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This paper uses a spatial Cournot competition model to examine the effect of increasing returns to scale (IRS) in manufacturing as an agglomerating force between a fixed number of firms competing over regional markets. As one would expect, with a constant returns to scale (CRS) manufacturing sector the dispersed symmetric equilibrium will always be stable. The first important result is the confirmation that even low levels of IRS provide incentives for the manufacturing firms to deviate from this symmetric equilibrium and move towards agglomeration. An interesting aspect of the results, however, is that IRS do not automatically imply an unstable symmetric equilibrium, and the threshold required to provoke instability increases with transport costs.

In the euro area growth is holding up but the general outlook is less bright than in recent years. The anticipated slowdown largely results from the gradual attenuation of the post-Great Recession recovery momentum and the convergence of growth rates towards a lower potential growth path. It also coincides with a revival of political turmoil, consequently emphasizing the urgency to deal with external downsize risk by strengthening internal sources of growth—investment and private consumption. The sun has been shining but the opportunity for structural repair has not been taken. Hence, imbalances within the euro area need to be addressed in order to achieve sustainable development. The increase of public debt is one of the main legacies of the crisis. While it is currently declining, long-run simulations suggest that without further consolidation, the public debt-to-GDP ratio will not reach the arbitrary 60% target by 2035 in a number of countries. To top it off, countries that are concerned are those whose unemployment rate remains above its pre-crisis level, yet the implementation of a new fiscal consolidation would result in higher employment. It thus raises the question of this rule's sustainability. The euro area as a whole has a large trade surplus, which favors pressures for the appreciation of the euro, which can reduce growth prospects. Unlike the period before the crisis, the imbalance is clearly concentrated in surplus countries. Finally, the aforementioned imbalances make governance reforms more urgent than ever. Until now, progress in this area has proved rather timid. This work led us to three key policy insights. First, the structural adjustment needed to bring back public debt to its target would weigh on the reduction of unemployment. Euro area countries can pursue an additional fiscal consolidation provided output gap is closed, and countries with fiscal leeway should use it to sustain growth in the euro area as a whole. Secondly, the ongoing debate on the reform of the economic governance of the euro area must pay more attention to the evolution of nominal prices and wages, in order to reduce the sources of divergence. In the same time, the need to strengthen wage bargaining systems by giving the social partners a greater role is important. Finally yet importantly, the need for a greater automatic stabilization, including of a cross-border nature, in monetary union is undisputed. The

in OFCE Le Blog Sous la direction de TIMBEAU Xavier Publié en 2019-04
Economic Council of the Labour Movement
Institut für Makroökonomie und Konjunkturforschung
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À l’apogée de la crise de la dette souveraine en zone euro, nous nous sommes engagés dans un examen annuel de la croissance : iAGS -independant Annual Growth Survey. Le projet a fait l’objet d’un premier débat à la fin de l’année 2011 et le premier rapport a été publié en novembre 2011. Notre objectif, en collaboration avec le groupe S & D au Parlement européen, a consisté à discuter et à remettre en question la contribution de la Commission européenne au Semestre européen. Concrètement, il s’agissait de pousser la Commission européenne vers une politique macroéconomique plus réaliste, c’est-à-dire moins axée sur la réduction à court terme de la dette publique, et plus consciente des conséquences sociales de la crise et du parti-pris d’austérité. Pendant 7 ans, nous avons plaidé contre une austérité brutale qui ne permettait pas de contrôler la dette publique, nous avons mis en garde contre le risque catastrophique de la déflation. Nous avons également alerté sur les conséquences sociales de la combinaison mortelle de la crise économique, de la flexibilité accrue du marché du travail et de l’austérité sur les inégalités, en particulier dans la partie basse de la répartition des revenus. Nous ne pouvons pas prétendre avoir changé à nous seuls les politiques de l’Union, mais au moins avoir eu une influence, bien qu’insuffisante et trop tardive pour éviter les cicatrices laissées par la crise.

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« Quelle est la part du chômage en France qui s’explique par le déficit d’emplois, celle qui est frictionnelle, celle qui proviendrait de salaires trop élevés ou de prestations sociales trop généreuses ? » est une question importante pour la conduite de la politique économique et celle des réformes structurelles. C’est la question centrale de l’article que Guy Laroque, chef du Département des études et des synthèses économiques de l’INSEE, et Bernard Salanié, chef de la Division croissance et politiques macroéconomiques, viennent de publier dans le numéro de juillet 2000 d’Économie et Statistique, la revue de l’INSEE. Cet article, intitulé : « Une décomposition du non-emploi en France », a eu un certain retentissement, compte tenu du caractère tranché de ses conclusions. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publié en 2000-10
DE BOISSIEU Christian
LONGUEVILLE Guy
SIGOGNE Philippe
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Les prévisions occupent une place particulière dans le débat public en économie. Elles sont généralement considérées comme des prédictions, qualifiées fréquemment d’optimistes ou de pessimistes, comme si elles dépendaient de l’humeur des équipes qui les réalisent. Certes, en un sens, la prévision est un art tant elle dépend des signes précurseurs que nous livre le présent, de l’interprétation des évolutions en cours, de la capacité des économistes de sélectionner les informations pertinentes parmi celles, multiples, dont l’intérêt n’est qu’anecdotique. Mais elle est surtout une science puisqu’elle consiste à déduire des informations dont on dispose sur le présent une vision de l’avenir. Elle ne peut être formulée en dehors d’un cadre général d’interprétation, c’est-à-dire d’une théorie qui met en relation les informations que l’on privilégie et les variables que l’on cherche à prévoir. [Premier paragraphe]

