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Publié en 2021-05-17 Collection ACE Briefing Papers
AL-MASRI Muzna
HRAJLI Hassan
MOAWAD Jamil
ROY Pallavi
MCCULLOCH Neil
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Lebanon’s electricity sector is suffering severe challenges, with increasingly frequent and lengthy blackouts and a serious risk of the collapse of the entire system. The national electricity utility, Electricité du Liban (EDL), was already in a fragile financial situation, but this has been exacerbated by the severe economic crisis the country is experiencing. The confluence of banking, financial, social and health crises has resulted in the erosion of public confidence and a rapid deterioration of basic public services. The shortage of foreign currency means that the utility is unable to obtain equipment and spare parts for maintenance, while fuel supplies are also threatened. These factors compound the operational challenges of both EDL and private diesel generators, pushing citizens to seek alternative solutions. On 4 February 2021, the Issam Fares Institute at the American University of Beirut (AUB), in collaboration 1 The full webinar can be found on this link with The Policy Practice (TPP) and the SOAS Anti- Corruption Evidence (ACE) consortium, hosted a webinar entitled ‘Models for tackling Lebanon’s electricity crisis’. This brought together experts from Lebanon and around the world to explore different strategies to address the country’s electricity challenges: from the decentralised model promoted by concessions such as Électricité de Zahle (EDZ), to the centralised government plan that advocates the expansion of thermal power generation. The discussion also examined the evolving role of renewable energy in both models and its adoption by a number of municipalities. This briefing paper summarises the views of the key speakers and discussants. It draws together the key threads of the discussion – identifying the commonalities and the points of disagreement – and provides some tentative suggestions about the way forward for the sector.

Publication réalisée dans le cadre du séminaire doctoral « L’énergie et l’espace » organisé les 14 juin, 17 mai et 12 avril 2019 par le groupe transversal « Ville et énergie » du Labex Futurs Urbains (Université Paris-Est) -- Du fait d’une dégradation structurelle du réseau conventionnel d’électricité, émergent au Liban des pratiques alternatives dans la production, la transmission et la distribution d’électricité. Alors même que le pays est électrifié à plus de 99%, la sous-production et une gestion erratique des infrastructures entraînent des délestages de 3 à 12 heures par jour, variables selon les régions et les localités. Dans ce contexte de rationnement structurel, le réseau conventionnel n’est plus le paradigme dominant, mais s’articule sous différentes formes avec d’autres dispositifs sur le plan matériel, organisationnel ou politique. Ancrés dans le paysage urbain et dans les pratiques depuis plus de 30 ans, les groupes électrogènes fournissent 84% des ménages pendant les heures de rationnement (ACS, 2020) et sont aujourd’hui intégrés comme une norme dans le quotidien des libanais (Dana Abi Ghanem, 2018). En dépit de leur illégalité, ces dispositifs de fourniture sont tolérés voire encadrés par la puissance publique ce qui leur confère un statut de système « extra-légal pérennisé » (Gabillet, 2010). Parallèlement, les ménages, les grandes entreprises voire les municipalités se dotent de systèmes de production renouvelable locale depuis une dizaine d’années. C’est notamment le système hybride articulant réseau conventionnel, groupe électrogène diesel et panneaux photovoltaïques qui devient structurant dans les territoires les plus rationnés en électricité, passant de solution individuelle à collective. Si le réseau reste un horizon structurant, ces dispositifs d’accès à l’électricité plus complexes et diversifiés sur le plan technologique et organisationnel émergent et tendent à s’inscrire durablement dans le paysage électrique libanais. Face à cette hétérogénéisation croissante et structurelle de l’offre et de la demande de fourniture d’électricité, les mécanismes de régulation locaux et nationaux posent question. De la sécurisation individuelle du réseau à l’autonomie énergétique les modèles présentés dans cet article posent de nouveaux enjeux au système électrique national.

C’est en 2009, lors de la conférence de Copenhague sur le changement climatique, que le gouvernement libanais s’engage à réduire sa dépendance aux énergies fossiles en déclarant que 12 % de la demande en électricité et en chauffage thermique devra être d’origine renouvelable d’ici à 2020. Cette déclaration du Premier ministre libanais en poste, Saad Hariri, s’inscrit dans un contexte international d’injonction forte vers la transition et la décarbonisation du mix énergétique. Cependant, en raison d’une dégradation structurelle du réseau conventionnel, lourdement touché par la guerre civile puis la guerre de 2006, des coupures d’électricité allant de 3 à 17 heures plongent quotidiennement le Liban et ses habitants dans l’obscurité...

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La double explosion du mardi 4 août à Beyrouth, poumon économique du Liban, a entraîné des pertes humaines et matérielles dramatiques alors même que le pays du Cèdre est en plein naufrage économique et pris dans un vent de contestation politique depuis la révolution d’octobre 2019. Dans le contexte de grande fragilité politico-économique que connaît aujourd’hui le Liban, la question de l’accès à l’électricité est essentielle. Celle-ci est au cœur des revendications des Libanais qui dénoncent l’inertie, la gabegie et la corruption qui minent le secteur de l’électricité. Face aux défaillances du réseau conventionnel et dans l’absence de réformes, un ensemble de solutions diversifiées d’accès à l’électricité s’ancrent dans les pratiques et déstabilisent le système électrique libanais.