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in Revue de l'OFCE Publication date 2009-10
CAVALIER Bruno
ZLOTOWSKI Yves
SCHWEISGUTH Danielle
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Les prévisions occupent une place particulière dans le débat public en économie. Elles sont généralement considérées comme des prédictions, qualifiées fréquemment d’optimistes ou de pessimistes, comme si elles dépendaient de l’humeur des équipes qui les réalisent. Certes, en un sens, la prévision est un art tant elle dépend des signes précurseurs que nous livre le présent, de l’interprétation des évolutions en cours, de la capacité des économistes de sélectionner les informations pertinentes parmi celles, multiples, dont l’intérêt n’est qu’anecdotique. Mais elle est surtout une science puisqu’elle consiste à déduire des informations dont on dispose sur le présent une vision de l’avenir. Elle ne peut être formulée en dehors d’un cadre général d’interprétation, c’est-à-dire d’une théorie qui met en relation les informations que l’on privilégie et les variables que l’on cherche à prévoir. Parmi ces informations, certaines, cruciales, ne sont pas vraiment disponibles car, pour l’essentiel, elles dépendent de décisions à venir et qu’il n’existe pas vraiment de théorie permettant de déduire des données existantes ce que seront ces décisions. Il faut donc formuler des hypothèses alternatives et retenir celles qui nous paraissent les plus vraisemblables. Dès lors, les erreurs de prévision peuvent avoir au moins trois origines : une insuffisance d’information sur le présent, une mauvaise spécification théorique, la non réalisation de certaines hypothèses. De surcroît, il existe une incertitude irréductible au sens ou certains événements sont imprévisibles, alors même que leur conséquence sur l’activité économique est déterminante. Voilà pourquoi les chiffres associés à une prévision sont éminemment fragiles, qu’ils doivent être considérés comme conditionnels aux hypothèses que l’on formule, aux données dont on dispose et au cadre théorique dans lequel on raisonne. Il m’a donc semblé nécessaire que les prévisions réalisées par l’OFCE soient publiées en même temps qu’un débat autour de ces prévisions. Cela offre le double avantage de rendre explicite le doute inhérent à tout exercice de prévision pour les raisons déjà exposées, et de participer au pluralisme nécessaire à l’indépendance et au sérieux des études économiques. Une prévision, pour rigoureuse qu’elle soit, n’est pas un exercice mécanique au terme duquel la vérité serait révélée, mais une « histoire » raisonnée du futur délivrant des résultats incertains. Il est utile d’en comprendre d’emblée les limites, pour ne point s’en servir comme d’un argument d’autorité, à l’instar de ce qui est trop fréquemment le cas.

in Revue de l'OFCE Publication date 2010-07
FRAISSE Geneviève
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La démocratie s’est construite en tenant les femmes à l’écart : aucun énoncé systématique n’explicite leur exclusion, mais la démocratie n’a longtemps valu que pour les hommes. Celle-ci n’est donc pas excluante mais exclusive : « ni citoyenne, ni travailleuse, mais ’précieuse moitié de la République’ comme le dit Rousseau, tel fut donc le rêve de l’homme démocratique à l’égard des femmes ». Geneviève Fraisse revient sur le long parcours de 1830 à nos jours qui a conduit à l’inclusion progressive des femmes dans le système démocratique. De leur inclusion dans le « tout » démocratique, naîtra le processus de discrimination envers les femmes, processus qui consiste à séparer en jugeant, ainsi que l’idée qu’il y a bien deux gouvernements démocratiques, le domestique et le politique. La philosophe met l’accent sur le rôle moteur de l’Europe concernant l’égalité entre les sexes et la lutte contre les discriminations et sur les contradictions possibles, indépassables selon elle, inhérentes aux politiques de type gender mainstreaming (approche intégrée de l’égalité). Sa pensée se situe hors de la réflexion identitaire et se déploie face à la praxis, de sorte à formuler les problèmes autour de l’histoire de l’égalité et de la liberté des femmes.

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En s’appuyant sur la littérature existante, cet article décrit les transformations de la position des femmes sur le marché du travail aux États-Unis tant sous l’angle quantitatif que qualitatif. Les tendances sont mises en perspectives avec celles qu’ont connues la France et la Suède. Globalement, les inégalités entre les sexes dans la sphère professionnelle se sont fortement résorbées sur une longue période. Mais en moyenne elles restent plus marquées aux États-Unis qu’en Suède et qu’en France, même si les Américaines les plus qualifiées bénéficient d’un traitement plus favorable du point de vue du déroulement de carrière que leurs homologues françaises et suédoises. Deux traits marquants ressortent de cette étude. Tout d’abord la réduction moyenne des inégalités entre les sexes aux États-Unis s’est appuyée sur l’explosion des inégalités sociales à partir des années 1980. Ensuite, cette réduction des inégalités entre les sexes ne concerne pas toutes les femmes : pour les moins qualifiées les améliorations sont modestes, voire inexistantes sur certains points, et donc les inégalités entre les femmes qualifiées et celles n’ayant pas de diplôme ont augmenté.

in Letters in Spatial and Resource Sciences Publication date 2008-04
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This paper uses a spatial Cournot competition model to examine the effect of increasing returns to scale (IRS) in manufacturing as an agglomerating force between a fixed number of firms competing over regional markets. As one would expect, with a constant returns to scale (CRS) manufacturing sector the dispersed symmetric equilibrium will always be stable. The first important result is the confirmation that even low levels of IRS provide incentives for the manufacturing firms to deviate from this symmetric equilibrium and move towards agglomeration. An interesting aspect of the results, however, is that IRS do not automatically imply an unstable symmetric equilibrium, and the threshold required to provoke instability increases with transport costs.

Au moment où les prévisions de croissance pour la France de l’OFCE étaient rendues publiques (le 18 octobre, disponibles ici), l’OFCE conviait à un atelier, appelé l’Observatoire Français des Comptes Nationaux, les différentes institutions françaises publiques (Banque de France, Direction Générale du Trésor, Insee) et internationales (Commission européenne, OCDE et FMI) ainsi que les institutions privées françaises ou opérant en France. Le sujet de la journée était la conjoncture française et son environnement international, les prévisions macroéconomiques à l’horizon 2020, les perspectives budgétaires ainsi que des éléments de méthodes ou structurels comme l’écart de production ou les déséquilibres macroéconomiques. Cette rencontre annuelle dont c’est la deuxième édition, a eu lieu mercredi 17 octobre 2018. Au total, 18 instituts pratiquant la prévision à 1 ou 2 ans étaient représentés. Une analyse détaillée de ces prévisions sera publiée prochainement dans un Policy brief de l’OFCE. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publication date 2008-10
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Depuis la panique qui s’est déclenchée à l’été 2007 sur les marchés financiers et face aux risques de récession qui pèsent sur les économies, les grandes banques centrales n’ont pas ménagé leurs efforts. La Réserve fédérale, et dans une moindre mesure la Banque d’Angleterre, ont mené jusqu’en mai 2008 un round de baisse de taux d’intérêt directeur tandis que la BCE, dans un sursaut d’inquiétude face au risque d’une hausse de l’inflation, relevait une dernière fois le sien le 8 juillet. Mais la faillite de Lehman Brother le 15 septembre a contraint les autorités monétaires à une nouvelle action coordonnée et forte de baisse des taux, action facilitée par le repli des prix du pétrole et les signes croissants d’affaiblissement des économies. Le mouvement devrait s’achever aux États-Unis fin octobre avec la baisse à 1 % des Fed funds. La BCE pourrait réduire son taux à 3,25 % d’ici le début 2009 et la Banque d’Angleterre, à 3,75 % dans le courant du deuxième semestre 2009. Mais surtout, en l’absence de transmission de la politique monétaire aux marchés, du fait de la défiance des banques à se prêter entre elles et des primes de risque demandées sur les faibles volumes échangés, les banques centrales ont dû intervenir massivement sur le marché interbancaire. D’importantes injections de liquidités ont été faites en même temps que se multipliaient les facilités de paiements auprès de l’ensemble des banques. Mais ces politiques monétaires pourraient se retrouver piégées dans une trappe à liquidité si la confiance ne revenait pas rapidement sur les marchés. D’une part, la chute des taux sur les obligations publiques témoigne de la fuite de l’épargne vers les actifs les moins risqués. Alors que les taux sur les prêts interbancaires demeurent très élevés, les taux sur les titres publics sont quasiment nuls. D’autre part, la rapide dégradation des bilans des banques menace de conduire à un apurement par restriction des conditions de crédits. Cette crainte est visible dans les réponses aux enquêtes auprès des banques mais n’est pas validée par les données de prêts. Seul le secteur hypothécaire des États-Unis semble véritablement en situation de credit crunch. Dans l’hypothèse où les banques ne voudraient plus prêter aux ménages ni aux entreprises, une relance budgétaire pourrait s’avérer alors nécessaire.Depuis la panique qui s’est déclenchée à l’été 2007 sur les marchés financiers et face aux risques de récession qui pèsent sur les économies, les grandes banques centrales n’ont pas ménagé leurs efforts. La Réserve fédérale, et dans une moindre mesure la Banque d’Angleterre, ont mené jusqu’en mai 2008 un round de baisse de taux d’intérêt directeur tandis que la BCE, dans un sursaut d’inquiétude face au risque d’une hausse de l’inflation, relevait une dernière fois le sien le 8 juillet. Mais la faillite de Lehman Brother le 15 septembre a contraint les autorités monétaires à une nouvelle action coordonnée et forte de baisse des taux, action facilitée par le repli des prix du pétrole et les signes croissants d’affaiblissement des économies. Le mouvement devrait s’achever aux États-Unis fin octobre avec la baisse à 1 % des Fed funds. La BCE pourrait réduire son taux à 3,25 % d’ici le début 2009 et la Banque d’Angleterre, à 3,75 % dans le courant du deuxième semestre 2009. Mais surtout, en l’absence de transmission de la politique monétaire aux marchés, du fait de la défiance des banques à se prêter entre elles et des primes de risque demandées sur les faibles volumes échangés, les banques centrales ont dû intervenir massivement sur le marché interbancaire. D’importantes injections de liquidités ont été faites en même temps que se multipliaient les facilités de paiements auprès de l’ensemble des banques. Mais ces politiques monétaires pourraient se retrouver piégées dans une trappe à liquidité si la confiance ne revenait pas rapidement sur les marchés. D’une part, la chute des taux sur les obligations publiques témoigne de la fuite de l’épargne vers les actifs les moins risqués. Alors que les taux sur les prêts interbancaires demeurent très élevés, les taux sur les titres publics sont quasiment nuls. D’autre part, la rapide dégradation des bilans des banques menace de conduire à un apurement par restriction des conditions de crédits. Cette crainte est visible dans les réponses aux enquêtes auprès des banques mais n’est pas validée par les données de prêts. Seul le secteur hypothécaire des États-Unis semble véritablement en situation de credit crunch. Dans l’hypothèse où les banques ne voudraient plus prêter aux ménages ni aux entreprises, une relance budgétaire pourrait s’avérer alors nécessaire.

in Revue de l'OFCE Publication date 2008-04
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L’Amérique latine reste pour sa quatrième année consécutive sur un rythme de croissance soutenue. Avec 5 % en 2007, la croissance moyenne régionale aura été de 5,9 % entre 2004 et 2007, soit un record historique au regard des performances des vingt-cinq dernières années. La crise qui sévit sur les marchés financiers n’a pas trop affecté la confiance à l’égard de la zone qui bénéficie de la solidité de ses fondamentaux et de besoins de financements moindres. Le ralentissement de la croissance des États-Unis, et dans une moindre mesure des autres régions du monde devrait freiner la dynamique du commerce mondial et donc de la demande extérieure adressée à la zone tandis que la progression des demandes intérieures commence à buter sur les contraintes d’offre. La croissance pourrait atteindre 4,1 % en 2008 et 3,4 % en 2009. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publication date 2008-04
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Sur fond de crise financière encore aiguë en début d’année, l’économie américaine devrait connaître un repli nettement plus marqué de son activité en 2008 et 2009. Le risque d’une entrée en récession pointe au premier trimestre mais devrait être levé avec la mise en place d’un policy-mix très actif, destiné à très court terme à stabiliser les marchés et favoriser le retour de la confiance, et, à l’horizon des prochains trimestres, à soutenir la demande. Après 2,2 % en 2007, la croissance serait de 1,2 % en 2008 et 1,5 % en 2009, avec un rythme en fin d’année équivalent au rythme de la croissance potentielle. [Premier paragraphe]

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En 2008, 46,3 millions d'Américains étaient non assurés dont près de 1 enfant sur 10 et 1 travailleur sur 5. Pourtant, les salariés doivent être couverts par une assurance santé dans le cadre de leur entreprise tandis que les personnes de plus de 60 ans, les populations les plus démunies et les enfants de moins de 18 ans bénéficient des programmes de financement public. Mais la cherté des contrats d'assurance rend difficile l'accès aux soins pour une partie croissante de la population notamment de la classe moyenne et de celle travaillant dans des petites entreprises. Signé le 21 mars 2010 par Obama, le Patient Protection and Affordable Care Act doit mettre fin à ces inégalités. Cette nouvelle loi doit garantir à tous les résidents légaux américains, l'adhésion à une assurance santé grâce à un système d'incitations-sanctions (subventions ou pénalités). Elle simplifie les modalités d'adhésion aux programmes publics et accroit la transparence et la concurrence entre compagnies d'assurance. Mais la réforme ne traite pas véritablement la question de la maîtrise des dépenses de santé.

in Revue de l'OFCE Publication date 1999-10
BOUSSEMART Jean-Michel
MAAREK Gérard
FAYOLLE Jacky
PASSET Olivier
SIGOGNE Philippe
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Les prévisions occupent une place particulière dans le débat public en économie. Elles sont généralement considérées comme des prédictions, qualifiées fréquemment optimistes ou de pessimistes, comme si elles dépendaient de humeur des équipes qui les réalisent. Certes, en un sens, la prévision est un art tant elle dépend des signes précurseurs que nous livre le présent, de l'interprétation des évolutions en cours, de la capacité des économistes de sélectionner les informations pertinentes parmi celles, multiples, dont l'intérêt est anecdotique. Mais elle est surtout une science puisqu'elle consiste à déduire des infor mations dont on dispose sur le présent une vision de l'avenir. Elle ne peut être formulée en dehors un cadre général d'interprétation, c'est-à-dire d'une théorie qui met en relation les informations que l'on privilégie et les variables que on cherche à prévoir. Parmi ces informations, certaines cruciales, ne sont pas vraiment disponibles car, pour l'essentiel, elles dépendent de décisions à venir et qu'il n'existe pas vraiment de théorie permettant de déduire des données existantes ce que seront ces décisions. Il faut donc formuler des hypothèses alternatives et retenir celles qui nous paraissent les plus vraisemblables. Dès lors, les erreurs de prévision peuvent avoir au moins trois origines : une insuffisance d'information sur le présent, une mauvaise spécification théorique, la non réalisation de certaines hypothèses. De surcroît, il existe une incertitude irréductible au sens ou certains événements sont imprévisibles, alors même que leur conséquence sur l'activité économique est déterminante. Voilà pourquoi les chiffres associés une prévision sont éminemment fragiles, qu'ils doivent être considérés comme conditionnels aux hypothèses que on formule, aux données dont on dispose et au cadre théorique dans lequel on raisonne. Il m'a donc semblé nécessaire que les prévisions réalisées par l'OFCE soient publiées en même temps un débat autour de ces prévisions. Cela offre le double avantage de rendre explicite le doute inhérent à tout exercice de prévision pour les raisons déjà exposées, et de participer au pluralisme nécessaire à l'indépendance et au sérieux des études économiques. Une prévision, pour rigoureuse elle soit, n'est pas un exercice mécanique au terme duquel la vérité serait révélée, mais une « histoire » raisonnée du futur délivrant des résultats incertains. Il est utile d'en comprendre d'emblée les limites, pour ne point s'en servir comme d'un argument autorité, à l'instar de ce qui est trop fréquemment le cas.

in Revue de l'OFCE Publication date 2006-04
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En dépit d’un besoin de financement croissant en 2005 aux États-Unis et d’une moindre croissance de la liquidité internationale, le taux de change du dollar s’est apprécié en 2005 face à l’euro, la livre et le yen, rompant ainsi avec le mouvement baissier qui s’était installé depuis trois ans. L’attrait des placements outre-Atlantique a pris le dessus sur la prise de risque liée à la montée des déséquilibres. Des perspectives de profits élevés liés à une forte croissance (3,5 % en 2005) et un différentiel de taux d’intérêt avec la zone euro largement en faveur des États-Unis ont été autant d’arguments susceptibles de mobiliser les capitaux étrangers privés sur des placements en dollar. Ces arguments ont en plus été relayés par des incitations fiscales exceptionnelles favorisant le rapatriement des bénéfices des filiales américaines travaillant à l’étranger. L’activité des banques centrales sur le marché des changes s’est en contrepartie assagie, fruit de l’arrêt des interventions de la Banque du Japon. En 2006, la dégradation du solde courant américain et surtout le retournement de la conjoncture économique dans la zone euro combiné à un nouveau cycle de hausse des taux directeurs de la Banque centrale européenne (BCE) devraient bouleverser les anticipations des investisseurs et modifier les arbitrages en faveur de l’euro et du yen. Le soutien de la Bank of China se maintiendra néanmoins. Le dollar se déprécierait donc à nouveau en 2006 et se stabiliserait en 2007. Il s’échangerait à 1,3 dollar pour 1 euro, après 1,2 dollar pour 1 euro au premier trimestre 2006 et à 107 yen pour 1 dollar, après 117 yen pour 1 dollar début 2006.

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L’année 2001 a été particulièrement mauvaise pour l’Amérique latine : 0,3 % de croissance après 4,4 % l’année précédente. Cette contre performance a touché tous les pays de la région. La crise financière est restée circonscrite à l’Argentine mais l’attentisme des investisseurs jusqu’à l’automne dernier a freiné l’activité, exposée par ailleurs à la contraction des marchés d’exportation et à la baisse du prix des matières premières. La situation devrait s’améliorer en 2002 à l’exception de l’Argentine. [Premier paragraphe]

Avec un déficit à 3,1 % du PIB en 2017, l’Espagne a réduit son déficit de 1,4 point par rapport à 2016 et satisfait ses engagements vis-à-vis de la Commission européenne. Elle devrait franchir le seuil des 3 % en 2018 sans difficulté et serait donc le dernier pays à sortir de la Procédure pour déficit excessif (PDE), après la France en 2017. Après avoir été présenté à la Commission européenne le 30 avril, le budget 2018 a été voté au Congrès des députés espagnols le 23 mai dans un contexte politique extrêmement tendu qui a conduit le 1er juin à la destitution du président du gouvernement Mariano Rajoy (avec notamment le soutien des élus nationalistes basques du PNV qui avaient voté le budget 2018 quelques jours plus tôt). Il devrait être adopté au Sénat prochainement par une nouvelle majorité. L’orientation expansionniste du budget 2018, validée par le gouvernement du nouveau président socialiste Pedro Sanchez, ne satisfait pas la Commission qui juge l’ajustement des finances publiques insuffisant pour atteindre l’objectif de 2,2 % du PIB repris dans le Pacte de stabilité et de croissance 2018-2021. Selon les hypothèses du gouvernement précédent, non seulement le déficit reviendrait en dessous des 3 % mais la cible nominale serait respectée. [Premier paragraphe]

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Depuis 2013, la croissance mondiale est désynchronisée entre d'une part, les pays développés dont la situation s'améliore de plus en plus, et d'autre part, le reste du monde qui voit au contraire sa situation se dégrader, sous le poids de plusieurs facteurs. En Chine, la réorientation du modèle de développement vers le marché intérieur s'articule avec une croissance structurelle désormais plus modérée. Ce ralentissement pèse sur la demande de produits primaires et fait baisser les cours dont un nombre important de pays émergents et en développement sont exportateurs. Enfin, les conditions financières internationale s se resserrent depuis 2014 avec la normalisation de la politique monétaire américaine. Or, le recyclage des liquidités internationales avait donné lieu à une montée de l'endettement dans les pays émergents qui avait soutenu la croissance au moment où le pilier commercial s'affaiblissait.Ce durcissement de l'environnement international marque la fin d'une période exceptionnelle (croissance chinoise à deux chiffres, emballement des cours des matières premières, et enfin liquidités financières abondantes) qui devait prendre fin. Or, pendant les années 2000, la dépendance au commerce international s'est accrue pour tous les pays, et surtout pour les émergents, dont la Chine. Les pays riches en matières premières ont accru leur exposition à la volatilité des cours de ces produits. Aujourd'hui, si tous les pays sont exposés au choc d'un retournement du monde émergent, notamment chinois, les pays émergents le sont encore davantage, du fait de leur forte intégration commerciale et de leur dépendance accrue aux exportations de matières premières. Ils doivent en plus gérer un fort endettement. Les pays développés, eux, le sont moins car ils bénéficient à l'inverse de l'amélioration de leurs termes de l'échange.

Jeudi 8 septembre est sorti le Beige book aux États-Unis. Ce rapport, publié par la Réserve fédérale américaine donne un aperçu de la situation conjoncturelle et des déséquilibres économiques à partir d’informations récoltées auprès des banques et grandes entreprises entre le début juillet et le 29 août dans les 12 districts des Réserves fédérales locales. Publié toutes les 8 semaines, il précède de deux semaines la prochaine réunion du comité de politique monétaire qui se tiendra les 20 et 21 septembre et aide à la prise de décision des membres, tout comme les chiffres de l’emploi sortis quelques jours plus tôt. Or, aujourd’hui grande est l’incertitude sur le timing de la prochaine hausse des taux d’intérêt. [Premier paragraphe]

Sur la question de la dépense de santé, les principaux partis politiques semblent en accord : on ne change rien, ou pas grand chose ; les difficultés vécues par le gouvernement Juppé en 1995 expliquent en partie cet « affichage » quasi général de la classe politique. Au-delà du consensus et des déclarations de principe (qualité des soins, grand respect des professions de santé, meilleure coordination entre ville et hôpital, prévention), c’est dans la nuance et par des mesures techniques que se distinguent les programmes. Il faut néanmoins y être attentif, car lorsqu’une mesure technique, comme le paiement à la pathologie, est susceptible de modifier le mode de fonctionnement d’un secteur représentant près de 5 % du PIB et des emplois français — i.e. le secteur hospitalier français, un éclairage et une évaluation sont, au minimum, nécessaires. Au total, le secteur de la santé représente près de 10 % du PIB et constitue un des trois postes de dépenses les plus importants des ménages (...).

in Lettre de l'OFCE Publication date 2003-10
SAND-ZANTMAN Alain
ROSINGER Jean-Luc
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Élu en octobre 2002 malgré les inquiétudes qu’il suscitait auprès des milieux d’affaires et la crise financière qui s’en est suivie, le Président Lula da Silva a prouvé sa capacité à poursuivre la politique d’ajustement « orthodoxe » engagée depuis 1999 par son prédécesseur F. H. Cardoso. En ce sens, sa politique économique s’inscrit déjà dans le moyen terme, ce qui lui permet de prendre à son compte une crédibilité encore fragile, mais qui était en cours de construction avant son arrivée. Pour l’heure, les marchés financiers lui font confiance, les anticipations d’inflation convergent vers la cible d’inflation définie par la Banque centrale et la couverture des besoins de financement externes est assurée jusqu’à la fin de l’année. Par ailleurs, la réforme du système de retraites en cours de débat à l’Assemblée nationale devrait être entérinée prochainement (...).

