Co-auteur
  • CARDON Vincent (3)
  • CASTEL Patrick (2)
  • DUBUISSON-QUELLIER Sophie (2)
  • BERGERON Henri (2)
  • Voir plus
Type de Document
  • Article (10)
  • Partie ou chapitre de livre (10)
  • Compte-rendu d’ouvrage (10)
  • Livre (2)
  • Voir plus
Les économistes et psychologues comportementaux ont identifié une série de biais cognitifs qui expliqueraient à eux seuls pourquoi nos décisions, qui devraient être toujours conformes à nos intérêts, sont souvent irrationnelles. Ils proposent que l’action publique s'appuie sur ces mêmes biais afin d'orienter nos choix, en nous considérant comme donneurs d’organes par défaut, en rapprochant les légumes et en éloignant les frites à la cantine, en collant des mouches au fond des urinoirs, en faisant sourire ou grimacer les détecteurs de vitesse ou en nous indiquant que nous recyclons moins que nos voisins. Grâce à ces « nudges », si faciles à mettre en œuvre, si peu onéreux, nous sommes incités à adopter un comportement favorable à la résolution de multiples problèmes, écologiques, sanitaires, financiers ou encore fiscaux, sans y réfléchir ni même avoir besoin d’en comprendre les enjeux. Le principal biais n’est-il pas de réduire les questions politiques et sociales à des problèmes de comportements individuels ? Cet ouvrage propose une analyse critique de ces savoirs et de leur application, et en explique le succès et les limites.

in Le Web dans les rédactions de presse écrite Publié en 2017-11
30
vues

30
téléchargements
Un titre de presse « bi-média », i.e. doté d’un support print et d’un support web, se comprend comme un espace au sein duquel coexistent, généralement sous un même nom, deux espaces de production journalistique différents, qui ne s’adressent pas aux mêmes personnes ou, en tout cas, pas de la même manière, qui sont consommés différemment et qui ne présentent pas les mêmes propriétés éditoriales. L’un des défis auxquels est confronté un titre bi-média est de créer les conditions d’une articulation pacifique, ou harmonieuse, entre les deux supports, sous peine de s’exposer à la résurgence de leur rivalité. Ce texte propose de contribuer à la réflexion sur cette combinaison des supports web et print en décrivant certaines de ses modalités concrètes. D’abord, cette entreprise suppose une réorganisation de la division du travail au sein d’une rédaction, qui ne se borne pas à associer de manière exclusive certains rédacteurs à un support particulier. La mise en place des conditions de non-rivalité entre print et web invite, ensuite, à organiser la circulation des lecteurs aussi bien que des textes entre les deux supports. Apparaît dans les deux cas la difficulté à mettre en place une réelle collaboration entre deux supports dont les attributions respectives demeurent pour partie floues, et dont les « statuts » diffèrent largement.

in Un salariat au-delà du salariat ? Publié en 2012-09
PILMIS Olivier
0
vues

0
téléchargements
Ce chapitre s'attache à décrire l'organisation des activités de journalistes pigistes et de comédiens intermittents au regard de leurs ancrages temporels respectifs.

in La Vie des Idées Publié en 2010-08
2
vues

0
téléchargements
Pourquoi devient-on danseur ? Par vocation essentiellement. Encore faut-il que l’analyse sociologique tienne compte de cette manière de s’engager dans ce métier, ce qu’elle peine à faire habituellement. C’est à ce manque que l’ouvrage de Sorignet permet de remédier.

in Regards croisés sur l’économie Publié en 2013
PILMIS Olivier
2
vues

2
téléchargements
Si le développement de l’emploi à durée déterminée ou à temps partiel constitue l’une des évolutions majeures du marché du travail au cours des dernières décennies, faire de l’intermittence une norme sur le marché du travail pose problème. En effet, c’est oublier que le marché du travail s’organise, en France, autour du contrat à durée indéterminée à temps plein. Les discours appelant de leurs vœux l’avènement d’un travail libéré omettent, quant à eux, que les formes particulières d’emploi se rencontrent principalement sur les pans dominés du marché du travail. Cet article décrit finalement les traits saillants du marché de l’intermittence du spectacle, régulièrement pris comme modèle des évolutions récentes.

