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Cet article cherche à expliciter la manière dont les organismes HLM trient et sélectionnent les candidats à l’entrée du parc locatif social. Il s’appuie sur une enquête ethnographique réalisée au sein d’une entreprise sociale pour l’habitat - et centrée sur l’observation des pratiques quotidiennes des agents de terrain. Il montre en premier lieu comment au-delà de l’arsenal juridique et règlementaire qui encadre son activité, le bailleur dispose encore de marges de manoeuvre importantes dans les étapes de pré-sélection et de sélection des candidats. En effet, les flous, les ambigüités et les contradictions des normes confèrent aux agents un certain pouvoir discrétionnaire. Nous soulignons, dans une seconde partie, l’importance des processus cognitifs de qualification et de catégorisation des clients inhérents aux pratiques d’attribution. En particulier, la distinction dichotomique entre les « bons » et les « mauvais » candidats est récurrente. Ces catégories, façonnées de manière collective, peuvent déboucher sur des phénomènes d’éviction de certains groupes. Notre analyse des pratiques professionnelles entend ainsi éclairer la manière dont se construisent, à l’intérieur des organismes HLM et dans les relations entre ceux ci et leur environnement, des processus de discriminations systémiques.

Cet article s’intéresse à lamanière dont les organismes HLM trient et sélectionnent les candidats à l’entrée du parc locatif social. Au-delà de l’imposant arsenal juridique et réglementaire qui encadre leurs activités, les bailleurs sociaux disposent de marges de manoeuvre importantes dans la sélection des futurs locataires. Nous étudions en particulier les opérations de qualification et de catégorisation des clients qui, effectuées de façon collective, peuvent déboucher sur l’éviction de certains groupes. L’analyse des pratiques professionnelles des agents de terrain entend ainsi éclairer la façon dont se construisent, à l’intérieur des organismes et dans les relations entre eux et leur environnement, des discriminations systémiques.

in Les Notes de la Fondation Jean Jaurès Publié en 2011-10
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Après le basculement des documents vers les personnes comme points de repère, la recherche sur les réseaux se fait désormais par une série d’attributs. Une approche à adopter dans un cadre professionnel.

Premier paragraphe : Révélée par France 2 dans son JT, c’est une révolution technologique qui pourrait bouleverser nos sociétés. Peut-être aviez-vous déjà eu vent d’une incroyable innovation, le téléphone portable. Eh bien, d’après l'enquête du 20 heures, ce formidable appareil pourrait permettre d’envoyer du texte à ses correspondants. On appelle ça un SMS – ou texto.

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Premier paragraphe : Ah que nous autres bretons vibrons à tous ces gwen ha du sur les écrans, à ces routes barrées comme au bon vieux temps des luttes paysannes, à la sous-préfecture de Morlaix attaquée comme en 1961, à ces bonnets rouges de nos ancêtres (enfin un peu lointains, c’est vrai). Quelle fierté de nous voir unis contre l’Etat jacobin, cet état socialiste pour qui nous avons pourtant voté en masse, et qui adopte une taxe… écologiste décidée par un gouvernement… sarkozyste (bon, là ça devient un peu compliqué). Au moins, nous sommes unis contre.

in L'économie de l'attention. Nouvel horizon du capitalisme? Publié en 2014-05
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Parler de « régimes d’attention » au pluriel présente plusieurs avantages. Trop souvent, l’attention traitée au singulier entraîne avec elle une vision essentialiste de l’attention, comme une évidence supposée partagée, « taken for granted », alors qu’elle est un composite de multiples processus, comme l’ont bien mis en évidence les travaux de sciences cognitives. Or en ce domaine comme en d’autres, la contrainte de pluralisation oblige à distinguer des processus qui parfois finissent même par être antagonistes, comme nous allons le voir. Trop souvent aussi, la référence à l’attention au singulier la place en statut de cause finale, de façon tout aussi abusive que le fut son complet oubli pendant des années. Alors qu’un Herbert Simon la mentionnait dans un programme plus général sur les échanges d’information, Goldhaber en fait un principe central qui convertit tout autour d’une nouvelle valeur, ce qui constitue d’ailleurs la force de son argument qui permit d’attirer… l’attention sur sa thèse ! Cette propension à la découverte d’un nouvel équivalent général n’a rien de nouveau, mais après la monnaie, le signe ou le phallus des années 60, voici que plusieurs candidats se disputent le rôle : l’information, la réputation, l’opinion et finalement l’attention. Sans doute est-ce un symptôme de l’époque, dirait un analyste complaisant, mais nous devons ici nous obliger à un exercice de définition stricte qui remet l’attention à sa juste place.

in Internet Actu Publié en 2012-09-07
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Dominique Boullier, professeur de sociologie à Sciences Po et coordinateur scientifique du MediaLab nous propose une lecture du livre de Nicolas Colin et Henri Verdier, L’âge de la multitude, Entreprendre et gouverner après la révolution numérique, paru au printemps 2012 chez Armand Colin. Il en livre une critique sans concession, mais qui permet d’analyser et de prendre du recul sur la façon dont l’innovation est trop souvent célébrée (...).

