Type
Article
Titre
Zone euro : pierre et papier à la corbeille : Scénarios 2008-2009 pour l’économie européenne
Dans
Revue de l'OFCE
Auteur(s)
BLOT Christophe - Observatoire français des conjonctures économiques (Auteur)
LE BAYON Sabine - Observatoire français des conjonctures économiques (Auteur)
LEMOINE Matthieu - (Auteur)
VERONI Paola - Observatoire français des conjonctures économiques (Auteur)
Éditeur
Paris : Presses de Sciences Po
Numéro
107
Pages
157 - 174 p.
ISSN
12659576
Mots clés
Marché financier, Croissance, Zone euro
Résumé
FR
Prise dans le tourbillon d'un triple choc (inflationniste, financier et immobilier), la zone euro aurait pu sombrer corps et biens dans la récession. Dans les pays ayant connu un boom immobilier récent (comme la France ou surtout l’Espagne ou l’Irlande), le choc de la pierre devrait amputer la croissance à travers la contraction de l'investissement en logement. Le choc financier a provoqué la dévalorisation de nombreux actifs financiers, instituant la défiance et anéantissant la valeur du papier. L’investissement productif des sociétés non financières de la zone euro pâtirait d’abord d’un effet accélérateur standard, mais aussi, si l’on excepte l’Allemagne, de la conjugaison d’une profitabilité dégradée, d’un accès au crédit plus difficile et de capacités de financement fragilisées. Seul le choc de l'inflation se résorberait peu à peu, le pic ayant été atteint à l'été 2008, du fait du ralentissement de la croissance des prix des matières premières alimentaires et agricoles, libérant du pouvoir d'achat pour la consommation. Cependant, par un effet de ciseau, l'inflation sous-jacente qui ralentissait depuis plusieurs trimestres accélèrerait en raison du retard de transmission du choc pétrolier et de productivité sur les prix à la consommation. Enfin, le ralentissement conjoint de la demande adressée et de la demande intérieure ne remettrait pas en cause le soutien du commerce extérieur à la croissance de la zone euro. Au final, après la contraction du deuxième trimestre 2008, le PIB progresserait faiblement au second semestre 2008, avec une reprise en douceur en 2009. La croissance atteindrait seulement 0,8 % en 2009, après 1,1 % en 2008, en raison d'un effet d'acquis quasiment nul.

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT