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in Politiques et management public Sous la direction de MULLER Pierre Publication date 2006-09
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in Politiques et management public Sous la direction de MULLER Pierre Publication date 2008
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Au début des années cinquante jusqu’aux années quatre-vingt, le monde agricole et rural constituait un lieu privilégié pour la compréhension des transformations de la société française. Les élites rurales avaient toute leur place dans les débats en science politique et retenait toute l’attention des chercheurs penchés sur la France en changement. Le rural permettait de penser le global. Pour quelles raisons les élites rurales sont-elles restées impuissantes face aux évolutions de l’agriculture, de l’alimentation et du territoire ? Pourquoi le rural n’a-t-il plus été en phase avec le global ? Après avoir exposé l’âge d’or des études rurales, Pierre Muller s’interroge sur la capacité de la profession agricole à intégrer une nouvelle vision sociopolitique de la société française en lien avec le global et propose de donner aux études rurales l’attractivité nécessaire pour une plus grande mobilisation de jeunes chercheurs.

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La dernière présidentielle a été interprétée très souvent avec 2002 en tête. Le contraste est en effet saisissant : mobilisation exceptionnelle quand 2002 marquait un record d’abstention et la crise de défiance politique dans l’électorat, retour en grâce des partis de gouvernement contre les votes aux extrêmes de 2002, bipolarisation des voix face à l’extrême dispersion des suffrages cinq ans auparavant, come-back des monopoles PS et UMP sur leur camp respectif. Autant d’éléments qui convergent vers une dynamique de bipartisme à la Française [1] et, conséquemment, on voit de nouveau poindre au PS la tentation blairiste d’une « troisième voie » (...).

in Revue internationale de politique comparée Publication date 2008
RAVINET Pauline
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Le processus de Bologne, ou processus de coordination européenne des politiques d’enseignement supérieur développé en dehors des instances communautaires, montre que la résistance initiale à l’UE peut paradoxalement être motrice dans la construction d’un espace européen d’action publique. Cet article analyse l’ambiguïté de cette résistance. Elle a en effet permis le lancement rapide d’un processus puissant dans un domaine où l’UE n’a pas compétence. Mais ce processus a ensuite pu s’institutionnaliser parce qu’il mobilisait des ressources engagées par la Commission, et surtout parce que ses objectifs étaient compatibles avec la matrice de l’économie et la société de la connaissance, promue et diffusée par l’UE depuis les années 1990.

in Genre et action publique : la frontière public-privé en questions Publication date 2009
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in Social indicators research Sous la direction de CLARK Andrew , SENIK Claudia, SAUGER Nicolas Publication date 2009
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Does immigration reduce natives' support for the welfare state? Evidence from the European Social Survey (2002/2003) suggests a more qualified relation. For Europe as a whole, there is only weak evidence of a negative association between the perceived presence of immigrants and natives' support for the welfare state. However, this weak average relationship masks considerable heterogeneity across countries. We distinguish two channels through which immigration could affect natives' support for the welfare state: a pure dislike of immigrants and concerns about the economic consequences of immigration. We find that natives who hold both negative views react much more negatively to a given perceived share of immigrants than natives who hold neither view. However, there is no clear pattern concerning the relative importance of the two channels. Finally, we find that natives who hold either of these negative views of immigrants tend to be less supportive of the welfare state independently of the perceived presence of immigrants.

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Le général de Gaulle, en instaurant en 1958 la Ve République, avait comme objectif central de mettre fin au « régime désastreux des partis ». La révision constitutionnelle de 1962 instaurant l'élection du président au suffrage universel représentait à ses yeux l'assurance que l'influence des partis politiques serait définitivement détruite. Paradoxalement, c'est cette modification qui, à la fois, a contraint les partis à s'adapter aux nouvelles institutions et leur a offert l'opportunité de revenir sur le devant de la scène politique. Le caractère mixte du régime, qui exige que le pouvoir exécutif dispose d'une majorité parlementaire pour fonctionner normalement, préservait également le rôle des partis politiques. Après le double échec du général de Gaulle et des partis issus de la République précédente, échec d'une république plébiscitaire pour le premier et échec de la résistance au régime pour le second, les partis, anciens et nouveaux, ont dû s'adapter à la double logique présidentielle et parlementaire, personnelle et partisane, du nouveau régime. Cet article se propose de montrer comment cette mue s'est effectuée et comment, après une période longue de bipolarisation gauche/droite et de multipartisme, deux partis, et deux seulement, ont pu devenir de véritables partis présidentiels et monopoliser pratiquement la représentation parlementaire et la présidence de la République. L'hypothèse posée ici est que graduellement, le système partisan s'est transformé dans le sens d'un bipartisme imparfait, UMP à droite et PS à gauche. La période 2006-2007 a encore accéléré cette évolution. Pour autant, si cette évolution paraît devoir se poursuivre, la fragilité relative des deux grands partis ne permet pas encore de la considérer comme définitive.

in Rapport sur l'état de l'Union européenne Publication date 2005
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Malgré le prestige dont elle jouit, la méthode de l'entretien dit "non-directif" a toujours fait l'objet de nombreuses critiques, plus ou moins "techniques", plus ou moins radicales: sa fiabilité, sa validité aussi bien que l'éthique et l'épistémologie qui l'inspirent sont mises en cause depuis l'origine. La réfutation à laquelle se livre Pierre Bourdieu dans la Misère du monde pourrait donc n'apparaître que comme un étape supplémentaire dans l'histoire de l'utilisation des entretiens "non-directifs" en sociologie. De fait, à ceux qui ont déjà recueilli et analysé des entretiens "non-directifs", le chapitre "Comprendre" donne à réfléchir. Contrairement à ce que la notion de "neutralité bienveillante" couramment associée à la méthode peut laisser supposer, réaliser puis analyser des entretiens dits "non-directifs" engage fortement le chercheur. Plus que beaucoup d'autres, cette méthode le confronte directement à la complexité et à l'intensité de la relation qui s'établit entre l'enquêteur et "l'enquêté", relation qu'il est amené à revivre aussi longtemps que dure l'analyse. En acceptant la démarche d'introspection qui est au principe du "non-directif", les personnes interrogées font bien plus qu'exprimer des opinions. Aussi est-il difficile de se départir d'une vive reconnaissance à leur égard, du fait de la confiance qu'elles témoignent en livrant à l'interprétation l'explication qu'elles-mêmes donnent de leur point de vue (...).

Publication date 2005
HEITZ Bruno
BAUSSIER Sylvie
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Cette encyclopédie traite de la citoyenneté sous tous ses aspects : de la déclaration d’état civil au développement durable, en passant par la famille et ses évolutions, l’école et la laïcité, la loi, les codes pénal et civil, la démocratie, la constitution française, les libertés individuelles, l’Europe, le travail des enfants, les ONG… Chacune de ces thématiques est développée sur une double page : le texte est illustré de dessins originaux signés Bruno Heitz, de vignettes et de photos. Une somme passionnante pour sensibiliser les 8-11 ans à la citoyenneté.

Dans cet entretien, Patrick Le Galès, directeur de recherche au CNRS, CEVIPOF Sciences Po, nous livre les premiers éléments issus d'une vaste enquête qu'il coordonne avec d'autres chercheurs sur "les cadres supérieurs dans les grandes villes européennes, mobilité et ségrégation, une comparaison entre Paris, Lyon, Madrid, Milan et Londres". Cette recherche porte sur les stratégies de différenciation, voire "d'exit", des cadres supérieurs par rapport aux sociétés nationales, et sur l'éventuelle constitution d'une "nouvelle bourgeoisie transnationale". Ses premiers résultats fournissent des éléments d'analyse passionnants sur la place des familles dans ces stratégies et leurs relations aux territoires métropolitains.

Rapport réalisé dans le cadre du Baromètre politique français, Enjeux et analyses, élections 2007 (hiver 2007)

Les partis de droite n'intéresseraient que peu, du moins les chercheurs. Le constat est largement partagé, au point où l'un des derniers ouvrages comparatifs sur la question soit issu d'un colloque portant sur "l'état de la gauche" à la fin de la présidence de François Mitterrand (Wilson, 1998). Pour reprendre les termes de F. Wilson, "it struck me as unusual that academics, including me, would spend so much time and nk on parties that governed by exception rather than on the center-right parties that usually dominate politics in Europe" (Wilson, 1998, vii) (...).

Si l'attitude face à l'intégration européenne est une ligne de fracture ancienne au sein des partis de droite, les transformations récentes du système partisan français, surtout à droite, mènent à réévaluer le poids de cet enjeu dans la structuration de la compétition politique. Suivant les données de sondages d'experts récents et les résultats d'une analyse systématique des programmes des partis, l'enjeu européen n'apparaît pas toutefois aujourd'hui constituer une dimension autonome de l'espace politique français tant la position sur cet enjeu entretient une relation forte, mais de type quadratique, avec les positions traditionnelles sur l'axe gauche – droite. Ainsi, si cet enjeu a contribué à l'émergence de nouveaux partis, notamment autour de l'idée souverainiste, l'hypothèse d'un réalignement du système partisan français en fonction de l'attitude face à l'intégration européenne ne connaît aujourd'hui aucune confirmation empirique.

