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  • Article (64)
  • Periodical issue (1)
in Revue de l'OFCE Publication date 2007-04
FALAH Amel
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Avec une progression du PIB de 8,6 %, les économies asiatiques ont encore affiché en 2006 une croissance soutenue (tableau 1). La Chine et l’Inde y ont à nouveau contribué de façon importante. Le principal facteur qui soutient cette croissance reste la vigueur du commerce extérieur avec une augmentation des exportations en valeur d’environ 19 % en 2006. Notre prévision table sur une croissance plus modérée en 2007 imputable au ralentissement américain et à l’appréciation quasi générale des monnaies asiatiques face au dollar. La croissance de la zone atteindrait 8 % en 2007 et 7,8 % en 2008.

in Revue de l'OFCE Publication date 2008-10
FALAH Amel
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Le ralentissement de l’activité depuis la fin de l’année 2007 concerne presque tous les pays, mais est particulièrement marqué en Chine et en Inde. Cependant, le taux de croissance reste soutenu dans la région : + 9,5 % en 2007 et + 7,6 % prévu en 2008. Les investissements de ces dix dernières années, les réformes structurelles et la mise en place de politiques macroéconomiques actives ont soutenu la croissance. Le développement des exportations ces dernières années, au sein même de la zone mais aussi vers des marchés autres que ceux des États-Unis, a atteint 17 %. Il a contribué au dynamisme de la zone, soutenu aussi par la demande intérieure. Néanmoins, de fortes tensions inflationnistes pèsent sur les perspectives de croissance. Nos prévisions ont été revues à la baisse depuis celles du printemps 2008, et nous tablons sur une croissance qui passerait de 9,5 % en 2007 à 7,6 % en 2008 et 7,3 % en 2009, soit un ralentissement de 1,9 puis 0,3 point.

in Revue de l'OFCE Publication date 2007-10
FALAH Amel
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Avec une croissance de 9 % en 2006, l’Asie domine nettement le reste du monde en termes de performance économique et enregistre un record de croissance depuis la crise asiatique. Le dynamisme des deux géants ne se dément pas : la Chine atteint des sommets avec une croissance de 11,9 % en glissement annuel au deuxième trimestre 2007 (voir dans ce dossier la fiche « Chine : l’horoscope tiendra-t-il ses promesses ? »), tandis qu’en deuxième ligne, l’Inde affiche 9,3 %. Actuellement en haut de cycle, la croissance devrait ralentir à l’horizon 2008, mais de façon modérée. La vigueur de la demande en provenance de la zone euro et du Japon compenserait le ralentissement américain. Nous tablons donc sur une croissance de 8,9 % en 2007 suivie de 8,4 % en 2008. L’Asie contribuerait alors en 2007 et 2008 davantage à la croissance mondiale mesurée en dollars courants que les États-Unis et la zone euro réunis (1,2 contre 1,1 point respectivement).

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publication date 2012-05
COCHARD Marion
FALAH Amel
SCHWEISGUTH Danielle
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Le retournement du commerce international, la crise de confiance et les politiques monétaires restrictives mises en place en 2010 et 2011 ont eu raison de la vigueur de la croissance en Asie et en Amérique latine. Les écarts de production étaient refermés depuis plus d’un an et les signes de surchauffe inflationniste apparaissaient. Le ralentissement a donc permis d’éloigner ce risque. Le ralentissement des exportations a commencé à mordre sur l’investissement mais la demande intérieure a plutôt bien résisté. Dans l’hypothèse d’un atterrissage brutal de la croissance en 2012, des marges de manoeuvre existent. Le ralentissement des pressions inflationnistes a déjà permis d’engager la détente monétaire ou de mettre fin à la hausse. Parallèlement, bénéficiant de situations budgétaires relativement saines, les pays d’Asie mettent en place des politiques de soutien à la croissance. En Amérique latine, la relance budgétaire n’est pas à l’ordre du jour, à l’exception du Brésil qui y a déjà recourue. À l’inverse, le diagnostic est beaucoup plus sombre dans les pays d’Europe de l’Est. Le choc est d’autant plus difficile à absorber que leur dépendance commerciale et financière à l’égard de la zone euro est plus importante et que leur écart de production n’a cessé de se creuser depuis 2008. La demande intérieure demeure paralysée par l’insolvabilité de nombre d’agents privés endettés en devises, alors que chaque secousse produite par la crise de la dette conduit à de nouvelles dépréciations de change. La politique monétaire ne s’assouplira qu’à la marge. Dans un contexte de contrainte budgétaire extrêmement forte, les marges de manoeuvre apparaissent donc faibles, et l’Europe de l’Est semble aujourd’hui condamnée à attendre le retour de la croissance à ses frontières

in Revue de l'OFCE Publication date 2003-04
BAUDCHON Hélène
CHAUVIN Valerie
CHEVILLON Guillaume
DUPONT Gaël
FALAH Amel
VERONI Paola
STANCANELLI Elena
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L’OFCE prévoit une lente accélération du PIB mondial en 2003 (2,9 %), qui se consoliderait en 2004 (3,4 %). L’incertitude créée par le conflit en Irak a favorisé un certain attentisme, mais les difficultés économiques de l’Europe de l’Ouest et des États-Unis ne lui sont pas directement imputables. Certes, les cours boursiers sont fortement indexés sur le déroulement des opérations militaires, et le prix du pétrole a augmenté à 34 dollars en moyenne en février et mars 2003, à l’approche de la guerre. Mais le comportement de l’OPEP, qui a joué le jeu de la stabilisation des cours, et la perspective d’une fin rapide du conflit ont permis de réduire le cours du baril à 25 dollars. Depuis le retournement de la mi-2000, la croissance en Europe et aux États-Unis n’a pas retrouvé son rythme de la fin des années 1990. Cela tient à la correction de la bulle technologique. Mais le processus en cours va au-delà de la correction d’un excès de capacités. La nécessité de rétablir les bilans et de diminuer l’endettement des entreprises pèse sur l’investissement et dégrade la situation des ménages par la hausse du chômage et la diminution de leur patrimoine. À leur tour, les ménages contractent leurs dépenses, ce qui réduit les perspectives de débouchés pour les entreprises et ne les incite pas à investir. Ce cercle vicieux a été en partie compensé en 2002 par le commerce extérieur du fait du dynamisme économique de l’Asie et des pays d’Europe centrale et orientale, deux zones engagées dans un processus de rattrapage. L’écart de croissance important entre les États-Unis et la zone euro en 2002 est essentiellement imputable à la politique économique, et dans une moindre mesure à l’appréciation de l’euro. Les autorités budgétaire et monétaire américaines ont rapidement et de manière déterminée mis en place une politique économique expansionniste. En 2002, l’impulsion budgétaire aux États-Unis a été de 2,7 points de PIB et les taux d’intérêt réels ont été négatifs. En revanche, les pays de la zone euro ont fait preuve d’un attentisme imprudent. La politique monétaire ne s’est ajustée qu’avec retard aux flux de mauvaises nouvelles et la politique budgétaire n’a été que faiblement expansionniste (de 0,4 point de PIB). Début 2003, les perspectives de rentabilité des entreprises sont loin d’avoir retrouvé des niveaux susceptibles d’enclencher une amélioration franche de l’investissement. Aux États-Unis, le taux de chômage continue d’augmenter en 2003, quoique modérément. Les destructions d’emplois se poursuivent dans la zone euro, où le taux de chômage continue de progresser en 2003, avant de se stabiliser en 2004. La contraction de l’emploi, qui a déjà eu lieu en Allemagne, s’étend à la France et aux Pays-Bas en 2003, tandis que l’Italie et l’Espagne continuent de créer des emplois. Cet ajustement de l’emploi et, dans certains pays européens, celui des salaires individuels pèsent sur le revenu des ménages. Dans la zone euro, cet impact est doublé d’une politique budgétaire restrictive. La montée du chômage favorise également l’épargne de précaution. Ces deux éléments amputent la consommation, dont le seul soutien est le pouvoir d’achat libéré par la baisse de prix du pétrole, et, aux États-Unis, par la baisse des impôts. La croissance de la zone euro redémarrera lentement à partir de la seconde moitié de 2003. En 2003, elle est à peine supérieure à celle de 2002 (0,9 %) et, en 2004, elle restera en deçà de la croissance potentielle (1,8 %, contre 2,2 %). Aux États-Unis, la reprise est plus nette, mais limitée par la prudence des consommateurs et des entrepreneurs. Si la croissance de 2003 (2,1 %) s’annonce en retrait par rapport à celle de 2002, 2004 renouera presque avec la croissance potentielle (estimée à 3 %). Compte tenu du différentiel de croissance, le taux de change euro-dollar reviendra progressivement au niveau de la parité. La croissance britannique, toujours impulsée par les dépenses publiques, se situera à mi-chemin entre les croissances américaine et européenne. Au Japon, la demande intérieure restera faible et la croissance (1,1 % en 2003 et 0,9 % en 2004) sera tirée par les exportations, particulièrement à destination du reste de l’Asie.

in Lettre de l'OFCE Publication date 2005-04
STANCANELLI Elena
CHEVILLON Guillaume
BAUDCHON Hélène
DUPONT Gaël
SCHWEISGUTH Danielle
VERONI Paola
FALAH Amel
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Avec 5 % en moyenne annuelle, la croissance mondiale a été exceptionnelle en 2004. Après avoir traversé bien des turbulences, l’économie mondiale confirme que la reprise de 2003 n’était pas un feu de paille. Les années 2005 et 2006 devraient conforter le mouvement, à un rythme moindre cependant du fait de la résorption partielle des déséquilibres accumulés depuis 2001. Les deux principaux moteurs de la croissance mondiale resteront les Etats-Unis et la Chine, la zone euro et le Japon étant exclus de l’axe de la croissance. Outre sa vigueur, une autre caractéristique de cette croissance est la stabilité des prix. L’inflation s’est en effet maintenue autour de 2 % dans les pays développés et est restée sous contrôle dans les autres régions du monde, en dépit de la hausse des prix du pétrole et des matières premières (tableau 1) (...).

in Revue de l'OFCE Publication date 2004-10
BAUDCHON Hélène
CHAUVIN Valerie
CHEVILLON Guillaume
DUPONT Gaël
FALAH Amel
VERONI Paola
SCHWEISGUTH Danielle
STANCANELLI Elena
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La reprise de l’économie mondiale est maintenant engagée sur un rythme de croisière. En 2004, la croissance rejoindrait presque 5 %, après avoir déjà atteint 4 % en 2003. L’expansion est largement diffusée à l’ensemble des zones, tant au continent américain, emmené par les États-Unis, qu’à l’Asie, impulsée par la croissance chinoise et le renouveau japonais. Même l’Europe, longtemps restée à l’écart, participe aujourd’hui aux festivités. En 2005, cette croissance, en léger retrait par rapport à celle de 2004, se poursuivrait à un rythme encore soutenu de 4,2 %. Les désordres consécutifs à la formation, puis à l’éclatement de la bulle Internet, appartiennent maintenant à l’histoire. Les entreprises ont rétabli leur situation après plusieurs années d’assainissement et de gains de productivité, et disposent de confortables excédents, plutôt utilisés au désendettement et à la distribution de dividendes qu’à l’engagement de dépenses d’investissement. En contrepartie, les ménages font les frais du comportement malthusien des entreprises, et là où la hausse de l’immobilier fait défaut pour soutenir la consommation, comme en Allemagne, la croissance est moindre. Forte croissance ne va naturellement pas sans tensions et déséquilibres. Les hausses spectaculaires du baril de pétrole et des matières premières inquiètent, à l’excès sans doute car les économies d’aujourd’hui sont mieux à même d’y faire face qu’il y a trente ans. Le risque majeur n’est pas celui des approvisionnements, mais celui lié aux déséquilibres des balances courantes. Que les excédents européen et asiatique cessent de financer le déficit américain, et le dollar décrocherait brutalement, plongeant l’économie américaine, puis mondiale, dans le ralentissement, voire la récession si la hausse des taux d’intérêt n’était plus maîtrisée et conduisait à un krach immobilier.