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publication date 2014-04
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Sortie de la crise en 2010, l’Amérique latine a tiré parti jusqu’en 2012 d’un environnement international plutôt porteur. La crise des dettes souveraines dans la zone euro, combinée à une politique de bas taux d’intérêt aux États-Unis, a réorienté les flux de capitaux vers les pays émergents. Dès lors, l’amélioration de la situation économique et financière dans les grandes économies développées s’accompagne depuis l’année dernière d’un retournement en Amérique latine. Affaiblie par le fort ralentissement du commerce international depuis 2012 et par de moindres entrées des capitaux en 2013, la région enregistre depuis deux ans de piètres performances économiques qui contrastent avec l’embellie de 2010-2011, où au dynamisme de la demande étrangère, s’ajoutait un environnement financier anormalement porteur. Le problème est qu’aujourd’hui le retournement de l’environnement international fait apparaître les déséquilibres qu’il faut désormais corriger.

in Lettre de l'OFCE Publication date 2000-09
SIGOGNE Philippe
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Le récent relèvement des quotas de production de l’OPEP n’a pas suffi à faire baisser les prix du pétrole. Aveuglés par des niveaux de stocks particulièrement bas dans l’OCDE, surtout en cette période de l’année, les marchés restent extrêmement volatils, car soumis aux difficultés d’approvisionnement sur certains produits raffinés. Néanmoins, la politique des « petits pas » de l’OPEP devrait favoriser une détente des prix dès le début de l’année prochaine, mais vers des niveaux élevés (...).

in Alternatives économiques Publication date 2017-02
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Pour financer son programme de baisse d'impôts massives, le nouveau Président mise sur une croissance qui risque de ne pas être au rendez vous.

in Revue de l'OFCE Publication date 2007-10
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Si jusqu’à cet été, l’économie américaine a fait montre d’une bonne résistance à la crise immobilière qui sévit depuis le début de l’année 2006, les limites apparaissent actuellement de plus en plus ouvertement. La crise qui agite les marchés financiers depuis août vient s’ajouter à la crise immobilière. La montée des difficultés de paiements des ménages endettés à taux variables et la fermeture de plusieurs banques impliquées dans le secteur des mortgages ont créé la panique sur les marchés financiers qui a conduit à un assèchement temporaire des liquidités. Mais le surendettement des ménages demeure et les baisses de prix des logements dans de nombreux États ne permettent plus de faire jouer les refinancements pour rembourser. La Réserve fédérale a pris acte de ce revirement en amorçant une nouvelle phase de détente monétaire le 18 septembre dernier. Ce faisant, elle prévient une correction excessive et un enchaînement dépressif cumulatif qui conduirait l’ensemble de l’économie vers la récession, mais n’évite pas la propagation à l’ensemble des agents. La croissance devrait connaître un tassement plus marqué dans le courant du deuxième semestre 2007. Après 2,9 % en 2006, la croissance atteindrait 1,9 % en 2007 et 1,8 % en 2008. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publication date 2007-04
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Après révision de la croissance au quatrième trimestre à 0,6 % après 0,9 % annoncé, le PIB aura progressé de 3,3 % en 2006. En dépit de la crise sur le marché de l’immobilier et d’un environnement monétaire plutôt restrictif, l’activité est donc restée plutôt bien orientée même si le ralentissement est engagé depuis le deuxième trimestre 2006 et s’étend progressivement à l’ensemble des composantes de la demande. Cette résistance commence à connaître des failles fin 2006. L’économie américaine vit à crédit depuis trop longtemps pour qu’elle en ignore aujourd’hui les conséquences. L’ajustement qui s’est opéré sur le marché de l’immobilier devrait s’approfondir en 2007 et entraîner un relâchement monétaire par la Réserve fédérale suffisant pour contenir la crise. Au final, la croissance devrait ralentir à 2 % en 2007 et repartir en 2008. Après 1,9 % fin 2007, la croissance terminerait l’année 2008 sur un rythme de 3 % l’an. [Premier paragraphe]

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The European social and welfare models are questioned in the context of the internationalization of the economy. The situation is quite different in the US where the combination of a rapid economic growth, full employment and a usually less developed welfare state seem to alleviate economic and social burden of internationalization. A comparative study of the primary distribution of economic revenue between individual’s wages, recruitment of new salaries and profits show a convergence between Europe and the US since the eighties. Meanwhile, the design of welfare state continues to oppose the continental euro-model to the US model. Scandinavian and British models maintain also there specificities. But ageing will challenge welfare state in every occidental countries. As a matter of fact it implies an increase of social spending everywhere. So if structural differences are likely to remain between social and welfare models in Europe and with the US one, the regression of public social spending could be stop and a new development of welfare state could appears essential to the equilibrium between market economy exigencies and social needs.

in Revue de l'OFCE - Débats et politiques Publication date 2014-05
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Depuis sa fondation, l’Union européenne a connu une accentuation de la dispersion de ses systèmes sociaux. L’objectif d’une Union sociale, complétant l’Union économique et monétaire s’éloigne de plus en plus. L’absence d’un marché du travail régulé en commun par les pays de l’Union est un facteur de déstabilisation qui pousse à la concurrence sociale et à la déflation salariale. Pour éviter les risques liés à une telle situation il faudrait trouver un accord sur les politiques à mettre en oeuvre pour revenir au plein emploi et choisir entre partage du travail « libéral » ou « social ». L’absence de perspectives à court terme pour une unification sociale complète implique l’acceptation de frontières sociales gérées en commun qui permettent à la fois la mobilité et la protection effective des travailleurs.

La croissance des dépenses de santé a eu tendance à ralentir au cours des dernières décennies dans la plupart des pays développés. Elle a néanmoins tendance à demeurer plus forte que celle du PIB, augmentant la part de ces dépenses dans la richesse nationale. De 1970 à la fin des années 90, cette part est, par exemple, passée de 7 à 13 % aux États-Unis, de près de 6 à plus de 9 % en France, de 5 à 8 % en Italie, de 4,5 à 7 % au Royaume-Uni. Une part de cette augmentation est due aux évolutions démographiques : accroissement de la population totale et, de plus en plus, vieillissement de la population. Ces facteurs seraient tendanciellement à l’origine d’environ 1 point par an dans la croissance des dépenses totales de santé en volume (1,4 point pour les États-Unis). Hors les facteurs démographiques, une tendance autonome des dépenses, variable selon les pays, reflète l’avancée des progrès techniques, l’évolution des comportements ainsi que des modes de régulation à l’œuvre (...).

in Travail et emploi Publication date 1990-02
MARIONI Pierre
ROGUET Brigitte
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Confrontés depuis quinze à une grave crise de l'emploi qui s'est traduite par une augmentation sans précédent du chômage, les gouvernements successifs ne sont pas restés inactifs. D'importantes mesures ont été mises en oeuvre, tant pour stimuler l'emploi, améliorer la qualification des chômeurs que pour limiter l'augmentation de la population active. L'évaluation des effets des politiques d'emploi restait cependant difficile car on ne disposait, avec les Comptes de l'emploi, que d'une chronique détaillée des données financières. Le travail dont les résultats sont présentés ici, comble une grande partie de cette lacune puisqu'il a permis de reconstituer les séries statistiques relatives aux bénéficiaires à un instant donné des principales mesures mises en oeuvre depuis quinze ans.

in Le chômage de longue durée : comprendre, agir, évaluer Sous la direction de BOUILLAGUET Patricia, GUITTON Christophe Publication date 1992
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in La politique de l'emploi Publication date 1997
GUBIAN Alain
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