux d’épargne d’environ 7 % pour les ménages actifs. Par ailleurs, la part du patrimoine de précaution liée à l’incertitude sur le revenu futur se situe autour de 7 % de la richesse globale, ce qui confirme le résultat obtenu sur données françaises par d’autres auteurs (Arrondel et Calvo-Pardo, 2008). Enfin, l’importance du motif de précaution dépend du niveau de revenu selon une courbe en U inversé : il est deux fois plus fort pour les ménages aux revenus intermédiaires que pour les quintiles extrêmes de revenu..

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2012-05
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Après un premier semestre plutôt encourageant et un acquis de croissance de 0,5 %, l’Italie est entrée en récession fin 2011, avec deux trimestres consécutifs de baisse du PIB. La baisse a été particulièrement marquée au dernier trimestre, avec une chute du PIB de 0,7 %, l’une des plus mauvaises performances de la zone. Le recul du PIB au troisième trimestre était resté contenu, la contribution positive du commerce extérieur ayant permis de limiter l’effet négatif du fort déstockage (contribution de -0,7 point à la croissance) et de la baisse de la demande interne (contribution négative de -0,5 point). Au dernier trimestre, en revanche, la baisse considérable des importations (-2,5 %) n’a pas permis de compenser la baisse de la consommation privée et publique, et surtout n’a pas réussi à enrayer la chute de la FBCF. Cette situation s’explique surtout par le fort resserrement budgétaire et la remontée du coût de financement pour les entreprises et les particuliers. (Premier paragraphe)

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2013-05
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Alors que le premier semestre 2012 avait été marqué par une grande volatilité des cours, les prix du Brent sont restés relativement stables au deuxième semestre avec une moyenne à 110 dollars. Le Brent est actuellement soumis à plusieurs forces antagonistes. D’une part, les cours restent élevés en raison de la concurrence croissante entre pays développés et pays émergents pour l’approvisionnement, de la politique monétaire expansionniste menée par les principales banques centrales et des troubles politiques en Afrique et au Moyen-Orient. Cependant la faiblesse de la demande en provenance des pays industriels, zone euro en tête, ainsi que la présence de capacités inutilisées au sein de l’OPEP jouent en sens contraire et empêchent le pétrole de repartir vers les sommets de 2008. (Premier paragraphe)

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Alors que l’élection de Matteo Renzi, en février 2014, avait fait naître une vague d’espoir, le premier bilan est décevant. Les réformes visant à transformer l’Italie passent mal alors même que le pays connaît sa troisième année consécutive de récession (-0,2 % de croissance prévue pour 2014) et qu’elle doit affronter les critiques de la Commission européenne sur son incapacité à réduire son déficit structure.l

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Avec une progression de 0,4 % au troisième trimestre 2017 (tableau infra), la croissance italienne semble avoir retrouvé des couleurs et profite de la reprise généralisée en zone euro. L’amélioration de la croissance est liée à plusieurs facteurs : d’abord, la poursuite de la fermeture de l’écart de production (output gap) qui s’était fortement dégradé après la double récession (2008-2009 puis 2012-2013). En outre, la politique budgétaire expansionniste en 2017 (+0,3 point d’impulsion budgétaire), essentiellement ciblée sur les entreprises, et le dynamisme de la consommation portée par la croissance de l’emploi et la hausse des salaires expliquent cette bonne performance. Par ailleurs, l’emploi progresse, sous l’effet de la baisse de cotisations sociales amorcée en 2015 et d’une amélioration de la croissance en 2016 et 2017. [Premier paragraphe]

in Lettre de l'OFCE Publié en 2011-07
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Début 2011, les prix de l'essence affichent des records, dépassant même leur précédent pic de 2008. Cette situation s'explique essentiellement par la dépréciation de l'euro par rapport au dollar et par la hausse des cours du pétrole, sur fond d'instabilité au Moyen Orient. Selon les experts, les prix du pétrole sont structurellement orientés à la hausse: les prix du carburant devraient donc rester durablement élevés. Après avoir décomposé les prix du carburant, et étudié l'évolution de ses composantes, il est nécessaire de s'interroger sur les conséquences d'une hausse pérenne des prix sur les ménages. Il apparaît qu'une baisse généralisée des prix du carburant via une baisse des taxes est coûteuse économiquement et écologiquement et que la nécessité de concilier équité, efficacité et impératif écologique plaide plutôt pour des mesures transitoires comme la mise en place de "chèques transport", spécifiquement ciblées vers les ménages périurbains et ruraux.

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