Type
Partie ou chapitre de livre
Titre
L'impuissance paradoxale du soft power de la Chine post-Mao
Dans
Ceriscope Puissance
Auteur(s)
BALME Stéphanie - Centre de recherches internationales (Auteur)
DURAND Marie-Françoise - (Directeur de publication ou de collection)
LEQUESNE Christian - (Directeur de publication ou de collection)
Éditeur
Paris : Atelier de cartographie de Sciences Po
Mots clés
Chine, puissance, soft power
Résumé
FR
Le soft power est devenu consubstantiel à l’affirmation des Etats depuis la fin de la guerre froide, et singulièrement depuis l’émergence de nations non occidentales au sein de la globalisation économique. Compte tenu de l’opposition récurrente et souvent radicale des autorités chinoises à l’égard des concepts politiques occidentaux, une critique de la notion de soft power aurait dû s’imposer. Or Pékin s’en est emparé très vite et depuis le début du XXIe siècle, promeut activement sa « puissance douce » a travers un réseau sophistiqué de relais culturels. Comment expliquer que la diplomatie de la République populaire de Chine, habituellement très souveraine se soucie de son manque d’attractivité ? L’influence de la culture officielle chinoise reste très superficielle par rapport au soft power underground, voire parfois radicalement dissident, qui pose un regard critique sur la société chinoise. Les symboles du soft power chinois (notamment Confucius) à l’étranger sont des figures largement contestées dans le pays. L’idée de soft power étant consubstantielle à celle de liberté, la nature autoritaire du pouvoir chinois empêcherait-il ce dernier de se doter d’une véritable « puissance douce » ? Après des décennies d’auto-destruction culturelle, la question renvoie à la Chine l’image d’un pays perdu dans les fondements de sa propre identité. Autrement dit, le soft power est avant tout un enjeu pour la Chine, avant d’en être un pour le reste du monde.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT