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Depuis la fin de l’Union soviétique, les élites russes sont en quête d’idéologies de rechange. Ainsi renaît de ses cendres le cosmisme. Conjuguant foi chrétienne, rationalisme et rêve d’immortalité, ce courant de pensée né au XIXe siècle offre à ses nouveaux apôtres un cadre idoine pour marier relance des programmes scientifiques et affirmation des valeurs traditionnelles.

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Après avoir été clairement définie durant les années de guerre froide (d'abord par l'hostilité puis par la coopération stratégique), la relation entre la Chine et les États-Unis est devenue un facteur obscur des relations internationales contemporaines. Sans doute ces relations ont-elles acquis une substance économique, sociale et même politique : les deux pays se connaissent mieux. Pour autant, ils ne se comprennent guère et l'obsession chinoise des États-Unis n'est pas dépourvue de dangers. Commençons tout de même par une précision. Entre les États-Unis et la Chine d'aujourd'hui, le terme de "jeu" paraît plus approprié que celui de "nouvelle guerre froide", qui a encombré les journaux occidentaux. Car les relations américano- chinoises d'aujourd'hui sont bien moins importantes pour l'équilibre du monde que l'ont été autrefois les rapports américano- soviétiques : elles sont trop déséquilibrées pour constituer un clivage central. Les États- Unis sont, pour parler comme Hubert Védrine, "l'hyper-puissance" du monde d'après la guerre froide, alors que la Chine est un pays, immense certes, mais qui n'a pas achevé son développement. En outre, la Chine ne possède pas l'attractivité nécessaire à la formation d'une alternative globale et d'un bloc d'alliances (...).

S'il est un ouvrage qui comble un vide, c'est bien celui-ci, qui prend d'emblée la suite de la fameuse Question d'Extrême- Orient de Pierre Renouvin. En effet, jusqu'à présent, le public cultivé français ne disposait que d'études nationales et d'une synthèse sur l'Asie du Sud-Est * pour aborder l'histoire de l'Extrême-Orient depuis la seconde guerre mondiale. François Joyaux nous offre ici un premier tome qui va jusqu'à la rupture sino- soviétique de 1959, date effectivement importante, puisqu'elle marque le début d'une longue période où la confrontation soviéto-américaine sera modifiée par la contestation chinoise. Ce tome ne déçoit pas. Il résume les deux grandes tendances qui ont occupé l'histoire de la région (dont l'Asie du Sud est exclue) depuis 1945 : la formation puis l'affrontement des blocs (...).

in Alternatives internationales. Hors-série Publié en 2008-12
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Répression au Tibet, compassion au Sichuan, tracasseries lors des J. O... Les variations déconcertantes du pouvoir chinois s'éclairent à la lumière des impératifs de sa politique intérieure.

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La Chine est devenue un immense chantier. Développement capitaliste d'un côté, classicisme communiste de l'autre, elle donne le spectacle d'un pays qui rejoint le chemin du progrès dans un désordre incroyable. Depuis dix ans, elle accumule les succès : elle s'est développée et consolidée à l'intérieur ; elle s'engage dans le monde et y conduit une politique plus ambitieuse, notamment face aux Etats-Unis et en Extrême-Orient. Ses succès stimulent une sortie implicite, depuis peu incontestable, des voies traditionnelles du communisme. Mais la Chine est un colosse aux pieds d'argile. La situation intérieure reste fragile et les mutations de la société la rendent dangereuse. Les protestations se multiplient dans les villes et les campagnes, tandis que cent millions de migrants circulent dans le pays. Les dirigeants évitent les débats nécessaires, ce qui fait peser de lourds dangers sur l'avenir. La Chine vient d'entrer à l'OMC, mais avant d'accueillir les Jeux olympiques, elle devra encore gagner en maturité et construire un rapport équilibré avec le reste du monde.

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DISONS-LE tout de suite : sur un sujet essentiel, voici un ouvrage exceptionnel, sans doute destiné à figurer pendant longtemps dans les bibliographies sur la Chine populaire des années 1980 et 1990. Il compte parmi les meilleurs travaux d'économie politique internationale publiés à propos de ce pays : tant il est vrai qu'expliquer son évolution depuis 1979 nécessite la prise en compte des facteurs à la fois économiques et politiques, intérieurs et extérieurs (...).

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La recherche sur la Chine populaire est présent intéressée presque exclusivement deux domaines : le politique et économique. Cette situation explique non seulement par les préoccupations qui ont animé de nombreux programmes de recherche américains, mais plus encore, par le faible nombre des sources fiables (...).

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Que se passe-t-il quand un sinologue qui a beaucoup voyagé en Chine mais qui n'y a jamais vécu dans la durée se trouve en résidence à Pékin ? Que voit-il ? Qui rencontre-t-il ? Quelle est sa Chine ? La Chine, celle d'hier comme d'aujourd'hui, est le "laboratoire" de Jean-Luc Domenach. Depuis 5 ans, il a pu y travailler à ciel ouvert, en arpentant les rues de Pékin ou celle de Shangaï, en multipliant les rencontres avec l'homme de la rue, le chef d'entreprise, l'intellectuel ou le responsable politique. Le sinologue de réputation internationale s'est transformé en chroniqueur du quotidien, en explorateur des arcanes du pouvoir local, en ethnologue d'une société beaucoup moins exotique que nous l'imaginons. Mais l'érudit et l'expert en relations internationales, pointe toujours les contradictions d'une Chine qui aspire à la grandeur, s'en donne les moyens par un travail forcené et doute du présent. On s'attend à lire des "choses vues" ; on découvre le film le plus exact, autant que saisissant, d'une Renaissance douloureuse.

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Le colosse aux pieds d'argile : rarement cliché a été plus approprié qu'à propos de la Chine d'aujourd'hui. Encore convient-il d'identifier où se repèrent les fissures superficielles et les crevasses masquées, de mesurer l'action des autorités au-delà des affiches rassurantes, de pointer quels risques sociaux ou politiques pèsent sur le pays. En combinant les informations acquises au cours de son long séjour en Chine et les observations internationales les plus récentes, Jean-Luc Domenach livre une radiographie sans concession d'un pays qui a déjà la tête aux festivités des Jeux olympiques, alors qu'il approche d'une heure de vérité.

in Critique internationale Publié en 2004-07
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Totalement manipulée à la haute époque totalitaire, l’histoire du communisme chinois au pouvoir demeure globalement sous contrôle malgré les changements politiques. Pourtant, la multiplication des témoignages et des biographies améliore considérablement la connaissance du passé. Les faits mis en évidence ne changent pas les grands scénarios, mais les complètent et modifient progressivement leur perception. Celle-ci se privatise et se familialise : une évolution qui répond aux mutations sociales, mais aussi aux intérêts du régime.

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Ce livre est l’histoire d’un lieu : espace muré, d’une cinquantaine d’hectares, situé au cœur de Pékin où se trouvent les résidences des dirigeants. L’auteur, à l’aide d’une remarquable documentation qui témoigne de l’importance de la mémoire de vétérans, restitue cet univers clos qui, assez vite, mit mal à l’aise son principal occupant, Mao Zedong. Inquiet pour la survie du régime et de son pouvoir, il chercha à briser par divers mouvements, dont le plus spectaculaire fut la Révolution culturelle, cette caste d’accapareurs de plus-value. Les centres du pouvoir éclatèrent, la « bande des quatre » résidant à la Diaoyutai State Guesthouse (à Pékin), et Lin Biao à Maojiawan (province du Shanxi). Relatant ce conflit entre un tyran aux utopies meurtrières et une bureaucratie coupée du pays réel, Jean-Luc Domenach écrit un chapitre original de l’histoire de la première Chine populaire, que prolonge la reconstruction de cette caste, du vivant même du Grand Timonier : ce sont les enfants des premiers habitants des Murs rouges qui dirigent actuellement le pays, où le cauchemar de Mao d’une restauration du capitalisme est devenu réalité.