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L'ambition de l'Europe sociale, malgré les discours, est en voie de redéfinition, pour mieux satisfaire des critères d'efficacité et d'adaptation à la mondialisation. Cet article montre que le programme consensuel qui émerge des conférences européennes, même s'il tente de prendre aussi en compte les exigences de la cohésion sociale, est davantage adapté à la période de turbulences que l'Europe a traversée dans les deux dernières décennies qu'à la période qui s'ouvre devant nous. Nous abordons trop souvent nos réflexions sur l'avenir avec des réflexes hérités des temps de crise. Or les conditions de la croissance européenne ont radicalement changé sous l'effet d'une part de l'adaptation des acteurs depuis la « fin de l'inflation » — notamment des salariés — et d'autre part de la création de l'euro. Les défis que l'Europe doit affronter pour l'avenir — la mondialisation, la « révolution » technologique — représentent, compte tenu de ces conditions nouvelles, autant d'opportunités. Il est d'autres critères possibles pour évaluer la réforme structurelle que celui de la seule efficacité. Mais l'Europe reste confrontée à un problème de souveraineté qui constitue sa principale faiblesse, et qui l'empêche de s'engager dans des réformes structurelles de plus grande ambition.

in Revue de l'OFCE Publié en 2001-04
CHAUVIN Valerie
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Le vieillissement de la population française va avoir des conséquences sur l’économie et en particulier sur l’évolution de la population active. Les générations nombreuses du baby boom vont quitter progressivement le marché du travail et ne pourront être remplacées que partiellement par les nouvelles générations. Ce décalage de taille des générations aura un impact sur le ratio de dépendance (inactifs/actifs) et donc sur la croissance potentielle par tête et sur l’équilibre des régimes de retraite. Un des moyens de combler ce déficit de main-d’œuvre serait une remontée des taux d’activité, notamment aux âges extrêmes de la vie active. La suppression progressive des dispositifs de cessation anticipée d’activité permettrait une hausse du taux d’activité des plus âgés et le cumul emploi-formation une augmentation de celui des plus jeunes. D’après notre scénario central, la population active française (au sens du BIT) devrait croître à un rythme assez soutenu entre 2000 et 2010, grâce à une démographie encore assez dynamique, à la baisse du chômage et à la diminution du nombre de préretraités et dispensés de recherche d’emploi. De 2010 à 2016, le nombre d’actifs devrait être quasiment stable. De 2016 à 2035, les générations du baby-boom vont progressivement passer à des âges d’inactivité ou d’activité faible, ce qui devrait accélérer le rythme de décroissance de la population active. À partir de 2035, la baisse du nombre d’actifs devrait ralentir, tous les baby boomers ayant atteint l’âge de la retraite.

Au cours de la décennie qui vient de s'écouler, le paysage budgétaire américain a radicalement changé. Le solde public fédéral est ainsi passé d'un déficit historique de 290 milliards de dollars en 1992 à un excédent de 124 milliards en 1999 (soit 1,4 % du PIB). De tels chiffres, inhabituels pour les États-Unis, s'appuient sur la combinaison d'une croissance très rapide des recettes fiscales et d'un infléchissement dans l'évolution des dépenses. D'une part, une conjoncture particulièrement dynamique s'est trouvée associée à une politique monétaire plutôt accommodante. D'autre part, structurellement, un ajustement vers un solde équilibré a été engagé dès le début des années 1990. En comparaison avec les efforts d'assainissement un peu plus tardifs des pays européens, l'ajustement américain apparaît plus progressif, quoique d'un niveau extrêmement important : entre 1992 et 1999, un peu plus de la moitié de l'amélioration du solde effectif est due à l'effort structurel. C'est en réaction aux déficits des années 1980 et du début des années 1990 que la discipline budgétaire a été renforcée. Les lois budgétaires se sont succédées, introduisant des plafonds sur les dépenses et augmentant la pression fiscale. C'est cependant au plan institutionnel que les mutations ont été les plus importantes : les États-Unis sont passés à la « programmation pluriannuelle » des finances publiques, et ont substitué, à l'objectif de budget unifié équilibré, un objectif de solde « on-budget » équilibré, i.e. hors excédents de la « Social Security ». Ainsi, ces derniers ne peuvent-ils plus être utilisés pour renflouer le solde total, et ceci afin d'assurer la sauvegarde du système de retraite. Les deux candidats aux élections présidentielles de novembre 2000 ne remettent pas en cause ces évolutions, mais — malgré les effets d'annonce de remboursement de la dette — les propositions d'augmentation des dépenses sociales d'Al Gore et de réductions d'impôts massives de George W. Bush laissent augurer un relâchement de la discipline. Cette dernière pourrait cependant être maintenue si le Congrès et l'administration restent de bords opposés. L'amélioration du solde public, entre 1992 et 1999, s'appuie à hauteur de 60% sur la vigueur des recettes fiscales et à hauteur de 40% sur l'infléchissement des dépenses. La forte contribution des recettes apparaît néanmoins de nature très conjoncturelle. En effet, le dynamisme de l'activité et la forte valorisation boursière, en augmentant le taux d'imposition apparent, ont dopé la croissance des recettes. La modération des dépenses ressort plus structurelle, même si elle s'appuie à hauteur de 80% sur la seule baisse des dépenses militaires. La fin de la guerre froide a largement justifié cette dernière évolution, mais la contrainte du plafonnement imposé aux dépenses discrétionnaires a également joué. La baisse des charges nettes d'intérêt a résulté de la baisse des taux d'intérêt et de la diminution de la dette publique consécutive à l'assainissement primaire. La faible progression des dépenses obligatoires s'explique en partie par le dynamisme de l'activité qui a limité le nombre des bénéficiaires des programmes sociaux, mais également par un ensemble de réformes structurelles. Parmi celles-ci, on peut noter la réforme du Welfare de 1996, qui prévoit des incitations plus fortes au retour au travail; le développement des organismes de soins intégrés qui contribue au ralentissement des affiliations à Medicare; et la diminution du taux de remboursement des actes décidée en 1997. De nombreuses contraintes politico-économiques pèsent aujourd'hui sur les choix d'affectation des excédents budgétaires cumulés anticipés. Les réductions d'impôts, les augmentations de dépenses, le remboursement de la dette et/ou le provisionnement des dépenses futures n'ont pas le même impact politique. Il faut, par ailleurs, tenir compte de la déformation active du budget en faveur des dépenses sociales du fait de l'arrivée à la retraite d'une classe d'âge nombreuse (choc du baby-boom), de l'allongement de la durée de vie des retraités, de l'intensification de la consommation de soins médicaux. Une solution généralement avancée aux Etats-Unis, pour lisser la hausse de la pression fiscale, ou de l'endettement, liée au choc du baby boom, est de s'engager dans une stratégie de provisionnement, ou au minimum de préservation des marges de manoeuvre en réduisant la dette nette. La stratégie de création d'un fonds de réserve peut être mieux comprise par l'électorat que la stratégie de remboursement de la dette, parce qu'il perçoit mieux le pro fit direct qu il peut en tirer (de meilleures retraites). Trois simulations d'évolution des finances publiques américaines montrent néanmoins que la stratégie de provisionnement n'est pas indispensable : même dans le cas assez improbable d'une chute brutale et permanente de l'activité aux Etats-Unis, une augmentation d'un point et demi du taux de pression fiscale suffirait pour restaurer l'équilibre budgétaire. Si le provisionnement peut s'avérer utile, c'est sans doute plus en raison du bas niveau inquiétant du taux d'épargne privé.

in Revue de l'OFCE Publié en 2003-10
CHAUVIN Valerie
CHEVILLON Guillaume
DUPONT Gaël
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Après trois années de forte croissance (3,6 % en moyenne de 1998 à 2000), la France a connu un ralentissement en 2001 (1,8 %) qui s’est prolongé en 2002 (1,2 %). Pour 2003 et 2004, nous faisons l’hypothèse que l’économie française progressera de manière modérée, à un rythme légèrement inférieur à celui de la zone euro : la croissance dans l’hexagone serait respectivement de 0,4 % et 1,5 % contre 0,5 % et 1,6 % pour la zone euro. La croissance française resterait inférieure à son potentiel, conséquence directe du comportement prudent des agents privés français face aux incertitudes sur la politique fiscale et des contraintes sur la politique budgétaire.

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Depuis le début des années 1990, les pays de l’Union européenne ont procédé à de nombreuses réformes fiscales. Disparates, celles-ci ont toutefois été influencées par des situations macroéconomiques similaires ou des impératifs communs. Dans de nombreux pays, la priorité explicite est d’améliorer la compétitivité et l’attractivité du site de production national et de rétablir les incitations à travailler plutôt que d’étendre la redistribution et les dépenses publiques. Les réformes sont maintenant d’inspiration libérale plutôt que social-démocrate. Toutefois, malgré la mondialisation et les risques de fuite de l’assiette fiscale, la part des prélèvements obligatoires et des dépenses publiques dans le PIB n’a été sensiblement réduite dans aucun des pays européens. Une première préoccupation commune concerne la taxation des entreprises multinationales dans un monde de plus en plus globalisé. Faut-il appliquer la taxation à la source ou à la résidence ? Comment rendre compatibles l’autonomie nationale et la nécessité d’une cohérence européenne pour la taxation des entreprises transnationales ? Des problèmes similaires se posent pour la taxation des revenus du capital des ménages, la question de la taxation des dividendes et de l’avoir fiscal étant le pivot entre les deux problèmes. La deuxième préoccupation est la lutte contre le chômage. De nombreuses pistes ont été utilisées pour rendre les systèmes fiscaux plus favorables à l’emploi : la réduction des cotisations sociales, celles-ci étant remplacées par un prélèvement sur l’ensemble des revenus des ménages, par une taxe sur la valeur ajoutée ou par des taxes écologiques ; la baisse des cotisations sociales concentrée sur les bas salaires ; la mise en œuvre de mécanismes proches de l’impôt négatif pour réduire la désincitation au travail des non-qualifiés. Une troisième préoccupation est celle de la fiscalité écologique : celle-ci peut-elle être utilisée pour réduire les consommations d’énergie et éviter les émissions de gaz polluants, tout en fournissant un second dividende en permettant réduire la taxation portant sur le travail ? Enfin, se pose la question de l’organisation de la fiscalité locale. Peut-on concilier l’autonomie des collectivités locales, avec le souci de redistribution et d’égalité des citoyens face aux services publics à l’échelle nationale ? L’article évalue les risques de concurrence fiscale et l’urgence de l’harmonisation. Il s’interroge sur l’évolution souhaitable du système fiscal européen. Comment créer un cadre harmonisé permettant de préserver la liberté de chaque pays de maîtriser le niveau de ses dépenses publiques et le niveau de sa redistribution ?

in Revue de l'OFCE Publié en 2003-04
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Le modèle de croissance asiatique d’industrialisation par les exportations, après une crise de doutes (1997) et un retour euphorique de flamme (1999) qui a masqué ses limites et différé de nécessaires réformes, a vu sa vulnérabilité au cycle mondial confirmée en 2001. En 2002, l’Asie retrouve un rythme de croissance soutenu proche de 6 %. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publié en 2002-04
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La revue Économie et Statistique vient de faire paraître un article de Bruno Crépon et Rozenn Desplatz qui propose une nouvelle évaluation des effets des allègements de charges sociales sur les bas salaires. Selon cette étude, ceux-ci auraient provoqué, de 1994 à 1997, une augmentation de 460 000 du nombre d’emplois dans l’économie française. Ce chiffre est nettement supérieur aux estimations antérieures 1. Il est maintenant évoqué dans le débat public pour justifier la poursuite de la politique de baisse des charges sociales, comme axe central de la politique de l’emploi. Compte tenu de la complexité de l’article, la plupart des commentateurs se contentent de citer le chiffre tel quel : « Les experts ont parlé ». Mais quelle est la fiabilité de ce résultat ? Par quels mécanismes, ces emplois ont-ils été créés ? La réduction des cotisations sociales est-elle une arme miracle contre le chômage ? [Premier paragraphe]

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L’année 2001 a été particulièrement mauvaise pour l’Amérique latine : 0,3 % de croissance après 4,4 % l’année précédente. Cette contre performance a touché tous les pays de la région. La crise financière est restée circonscrite à l’Argentine mais l’attentisme des investisseurs jusqu’à l’automne dernier a freiné l’activité, exposée par ailleurs à la contraction des marchés d’exportation et à la baisse du prix des matières premières. La situation devrait s’améliorer en 2002 à l’exception de l’Argentine. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publié en 2001-10
CHAUVIN Valerie
DUPONT Gaël
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De 1997 à 2001, le taux de chômage a diminué de presque 4 points en France, faisant du retour au plein emploi un sujet d’actualité. Nous montrons qu’une baisse supplémentaire du taux de chômage jusqu’à 5 % est possible d’ici à 2005, moyennant des hypothèses favorables mais néanmoins réalistes. La détente des taux d’intérêt permet une hausse du taux d’investissement, qui resterait toutefois inférieur à son niveau des années 1960. Cette hausse expliquerait 1,1 point de baisse du taux de chômage. Le commerce extérieur contribue positivement à la croissance et à la baisse du taux de chômage à hauteur de 0,9 point, y compris en prenant en compte un ralentissement de la demande adressée à la France. La réduction du temps de travail et une politique budgétaire neutre sont les autres principales hypothèses de notre scénario. Par ailleurs, ce retour au plein emploi nécessite la baisse du NAIRU, supérieur à 9 % selon les estimations actuelles. Nous envisageons des scénarios alternatifs de retour plus lent au plein emploi, au cas où l’ensemble des pays croîtrait moins vite, et de baisse du taux de chômage à seulement 7 % en l’absence d’une baisse du NAIRU.

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En partant d’un modèle espace-état standard, composée de la relation de Phillips en forme réduite, nous proposons dans cette étude un modèle enrichissant la dynamique, en distinguant explicitement NAIRU et chômage structurel. Ce modèle nécessite une estimation par le filtre de Kalman et s’apparente aux estimations de TV-NAIRU. À partir d’hypothèses raisonnables sur la variance des innovations affectant le NAIRU, nos estimations aboutissent à une évaluation du NAIRU habituelle pour la France, alors que la valeur du taux de chômage structurel est comprise entre 5 et 6 %, réconciliant la mesure du chômage structurel avec l’intuition du taux de chômage de « plein emploi ». Contrairement au modèle standard, qui exploite uniquement l’information contenue dans la courbe de Phillips, le modèle employé permet, par ailleurs, une validation empirique de quelques déterminants du chômage structurel. Ainsi, le dilemme inflation-chômage ne subsiste pas à long terme ; les taux d’intérêt réels de long terme jouent positivement sur le taux de chômage structurel (1 point de taux d’intérêt implique 0,5 point de chômage) ; la productivité joue négativement (1 point de productivité en plus abaisse le taux de chômage structurel de 0,5 point) ; le ratio salaire minimum sur salaire moyen joue positivement sur le taux de chômage structurel ; le taux de remplacement et le coin fiscalo-social n’influent pas. Cette liste reste néanmoins ouverte à d’autres facteurs, comme le niveau d’employabilité de la main-d’oeuvre, qui ont un impact significatif sur la formation du chômage structurel.

in Revue de l'OFCE Publié en 2001-10
AGLIETTA Michel
BETBÈZE Jean-Paul
SIGOGNE Philippe
FAYOLLE Jacky
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Les prévisions occupent une place particulière dans le débat public en économie. Elles sont généralement considérées comme des prédictions, qualifiées fréquemment d’optimistes ou de pessimistes, comme si elles dépendaient de l’humeur des équipes qui les réalisent. Certes, en un sens, la prévision est un art tant elle dépend des signes précurseurs que nous livre le présent, de l’interprétation des évolutions en cours, de la capacité des économistes de sélectionner les informations pertinentes parmi celles, multiples, dont l’intérêt n’est qu’anecdotique. Mais elle est surtout une science puisqu’elle consiste à déduire des informations dont on dispose sur le présent une vision de l’avenir. Elle ne peut être formulée en dehors d’un cadre général d’interprétation, c’est-à-dire d’une théorie qui met en relation les informations que l’on privilégie et les variables que l’on cherche à prévoir. [Premier paragraphe]

in Revue de l'OFCE Publié en 2002-03
LATREILLE Thierry
LE CACHEUX Jacques
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Au sein de l’Union monétaire européenne, le Pacte de stabilité et de croissance impose un plafond de 3 % du PIB aux déficits publics des États membres, l’objectif étant non seulement d’empêcher l’apparition de « déficits excessifs », mais aussi de réduire progressivement l’endettement public dans les pays de la zone euro. En réalité, cependant, les programmes nationaux de stabilité qui, sur la base des prévisions de croissance, décrivent les orientations à moyen terme des finances publiques des États membres, n’ont pratiquement jamais été respectés, et ont fait l’objet d’amples révisions chaque année. Le ralentissement de la croissance de la zone euro en 2001 a encore accru l’écart entre engagements et réalisations : les déficits budgétaires sont, partout, plus élevés que prévu, et deux pays — l’Allemagne et le Portugal — ont même fait l’objet d’un commencement de procédure d’avertissement de la part de la Commission, que le Conseil Ecofin de février 2002 n’a finalement pas voulu suivre. Ces difficultés mettent en lumière les défauts et les faiblesses de la procédure d’encadrement des finances publiques nationales dans le cadre de la zone euro, et relancent le débat sur les règles de politique budgétaire. Après avoir présenté les différentes versions des programmes nationaux de stabilité, nous proposons une évaluation économétrique des règles nationales effectivement suivies par les gouvernements des États membres au cours des dernières décennies, comparées à celle que semble suivre le gouvernement fédéral américain. Cette estimation permet, en particulier, de mettre en évidence la composante cyclique des déficits budgétaires nationaux. Nous discutons ensuite des différentes mesures du déficit budgétaire que l’on pourrait envisager de substituer à celle du déficit courant dans une règle telle que celle du Pacte de stabilité, de manière à maintenir une certaine discipline et une crédibilité, tout en remédiant aux défauts de la règle actuelle. Nous concluons à la supériorité d’une règle budgétaire s’inspirant de celle adoptée par le gouvernement britannique, fondée sur la notion de déficit budgétaire structurel hors dépenses d’investissement public, qui aurait le double avantage de ne pas engendrer des politiques budgétaires nationales pro-cycliques et de permettre aux gouvernements nationaux de mener des politiques favorables à la croissance.

Les investissements directs à l’étranger constituent certainement l’un des aspects les plus visibles de la mondialisation. Les entreprises multinationales représentent une part croissante de la production, de l’emploi et des échanges commerciaux dans le monde. La production, si elle devient de plus en plus internationale, tend aussi à s’organiser selon un mode bien spécifique. Les différentes étapes du processus de production sont réparties sur un nombre croissant de sites, localisés dans différents pays. Le bien final vendu aux consommateurs dans un pays donné est de plus en plus issu d’un assemblage de composants fabriqués dans plusieurs pays. Si la fragmentation internationale de l’activité productive n’est pas un phénomène récent, l’ampleur du phénomène est, elle, bien nouvelle. Elle accroît, tout en les modifiant, les interdépendances entre les pays : ceux-ci sont liés via l’activité des multinationales le long de la chaîne des valeurs. Un nombre croissant de pays en développement participe au processus d’intégration verticale de la production. Toutefois, ces pays ne sont pas seulement des récipiendaires de l’investissement direct étranger. Des multinationales originaires de pays en développement, certes de taille modeste pour la plupart, apparaissent. Cet article s’attache essentiellement à montrer comment s’organise la production internationale, à quels motifs et déterminants elle répond, et quels facteurs la rendent possible.

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La création de l’Union monétaire européenne confère une dimension expérimentale à l’acquisition de la crédibilité par une banque centrale et à sa mise à l’épreuve. Les modèles théoriques qui fondent la notion de crédibilité réduisent la configuration institutionnelle à un schéma très simple et l’évaluation collective de cette crédibilité est réduite à l’opinion moyenne des marchés financiers. Aussi, nous procédons à quelques variations sur un thème de Barro et Gordon (1983). Alors que dans ce modèle, les salariés fixent le salaire nominal avant que l’inflation soit effective, ici, les marchés financiers fixent le taux d’intérêt de long terme de telle façon qu’il égalise l’offre et la demande agrégée de biens. Pour être crédible, la banque centrale devra viser une inflation très faible pendant une longue période afin de faire converger les anticipations des marchés vers un niveau bas d’inflation. Si on projette ces raisonnements sur l’expérience européenne, on peut craindre qu’ils ne confortent l’idée d’un penchant restrictif de la BCE. Ce modèle est éclairant à un second titre : il peut engendrer des équilibres multiples, sources de problèmes de coordination entre agents pour définir un équilibre qui fasse l’objet d’un accord commun. Pour échapper à ces problèmes, la cohérence temporelle de l’action de la BCE, c’est-à-dire une articulation harmonieuse des objectifs et règles de long terme avec une action conjoncturelle adaptée aux circonstances, nécessite la coopération effective des diverses institutions en charge de la politique économique européenne. L’insertion plus franche de la BCE dans un réseau institutionnel qui active les obligations de motivation et de responsabilité auxquelles elle devrait satisfaire contribuerait à clarifier l’horizon qui gouverne ses décisions. De plus, à cause de l’hétérogénéité encore dominante de la zone euro, la BCE peut difficilement se passer d’une représentation de l’économie européenne qui soit plus « structurelle » que « monétariste ». Cette représentation l’inciterait à privilégier l’attention à l’impact global et diversifié des taux d’intérêt et de leur structure plutôt qu’à la maîtrise illusoire d’un agrégat monétaire. La BCE est en charge de la stabilité globale des prix, mais l’exercice de cette responsabilité d’intérêt commun passe par une vision détaillée de l’impulsion et de la propagation des chocs et des tensions au sein de la zone euro. Pour toutes ces raisons, la BCE devra être tout autant anglo-saxonne que germanique, s’inspirer autant de la FED que de la Buba.

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in Rapport sur l'état de l'Union européenne 1999 Publié en 1999-09
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In the euro area growth is holding up but the general outlook is less bright than in recent years. The anticipated slowdown largely results from the gradual attenuation of the post-Great Recession recovery momentum and the convergence of growth rates towards a lower potential growth path. It also coincides with a revival of political turmoil, consequently emphasizing the urgency to deal with external downsize risk by strengthening internal sources of growth—investment and private consumption. The sun has been shining but the opportunity for structural repair has not been taken. Hence, imbalances within the euro area need to be addressed in order to achieve sustainable development. The increase of public debt is one of the main legacies of the crisis. While it is currently declining, long-run simulations suggest that without further consolidation, the public debt-to-GDP ratio will not reach the arbitrary 60% target by 2035 in a number of countries. To top it off, countries that are concerned are those whose unemployment rate remains above its pre-crisis level, yet the implementation of a new fiscal consolidation would result in higher employment. It thus raises the question of this rule's sustainability. The euro area as a whole has a large trade surplus, which favors pressures for the appreciation of the euro, which can reduce growth prospects. Unlike the period before the crisis, the imbalance is clearly concentrated in surplus countries. Finally, the aforementioned imbalances make governance reforms more urgent than ever. Until now, progress in this area has proved rather timid. This work led us to three key policy insights. First, the structural adjustment needed to bring back public debt to its target would weigh on the reduction of unemployment. Euro area countries can pursue an additional fiscal consolidation provided output gap is closed, and countries with fiscal leeway should use it to sustain growth in the euro area as a whole. Secondly, the ongoing debate on the reform of the economic governance of the euro area must pay more attention to the evolution of nominal prices and wages, in order to reduce the sources of divergence. In the same time, the need to strengthen wage bargaining systems by giving the social partners a greater role is important. Finally yet importantly, the need for a greater automatic stabilization, including of a cross-border nature, in monetary union is undisputed. The proposals under discussion do go to some extent in this direction and deserve support.

Au cours des cinquante dernières années, des modèles successifs ont été élaborés pour rendre compte du comportement d’épargne des ménages. Ces modèles diffèrent principalement par la longueur de l’horizon décisionnel : après avoir supposé une vision de court terme, l’horizon s’est progressivement élargi à la durée de vie du ménage, avant de devenir illimité ; on est ainsi passé du modèle myope keynésien, au modèle de cycle de vie, puis au modèle dynastique. Ces modèles ne sont pas exclusifs, et les théories développées récemment montrent que différents horizons peuvent coexister, par exemple dans le cadre d’une épargne de précaution avec volonté de transmission intergénérationnelle. L’objectif principal de cette étude est de tester la pertinence de ces différents cadres de pensée, et de déterminer l’horizon pertinent d’épargne des ménages à partir des enquêtes INSEE Budget des Familles, sur la période 1979-2006. On montre d’abord que l’hypothèse de cycle de vie constitue un cadre un peu simpliste pour rendre compte du comportement d’épargne des ménages, car l’on observe pas de décroissance des taux d’épargne en fin de vie. Il s’agit ensuite de détailler les comportements par âge, en distinguant les ménages d’âge actif des ménages retraités : – Les ménages d’âge actif sont essentiellement sensibles au motif de précaution (assurance contre les chocs de revenu à court terme), et au motif cycle de vie (perspective de préparation de la retraite). Ils ont peu de considérations dynastiques, et épargnent davantage sur les revenus du travail que sur les revenus du capital. – Les ménages retraités ont un comportement dynastique quel que soit leur niveau de richesse, avec une désaccumulation de capital très limitée. Autrement dit, au cours de leur vie active, les ménages se soucient essentiellement du lendemain, et dans une certaine mesure de leur retraite ; la prise en compte des générations futures n’intervient qu’au moment de la retraite. Le second objectif de cette étude est d’analyser l’existence de taux d’épargne différents sur le capital et sur le travail, une question récurrente dans le débat économique. Le consensus des macroéconomistes, selon lequel on épargne davantage sur le capital que sur le travail, est aujourd’hui battu en brèche par les nouvelles théories de l’épargne, notamment les théories de l’épargne de précaution. L’étude empirique à partir des données Budget des Familles suggère, pour la population d’âge actif, l’existence de taux d’épargne plus élevés sur le travail que sur le capital, ce qui légitime le motif de précaution.

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La comparaison des enquêtes ISSP de 1999 et 2009 montre que la crise financière de 2008 n’a pas fortement bouleversé les perceptions qu’ont les Français des inégalités salariales, ni leurs souhaits de correction de celles-ci ou encore leur sentiment de justice concernant leur salaire. Pour l’essentiel, ils continuent de penser que les inégalités en France sont trop fortes, qu’il faut les réduire nettement et qu’ils ne sont pas payés à la hauteur de leur mérite. En même temps, sur la période considérée, le niveau des inégalités apparaît objectivement assez stable au sein de la plus grande partie de la population et seule une petite élite voit ses revenus s’envoler. La stabilité des opinions semble refléter fidèlement cet état de fait d’autant que, dans le détail, les Français semblent aussi assez conscients qu’il se passe quelque chose en haut de la pyramide, en particulier du côté des PDG. Aussi, dans l’ensemble, ils continuent de souhaiter que l’on corrige les inégalités salariales à peu près dans les mêmes proportions qu’il y a dix ans. Et lorsque les excès récents sont perçus, la demande consiste à les corriger d’autant.

in Revue internationale de sociologie Publié en 2009-07
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As far as distributive justice is concerned, an important issue is to know whether the different principles by which a given distribution of goods is judged fair or unfair are exclusive or complementary. The European Values Survey carried out in 1999 shows clearly the priorities of Europeans in this matter. The first concerns the guarantee that ‘basic needs are met for all’, then comes ‘recognizing people on their merits’ and finally ‘eliminating big inequalities in income’. The consensus on this hierarchy is not altered by national, demographical, social, economic or political divisions. These different divisions do indeed influence opinions on each criterion, but, with very few exceptions, they are not sufficient to upset this order of priorities. Thus, the usual applied principles of distributive justice do not define competing spheres. Their nested (or ‘lexical’) order is compatible with the purely procedural condition of ‘equal liberty’.

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La cohésion sociale semble être une notion trop vaste et trop pluridimensionnelle pour qu’il soit possible de s’en donner une définition précise. Elle désigne entre autres aussi bien des formes de participations citoyennes et sociales que des valeurs partagées, l’absence d’exclusion, la réduction des inégalités et de la ségrégation, voire des politiques sociales. Elle fait en outre l’objet de désaccords concernant les dimensions qu’elle devrait impérativement mettre en avant ou qu’elle ne devrait pas négliger ou au contraire qu’elle ferait mieux d’oublier. Paul Bernard (1999) en conclut qu’elle n’est qu’un « quasi-concept ». Elle serait si protéiforme et d’une géométrie tellement variable qu’elle ne pourrait échapper à l’inconsistance. Pour autant, sa position prend un tour plus positif lorsqu’il souligne qu’avec l’idée de cohésion sociale on s’efforce de faire tenir ensemble la liberté, l’égalité et la fraternité. Il considère de ce fait – au moins implicitement – que la cohésion sociale tient dans l’articulation de principes et de dimensions jugés essentiels pour faire société. En ramenant la notion à la devise républicaine française, il souligne d’ailleurs qu’elle n’est pas une idée nouvelle et que seuls les mots changent au gré des époques et des modes. Et de fait, on peut admettre que la cohésion sociale rend compte à peu de chose près de ce que l’on appelait la solidarité ou l’intégration sociale à l’époque de Léon Bourgeois (1896) ou d’Emile Durkheim. Quel que soit le vocabulaire, il s’agit fondamentalement de penser ce qui nous rassemble et comment nous continuons de nous rassembler en dépit de ce qui nous sépare. Qu’il faille réinterroger ce processus à la lumière des changements sociaux que nous connaissons est une chose, qu’il soit impossible de s’en donner une théorie cohérente en est une autre. C’est précisément cet objectif d’une théorie renouvelée que nous nous proposons d’atteindre avec cette étude et pour y parvenir, il nous semble nécessaire de repartir de l’analyse durkheimienne de la solidarité.

Ce n’est pas la même chose d’interroger les Français sur l’immigration ou la peine de mort par internet ou par téléphone. L’enquête post-électorale de la présidentielle 2012 du CEVIPOF permet de s’en rendre compte puisque les deux modes d’interrogation ont été utilisés sur la même période avec le même questionnaire et l’ambition, dans les deux cas, de fournir une image représentative de la population française. La comparaison des résultats est toutefois problématique. Non seulement chaque mode d’enquête introduit des biais d’échantillonnage différents et plus ou moins importants, mais encore les enquêtés ne répondent pas toujours de la même manière au téléphone et par internet. Pour certaines questions délicates, ils peuvent mentir à leur interlocuteur au téléphone, mais dire la vérité sur internet. Ils peuvent également se laisser aller au pessimisme et à la défiance devant leur écran, mais se montrer plus mesurés au téléphone. Mais il est clair néanmoins que toutes les questions ne sont pas égales en termes de fragilité de l’opinion. Les questions délicates sont loin d’être anodines : immigration, islam, peine de mort, homosexualité... Selon l’interprétation que l’on retiendra, on dira alors soit que l’opinion est pleine de non-dits et que, derrière des propos bienséants se cachent souvent la haine de l’étranger et la peur de l’autre ; soit que l’opinion est pleine de doutes et que, derrière des opinions tranchées, il y a matière à discussions – même si, par crainte d’être jugés, les protagonistes ne participent pas à ces débats en toute sérénité.

in Revue de l'OFCE Publié en 2017-05
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A l’heure où l’on entend beaucoup parler d’un « ascenseur social » qui serait en panne ou d’un sentiment de déclassement, ce numéro de la Revue de l’OFCE se propose de revenir sur les questions classiques en sociologie de la mobilité sociale et de la frustration. Comment évoluent aujourd’hui les perspectives de mobilité sociale ? Quel est le ressenti des individus sur la mobilité sociale en général et sur la leur en particulier ? Quel lien peut-on faire entre la mobilité sociale et le sentiment de frustration ? Depuis la célèbre thèse d’Alexis de Tocqueville sur la frustration relative, il est devenu habituel de lier ensemble les deux notions. Est-ce toujours pertinent ? Quelles sont les limites de cette perspective ? (Premières lignes)

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La discrimination statistique consiste à rejeter un individu en raison de défauts qu'on lui prête parce que les membres de son groupe d'appartenance sont supposés - à tort ou à raison - avoir souvent ces défauts. Contrairement à la discrimination négative, il ne s'agit donc pas de rejeter l'individu parce qu'il est ce qu'il est, il s'agit de le rejeter parce qu'il ne satisfait probablement pas aux critères exigés. Pour autant, peut-on en déduire que la discrimination statistique est rationnelle ? Il importe de rappeler que le raisonnement mis en œuvre est incomplet et qu'il faut encore prendre position sur des risques. La rationalité de cette forme de discrimination ne peut ainsi être tranchée par avance. En outre, pour ne pas être confondue avec une simple discrimination négative vaguement rationalisée, il faut encore justifier une telle pratique. Il apparaît alors que l'incertitude qui servait à justifier le rejet peut à l'inverse justifier le pari raisonnable inverse, c'est-à-dire justifier une forme de discrimination positive.

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