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in Letters in Spatial and Resource Sciences Publication date 2008-04
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This paper uses a spatial Cournot competition model to examine the effect of increasing returns to scale (IRS) in manufacturing as an agglomerating force between a fixed number of firms competing over regional markets. As one would expect, with a constant returns to scale (CRS) manufacturing sector the dispersed symmetric equilibrium will always be stable. The first important result is the confirmation that even low levels of IRS provide incentives for the manufacturing firms to deviate from this symmetric equilibrium and move towards agglomeration. An interesting aspect of the results, however, is that IRS do not automatically imply an unstable symmetric equilibrium, and the threshold required to provoke instability increases with transport costs.

in Revue de l'OFCE Publication date 2004-01
STANCANELLI Elena
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La Prime pour l’emploi, créée en mai 2001 par le gouvernement Jospin, modifiée par le gouvernement Raffarin en 2003, vise deux objectifs : augmenter le niveau de vie des familles des « travailleurs pauvres » ; augmenter le gain à la reprise d’activité pour les sans emploi non-qualifiés. L’article présente et discute les travaux qui ont étudié les effets de cette prime. Ceux-ci reposent sur des modèles de microsimulation (à offre de travail fixe ou endogène) et non sur des données observées. Ils mesurent les effets redistributifs de la prime, son impact sur les incitations à l’emploi ou sur l’offre de travail. Certaines de ces études comparent les effets de la mesure à ceux qu’auraient d’autres mesures envisageables. Par construction, la PPE ne bénéficie pas aux ménages plus pauvres, mais aux déciles 2 à 5 de la population. Elle augmente très légèrement le gain à la reprise d’un emploi, mais peut avoir des effets pervers sur l’incitation au travail de certaines femmes en couple. Globalement, l’effet sur l’offre de travail serait positif, mais très faible (de 0,2 à 0,4 %). Les études disponibles prennent mal en compte les déséquilibres actuels du marché du travail ; elle n’analysent pas l’impact de la prime sur la structure des emplois offerts par les entreprises. La conclusion présente les réformes possibles de la PPE qui la feraient évoluer vers une pure subvention à l’emploi peu rémunéré ou vers une Allocation compensatrice de revenu.

in L'Economie européenne 2018 Publication date 2018-02
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in Rapport sur l'état de l'Union européenne 1999 Publication date 1999-09
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Au cours des cinquante dernières années, des modèles successifs ont été élaborés pour rendre compte du comportement d’épargne des ménages. Ces modèles diffèrent principalement par la longueur de l’horizon décisionnel : après avoir supposé une vision de court terme, l’horizon s’est progressivement élargi à la durée de vie du ménage, avant de devenir illimité ; on est ainsi passé du modèle myope keynésien, au modèle de cycle de vie, puis au modèle dynastique. Ces modèles ne sont pas exclusifs, et les théories développées récemment montrent que différents horizons peuvent coexister, par exemple dans le cadre d’une épargne de précaution avec volonté de transmission intergénérationnelle. L’objectif principal de cette étude est de tester la pertinence de ces différents cadres de pensée, et de déterminer l’horizon pertinent d’épargne des ménages à partir des enquêtes INSEE Budget des Familles, sur la période 1979-2006. On montre d’abord que l’hypothèse de cycle de vie constitue un cadre un peu simpliste pour rendre compte du comportement d’épargne des ménages, car l’on observe pas de décroissance des taux d’épargne en fin de vie. Il s’agit ensuite de détailler les comportements par âge, en distinguant les ménages d’âge actif des ménages retraités : – Les ménages d’âge actif sont essentiellement sensibles au motif de précaution (assurance contre les chocs de revenu à court terme), et au motif cycle de vie (perspective de préparation de la retraite). Ils ont peu de considérations dynastiques, et épargnent davantage sur les revenus du travail que sur les revenus du capital. – Les ménages retraités ont un comportement dynastique quel que soit leur niveau de richesse, avec une désaccumulation de capital très limitée. Autrement dit, au cours de leur vie active, les ménages se soucient essentiellement du lendemain, et dans une certaine mesure de leur retraite ; la prise en compte des générations futures n’intervient qu’au moment de la retraite. Le second objectif de cette étude est d’analyser l’existence de taux d’épargne différents sur le capital et sur le travail, une question récurrente dans le débat économique. Le consensus des macroéconomistes, selon lequel on épargne davantage sur le capital que sur le travail, est aujourd’hui battu en brèche par les nouvelles théories de l’épargne, notamment les théories de l’épargne de précaution. L’étude empirique à partir des données Budget des Familles suggère, pour la population d’âge actif, l’existence de taux d’épargne plus élevés sur le travail que sur le capital, ce qui légitime le motif de précaution.

