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in Politische Gewalt im urbanen Raum Edited by JOBARD Fabien, SCHÖNPFLUG Daniel Publication date 2019-10
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Die hohen Mordraten und die wiederholten Ausbrüche kollektiver Gewalt, die seit mehreren Jahrzehnten Nigeria und Südafrika erschüttern, machen die besonders gewaltgeprägte Geschichte dieser beiden Länder nur allzu deutlich - etwa der nigerianische Biafra-Krieg Ende der 1960er Jahre, der Konflikt im Nigerdelta von den 1990er Jahren bis 2006, der "Boko-Haram"-Aufstand seit 2003, die revolten in den südafrikanischen Townships der 1980er Jahre oder die rassistische Gewalt seit dem Ende der Apartheid...

in General Labour History of Africa. Workers, Employers and Governments, 20th-21st Centuries Edited by BELLUCCI Stephano, ECKERT Andreas Publication date 2019-06
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Many expressions in African societies identify groups that operate between the legal and illegal at the frontier of petty and serious crime: tsotsis or skollies in South Africa; wahuni in Tanzania; jaguda boys, boma boys or area boys in Nigeria. They designate broad categories that embrace the criminal, the delinquent, the young and the jobless. For a large section of society, these common labels represent the embodiment of danger, disorder, crime and delinquency. To consider an unemployed young person and a leader of a gang as belonging to the same category shows the difficulty in disentangling joblessness and crime...

in Politique africaine Publication date 2019-04
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Chronique bibliographique de l'ouvrage : P. Blanchard, N. Bancel, G. Boetsch, D. Thomas et C. Taraud (dir.), Sexe, race et colonies. La domination des corps du XVe siècle à nos jours, Paris, La Découverte, 2018, 544 pages. À peine sorti, l’ouvrage a déclenché une polémique, moins en raison de son contenu écrit, sur lequel les critiques portaient peu, que sur la violence de ses images. De fait, l’ouvrage se présentait non comme un livre universitaire habituel, mais comme un livre au format imposant, affichant en couverture un titre racoleur fait de néons de sexshop, en quatrième de couverture, une femme nue de dos, et proposant un corpus de 1 200 images largement dominé par des photos de femmes et de jeunes filles colonisées dénudées. C’est bien ce contenu iconographique qui a déclenché et alimenté la polémique dans la presse en septembre et octobre 2018. Plus qu’à un livre d’histoire, on aurait à faire à un « beau livre » ou à un « livre porno » ; les éditeurs et l’éditrice n’auraient fait « que reconduire la violence coloniale en exposant sans aucune précaution ces photos de femmes dénudées, racisées et violentées », « ces images ne se contentent pas de représenter des crimes coloniaux : elles en sont l’outil et le prolongement ». Pascal Blanchard, Nicolas Bancel et Gilles Boëstch reprochent à leurs contempteurs de ne pas avoir lu les textes, de n’avoir commenté que les images, et rappellent le caractère scientifique et historique de leur travail. Ce compte rendu les prend aux mots. Avons-nous affaire à un livre d’histoire ou à autre chose ? Et chemin faisant, est-ce que ce projet respecte les fondements déontologiques du métier d’historien et, plus généralement, du chercheur en sciences sociales ?

in To be at Home. House, Work, and Self in the Modern World Edited by WILLIAMS James, HENTSCHKE Felicitas Publication date 2019-03
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[Book abstract] Houses and homes are dynamic spaces within which people work to organize and secure their lives, livelihoods and relationships. Written by a team of renowned historians and anthropologists, and and accompanied by original photography by Maurice Weiss, To Be at Home: House,Work, and Self in the Modern World compares the ways people in different societies and historical periods strive to make and keep houses and homes under conditions of change, upheaval, displacement, impoverishment and violence. These conditions speak to the challenges of life in our modern world. The contributors of this volume position the home as a new nodal point between work, the self and the world to explore people’s creativity, agency and labour. Houses and homes prove complex and powerful concepts – if also often elusive – invoking places, persons, objects, emotions, values, attachments and fantasies. This book demonstrates how the relations between houses, work and the self have transformed dramatically and unpredictably under conditions of capitalism and modernity – and continue to change today.

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Les métropoles d'Afrique du Sud et du Nigeria sont réputées dangereuses, bidonvillisées et dominées par l'économie informelle. Peu est su en revanche de la manière dont les populations y sont triées, catégorisées et policées, en droite ligne avec les méthodes de réification ethnique et sociale de l’apartheid et de la période coloniale. À Johannesburg, au Cap, à Lagos et à Ibadan, les quatre villes où l’auteur a enquêté, un gouvernement du tri et de l’exclusion assigne des droits, des peines et des interdits à des catégories considérées comme problématiques (délinquants, jeunes, migrants, femmes seules, vendeuses de rue) ; des organisations non étatiques surveillent au quotidien les quartiers populaires, les gouvernent la nuit et usent de violence contre les jeunes ou les étrangers. De la rue au marché, de la gare routière au guichet de l’administration, s’instaure un maquis de petits arrangements qui contournent exclusions et discriminations. L’accès à ces lieux est en permanence contesté et négocié auprès d’individus en posture d’autorité (fonctionnaires, responsables syndicaux, parrains politiques, gouverneurs) par des habitants à la recherche d’un service, d’une autorisation, d’un document, d’un soutien, d’une place sur un marché ou à l’université. Dans cette réalité urbaine imprévisible qui échappe à la planification, individus et groupes sociaux modifient des pans essentiels de l’action publique par l’exclusion et la violence autant que par la négociation.