L’étude des populations artistiques met en évidence le rôle de la protection sociale, et notamment de l’assurance-chômage, dans le cas des carrières « par projets ». L’analyse conjointe d’une population de comédiens et de pigistes permet de revenir sur ce résultat en montrant que les dispositifs de protection sociale ne sont pas nécessairement structurants pour toutes les carrières « par projets ». La différence dans le rapport qu’entretiennent les individus à l’indemnisation du chômage, dans les deux univers, met en jeu plusieurs dimensions qui permettent d’éclairer la structure de ces mondes. En particulier, elle souligne l’importance de la prise en compte des structures marchandes de ces univers, qui conditionnent l’organisation temporelle de ces activités. Elles peuvent faire du travail plutôt que de l’emploi la catégorie cognitive pertinente pour l’individu, si bien que, dans des activités revêtant une dimension entrepreneuriale, il soit peu amené à se considérer comme chômeur

Le travail se précarise et l’emploi s’émiette. De contrats aidés en intérim, de temps partiel en CDD, les dispositifs et les statuts se sont multipliés pour alimenter un mouvement qui amène un nombre toujours plus grand de travailleurs à un univers d’embauches raccourcies. Sur le modèle des mondes de l’art, on leur donne parfois le nom d’intermittent : aux intermittents du spectacle s’ajoutent ainsi les intermittents de la recherche, de l’écriture, de l’enseignement, de la restauration, du journalisme... Tous sont confrontés à l’incertitude quant à leurs rémunérations, leur temps de travail, voire la possibilité de demeurer présents sur le marché du travail ou de concilier vies personnelle et professionnelle. Apparaissent finalement des turbulences dans les carrières : comment construire une trajectoire longue à partir d’engagements brefs ? L’étude conjointe des comédiens intermittents et des journalistes pigistes y apporte une réponse. Elle montre ce que l’intermittence fait au travail, et comment elle travaille les destins individuels. S’éclairent ainsi les principes d’organisation des parcours marqués par la discontinuité. Les marchés des comédiens et des pigistes ne se révèlent ainsi anarchiques qu’en apparence. La domestication des mondes de l’intermittence demeure possible, même si elle ne prend pas partout la même forme. (Résumé éditeur)

in Formation emploi Publié en 2007-07
0
vues

0
téléchargements
La hausse du nombre des pigistes parmi les journalistes suscite un changement des pratiques sur ce marché du travail. En effet, le pigiste est souvent en concurrence avec d’autres pigistes pour obtenir des opportunités d’emploi avec les différents employeurs. Le placement de sujet désigne alors l’ensemble des techniques mises en oeuvre par le pigiste afin d’orienter la demande de l’entreprise vers son offre particulière de travail et lui vendre un sujet. Sa réussite requiert aussi bien des compétences propres à l’ensemble des journalistes que des compétences plus spécifiques, souvent acquises par la pratique.

Compte-rendu de l'ouvrage de Benjamin Lemoine, L'Ordre de la dette. Enquête sur les infortunes de l'Etat et la prospérité du marché (La Découverte, 2016).

in Les espaces professionnels des journalistes Publié en 2015-05
1
vues

0
téléchargements
[Résumé éditeur de l'ouvrage] Cet ouvrage est le fruit d'une préoccupation commune à différents travaux conduits ces dernières années autour de la question de l'usage des données statistiques dans les recherches sur le journalisme. En effet, les données statistiques apparaissent souvent à la fois comme un outil d’objectivation indispensable et un obstacle à l’analyse. Qu’elles proviennent d’institutions (CCIJP, caisse de retraite Audiens, INSEE) ou soient élaborées par les chercheurs eux-mêmes à partir de différents corpus (sondages, enquêtes par questionnaires, réseau social professionnel en ligne), ces données doivent être interrogées du point de vue de leurs conditions de production puisque celles-ci influent sur les types de recherches permises et sur les résultats produits. Pour croiser ces différents regards de chercheurs, l’ouvrage s’organise selon trois niveaux d’analyse du champ journalistique. Le premier prend en compte l’espace du groupe professionnel dans son ensemble (France et Belgique). Le second interroge l’espace plus restreint mais plus éclaté des entreprises médiatiques et des rédactions. Enfin, le troisième s’intéresse directement aux acteurs à travers les carrières des journalistes. Ce recueil fait suite à deux journées d’études organisées les 15 janvier et 13 décembre 2013 par le CARISM-ANR/AMMEJ et le CRAPE.

Suivant