L’importance du système de protection sociale et le financement public des systèmes de santé et de retraite expliquent une grande partie du différentiel des dépenses publiques entre la France et le reste des pays de l’OCDE (voir billet de blog OFCE : « La France (presque) ‘championne du monde’ de la dépense sociale et de la baisse de la pauvreté »). Ainsi, une grande part des droits aux transferts sociaux ouverts sont directement liés aux cotisations sociales payées (en retraite et en assurance chômage notamment). De fait, la majorité des prestations versées n’ont pas de visée directement redistributive. A contrario, les minima sociaux, la Prime d’activité, les allocations logement ou encore certaines prestations familiales ont un objectif explicite de redistribution et de réduction de la pauvreté monétaire. [Premier paragraphe]

Publication date 2018-08
DRIANT Jean-Claude
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Alors que l’accès au logement est un droit, le mal-logement et les situations d’exclusion ne cessent de progresser en France. Faiblesse de la mobilité résidentielle, difficultés d’accès au logement durable pour une part croissante de la population, étroitesse des marchés dans les zones tendues sont autant de symptômes des crises du logement que traverse la France. Premier poste de dépense des Français, le logement n’est pas un bien comme un autre. Parce qu’il est à la fois le révélateur et la source d’inégalités croissantes, parce qu’il dessine nos vies et nos villes d’aujourd’hui et de demain, le logement et son marché constituent de fait un sujet central, trop peu considéré. Cet ouvrage y remédie.

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La comparaison des enquêtes ISSP de 1999 et 2009 montre que la crise financière de 2008 n’a pas fortement bouleversé les perceptions qu’ont les Français des inégalités salariales, ni leurs souhaits de correction de celles-ci ou encore leur sentiment de justice concernant leur salaire. Pour l’essentiel, ils continuent de penser que les inégalités en France sont trop fortes, qu’il faut les réduire nettement et qu’ils ne sont pas payés à la hauteur de leur mérite. En même temps, sur la période considérée, le niveau des inégalités apparaît objectivement assez stable au sein de la plus grande partie de la population et seule une petite élite voit ses revenus s’envoler. La stabilité des opinions semble refléter fidèlement cet état de fait d’autant que, dans le détail, les Français semblent aussi assez conscients qu’il se passe quelque chose en haut de la pyramide, en particulier du côté des PDG. Aussi, dans l’ensemble, ils continuent de souhaiter que l’on corrige les inégalités salariales à peu près dans les mêmes proportions qu’il y a dix ans. Et lorsque les excès récents sont perçus, la demande consiste à les corriger d’autant.

in Revue internationale de sociologie Publication date 2009-07
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As far as distributive justice is concerned, an important issue is to know whether the different principles by which a given distribution of goods is judged fair or unfair are exclusive or complementary. The European Values Survey carried out in 1999 shows clearly the priorities of Europeans in this matter. The first concerns the guarantee that ‘basic needs are met for all’, then comes ‘recognizing people on their merits’ and finally ‘eliminating big inequalities in income’. The consensus on this hierarchy is not altered by national, demographical, social, economic or political divisions. These different divisions do indeed influence opinions on each criterion, but, with very few exceptions, they are not sufficient to upset this order of priorities. Thus, the usual applied principles of distributive justice do not define competing spheres. Their nested (or ‘lexical’) order is compatible with the purely procedural condition of ‘equal liberty’.

in La Revue Tocqueville Publication date 2009-07
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La cohésion sociale semble être une notion trop vaste et trop pluridimensionnelle pour qu’il soit possible de s’en donner une définition précise. Elle désigne entre autres aussi bien des formes de participations citoyennes et sociales que des valeurs partagées, l’absence d’exclusion, la réduction des inégalités et de la ségrégation, voire des politiques sociales. Elle fait en outre l’objet de désaccords concernant les dimensions qu’elle devrait impérativement mettre en avant ou qu’elle ne devrait pas négliger ou au contraire qu’elle ferait mieux d’oublier. Paul Bernard (1999) en conclut qu’elle n’est qu’un « quasi-concept ». Elle serait si protéiforme et d’une géométrie tellement variable qu’elle ne pourrait échapper à l’inconsistance. Pour autant, sa position prend un tour plus positif lorsqu’il souligne qu’avec l’idée de cohésion sociale on s’efforce de faire tenir ensemble la liberté, l’égalité et la fraternité. Il considère de ce fait – au moins implicitement – que la cohésion sociale tient dans l’articulation de principes et de dimensions jugés essentiels pour faire société. En ramenant la notion à la devise républicaine française, il souligne d’ailleurs qu’elle n’est pas une idée nouvelle et que seuls les mots changent au gré des époques et des modes. Et de fait, on peut admettre que la cohésion sociale rend compte à peu de chose près de ce que l’on appelait la solidarité ou l’intégration sociale à l’époque de Léon Bourgeois (1896) ou d’Emile Durkheim. Quel que soit le vocabulaire, il s’agit fondamentalement de penser ce qui nous rassemble et comment nous continuons de nous rassembler en dépit de ce qui nous sépare. Qu’il faille réinterroger ce processus à la lumière des changements sociaux que nous connaissons est une chose, qu’il soit impossible de s’en donner une théorie cohérente en est une autre. C’est précisément cet objectif d’une théorie renouvelée que nous nous proposons d’atteindre avec cette étude et pour y parvenir, il nous semble nécessaire de repartir de l’analyse durkheimienne de la solidarité.

Ce n’est pas la même chose d’interroger les Français sur l’immigration ou la peine de mort par internet ou par téléphone. L’enquête post-électorale de la présidentielle 2012 du CEVIPOF permet de s’en rendre compte puisque les deux modes d’interrogation ont été utilisés sur la même période avec le même questionnaire et l’ambition, dans les deux cas, de fournir une image représentative de la population française. La comparaison des résultats est toutefois problématique. Non seulement chaque mode d’enquête introduit des biais d’échantillonnage différents et plus ou moins importants, mais encore les enquêtés ne répondent pas toujours de la même manière au téléphone et par internet. Pour certaines questions délicates, ils peuvent mentir à leur interlocuteur au téléphone, mais dire la vérité sur internet. Ils peuvent également se laisser aller au pessimisme et à la défiance devant leur écran, mais se montrer plus mesurés au téléphone. Mais il est clair néanmoins que toutes les questions ne sont pas égales en termes de fragilité de l’opinion. Les questions délicates sont loin d’être anodines : immigration, islam, peine de mort, homosexualité... Selon l’interprétation que l’on retiendra, on dira alors soit que l’opinion est pleine de non-dits et que, derrière des propos bienséants se cachent souvent la haine de l’étranger et la peur de l’autre ; soit que l’opinion est pleine de doutes et que, derrière des opinions tranchées, il y a matière à discussions – même si, par crainte d’être jugés, les protagonistes ne participent pas à ces débats en toute sérénité.

in Revue de l'OFCE Publication date 2017-05
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in Revue de l'OFCE Publication date 2017-05
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A l’heure où l’on entend beaucoup parler d’un « ascenseur social » qui serait en panne ou d’un sentiment de déclassement, ce numéro de la Revue de l’OFCE se propose de revenir sur les questions classiques en sociologie de la mobilité sociale et de la frustration. Comment évoluent aujourd’hui les perspectives de mobilité sociale ? Quel est le ressenti des individus sur la mobilité sociale en général et sur la leur en particulier ? Quel lien peut-on faire entre la mobilité sociale et le sentiment de frustration ? Depuis la célèbre thèse d’Alexis de Tocqueville sur la frustration relative, il est devenu habituel de lier ensemble les deux notions. Est-ce toujours pertinent ? Quelles sont les limites de cette perspective ? (Premières lignes)

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La discrimination statistique consiste à rejeter un individu en raison de défauts qu'on lui prête parce que les membres de son groupe d'appartenance sont supposés - à tort ou à raison - avoir souvent ces défauts. Contrairement à la discrimination négative, il ne s'agit donc pas de rejeter l'individu parce qu'il est ce qu'il est, il s'agit de le rejeter parce qu'il ne satisfait probablement pas aux critères exigés. Pour autant, peut-on en déduire que la discrimination statistique est rationnelle ? Il importe de rappeler que le raisonnement mis en œuvre est incomplet et qu'il faut encore prendre position sur des risques. La rationalité de cette forme de discrimination ne peut ainsi être tranchée par avance. En outre, pour ne pas être confondue avec une simple discrimination négative vaguement rationalisée, il faut encore justifier une telle pratique. Il apparaît alors que l'incertitude qui servait à justifier le rejet peut à l'inverse justifier le pari raisonnable inverse, c'est-à-dire justifier une forme de discrimination positive.

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Au cours d’une enquête par sondage représentatif, il était demandé aux interviewés de se situer au sein de trois échelles de statuts (allant chaque fois de 1 à 10) en notant ce qu’ils considéreraient être leur position à la fin de leurs études, aujourd’hui, ainsi que celle qui serait juste selon eux. Il en ressort que plus la mobilité sociale est ressentie comme faible, plus l’écart entre le statut social jugé juste et celui d’aujourd’hui a tendance à être important. Cette attente d’une position juste plus élevée est d’autant plus forte que l’on s’estime bas dans la hiérarchie sociale. L’autoposition actuelle a d’ailleurs sur la frustration sociale un effet plus important que celui de la mobilité sociale. Si les catégories populaires ressentent davantage de frustration, c’est surtout en raison de l’inégalité des chances qu’elles dénoncent. Les enquêtés attendent donc plus d’égalité des chances mais aussi des places.

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Dans les années 1970, Thomas C. Schelling a proposé un modèle pour expliquer le lien entre ségrégation spatiale et préférences individuelles concernant cette ségrégation. Au moyen de simulations, il cherche à montrer qu’un haut niveau de ségrégation globale peut être le résultat collectif de décisions individuelles qui sont loin de viser une telle ségrégation. Cet article montre cependant que les contraintes structurelles du modèle expliquent intégralement les niveaux de ségrégation atteints. Une faible exigence individuelle pour s’entourer de voisins identiques conduit à une ségrégation collective faible et une exigence forte conduit à une ségrégation forte. Les niveaux de ségrégation correspondant à un seuil donné de satisfaction individuelle n’ont rien de surprenant en regard du hasard et de ce que chaque individu souhaite réellement. Le modèle de Schelling ne permet pas de conclure que, de manière générale, de larges ghettos naissent d’innocentes décisions.

in Transatlantic Divide Publication date 2008-02
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Shared value are part of what is needed to make up a society. Continuing a society certainly implies the establishment of collective institutions and norms but they would have little political, social, or moral legitimacy if they were not based on shared values. To take this inot account, it is necessary to focus on the actors and their reasons; for example it is clear that there is no democracy in a country with no democrats. If we examine the social foundations of Europe in this way while allowing that it is not society like, say, the Uneted States, we can ask ourselves if Europe actually amounts to a society, or at least on its way to becoming one. In other words, is what Henri Mendras (1997) calls 'the Europeans' Europe' a reality or not? [First paragraph]

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S’autodéterminer, c’est agir en connaissance de cause. Pour cela, il faut vouloir réaliser ses volontés dans le monde en faisant usage de sa raison, entendue comme cognition et réflexion – la première pour se représenter les moyens d’y parvenir et la seconde pour juger de la pertinence de ces moyens. Ce second aspect est toutefois négligé au sein des sciences sociales. La faculté de juger a eu tendance à y devenir le privilège du savant au lieu d’être au pouvoir de chacun. Cet article propose un modèle de la réflexion, qui s’articule autour de quatre moments jugés nécessaires : la distanciation, la qualification, la quantification et l’abstraction. Ce modèle s’inspire principalement de l’oeuvre de Fichte et trouve une application dans celle de Simmel sur la question des pathologies liées à l’usage de l’argent. Puisque réfléchir est une performance, il est en effet toujours possible d’échouer et, en ce cas, le modèle permet d’exhiber les différents modes d’échec. Dans un dernier temps, cela conduit à ébaucher une discussion critique du paradigme cognitif – la réflexion y apparaissant comme un point aveugle – puis à se pencher sur les conséquences du modèle quant à la controverse expliquer-comprendre.

in Notes de blog de l'OFCE Publication date 2016-01
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Dans un court article sorti récemment, Thomas Hirschl et Mark Rank (2015) nous livrent quelques chiffres très étonnants sur la société américaine — chiffres qui, pris au sérieux, amèneraient à nettement relativiser les inégalités de revenus aux États-Unis. En effet, leur étude laisse entendre que la société américaine est beaucoup plus fluide qu’on ne le croit. Les Américains vivraient certes dans une société très inégalitaire mais, au cours de leur vie, la plupart des Américains feraient l’expérience de la richesse. Il y aurait, en réalité, un fort turnover entre les riches et les pauvres et ceci expliquerait pourquoi les Américains se montreraient aussi peu critiques à l’égard des inégalités. [Premier paragraphe]

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Le structuralisme a été le grand espoir de modernisation des sciences humaines. Sous la houlette, principalement, de Claude Lévi-Strauss en ethnologie, de Jacques Lacan en psychanalyse, de Roland Barthes en sémiologie, de Louis Althusser en sociologie (marxiste) et de Michel Foucault en histoire et en philosophie, ce mouvement intellectuel prend, dans la France des années 1950-1960, une ampleur telle qu'il bouleverse le paysage intellectuel et remanie en profondeur l'Université française. Puis, à partir des années 1970, l'ambitieux programme s'effondre, plus rapidement encore qu'il ne s'était imposé, et nourrit au passage une position hypercritique à l'égard de la modernité. Un demi-siècle après, il est temps de revenir sur cette aventure intellectuelle pour en comprendre l'engouement ainsi que les raisons de l'échec ; mais également pour expliquer sous et angle la singularité française et ses conséquences, puisqu'elles trouvent des prolongements jusqu'à aujourd'hui.

in Les Français face aux inégalités et à la justice sociale Publication date 2011-03
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Pour mieux connaître les sentiments de justice des Français, il leur a été demandé d'évaluer le degré d'injustice de diverses situations. Dans l'ensemble, leurs jugements sont plutôt consensuels et, s'il y a bien quelques clivages, ceux-ci ne sont pas marqués au point d'y voir une opposition entre des visions du monde, des idéologies. Les sentiments d'injustice sont particulièrement prononcés et quasi unanimes sur les questions de discriminations ou encore sur le fait de ne pas reconnaître les efforts d'un individu. Il n'en demeure pas moins quelques divergences, qui rejoignent souvent des différences de positionnement politique. La droite prend en général plus en compte l'ordre existant que la gauche et elle semble en être également plus respectueuse.

in Revue de l'OFCE Publication date 2006-07
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De nombreuses études sur la justice distributive montrent que les individus jugent que des biens sont répartis de manière juste ou injuste principalement à partir de trois critères: la garantie des besoins de base pour tous, la reconnaissance des mérites de chacun et la réduction des inégalités (notamment de revenus). Un des problèmes importants qui en résulte consiste à savoir si ces critères sont incompatibles ou si, au contraire, ils sont complémentaires et peuvent être combinés. Or, de cela, la théorie ne peut décider seule; il est au contraire nécessaire de s’enquérir ce qu’en pensent les citoyens eux-mêmes. De ce point de vue, l’Enquête européenne sur les valeurs, effectuée en 1999, fait clairement apparaître les priorités des Européens en matière de justice distributive. La première d’entre elles est sans conteste la garantie des besoins de base pour tous; ensuite, mais seulement en deuxième position, la reconnaissance des mérites de chacun; et enfin, en dernier lieu, l’élimination des grandes inégalités de revenus. Qui plus est, le consensus sur cette hiérarchie n’est pas sensible aux clivages nationaux, démographiques, sociaux, économiques, idéologiques ou politiques. Si ces différents clivages influencent incontestablement les opinions en matière de justice distributive, ils ne suffisent pas, à de rares exceptions près, à bouleverser cet ordre des priorités. Les critères usuels de justice distributive ne définissent donc pas des sphères hétérogènes, incompatibles ou concurrentes.

in Revue de l'OFCE Publication date 2003-10
CHAUVIN Valerie
CHEVILLON Guillaume
DUPONT Gaël
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Après trois années de forte croissance (3,6 % en moyenne de 1998 à 2000), la France a connu un ralentissement en 2001 (1,8 %) qui s’est prolongé en 2002 (1,2 %). Pour 2003 et 2004, nous faisons l’hypothèse que l’économie française progressera de manière modérée, à un rythme légèrement inférieur à celui de la zone euro : la croissance dans l’hexagone serait respectivement de 0,4 % et 1,5 % contre 0,5 % et 1,6 % pour la zone euro. La croissance française resterait inférieure à son potentiel, conséquence directe du comportement prudent des agents privés français face aux incertitudes sur la politique fiscale et des contraintes sur la politique budgétaire.

in Revue de l'OFCE Publication date 2003-10
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Depuis le début des années 1990, les pays de l’Union européenne ont procédé à de nombreuses réformes fiscales. Disparates, celles-ci ont toutefois été influencées par des situations macroéconomiques similaires ou des impératifs communs. Dans de nombreux pays, la priorité explicite est d’améliorer la compétitivité et l’attractivité du site de production national et de rétablir les incitations à travailler plutôt que d’étendre la redistribution et les dépenses publiques. Les réformes sont maintenant d’inspiration libérale plutôt que social-démocrate. Toutefois, malgré la mondialisation et les risques de fuite de l’assiette fiscale, la part des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques dans le PIB n’a été sensiblement réduite dans aucun des pays européens. Une première préoccupation commune concerne la taxation des entreprises multinationales dans un monde de plus en plus globalisé. Faut-il appliquer la taxation à la source ou à la résidence ? Comment rendre compatibles l’autonomie nationale et la nécessité d’une cohérence européenne pour la taxation des entreprises transnationales ? Des problèmes similaires se posent pour la taxation des revenus du capital des ménages, la question de la taxation des dividendes et de l’avoir fiscal étant le pivot entre les deux problèmes. La deuxième préoccupation est la lutte contre le chômage. De nombreuses pistes ont été utilisées pour rendre les systèmes fiscaux plus favorables à l’emploi : la réduction des cotisations sociales, celles-ci étant remplacées par un prélèvement sur l’ensemble des revenus des ménages, par une taxe sur la valeur ajoutée ou par des taxes écologiques ; la baisse des cotisations sociales concentrée sur les bas salaires ; la mise en œuvre de mécanismes proches de l’impôt négatif pour réduire la désincitation au travail des non-qualifiés. Une troisième préoccupation est celle de la fiscalité écologique : celle-ci peut-elle être utilisée pour réduire les consommations d’énergie et éviter les émissions de gaz polluants, tout en fournissant un second dividende en permettant réduire la taxation portant sur le travail ? Enfin, se pose la question de l’organisation de la fiscalité locale. Peut-on concilier l’autonomie des collectivités locales, avec le souci de redistribution et d’égalité des citoyens face aux services publics à l’échelle nationale ? L’article évalue les risques de concurrence fiscale et l’urgence de l’harmonisation. Il s’interroge sur l’évolution souhaitable du système fiscal européen. Comment créer un cadre harmonisé permettant de préserver la liberté de chaque pays de maîtriser le niveau de ses dépenses publiques et le niveau de sa redistribution ?

in Revue de l'OFCE Publication date 2003-04
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Le modèle de croissance asiatique d’industrialisation par les exportations, après une crise de doutes (1997) et un retour euphorique de flamme (1999) qui a masqué ses limites et différé de nécessaires réformes, a vu sa vulnérabilité au cycle mondial confirmée en 2001. En 2002, l’Asie retrouve un rythme de croissance soutenu proche de 6 %. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publication date 2002-04
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La revue Économie et Statistique vient de faire paraître un article de Bruno Crépon et Rozenn Desplatz qui propose une nouvelle évaluation des effets des allègements de charges sociales sur les bas salaires. Selon cette étude, ceux-ci auraient provoqué, de 1994 à 1997, une augmentation de 460 000 du nombre d’emplois dans l’économie française. Ce chiffre est nettement supérieur aux estimations antérieures 1. Il est maintenant évoqué dans le débat public pour justifier la poursuite de la politique de baisse des charges sociales, comme axe central de la politique de l’emploi. Compte tenu de la complexité de l’article, la plupart des commentateurs se contentent de citer le chiffre tel quel : « Les experts ont parlé ». Mais quelle est la fiabilité de ce résultat ? Par quels mécanismes, ces emplois ont-ils été créés ? La réduction des cotisations sociales est-elle une arme miracle contre le chômage ? [Premier paragraphe]

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L’année 2001 a été particulièrement mauvaise pour l’Amérique latine : 0,3 % de croissance après 4,4 % l’année précédente. Cette contre performance a touché tous les pays de la région. La crise financière est restée circonscrite à l’Argentine mais l’attentisme des investisseurs jusqu’à l’automne dernier a freiné l’activité, exposée par ailleurs à la contraction des marchés d’exportation et à la baisse du prix des matières premières. La situation devrait s’améliorer en 2002 à l’exception de l’Argentine. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publication date 2002-03
LATREILLE Thierry
LE CACHEUX Jacques
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Au sein de l’Union monétaire européenne, le Pacte de stabilité et de croissance impose un plafond de 3 % du PIB aux déficits publics des États membres, l’objectif étant non seulement d’empêcher l’apparition de « déficits excessifs », mais aussi de réduire progressivement l’endettement public dans les pays de la zone euro. En réalité, cependant, les programmes nationaux de stabilité qui, sur la base des prévisions de croissance, décrivent les orientations à moyen terme des finances publiques des États membres, n’ont pratiquement jamais été respectés, et ont fait l’objet d’amples révisions chaque année. Le ralentissement de la croissance de la zone euro en 2001 a encore accru l’écart entre engagements et réalisations : les déficits budgétaires sont, partout, plus élevés que prévu, et deux pays — l’Allemagne et le Portugal — ont même fait l’objet d’un commencement de procédure d’avertissement de la part de la Commission, que le Conseil Ecofin de février 2002 n’a finalement pas voulu suivre. Ces difficultés mettent en lumière les défauts et les faiblesses de la procédure d’encadrement des finances publiques nationales dans le cadre de la zone euro, et relancent le débat sur les règles de politique budgétaire. Après avoir présenté les différentes versions des programmes nationaux de stabilité, nous proposons une évaluation économétrique des règles nationales effectivement suivies par les gouvernements des États membres au cours des dernières décennies, comparées à celle que semble suivre le gouvernement fédéral américain. Cette estimation permet, en particulier, de mettre en évidence la composante cyclique des déficits budgétaires nationaux. Nous discutons ensuite des différentes mesures du déficit budgétaire que l’on pourrait envisager de substituer à celle du déficit courant dans une règle telle que celle du Pacte de stabilité, de manière à maintenir une certaine discipline et une crédibilité, tout en remédiant aux défauts de la règle actuelle. Nous concluons à la supériorité d’une règle budgétaire s’inspirant de celle adoptée par le gouvernement britannique, fondée sur la notion de déficit budgétaire structurel hors dépenses d’investissement public, qui aurait le double avantage de ne pas engendrer des politiques budgétaires nationales pro-cycliques et de permettre aux gouvernements nationaux de mener des politiques favorables à la croissance.