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in Alternatives internationales. Hors-série Publié en 2012-01
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Corruption, inégalités, baisse annoncée de la croissance, crise sociale larvée… les futurs dirigeants du PC chinois auront à relever d'immenses défis pour conserver le pouvoir.

A partir de 1927, les leaders communistes ne sont plus en sécurité et leurs enfants, sur lesquels reposent les espoirs politiques, doivent être protégés. Mao, Zhou Enlai et les autres préfèrent garantir leur survie en les envoyant en URSS, chez des parents éloignés, ou dans de modestes fermes. Ce n’est qu’en 1949 que ces rejetons rejoignent Pékin, après des années de privations, de souffrance et d’exil. S’ouvrent alors pour eux les portes des Murs rouges de Zhongnanhai, dépendance de la cité interdite dans laquelle les clans familiaux des plus grands révolutionnaires sont réunis. Fêtes, loisirs et abondance rythment leur quotidien au sein de cette enceinte où ils font l’objet des plus grands soins. Ce sont les princes de la nouvelle aristocratie rouge. Les purges révolutionnaires n’auront pas raison d’eux : ils sont formés dans les meilleures universités et le réseau colossal qu’ils ont développé dans la cour de Mao leur permet de prétendre aux meilleurs postes. Économie, politique, défense, la caste prend bientôt, et dans tous les domaines, la place des anciens leaders affaiblis, jusqu’à devenir, aujourd’hui, les maîtres de la Chine. C’est l’histoire de ces princes rouges que nous raconte Jean-Luc Domenach dans cet ouvrage passionnant, enquête historique inédite sur cette élite à la tête d’un des empires les plus puissants du monde.

in Revue internationale et stratégique Publié en 2015-12
LINCOT Emmanuel
COURMONT Barthélemy
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Entretien avec Jean-Luc Domenach, propos recueillis par Barthélemy Courmont et Emmanuel Lincot.

[résumé du numéro spécial] On observe depuis quelques années en Europe un regain de forces nationalistes-conservatrices, national-populistes ou nationalistes et populistes. Si le populisme et le nationalisme ont en commun – la défense de la souveraineté contre les effets de la mondialisation, la défense du « peuple » contre les élites, le rejet du multiculturalisme et de l’universalisme… –, ces termes renvoient aussi à des idéologies et à des pratiques politiques souvent très différentes d’un pays à l’autre. Effectuant un vaste tour d’horizon des principales formations populistes et nationalistes dans le monde, ce numéro permet de cerner les contours d’un phénomène politique complexe et de grande ampleur.

in COGITO, la lettre de la recherche à Sciences Po Publié en 2016-06
AWENENGO DALBERTO Séverine
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La vie politique et sociale des papiers d’identification en Afrique est un projet soutenu par l’Agence nationale de la recherche pour la péridoe 2016-2009 et coordonné par Richard Banégas (Sciences Po-CERI) & Séverine Awenengo Dalberto (CNRS-CEMAf). (Premières lignes)

in Genèses Sous la direction de AWENENGO DALBERTO Séverine, BANEGAS Richard Publié en 2018-10
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Sommaire du dossier Séverine Awenengo Dalberto, Richard Banégas Citoyens de papier : des écritures bureaucratiques de soi en Afrique Louise Barré « Mettre son nom » : revendications familiales au sein de procédures d’identification (Côte d’Ivoire 1950-1970) Sidy Cissokho Culture professionnelle et culture de l’État Notes sur l’institution du permis de conduire au Sénégal Laurent Fourchard Citoyens d’origine contrôlée au Nigeria Armando Cutolo, Richard Banégas Les margouillats et les papiers kamikazes Intermédiaires de l’identité, citoyenneté et moralité à Abidjan

in Genèses Publié en 2018-10
CUTOLO Armando
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L’article analyse l’activité des démarcheurs informels (surnommés « margouillats ») qui, autour du palais de justice d’Abidjan, « font sortir les papiers », en particulier les certificats de naissance et de nationalité, dont ils travaillent à l’obtention pour les requérants qui viennent en faire la demande. Il décrit leur insertion dans les pratiques administratives de production documentaire et les réseaux interpersonnels de la « chaîne alimentaire » du Palais. L’important est moins l’analyse de la corruption bureaucratique que les justifications morales apportées à la marchandisation de la nationalité. Se focalisant sur l’espace moralement liminal de production d’un faux document d’identité, l’article fait l’hypothèse que les intermédiaires n’effacent pas les frontières politiques de la citoyenneté mais prolongent au contraire, par capillarité, l’action discriminante de l’État dans la rue.

in Afrique contemporaine Publié en 2018-09
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En contrepoint d’études « post-conflit », très macropolitiques, cet article envisage l’après-guerre en Côte d’Ivoire sous un angle micro-local, par un focus sur le bas-fond de Gobelet, un bidonville d’Abidjan, dont un groupe de « Jeunes Patriotes sans abri » avait pris le contrôle. L’article montre comment ces jeunes ont su manier le patriotisme pour négocier leur précarité. Il examine les conflits locaux et les compromis auxquels cette prise de pouvoir a donné lieu. Des arrangements qui indiquent que la révolution sociale du bas-fond s’est muée, après-guerre, en révolution passive. En épilogue, l’article suggère que c’est moins le changement de régime que la violence de classe de « l’Émergence » qui aura finalement eu raison de cette expérience politico-générationnelle du bas-fond de Gobelet.

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En septembre 2015, un putsch perpétré par les soldats du Régiment de sécurité présidentielle, bras armé de l’ancien régime, interrompt brutalement la transition engagée onze mois plus tôt après la chute de Blaise Compaoré. Une vague de mobilisations citoyennes se lève alors dans le pays pour exiger leur départ et le respect de la « souveraineté du peuple » qui s’exprime dans la rue. En moins d’une semaine, la conjugaison des pressions externes et internes – notamment de l’armée loyaliste – fait échouer ce que les manifestants qualifient de « coup d’État le plus bête du monde ». Quelques mois plus tôt, sur le campus de l’université de Ouagadougou, les étudiants organisaient un débat en plein air sur ce RSP qui menaçait le processus démocratique. Leurs propos sont restitués ici, verbatim. Ces prises de parole publiques ne sont pas seulement prémonitoires ; elles expriment aussi une forme de vigilantisme civique qui s’affirme de pair avec une herméneutique subalterne de l’Histoire.

in Alternatives internationales Publié en 2005
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in Alternatives internationales. Hors-série Publié en 2009-12
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Déjà affaibli par la concurrence asiatique, le Mexique a été frappé par la crise venue des Etats-Unis. Mais le gouvernement maintient le cap de l'orthodoxie budgétaire.

in RAMSES 2015. Le défi des émergents Publié en 2014-09
LÉTRILLARD Philippe
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Résumé de l'ouvrage : Le Rapport annuel mondial sur le système économique et les stratégies (RAMSES) constitue une analyse approfondie et prospective de l’actualité : il fournit les clés et les repères indispensables pour décrypter la géopolitique à l’échelle mondiale. RAMSES 2015 a pour fil rouge les conséquences de l’avènement des pays émergents - la nouvelle vague des émergents -, et en particulier les implications de cette montée en puissance pour l’Occident.

in Alternatives internationales. Hors-série Publié en 2012-01
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40 000 morts : c'est le bilan de la lutte contre les cartels de la drogue menée par le gouvernement. Qui a une grande part de responsabilité dans le déchaînement de la violence.

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Dans les confins indiens du Mexique, la démocratisation s'accompagne d'une reconnaissance de la nature pluriculturelle de la société. L'indianité fait son entrée dans la sphère publique, sous l'effet combiné de la mobilisation sociale et du calcul politique. Dans l'une des provinces à plus forte densité de population indienne, l'Oaxaca, cette politique du multiculturalisme a pris une forme particulière. La reconnaissance a porté sur l'autonomie politique des communautés indiennes. L'Etat a légalisé les formes traditionnelles d'élection et de délibération politique au niveau municipal. Cet ouvrage s'attache à élucider cette énigme de la transition mexicaine. Dans une perspective comparative, il enrichit les problématiques de la démocratie et nourrit la réflexion sur la question indienne à l'échelle du continent.

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El 30 de agosto de 1995, el Congreso estatal de Oaxaca aprobó un nuevo código electoral en el que les dio pleno reconocimiento a los usos y costumbres1 que rigen la elección de los ayuntamientos en la mayoría de los municipios de la entidad. Dicha reforma marcó un parteaguas en la política local y en el derecho electoral de Oaxaca y México. En los siguientes 20 años se desarrolló una jurisprudencia sumamente original por medio del juicio para la protección de los derechos político-electorales del ciudadano (jdc) ante el Tribunal Electoral del Poder Judicial de la Federación (tepjf). Esta vía jurisdiccional fue inaugurada por un grupo de ciudadanos del municipio de Asunción Tlacolulita, distrito de Yautepec, en 1999. En esa ocasión, la elección de las nuevas autoridades en una asamblea mediante el voto a mano alzada fue impugnada ante el Instituto Estatal Electoral (iee) por varios ciudadanos que denunciaron irregularidades en el procedimiento, en particular el hecho de que no todos pudieron participar, incluyendo a las mujeres. La autoridad electoral validó la elección, pero el Congreso del estado, en calidad de Colegio Electoral, la declaró no válida. Los ciudadanos que defendían la elección acudieron al tepjf para impugnar la decisión del Congreso. Al inicio, los ciudadanos inconformes optaron por el juicio de revisión constitucional electoral (jrc), pero el juez federal decidió reencauzar la demanda por la vía del jdc. Finalmente, el tepjf emitió la sentencia SUP- -JDC-038/99, mediante la cual ordenaba al iee realizar elecciones extraordinarias. Por falta de acuerdo entre las partes en el ámbito municipal, nunca se pudieron organizar dichas elecciones y el Congreso tuvo que nombrar a un administrador hasta la elección de las autoridades municipales para el siguiente trienio (2002-2004)...

Tras el levantamiento zapatista en el vecino estado de Chiapas, el gobierno de Oaxaca impulsó reformas legales e institucionales en materia de derechos indígenas. Una de ellas fue el reconocimiento de los usos y costumbres en materia electoral. Las normas y prácticas comunitarias de nombramiento de las autoridades municipales fueron incorporadas a la legislación electoral en 1995. Esta reforma creó una nueva frontera normativa y simbólica entre una mayoría de municipios en los cuales los partidos políticos no intervienen directamente en el proceso electoral local, y el resto de los municipios en los que las elecciones pasan por la competencia abierta entre candidatos registrados por los partidos. Este libro analiza las razones que han conducido el gobierno a reconocer legalemente lo que hasta esa fecha había quedado en la informalidad; también analiza los efectos políticos que ha tenido dicho reconocimiento en los municipios de Oaxaca, durante una década de aplicación de esa atípica legislación electoral. El autor muestra cómo lejos de garantizar la reproducción de un sistema de dominación regional articulado en torno al PRI, el reconocimiento de los usos y costumbres ha acelerado la crisis de los mecanismos tradicionales de mediación y de representación política. La transición oaxaqueña es interpretada en toda su complejidad y ambigüedad: la permanencia –e incluso la profundización– de lógicas clientelares y caciquiles coexiste con la eclosión de espacios locales de deliberación democrática.

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