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in Critique internationale Edited by HIBOU Béatrice, Rédaction de Critique internationale Publication date 2021-03-05
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25 janvier 2021. Voilà presque deux ans que Fariba Adelkhah est privée de liberté. Plus précisément, cela fait aujourd’hui 600 jours qu’elle a été arrêtée en Iran, en même temps que notre collègue Roland Marchal, désormais libéré. De juin 2019 à septembre 2020, elle a passé près de 16 mois à la prison d’Evin. Depuis, elle est assignée à résidence, avec bracelet électronique et sans possibilité de contact avec l’extérieur. Même à celles et ceux qui n’ont pas eu la chance de la croiser son visage est désormais familier. Son portrait orne la façade de Sciences Po rue Saint-Guillaume, est affiché sur la porte de chaque bureau du CERI, apparaît en bas des mails d’une partie des membres de notre communauté. Depuis le 5 juin 2019, son comité de soutien œuvre sans relâche en intervenant régulièrement dans les médias, en co-organisant avec Sciences Po, en janvier 2020, un colloque qui a donné lieu à un ouvrage , en enregistrant des messages pour elle et pour le monde, en innovant selon les circonstances et les contraintes imposées par la pandémie. En collaboration avec le comité, Critique internationale, dont Fariba a été membre fondatrice en 1998, souhaite rendre hommage à ses travaux, à son courage et à son engagement. Intitulé « Écrits d’avant prison. Pour la libération de Fariba Adelkhah », ce dossier réunit quatre textes de notre collègue qui ont été déjà publiés, et dont nous remercions les éditeurs et les revues de nous avoir donné l’autorisation de les reproduire. Ces « morceaux choisis » d’une œuvre au long cours font entendre une voix singulière, portée par une pensée originale s’appuyant sur une fine connaissance empirique des phénomènes étudiés, une attention aux processus historiques et un dialogue fécond entre anthropologie et science politique.

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[...] Fariba est connue pour ses travaux en anthropologie sur l’Iran et l’Afghanistan, mais ce qui la définit dans sa pratique de recherche, et qui illustre le mieux sa démarche, c’est sans doute l’anthropologie du voyage. Le voyage, ici, ne doit pas seulement être compris comme un déplacement physique. Certes, nombre de ses travaux traitent de la migration, du commerce, du pèlerinage, des déplacements de clercs et de l’exil, et Fariba n’a de cesse de « partir sur le terrain » et de l’« approfondir » pour lui faire dire autre chose et pouvoir voguer vers des lieux incongrus . Mais le voyage, c’est aussi pour elle un cheminement permanent au cours duquel le terrain lui sert à faire, défaire et refaire sa problématique et peut-être plus encore sa démarche. [...]

Patrice Yengo, originaire du Congo-Brazzaville, est un intellectuel inclassable, un exilé temporaire permanent. Au-delà de sa spécificité, sa trajectoire est caractéristique de ces universitaires africains en exil, bénéficiant d’une reconnaissance indéniable mais n’ayant jamais réussi à être perçus comme pouvant être éligibles à un poste dans l’université française. Son portrait questionne ce paradoxe. Article du hors-série "Poser pour la liberté. Portraits de scientifiques en exil".

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Article du hors-série "Poser pour la liberté. Portraits de scientifiques en exil".

in AOC Publication date 2021-01-21
TOZY Mohamed
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Dix ans après les « Printemps arabes », la déception domine la célébration de cet anniversaire : promesse non tenue de la démocratie, échec des illusions, choix incompréhensibles pour beaucoup d’observateurs en faveur des islamistes une fois la liberté advenue… Ces analyses qui raisonnent en termes d’« avancées » et de « recul » (de printemps et d’hiver) se limitent toutefois aux grandes transformations identifiables et s’avèrent incapables de percevoir les importants changements qui affectent la région arabe et les mutations profondes de leurs sociétés.

La nouvelle préface écrite par Giovanni Levi à l’occasion de la réédition italienne de son œuvre maîtresse, L’Eredità Immateriale, dont nous publions la traduction en français, revendique l’importance de concevoir l’histoire comme la science des questions générales, et non comme celle des généralisations. Elle constitue un manifeste méthodologique en faveur des principes que défend la micro-histoire depuis les années 1980, qu’aujourd’hui on peut lire en creux comme une critique des faiblesses méthodologiques de courants historiographiques plus récents, notamment de l’histoire globale et de l’histoire connectée et de la tendance à renoncer à une histoire qui part des États. Pour Levi, l’intérêt que la plupart des courants historiographiques portent à la globalisation repose sur l’idée historiciste et néolibérale selon laquelle il existerait une seule solution possible, celle d’une société capitaliste désordonnée. La limitation de l’histoire à une causalité factuelle mécanique, et plus encore sa simplification aux seules solutions qui ont historiquement prévalu, contribuent à déprécier la signification même de l’histoire. La microstoria plaide au contraire pour une histoire totale (et non globale), c’est-à-dire une histoire de la complexité des actions et des faits dans laquelle les femmes et les hommes ont été et seront les protagonistes. Ce sont des principes chers à la sociologie historique et comparée du politique dans le sillage de laquelle se situe notre revue.

in Sociétés politiques comparées Publication date 2021-01-07
BONO Irène
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Depuis quelques années, le "risque" et la "sécurité" sont devenus les principes incontournables de la recherche, délimitant les frontières de la construction de connaissances sur les sociétés politiques. Cet article analyse les conséquences de ce tournant pour la recherche. En effet, ce tournant oblige à définir des limites à ne pas franchir dans la production de connaissances; il interdit ensuite de penser ce que sont les difficultés dans la pratique de recherche. Regarder au-delà du risque requiert de questionner toute objectivation des difficultés dans la production de la connaissance, pour pouvoir interroger les conditions dans lesquelles la pratique de la recherche en sciences sociales peut être considérée comme libre. La liberté scientifique nécessite que l’on s’émancipe du principe structurant du « risque ». Elle nécessite aussi que l’on s’émancipe du carcan conceptuel dans lequel on l’enferme généralement, celui de la seule liberté d'expression, pour mener une réflexion sur les pratiques de recherche - et pas seulement sur ses résultats - et particulièrement une réflexion méthodologique.

« L'ambiguïté des sentiments dans le monde néolibéral », traduction par L. Karampina.

in Max Weber, 100 χρόνια μετά. Πολιτική, μεθοδολογία, ριζοσπαστική κριτική Publication date 2020-11
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Comprendre la bureaucratie néolibérale avec Weber.

Edited by HIBOU Béatrice Publication date 2020-10-15
LEGUIL-BAYART Jean-François
TOZY Mohamed
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Le CERI organise, sous le label Séminaire Sociologie et anthropologie sociale du politique - Fariba Adelkhah : penser en pensant à elle, des conférences régulières qui s’inspirent des travaux de Fariba Adelkhah. Pour la reprise du séminaire "Sociologie et anthropologie sociale du politique", nous aborderons la question du "style" que Fariba Adelkhah a souvent traitée dans ses travaux, notamment à travers son analyse de la bienfaisance et de ce personnage qu'est le janvânmard, dont l'ethos économique est indissociable d'un style d'action et de domination.

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