Les investissements directs à l’étranger constituent certainement l’un des aspects les plus visibles de la mondialisation. Les entreprises multinationales représentent une part croissante de la production, de l’emploi et des échanges commerciaux dans le monde. La production, si elle devient de plus en plus internationale, tend aussi à s’organiser selon un mode bien spécifique. Les différentes étapes du processus de production sont réparties sur un nombre croissant de sites, localisés dans différents pays. Le bien final vendu aux consommateurs dans un pays donné est de plus en plus issu d’un assemblage de composants fabriqués dans plusieurs pays. Si la fragmentation internationale de l’activité productive n’est pas un phénomène récent, l’ampleur du phénomène est, elle, bien nouvelle. Elle accroît, tout en les modifiant, les interdépendances entre les pays : ceux-ci sont liés via l’activité des multinationales le long de la chaîne des valeurs. Un nombre croissant de pays en développement participe au processus d’intégration verticale de la production. Toutefois, ces pays ne sont pas seulement des récipiendaires de l’investissement direct étranger. Des multinationales originaires de pays en développement, certes de taille modeste pour la plupart, apparaissent. Cet article s’attache essentiellement à montrer comment s’organise la production internationale, à quels motifs et déterminants elle répond, et quels facteurs la rendent possible.

La création de l’Union monétaire européenne confère une dimension expérimentale à l’acquisition de la crédibilité par une banque centrale et à sa mise à l’épreuve. Les modèles théoriques qui fondent la notion de crédibilité réduisent la configuration institutionnelle à un schéma très simple et l’évaluation collective de cette crédibilité est réduite à l’opinion moyenne des marchés financiers. Aussi, nous procédons à quelques variations sur un thème de Barro et Gordon (1983). Alors que dans ce modèle, les salariés fixent le salaire nominal avant que l’inflation soit effective, ici, les marchés financiers fixent le taux d’intérêt de long terme de telle façon qu’il égalise l’offre et la demande agrégée de biens. Pour être crédible, la banque centrale devra viser une inflation très faible pendant une longue période afin de faire converger les anticipations des marchés vers un niveau bas d’inflation. Si on projette ces raisonnements sur l’expérience européenne, on peut craindre qu’ils ne confortent l’idée d’un penchant restrictif de la BCE. Ce modèle est éclairant à un second titre : il peut engendrer des équilibres multiples, sources de problèmes de coordination entre agents pour définir un équilibre qui fasse l’objet d’un accord commun. Pour échapper à ces problèmes, la cohérence temporelle de l’action de la BCE, c’est-à-dire une articulation harmonieuse des objectifs et règles de long terme avec une action conjoncturelle adaptée aux circonstances, nécessite la coopération effective des diverses institutions en charge de la politique économique européenne. L’insertion plus franche de la BCE dans un réseau institutionnel qui active les obligations de motivation et de responsabilité auxquelles elle devrait satisfaire contribuerait à clarifier l’horizon qui gouverne ses décisions. De plus, à cause de l’hétérogénéité encore dominante de la zone euro, la BCE peut difficilement se passer d’une représentation de l’économie européenne qui soit plus « structurelle » que « monétariste ». Cette représentation l’inciterait à privilégier l’attention à l’impact global et diversifié des taux d’intérêt et de leur structure plutôt qu’à la maîtrise illusoire d’un agrégat monétaire. La BCE est en charge de la stabilité globale des prix, mais l’exercice de cette responsabilité d’intérêt commun passe par une vision détaillée de l’impulsion et de la propagation des chocs et des tensions au sein de la zone euro. Pour toutes ces raisons, la BCE devra être tout autant anglo-saxonne que germanique, s’inspirer autant de la FED que de la Buba.

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