in Revue de l'OFCE Publication date 2005-04
STANCANELLI Elena
CHEVILLON Guillaume
BAUDCHON Hélène
DUPONT Gaël
SCHWEISGUTH Danielle
VERONI Paola
FALAH Amel
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Il y a un an, l’actualité monétaire portait sur le changement d’orientation des politiques après une longue période d’attentisme. La difficulté était de consolider une reprise fraîchement et laborieusement acquise, tout en signalant que l’ère des liquidités abondantes tirait à sa fin. Au printemps 2005, malgré l’enclenchement d’un nouveau cycle de hausses des taux directeurs, les liquidités abondent toujours, circulent facilement et se placent aussi bien là où le rendement est encore élevé (marchés émergents, matières premières, immobilier, marchés d’actions européens) que sûr (marchés obligataires américains) : il n’y a aucune sorte de concurrence entre les besoins de financement. Les banques centrales asiatiques, par l’accumulation de réserves de change, en sont partiellement responsables. Et la croissance la première bénéficiaire. Mais si elle a jusqu’à présent plutôt bien tiré son épingle du jeu, ce n’est pas sans poser problème aux banques centrales, désormais confrontées, en plus d’une situation patrimoniale des ménages fragile, à une flambée des prix du pétrole, à la non-hausse des taux d’intérêt nominaux longs, et au creusement des déséquilibres de la croissance mondiale. Leur tâche est d’autant plus malaisée qu’à partir de ces déséquilibres (excès d’épargne de l’Europe et de l’Asie et déficit des États-Unis) s’est construit un semblant d’équilibre, caractérisé par une confluence d’intérêts (les croissances asiatiques et américaine s’auto-entretiennent). Or, cet équilibre doit être reconfiguré pour assurer la soutenabilité et la pérennité de la croissance mondiale. À l’horizon 2006, toutes les banques centrales ne sont pas logées à la même enseigne, et c’est la Réserve fédérale qui a la plus lourde responsabilité, même si, côté asiatique, il y a aussi fort à faire. La difficulté pour la Banque centrale américaine sera d’achever le resserrement de sa politique monétaire, sans trop durcir les conditions monétaires et financières (c’est-à-dire sans dégonfler brutalement les bulles ou booms existant sur les différents marchés), mais suffisamment pour réduire le déficit d’épargne des États-Unis. Et donc préserver le dollar. Nos prévisions débouchent sur un taux des Federal Funds à 4 % fin 2005, des taux d’intérêt nominaux à 10 ans à 5 % fin 2006, une parité euro/dollar à 1,34 fin 2005 mais à 1,25 fin 2006. La Banque centrale européenne (BCE) apporterait son concours en maintenant son taux directeur inchangé à 2 %. Les banques centrales asiatiques devront, quant à elles, faire face à la montée des coûts inhérents à une politique de change active, et la Banque populaire de Chine devra parvenir à imposer son rythme aux attentes d’un changement de son régime de change.

Depuis un an, l’économie mondiale s’est engagée sur la voie du redressement, après un choc récessif d’une ampleur sans précédent dans la période contemporaine. Les difficultés budgétaires de certains pays en zone euro ont déclenché une nouvelle crise financière au printemps mais ces inquiétudes n’ont, jusqu’à présent, pas eu de répercussions sur la région dans son ensemble, dopée par la vigueur de la reprise allemande. Et si l’économie américaine paraît s’essouffler, le volontarisme réaffirmé de la FED rassure. Les pays émergents quant à eux, emmenés par l’Asie, ont retrouvé ou dépassé le précédent pic d’activité. Pourtant le ver est dans le fruit. Les économies développées sont prises dans une trappe à liquidité. En engageant la consolidation budgétaire trop tôt, elles courent le risque d’entrer en déflation. La hausse des taux réels qui en résulterait aggraverait la récession. Les multiplicateurs budgétaires et l’absence de relais de la politique monétaire commandent, pour pouvoir maîtriser la trajectoire de la dette publique, de procéder à une relance budgétaire globale, en tout cas à l’échelle européenne, accompagnée d’une réduction de l’incertitude financière et des changes. Les prévisions de croissance présentées ici écartent pour l’instant le scénario déflationniste mais sa probabilité est élevée à une échéance un peu plus longue.

L'activité économique se renforce dans les grandes zones économiques portant la croissance de l'économie mondiale à 3,5 % en 2017 contre 3,1 % en 2016. Ce scénario se poursuivrait en 2018 et 2019 avec une croissance qui atteindrait respectivement 3,7 % et 3,5 %. Même si la normalisation de la politique monétaire se poursuivait aux États-Unis et débutait dans la zone euro, les politiques monétaires resteront expansionnistes. Par ailleurs, la politique budgétaire sera fortement expansionniste aux États-Unis, ce qui stimulera la croissance mais se traduira également par une augmentation du déficit budgétaire et du déficit courant. La croissance accélère également dans les pays émergents et passerait de 4,3 % en 2016 à 4,7 % en 2018 et 2019. Au-delà de la dynamique de court terme, se pose la question de la poursuite de la dynamique de croissance, notamment dans les pays où le taux de chômage retrouve son niveau d'avant-crise.

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