Type
Article
Titre
Lagos, Koolhaas and Partisan Politics in Nigeria
Dans
International Journal of Urban and Regional Research
Éditeur
GB : Blackwell Publishing
Volume
35
Numéro
1
Pages
40 - 56 p.
ISSN
03091317
DOI
10.1111/j.1468-2427.2010.00938.x
Mots clés
patron/clients, informality, Nigeria, Lagos, political party
Résumé
EN | FR
L’architecte Rem Koolhass et son équipe de Harvard voient en Lagos une forme extrême et pathologique de grande ville africaine et un cas typique de ville à l’avant-garde de la modernité. En réhabilitant l’informalité qui opère à Lagos, ils proposent une vision enjolivée d’un système autorégulateur fonctionnant hors de l’influence politique et réglementaire de l’État. Cet article considère qu’à Lagos, la crise de l’infrastructure urbaine résulte moins de la faiblesse de l’État nigérian que de l’opposition traditionnelle entre le gouvernement fédéral et les dirigeants de l’État de Lagos, notamment en matière de dotation de ressources à la ville. De plus, l’informalité et l’analyse du déclin de l’État se révèlent des cadres théoriques inappropriés si l’on veut préciser la manière dont Lagos a été aménagée ou administrée depuis la fin de l’ère coloniale. En revanche, à partir d’une étude empirique englobant gouvernement local, parcs de stationnement et marchés, cet article montre que les ressources municipales ont servi à tisser des réseaux politiques entre responsables de l’État et plusieurs personnalités de la ‘société civile’. Cette démarche et l’accentuation des taxes au cours des trente dernières années ne sont pas tant la manifestation de l’informalité et du déclin de l’État qu’une composante de la formation de l’État au Nigéria et à Lagos.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT