Type
Part or chapter of a book
Title
Le regard des chercheurs sur les phénomènes de racisme : Les Roms : les moins-aimés
In
La lutte contre le racisme, l’antisémitisme et la xénophobie. 2013
Editor
Paris : La Documentation française
Pages
199 - 213 p.
Abstract
FR
1ères lignes : Les groupes rom constituent une « galaxie » de minorités qui n’ont pas la même histoire et qui partagent encore moins une culture homogène ou une religion unique 1. Il est difficile d’estimer le nombre de personnes qui appartiennent à cette galaxie. On parle de douze à quinze millions d’individus dans le monde entier : la majeure partie vit en Europe, dont 60 à 70 % dans les démocraties post-communistes. Traçons à titre indicatif, une ligne qui relie Rome à Helsinki, en passant par Vienne et Prague. Á l’est de ce tracé imaginaire se situent les communautés qui s’autoqualifient « R oms ». Á l’ouest de la ligne, on trouve des groupes aux noms différents : Manouches, Sintés, Kalés, Romanichels, avec des minorités très réduites de Roms 2. En France, on observe la même hétérogénéité. Aux côtés des Roms d’immigration récente, dont certains vivent dans des conditions de très grande précarité, on trouve des Roms qui sont citoyens français, issus de plusieurs vagues d’immigration datant du début du xxe siècle, de l’entredeux- guerres, mais aussi de l’après-guerre. La plupart d’entre eux poursuivent une stratégie de l’invisibilité, essayant de ne pas attirer l’attention sur leur comportement. De la même manière, les rapports entre Roms d’immigration récente, Roms et Manouches français ne relèvent pas toujours de la solidarité ni de la reconnaissance d’une identité commune.

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