Type
Working paper
Titre
Rapport sur le risque pays du Maroc
Auteur(s)
SGARD Jérôme - (Auteur)
Éditeur
Paris : Agence française de développement
Collection
Document de travail AFD : 18
Résumé
FR
L’économie marocaine s’est comportée de manière satisfaisante au cours des dernières années et ne présente pas de risque d’investissement majeur à échéance de 3 à 5 ans. Les comptes extérieurs, le taux de change et la dette publique totale (66 % du PIB) ne montrent pas de tension sérieuse. Ce constat reflète aussi l’absence de dette extérieure nette et l’absorption réussie, en 2005, de chocs exogènes non-négligeables (pétrole, textile, sécheresse). En outre, cette économie volatile, à l’insertion internationale fragile, conserve des marges de manoeuvre pour répondre efficacement à d’éventuels nouveaux chocs (commerce extérieur, risque climatique, terrorisme, etc.). Le double excès d’offre observé sur les marchés de facteurs (chômage et surplus d’épargne) témoigne cependant d’obstacles structurels à l’initiative privée, à l’investissement et à la croissance. Les institutions publiques et notamment la régulation juridique des échanges semblent en particulier poser problème. Audelà, ces facteurs suggèrent que le rapport entre l’Etat et les acteurs économiques reste peu propice à l’émergence d’une dynamique de rattrapage économique rapide. Il est donc peu probable que le Maroc puisse prendre à moyen terme le statut d’économie émergente, caractérisée par une règle capitaliste dure et une capacité à absorber les fortes tensions sociales . L’action des pouvoirs publics devrait rester centrée sur la recherche, pas à pas, de compromis viables entre trois objectifs principaux : un ajustement toujours difficile à la concurrence internationale, la préservation d’un degré élevé de stabilité macroéconomique, et la défense d’une société qui n’est pas, a priori, la mieux armée pour répondre aux risques et aux opportunités de la globalisation.
CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT