Type
Article
Titre
Classe sociale objective, classe sociale subjective et comportement électoral
Dans
Revue française de sociologie
Auteur(s)
MICHELAT Guy - Centre de recherches politiques de Sciences Po (Auteur)
SIMON Michel - Université de Lille, Sciences et Technologies (Auteur)
Éditeur
FR : Presses de Sciences Po
Volume
12
Numéro
4
Pages
483 - 527 p.
ISSN
00352969
DOI
10.2307/3320633
Mots clés
Classe sociale, Comportement électoral
Résumé
FR | EN
Nous nous proposons dans le présent article d'analyser les relations entre classe sociale objective, classe sociale subjective et comportement électoral. Par classe sociale objective, on désigne généralement un type de groupement constitué en fonction d'un ensemble de caractéristiques liées à la situation professionnelle de ceux qui en font partie : secteur et type d'activité (productive ou non productive, industrielle ou agricole, etc.), statut («patron», «indépendant» ou salarié) , situation hiérarchique, nature et niveau du revenu (salaire, traitement, pension, bénéfice, gages, honoraires, rente, etc.). On sait que ces critères sont étroitement liés, en termes de probabilité objective et de « chances » subjectives, au cursus social, scolaire et professionnel des individus et de leur descendance. On admettra sans plus de difficultés que l'information perçue dans et à propos de l'activité professionnelle diffère, selon que l'on tient boutique, « pointe » tous les matins dans une usine d'aviation de la région parisienne, ou qu'on reçoit par la poste le journal du syndicat agricole. Passer de la profession à la classe n'est nullement le produit d'une décision subjective : d'un simple point de vue macroéconomique, les « professions » renvoient à de vastes ensembles distincts par leur participation à la création et à la répartition du produit social, donc par leur mode d'action et d'organisation, notamment en matière syndicale [Premier paragraphe].

CITATION BIBLIOGRAPHIQUE
EXPORT