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in COGITO, la lettre de la recherche à Sciences Po Publié en 2018-04
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Économiste, Denis Fougère est directeur de recherches au CNRS à l’Observatoire sociologique du changement (OSC) de Sciences Po. Il codirige avec Agnès van Zanten l’axe « Politiques éducatives » du LIEPP. Il consacre ses recherches à l’évaluation des politiques publiques, notamment celles relatives au marché du travail et au système éducatif. Il présente ici une recherche qui, appliquant des méthodes économétriques sur données individuelles, analyse le parcours scolaire d'une cohorte de collégiens entrés en sixième en 2007.

in VOX CEPR's Policy Portal Publié en 2016-05
GAUTIER Erwan
ROUX Sébastien
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In light of the Eurozone Crisis, some countries have implemented reforms to collective wage bargaining institutions, which can be responsible for wage rigidities that are problematic in the face of rising unemployment. This column describes collective wage bargaining in France and how national minimum wage increases are transmitted to wage floors set by industry-level agreements. An increase in the national minimum wage leads to an increase in negotiated industry-level wage floors, which firms then use as references for their wage policy. This might partly explain why French base wages have continued to increase despite recent rising unemployment.

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Cet article est une étude empirique portant sur les ajustements des salaires minima de branche en France et sur leur interaction possible avec les hausses du SMIC (salaire minimum interprofessionnel de croissance). Nous avons construit pour cette étude une base de données contenant près de 48 000 salaires minima de branche associés à des postes spécifiques dans plus de 340 branches sur la période 2006-2014. Nous obtenons que le SMIC a un effet significatif sur la saisonnalité et le calendrier des négociations de branche. L’inflation, les hausses de salaire dans la branche et les hausses de SMIC (en termes réels) sont les principaux déterminants des hausses des minima de branche et les élasticités des minima de branche par rapport à ces variables sont respectivement de 0.6, 0.3 et 0.25. Les élasticités des minima de branches par rapport à l’inflation ou au SMIC diminuent le long de la distribution des minimas mais restent positives pour tous les niveaux de minima.

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This paper examines empirically the dynamics of wage floors defined in industry-level wage agreements in France. It also investigates how industry-level wage floor adjustment interacts with changes in the national minimum wage (NMW hereafter). For this, we have collected a unique dataset of approximately 3,200 industry-level wage agreements containing about 70,000 occupation-specific wage floors in 367 industries over the period 2006Q1-2017Q4. Our main results are the following. Wage floors are quite rigid, adjusting only once a year on average. They mostly adjust in the first quarter of the year and the NMW shapes the timing of industry-level wage bargaining. Inflation but also changes in past aggregate wage increases and in the real NMW are the main drivers of wage floor adjustments. Elasticities of wage floors with respect to these macro variables are 0.6, 0.4 and 0.3 respectively. Inflation and the NMW have both decreasing but positive effects all along the wage floor distribution. (Published in Labour Economics)

In this paper, we investigate the effect of real estate prices on productive investment. We build a simple theoretical framework of firms’ investment with credit rationing and real estate collateral. We show that real estate prices affect firms’ borrowing capacities through two channels. An increase in real estate prices raises the value of the firms’ pledgeable assets and mitigates the agency problem characterizing the creditor-entrepreneur relationship. It simultaneously cuts the expected profit due to the increase in the cost of inputs. While the literature only focuses on the first channel, the identification of the second channel allows for heterogeneous effects of real estate prices on investment across firms. We test our theoretical predictions using a large French database. We do find heterogeneous effects of real estate prices on productive investment depending on the position of the firms in the sectoral distributions of real estate holdings. Our preferred estimates indicate that a 10% increase in real estate prices causes a 1% decrease in the investment rate of firms in the first decile of the distribution but a 6% increase in the investment rate of firms belonging to the last decile.

De la fin des années 1990 à la crise financière, dans de nombreux pays avancés, les prix de l’immobilier ont connu une très forte expansion, sans précédent du point de vue de son ampleur et de sa durée, suscitant chez les analystes des interrogations quant à son impact sur l’investissement productif. Dans des pays comme l’Espagne où les prix de l’immobilier ont chuté après une très forte hausse, l’ajustement a fait apparaître une très mauvaise allocation du capital et entraîné un rééquilibrage au profit du secteur exportateur (Cette, Fernald et Mojon, 2016). En France, en revanche, il n’y a pas eu de correction significative des prix de l’immobilier. Ces derniers sont demeurés plus élevés que dans les années 1990 par rapport aux prix à la consommation ou aux prix des équipements. Cela étant, la France suscite également des interrogations quant à l’impact de la très forte expansion des prix de l’immobilier sur l’allocation sectorielle et sur l’investissement productif (Askenazy, 2013). Cette expansion a-t-elle altéré l’allocation de l’investissement, en le dirigeant vers les entreprises et les secteurs moins productifs ? L’effet des hausses des prix de l’immobilier sur le collatéral est atténué par un effet de rentabilité négatif. Jusqu’à présent, la littérature s’est principalement intéressée au canal du collatéral. Sur un marché du crédit imparfait, le dépôt de collatéral renforce la capacité d’emprunt des entreprises. La capacité des prêteurs à saisir le collatéral déposé accroît la capacité d’endettement des emprunteurs car elle atténue les effets du problème de type principal-agent qui caractérise cette relation de financement externe. La mesure dans laquelle le dépôt du collatéral assouplit la contrainte de crédit dépend de la valeur de liquidation du collatéral. Les actifs immobiliers constituent souvent l’essentiel des actifs collatéralisables des entreprises car ils peuvent être facilement redéployés et ont une longue durée de vie.

in Rue de la Banque Publié en 2016-01
GAUTIER Erwan
CARLUCCIO Juan
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Collective bargaining modify the impact of exports and imports on wages? In a seminal paper, Calmfors and Driffill (1988) show that, in firms covered by firm‑level wage agreements, wages are better linked to productivity than in firms covered by industry‑level agreements. Gürtzgen (2009) lends support to these predictions using data for German manufacturing firms. Our study looks at data from individual French firms on wages, exports/imports and collective bargaining over the period 2005‑2009. Our sample comprises more than 8,000 firms (among the largest French exporters/importers) which account for over two thirds of French exports and imports of manufactured goods. Using micro‑econometric techniques, we examine two questions: (i) do exporting and offshoring lead to higher wages and, if so, is the effect heterogeneous across workers? (ii) to what extent does wage bargaining shape the effect of trade on wages? International trade favours exports but also creates opportunities for offshoring. This Rue de la Banque studies the impact of firm-level trade activities on wages, as well as the role of collective bargaining. Both exports and offshoring have a positive impact on wages, but exports increase wages for all occupational categories, while the impact of an increase in offshoring is stronger for executives. The elasticity of wages with respect to exports and offshoring is positive and is higher for firms with collective bargaining. However, we find that collective bargaining reduces only moderately wage inequalities induced by offshoring.

in Education & formations Publié en 2017-12
RAIN Audrey
Maxime
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Cette étude aborde la comparaison entre écoles publique et privée sous deux angles. Le premier vise à mieux comprendre le choix du secteur en début de scolarité élémentaire (CP et CE1). Ce choix diffère suivant l’environnement familial, la proximité plus ou moins grande d’une école privée du domicile, et le niveau de l’élève à l’entrée au CP. Le second vise à juger de l’efficacité du secteur privé pour faire réussir les élèves. Une comparaison directe des résultats entre les deux secteurs n’est pas pertinente, leurs élèves n’ayant pas les mêmes caractéristiques. Pour tenir compte de ces différences, nous mobilisons les informations recueillies dans le panel d’élèves entrés au CP en 1997. L’écart de distance au domicile des parents entre les écoles privée et publique les plus proches est utilisé comme variable instrumentale. Nous ne trouvons globalement pas d’effet significatif de la fréquentation d’une école privée en CP et CE1 sur les résultats à l’entrée en CE2, en mathématiques comme en français, ni sur la probabilité de redoubler au CP et au CE1.

in Nouvelles questions féministes Publié en 2018-05
TENRET Elise
LE PAPE Marie-Clémence
LADREIT DE LACHARRIERE VERON Bérangère
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Cet article s’intéresse aux normes d’entraide (vis-à-vis des ascendant·e·s et des descendant·e·s), mesurées à partir des réponses issues de trois enquêtes menées sur des échantillons représentatifs de la population. Il décrit les différences entre les femmes et les hommes – que celles et ceux-ci soient concernés ou non par les activités du care – ainsi que l’hétérogénéité des situations observée pour chaque sexe. La première partie traite des différences normatives entre les femmes et les hommes, et met en évidence des attentes plus fortes des hommes en matière d’entraide familiale, notamment en ce qui concerne l’aide aux ascendant·e·s. La seconde partie montre que ces attentes sont liées au fait que ces derniers sont moins impliqués dans les contraintes matérielles et quotidiennes de l’aide familiale, mais également à leur attachement plus fort au caractère statutaire des relations familiales.

in La Vie des Idées Publié en 2010-04-26
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En explorant les identités des membres des groupes dominants et dominés, Fabio Lorenzi-Cioldi démonte les mécanismes psychologiques qui participent à la production et à la reproduction des inégalités entre groupes. L’ouvrage convainc du grand intérêt que représente l’apport de la psychologie sociale à des interrogations éminemment politiques.

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L’article présente une synthèse de ce que dévoile la recherche en éducation sur le fonctionnement des classes mixtes, et sur ce que ce mode de fonctionnement doit à la mixité en tant que telle. Il mobilise les travaux centrés sur les interactions entre enseignants et élèves, entre élèves, ainsi que ceux, plus rares, qui comparent le fonctionnement des classes mixtes et non mixtes. Il en interroge ensuite les incidences sur les attitudes et les comportements des garçons et des filles, en mobilisant les interprétations de la psychologie sociale : de fait, la confrontation à l’autre durcit les stéréotypes du masculin et du féminin, avec des conséquences concernant notamment la confiance en soi. Dans une dernière partie, le texte engage un débat plus normatif sur les politiques éducatives en matière de mixité scolaire, dès lors que, malgré son évidence, cette mixité apparaît porteuse d’effets ambivalents et semble nourrir une discrimination performative. Le débat, qui conduit à poser la question de l’opportunité d’un retour, même partiel et temporaire à la non-mixité, reste très ouvert car il engage in fine des conceptions du masculin et du féminin et de la notion même d’égalité qui sont loin d’être consensuelles.

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The text focuses on the measurement problems both equity and excellence does imply, and on the “technical” choices that are to be made. It aims at showing that those choices are not neutral and have plenty of political consequences. Starting with the problems of definition of both excellence and equity, which should be considered jointly, the paper examines i) how the indicators and methods implemented do have some impact on the amount of inequalities, and ii) on the necessity of a time dimension to figure out how inequalities are generated, along with a system-wide perspective.

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Selon le sociologue américain Frank Dobbin, l’Affirmative Action qui a conduit les États-Unis à renforcer l’égalité des chances devant l’emploi, a moins été imposée par les pouvoirs publics que mise en oeuvre dans les entreprises par les ressources humaines. Est-ce à dire qu’un État faible est plus efficace qu’un État fort ?

On pourrait penser que tout a déjà été dit, en sociologie, sur les mécanismes de l’échec et de la réussite scolaire, notamment en France, où ont été développées de grandes constructions théoriques qui jouissent aujourd’hui d’une audience internationale (on pense évidemment à celles de Bourdieu et Passeron d’une part, et de Boudon de l’autre), constructions théoriques qui ont-elles-mêmes stimulé de nombreux travaux empiriques. L’ouvrage de Benjamin Castets-Fontaine vient démentir cette impression rapide, en apportant un éclairage stimulant sur les inévitables zones d’ombre de cette vaste problématique. (...)

in Revue française de sociologie Publié en 2012
MONS Nathalie
SAVINA Yannick
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Alors qu’une solide tradition de sociologie du curriculum s’est développée dans les pays anglo-saxons, peu de recherches empiriques concernent, en France, les contenus d’enseignement. L’article présente les résultats d’une recherche examinant comment, dans une variété de pays, se structurent les curricula, et explore si des liens peuvent être établis avec les attitudes observées par ailleurs chez les élèves. Il met en évidence trois grands modèles curriculaires idéal-typiques : à des systèmes éducatifs fondés sur une « éducation totale » s’opposent deux modèles fondés soit sur les matières académiques, soit sur la vie professionnelle. Ces différenciations de contenus d’enseignement s’inscrivent dans des organisations pédagogiques et sociales au sein de l’école différentes. L’hypothèse de relations entre, d’un côté, les attitudes des élèves et, de l’autre, ces modèles curriculaires et les organisations sociales qui les accompagnent au sein de l’école est confortée partiellement, même si ce résultat est évidemment contingent à la construction des variables d’attitudes dans la base de données utilisée (PISA). Mais de manière plus générale, c’est la possibilité d’évaluer les « effets » de l’éducation qui est questionnée, notamment dans le domaine des attitudes.

in Revue française des affaires sociales Publié en 2015-04
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Alors que des analyses de plus en plus nombreuses explorent les incidences sociales des périls environnementaux, ce texte entend positionner les inégalités sociales non plus (seulement) en aval – comme une conséquence –, mais en amont : il explore dans quelle mesure les inégalités sociales, au-delà des questions de justice qu’elles soulèvent, accroissent en elles-mêmes les problèmes environnementaux. Cette perspective vient compléter l’argumentation pour une lutte contre les inégalités mondiales, en allant au-delà des seules justifications éthiques, toujours discutables. Après avoir synthétisé brièvement les débats philosophiques autour des inégalités mondiales, le texte balaie les travaux qui explorent les effets macrosociologiques, économiques et écologiques de ces dernières. Il s’en dégage que tout faire pour les réduire converge de fait avec les intérêts bien compris non seulement des habitants des pays les plus riches mais de tous ceux de la planète. Cette approche conduit à conclure que seule une justice globale est à même de contrecarrer les urgences écologiques de l’heure.

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Les pauvres ? Ils le méritent bien. De même, les riches seraient récompensés de leur talent… Imposture idéologique, quand le niveau de revenus dépend avant tout du pays et du milieu où l’on naît ! Quel rôle l’école peut-elle jouer pour délégitimer la méritocratie, qui fait le lit des inégalités ? (Premières lignes)

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Dans un pays démocratique, qui a rejeté aussi bien l’aristocratie que la notion d’inégalités naturelles entre les hommes, la répartition des places est censée se faire sur une base méritocratique, ce qui donne à l’institution scolaire, chargée de détecter et de sanctionner les mérites, un rôle essentiel. Dès lors que l’égalité des chances est proclamée, on s’attendrait à ce que les cartes soient rebattues à chaque génération et qu’en particulier le milieu social d’origine des enfants n’affecte en aucun cas leur devenir scolaire. La sociologie montre avec constance que tel n’est pas le cas, même si les inégalités sociales de parcours scolaire évoluent et se recomposent en permanence. Avec autant de constance, des politiques éducatives sont mises en œuvre, dont les plus emblématiques sont sans doute celles qui relèvent de l’éducation prioritaire. Mais face aux évaluations, mitigées, de leurs effets, on se demande aujourd’hui s’il ne serait pas plus efficace de passer d’un ciblage sur des zones à un ciblage sur les personnes, et de cibler aussi plus nettement des niveaux bien précis d’intervention. Il reste que ces politiques ne sauraient à elles seules contrecarrer les processus de reproduction sociale.

in Evaluations en tension : Entre la régulation des apprentissages et le pilotage des systèmes Publié en 2009
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in Revue française de pédagogie Publié en 2010
MARIN Brigitte
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Alors que la mixité sociale, notamment en ce qui concerne les établissements scolaires, fait l’objet de débats souvent vifs, la mixité sexuée peut, de prime abord, apparaître comme une question réglée une fois pour toutes. La mixité n’est-elle pas obligatoire dans toutes les filières depuis 1975 et ne s’impose-t-elle pas comme une évidence dans tous les pays qui ont inscrit l’égalité entre hommes et femmes au rang de leurs principes ? (...).

La sociologie et la psychologie sociale abordent de manière distincte la question de ce qu’on peut considérer comme la face subjective des inégalités, à savoir la manière dont les personnes ressentent, expliquent et justifient les inégalités qui marquent leur société d’appartenance. De fait, les travaux des psychologues sociaux sur ces questions sont peu connus de la majorité des sociologues et l’objectif du texte est d’en présenter une synthèse. Sans prétendre à l’exhaustivité, il entreprend un bilan critique de cette littérature, majoritairement anglo-saxonne. Il souligne combien ces analyses de la manière dont l’intériorisation des inégalités affecte profondément les psychismes sont éclairantes sur les mécanismes de reproduction des inégalités elles-mêmes. A ce titre, elles méritent d’être connues des sociologues, toujours en quête d’une articulation macro-micro difficile à concevoir. Mais si sur certains points, et au-delà des concepts privilégiés, sociologues et psychologues sociaux débouchent sur des conclusions convergentes – par exemple concernant l’inscription des jugements de justice dans un système d’interaction concret –, il reste des points moins consensuels, ainsi les sociologues opposent-ils volontiers à la notion, centrale en psychologie, de la « croyance en un monde juste », la sévérité des jugements, notamment en France, sur la justice de la société.

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De sa longue carrière, on retient surtout des travaux de Zygmunt Bauman (aujourd’hui professeur émérite à l’Université de Leeds) l’image d’une société devenue « liquide », c’està- dire, où les relations interindividuelles sont devenues interchangeables, impalpables, voire jetables… Mais cette thèse de Z. Bauman se niche dans une analyse critique moins connue de nos sociétés de consommation. C’est cette ligne que suit ce bref essai, sur un thème largement exploré ces dernières années par les économistes, mais bien moins par sociologues, à savoir, comme le dit explicitement le titre, « est-ce que la richesse d’un petit nombre bénéficie à tous ? ». Problème classique dira-t-on ! (...).

Fairness issues are quite widespread in educational research. However, despite the large number of empirical studies on this topic, few question the precise way in which equality is defined and assessed. That is especially true with regards to access to higher education. In most empirical studies, it seems straightforward to consider fair any situation in which the rates of access to both higher education in general as well as to the most desirable tracks are equal irrespective of students’ personal characteristics (gender, social background, etc.) (...).

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Ce texte entend rappeler que la question des inégalités entre filles et garçons n’est pas devenue sans objet. On montre que ce qui apparaît de prime abord comme une supériorité des filles dans le domaine scolaire n’est pas sans ambivalence et notamment ne suffit pas à supprimer les difficultés spécifiquement féminines dans les débuts de la vie active. En arrière-plan, toute une socialisation sexuée joue, qui vient canaliser strictement le développement personnel des jeunes filles, avec en particulier une sexualisation de plus en plus accentuée et de plus en plus précoce, selon la logique du système de genre.

in Sociologie et sociétés Publié en 2011
DUBET François
VÉRÉTOUT Antoine
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Dans quelle mesure l’éducation scolaire est-elle favorable à la cohésion sociale ? Après avoir défini la cohésion sociale de manière opérationnelle et en mobilisant des comparaisons internationales, cet article essaie de montrer en quoi certaines caractéristiques des systèmes scolaires s’avèrent associées aux scores de cohésion sociale. Il apparaît que les relations sont plus fortes entre la cohésion et certaines variables sociales qu’entre celle-ci et les variables scolaires proprement dites et que parmi ces dernières c’est surtout l’emprise des diplômes sur la carrière sociale et professionnelle des individus qui s’avère importante. Cet article met en évidence un effet pervers de la croyance dans la méritocratie scolaire qui justifierait les conséquences sociales des hiérarchies scolaires. Ce mécanisme est lui-même inclus dans un ensemble de perceptions de la légitimité des inégalités sociales.

in La société française. Un bilan sociologique des évolutions depuis l'après-guerre (3e ed.) Publié en 2011
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Ce chapitre présente les politiques éducatives qui se sont mises en place depuis les années 1950 ainsi que leurs incidences sur les scolarités des jeunes Français. Après avoir souligné à la fois l’allongement spectaculaire des études et la persistance d’inégalités sociales importantes, il met l’accent sur les stratégies des “usagers” qui cherchent à rentabiliser au mieux leur investissement éducatif et résistent de fait au processus de démocratisation de l’école. Les politiques éducatives, au-delà de l’expansion et de la diversification de l’offre peinent à contrer ces stratégies, tandis que la multiplication des diplômes affecte les conditions de la compétition scolaire, les usages sociaux et la valeur économique des diplômes et les fonctions même de l’école.

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