Erving Goffman avait désigné sous le nom de bulles cette distance invisible présente dans toutes les situations d’interactions urbaines. Peter Sloterdijk a fait des bulles une des occurrences de sa sphérologie, de sa philosophie de la climatisation. Selon lui, tout le modernisme s’est construit contre l’idée même que “nous sommes à l’intérieur”, dans ces bulles, ces globes et ces écumes que sont nos mondes communs. Dominique Boullier /1, sociologue (Sciences Po, CEE, Médialab), lui, nomme ces lieux singuliers “habitèles”. Il nous explique pourquoi.

in Documentaliste Publié en 2013-04
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Que se cache-t-il derrière les Moocs, plates-formes gratuites d’enseignement ?

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La période des années cinquante et soixante constitue un extraordinaire laboratoire d’idées pour qui veut comprendre les transformations de la société française. C’est une époque où, après le cataclysme de la Seconde Guerre mondiale, parvient au pouvoir une génération de leaders politiques, syndicaux, professionnels qui vont tenir les rênes du pouvoir jusqu’à aujourd’hui, pour le meilleur et pour le pire serait-on tenté de dire. Au-delà des clivages politiques où idéologiques, et sans vouloir faire de cette période une sorte « d’âge d’or », il est tout à fait intéressant de constater la capacité de ces élites à construire une vision cohérente de la société française et de rôle que l’État doit y jouer à travers la mise en place de politiques modernisatrices. Aucun secteur n’échappe ainsi à cette volonté de changement et l’agriculture, avec les lois d’orientation de 1960 et 1962, y prend toute sa part (...).

Publié en 2013-01
LOHARD Audrey
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Introduction : Pourrait-on faire une sociologie de l’opinion sans les enquêtes d’opinion et les sondages ? Pourrait-on faire une sociologie de la réception des médias sans les mesures d’audience ? Pourrait-on faire une sociologie des réputations sans les dispositifs d’opinion mining, de sentiment analysis (analyse de tonalité), ou de e-reputation qui émergent à foison depuis quelques années ? Nous considérons qu’il est possible de ne pas toujours suivre ce formatage par les dispositifs opérationnels, pour penser l’opinion, l’audience ou la réputation et nos travaux précédents l’ont amplement montré sur tous ces sujets, dans la lignée de Tarde (Boullier, 2004). Cependant, la puissance performative des dispositifs de sondages, des mesures d’audience et de e-reputation est telle qu’il est impossible de les ignorer ou de se contenter de les critiquer sommairement, comme ce fut souvent le cas pour les sondages ou les mesures d’audience. Nous nous proposons ici de nous appuyer sur un travail d’inventaire extensif de tous les outils d’opinion mining et de sentiment analysis, les plus souvent exploités pour la e-reputation, travail réalisé en 2011-2012 et qui a donné lieu à une publication avec Audrey Lohard (Boullier et Lohard, 2012). Cet inventaire permet de décomposer très précisément les différentes étapes techniques des choix méthodologiques effectués par les quelques 280 services commerciaux et académiques relevés. Une telle analyse à grain fin est indispensable pour éviter les anathèmes trop rapidement émis dans les critiques sur les mesures d’audience. Ce qui nous importe ici, c’est bien de comprendre le pouvoir d’agency, de « faire faire » incorporé dans chacune de ces techniques, pour mesurer précisément le déplacement de la question qu’elles effectuent. Chemin faisant, nous serons conduits à discuter les relations entre influence, réputation, opinion et audience car, dans les méthodes comme dans les concepts, une certaine confusion peut apparaitre. Pour résumer, nous dirons que le seul processus dont les sciences sociales devraient rendre compte, comme l’avait préconisé Tarde, c’est l’influence. La forme contemporaine de la mesure de l’influence se désigne désormais comme réputation mais elle doit son émergence au développement de l’économie financière et c’est pourquoi nous devons examiner d’abord ce moteur de production des réputations, comme résultat et comme catégorie, mesure mesurée et mesure mesurante (Latour).

Publié en 2014
CRÉPEL Maxime
CHAUDET Claude
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