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Le Nigeria a dissocié depuis quatre décennies le corps des citoyens en deux : les indigenes et les non indigenes. Les indigenes sont ceux qui peuvent faire remonter leurs racines généalogiques à une communauté de personnes originaires d’une localité. Les gouvernements locaux produisent des certificats d’indigene qui certifient cette origine. Cet article explore la relation entre les fonctionnaires des gouvernements locaux, leurs intermédiaires et les usagers en quête de certificat dans trois États du Nigeria. L’analyse montre comment les candidats se prêtent à ces procédures, comment la relation bureaucratique constitue un apprentissage ordinaire de l’État et redéfinit l’appartenance à une citoyenneté locale exclusive, et à quelles conditions la production de documents devient une question politique conflictuelle.

Si l’on retient la définition proposée par le criminologue britannique Les Johnston, l’un des premiers chercheurs à avoir tenté d’analyser ce phénomène, le vigilantisme est « un mouvement social composé d’agents privés volontaires qui, sur la base d’une préméditation et face à ce qu’ils perçoivent être une transgression des normes institutionnelles, souhaitent contrôler la criminalité et garantir la sécurité des membres de leur mouvement en utilisant ou en menaçant d’utiliser la violence ». [Premières lignes]

Surveiller et sécuriser son quartier est une pratique ancienne en Afrique du Sud, qui témoigne d’une insécurité diffuse liée à la forte prévalence de la violence en milieu urbain depuis la période coloniale. Ce dynamisme des pratiques citoyennes de maintien de l’ordre se reflète dans la littérature, désormais foisonnante, consacrée au vigilantisme en Afrique du Sud. Trop souvent, les groupes de vigilantes y apparaissent cependant unifiés et homogènes. À partir de deux récits de vie et d’une enquête ethnographique et historique dans les quartiers périphériques du Cap, on a ici adopté une perspective différente, en insistant sur deux points encore peu explorés dans la littérature sur le vigilantisme : sa féminisation et sa dimension biographique. Pour les femmes engagées sur le long terme dans ces groupes, le bénévolat, la professionnalisation et le désengagement sont les étapes de carrières morales qui révèlent de grandes vulnérabilités individuelles : personnelles, familiales et professionnelles. Ces engagements sécuritaires au long cours soulignent en même temps le rôle déterminant du financement des initiatives citoyennes dans le domaine du maintien de l’ordre, et par là même celui de l’État dans un contexte de paupérisation et de massification du chômage.

This book, composed of articles first published in the journal Politique africaine, proposes an original interpretation of neoliberalism in Africa. Instead of seeing neoliberal reforms as intrinsically destructive of the post-colonial state, the authors, who include some of Africa’s best-known social scientists, focus on the resilience and adaptability of African state structures, economic systems, and social survival mechanisms and examine the diversity of responses to neoliberalism in what the editors call the “everyday politics of the state.” In essays that range from diverse theoretical or historical discussions to close studies of the dynamics of specific reforms in particular places, they argue against univocal interpretations of the effects of neoliberalism. They show that the African state, far from disappearing, is adapting and reconfiguring itself in fascinating new social realities “co-constructed” by state action as well as by the improvisations of communities and other private actors. (Publisher's abstract)

in International Journal of Conflict and Violence Publication date 2016-04
SEGATTI Aurelia
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Over the past decade, the exploration of xenophobia, particularly of the violence xenophobia may unleash and its related effects on citizenship outside of Western Europe, has been limited. If there is a large body of research on autochthony and xenophobic practices in a number of African countries, much less is known on the outcomes of xenophobic violence and how it reshapes the making of authority, the self-definition of groups making claims to ownership over resources and the boundaries of citizenship. Analyses of collective violence in Africa have devoted much attention to conflict over land ownership, civil wars or vigilantism while quantitative studies have placed much emphasis on putative difference between labelled groups in the production of “ethnic violence”. In this issue, we understand autochthony, nativism and indigeneity as local concepts used by actors in situations of xenophobia. Xenophobia is consequently understood as the systematic construction of strangers as a threat to the local or national community justifying their exclusion and sometimes their suppression. Drawing on extensive empirical research undertaken over the past four years across three countries (Kenya, Nigeria, and South Africa), this issue intends to offer renewed analysis on the understanding of xenophobic violence focusing on local and urban scales using historical and ethnographic methods. Focusing on micro-level qualitative research helps avoid reflecting a monolithic image of the “state”, “society” or “community” and underestimating internal struggles among elites in the production of violence; it also helps contesting analyses which exclusively look at violence inflicted on behalf of a group claiming to share an exclusive identity; it eventually allows to reconsider how processes of violent exclusion are contested, disputed, ignored or fought against by a number of actors.

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