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Cet article s’intéresse à l’évolution des modes de régulation de l’accès des jeunes à l’enseignement supérieur en France en partant du postulat que ces modes relaient des conceptions spécifiques de l’ordre social (conservatrices ou progressistes) et de l’égalité (libérales ou sociales). L’analyse porte sur les procédures et les normes associées aux deux plateformes numériques de gestion des candidatures qui se sont succédé ces dix dernières années, Admission Post-Bac (APB) et Parcoursup, en soulignant les éléments de continuité et de changement. Il en ressort que ces plateformes ont en commun d’entretenir la stratification de l’enseignement supérieur français et son rôle dans la reproduction des inégalités tout en introduisant de nouvelles dimensions à tonalité plus marchande. Ces dimensions sont plus présentes dans la plateforme Parcoursup qui encourage explicitement les bacheliers à se comporter en sujets marchands et les universités à adopter les modes de recrutement des filières sélectives.

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Présentation du dossier sur les pratiques du groupe socioprofessionnel des enseignants, dans le suivi de la scolarité de leurs enfants. L’intérêt d’un tel sujet est le surcroît d’intelligibilité sur l’évolution et le contenu des pratiques d’accompagnement de la scolarité que l’on obtient en s’intéressant à un groupe particulièrement investi dans ce domaine et dont l’action dans la sphère domestique revêt un caractère quasi professionnel. Documenter les efforts pédagogiques de ses membres permet de donner alors tout son sens à une notion qui s’est largement imposée au cours des dernières décennies, le « métier de parent ». Ces parents peuvent de part leur statut apparaître comme des parents « modèles » répondant en tout point aux attentes des institutions d’enseignement. L’étude des pratiques éducatives familiales des enseignants est aussi intéressant pour l’analyse des processus de reproduction sociale et permet de revisiter l'étude des inégalités d'éducation.

in Revue française de pédagogie Sous la direction de VAN ZANTEN Agnès Publié en 2019-10
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This article focuses on the interplay between institutional arrangements, family strategies, and market devices in the transition to higher education (HE) in France with a view to documenting both persistent features of the French ‘conservative’ educational regime and recent changes, in particular those related to neo-liberal influences. Using a theoretical model inspired by research on welfare regimes and integrating key elements of the sociology of networks, institutions, and markets, as well as data from a comprehensive qualitative study, the article focuses on three main topics: the impact of both institutional stratification and family choices on segregation and channelling into HE; the framing of students’ choices generated by impersonal policy instruments and personal human guidance; the role of private providers and agencies, as well as the devices they use to influence students’ transition to HE. The conclusion emphasises the impact of these different processes on the perpetuation of educational inequalities.

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Unter Einbezug der idealtypischen Unterscheidung zweier Arten von Aufstiegsmobilität durch Bildung, Wettbewerb und ‚gesponserte‘ Mobilität von Ralph Turner, erschließt Agnès van Zanten anhand Turners Konzepts des ‚institutionellen Sponsorings‘ den Zusammenhang der Mechanismen von Wettbewerb und Sponsoring in der Reproduktion von Bildungseliten. Studien zu Auswahl- und Segregationsprozessen akademischer Eliten im französischen Bildungssystem, die zwischen 2006 und 2013 durchgeführt wurden, wie auch ein laufendes Forschungsprojekt, welches den Übergang zur höheren Bildung untersucht, zeigen auf, dass die Bildungsverläufe zukünftiger Eliten in Frankreich durch eng miteinander verknüpfte Wettbewerbs- und Sponsoringlogiken gekennzeichnet sind.

Portant sur les étudiants hommes de formations dites « féminines » de l’enseignement supérieur, cette thèse s’intéresse à la production de l’atypisme et aux socialisations sexuées. Elle repose sur une double étude de cas des filières sage-femme et assistance de service social dans lesquelles une enquête alliant entretiens, observations et analyses statistiques a été menée. Alors que la littérature sur les trajectoires atypiques des femmes insiste sur le rôle des dispositions, cette étude de dominants en situation de minorité numérique montre le poids des contextes. Nombre d’hommes « atypiques » ne sont pas les plus disposés à opter pour une formation « féminine » : ce sont avant tout des logiques institutionnelles, relationnelles et économiques qui encouragent ce choix, même si les schèmes d’action individuels – de classe et de genre notamment – sont aussi déterminants. Une analyse articulant ces variables révèle quatre logiques à l’origine des choix atypiques : la souplesse, l’ouverture, le pragmatisme et la stratégie. Une fois en formation, les hommes font l’objet de processus de singularisation mais sont aussi enjoints au respect d’une forte norme d’égalité des sexes. Selon les situations, on attend d’eux d’alterner entre différentes pratiques genrées, c’est-à-dire de jongler avec le « féminin » et le « masculin ». La maîtrise de cette souplesse de genre procure de nombreux bénéfices mais dont tous les hommes ne savent pas ou ne peuvent pas tirer profit. La thèse montre ainsi les fonctionnements de l’ordre du genre : elle éclaire la hiérarchie entre les sexes, mais aussi celle qui ordonne les hommes entre eux dans un contexte de valorisation de la mixité et de l’égalité.

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Cet article s’intéresse à un dispositif dit « d’ouverture sociale », les « Conventions Education Prioritaire » (CEP) de Sciences Po, en prenant appui sur une enquête ethnographique en cours comprenant des analyses de textes institutionnels ainsi que des entretiens et des observations à Sciences Po et dans quatre lycées conventionnés. Il s’intéresse aux tensions normatives entre les acteurs impliqués, notamment entre les responsables institutionnels qui impulsent et coordonnent le dispositif et les acteurs scolaires qui le mettent en œuvre, autour de la priorité à accorder à la méritocratie, à la discrimination positive et à l’inclusion. Il examine également les arrangements pédagogiques et organisationnels auxquels les efforts pour résoudre ces tensions donnent lieu. La conclusion insiste notamment sur les effets de ces tensions et des pratiques qui en résultent sur le brouillage entre deux objectifs politiques distincts, la diversification des élites et la réduction des inégalités.

Publié en 2018-08 Collection U
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Ce manuel de référence sur le monde de l’école, des élèves et des enseignants est proposé dans une 5e édition remaniée et actualisée. Il explore le domaine de manière systématique et objective, et sous des aspects divers : place de l’école dans la société (politiques scolaires, inégalités de carrière, enjeux de la réussite scolaire, évolution des analyses théoriques), mais aussi acteurs et pratiques (profession enseignante, programmes, pratiques éducatives des familles, métiers d’élève). L’ouvrage propose de nombreux éléments sur les effets des politiques éducatives, la construction et les effets de ségrégation scolaire, ou les changements introduits par le renouvellement des enseignants et des élèves eux-mêmes. Sont aussi abordées la profusion et la diversité des recherches conduites ces dernières années dans ce champ qui demeure l’un des plus riches de la sociologie, en prise directe avec l’actualité et les préoccupations des familles, des enseignants et des élèves. Ce manuel exhaustif intéresse les étudiants en sciences sociales, en sciences de l’éducation, les enseignants, les responsables des politiques éducatives et les associations de parents d’élèves.

in Educational choices, transitions and aspirations in Europe. Systemic, institutional and subjective changes Publié en 2018-06
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This article focuses on differences between French secondary schools regarding how students are channelled into higher education (HE) and the impact of these processes on educational inequalities. The concept of channelling is used to analyse how school professionals adapt their guidance practices according to both students' academic and social status and their predicted futures. Drawing on ethnographic data from two schools in Paris, we provide a detailed examination of school professionals' discourses and of institutional devices orienting students' higher education choices. The interpretations involve four different themes: how and how much school professionals engage with the transition to HE; the explicit and implicit messages regarding HE guidance present in their words and actions; the routes they encourage students to take or to avoid; and the rationale behind these practices. The conclusions emphasise the inequalities across schools in terms of the amount and type of attention that students receive and the kind of educational horizons that are presented to them.

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