in Revue française de science politique Publication date 2005
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Peu d’oeuvres peuvent aujourd’hui prétendre à une postérité aussi marquante que l’analyse faite par Maurice Duverger de l’effet des modes de scrutin. Cette analyse aura non seulement marqué son temps en structurant les débats, mais peu d’auteurs, et notamment d’auteurs français, voient encore aujourd’hui leur nom aussi souvent cité. Cette postérité est assurément liée à la formulation des conclusions sous forme de loi, les fameuses trois lois suivant lesquelles les systèmes partisans tendent (le déterminisme reproché à M. Duverger doit de ce point de vue être relativisé) à être bipartisan, multipartite ou multipartite, mais avec coalitions électorales stables, suivant que le mode de scrutin est majoritaire à un tour, proportionnel ou bien majoritaire à deux tours. Mais ces lois sont également soutenues par une théorie explicative du rôle structurant des modes de scrutin par la distinction d’effets mécaniques (ceux liés à la transformation des voix en sièges par l’arithmétique de la loi électorale) d’effets psychologiques, résultant de la sophistication des choix d’électeurs anticipant les effets mécaniques du mode de scrutin. [Premier paragraphe]

in Cahiers du CEVIPOF Publication date 2005-07
LAURENT Annie
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Conclusion du numéro spécial des Cahiers du Cevipof (n° 42, 2005) consacré au "Référendum de ratification du Traité constitutionnel européen du 29 mai 2005 : comprendre le « Non » français". Le 29 mai 2005 marque une date importante dans le processus d’intégration européenne, tant en France qu’en Europe. L’intérêt porté par les électeurs français à la question référendaire, au terme d’une campagne électorale intense, où les courbes d’intention de vote se sont croisées à plusieurs reprises, constitue la première surprise du scrutin. Mais l’événement reste le rejet du Traité constitutionnel par près de 55% des Français. Du "Oui", qui l’avait emporté de justesse en 1992, au "Non" massif de 2005, les logiques socio-économiques du vote ont sensiblement changé et se sont complexifiées. Pour comprendre ces changements, huit contributions ont été rassemblées. Elles permettent, en amont de la consultation de revenir sur le choix de la procédure référendaire par Jacques Chirac et sur la consultation interne au PS, mais aussi de situer les enjeux du scrutin, de comprendre comment la campagne s’est structurée et enfin de s’interroger sur le sens des résultats.

in L’Engagement politique. Déclin ou mutation ? Publication date 1994-01
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in Dictionnaire du vote Publication date 2001
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Deux grands axes de valeurs rendent compte du vote des électeurs français. Le premier, classiquement appelé libéralisme culturel, porte sur les questions de société. Il concerne les sujets tels que l’immigration, la délinquance, l’autorité, les moeurs, les relations hommes-femmes, etc. Le second, que l’on peut appeler libéralisme économique, porte sur les problèmes économiques et sociaux. Il touche au clivage public-privé, au droit du travail, au pouvoir d’achat, aux inégalités sociales, etc (...).

Through an analysis of the activism of the North Africa descendants from the suburbs in Paris region in the 1990s and 2000s, this article shows the plurality of their relationship to institutions (family, school, labor, government, police, justice, etc.). The study draws on a rich empirical material (forty one life stories of activists from three organizations, and focuses on difficult terrain often resistant to any sociological objectivation. Complementing the literature on the relationship to institutions of immigrant children, the approach microsociological, mesosociological and socio-biographic, by integrating personal stories in the analysis, the meaning that actors give to their actions, is fruitful because it renders an account of the impact of the structural and institutional factors, and the singularity of individual socializing experiences and various interactions that structure durably their relationship to institutions, while underlining at the same time, how they determine the differentiated forms of collective action.

in Transparency in a New World Order. Unveiling organizational visions Publication date 2008
LUQUE Emilio
MUNIESA Fabian
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Cette contribution analyse les stratégies du gouvernement en France pour accroître son contrôle de l’agenda en matière de politique européenne. Depuis le traité de Maastricht, le Parlement français a cherché à développer le contrôle parlementaire sur ces dossiers. Malgré un progrès indéniable, nous soutenons qu’en s’appuyant sur le déséquilibre de départ, le gouvernement est parvenu à neutraliser l’essentiel de ces avancées. L’explication que nous avançons est avant tout institutionnelle, dans la mesure où le déséquilibre de départ entre institutions permet au gouvernement de structurer les changements et leurs effets à sa guise.

in West European Politics Publication date 2007-11
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The presidential and legislative elections that were held during spring 2007 in France were closely watched over after the ‘earthquake’ of 2002 (Perrineau and Ysmal 2003; Gaffney 2004) and the ‘no’ to the European constitution through the referendum of 29 May 2007 (Sauger et al. 2007). The 2002 presidential election in France was seen as boiling down to a contest between an incumbent president of the centre-right, Jacques Chirac, and an outgoing prime minister of the centre-left, Lionel Jospin, coming after a period of cohabitation between left and right that marked the end of the final seven-year presidential term (...).

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Increased cohesion of groups and political blocks within the French parliament is one key reason for the stabilisation of the political regime under the Fifth Republic. This article starts with precise measures of the extent to which patterns of cohesion have changed throughout the twentieth century in France. It then moves to explain why cohesion has improved with the new regime of the Fifth Republic despite the change to a single member district electoral system and the direct election of the president. Both are generally expected to threaten cohesion. The two-round electoral system and semi-presidentialism prove, however, to be important explanations of the emergence of strict discipline in the French parliament.

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