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in L’État d’injustice au Maghreb. Maroc et Tunisie Publié en 2015-10-26
TOZY Mohamed
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En 1996, l’oued Bouskoura – dont le cours a été détourné dès les années 1920 par les services du protectorat autant pour permettre une urbanisation accélérée que pour consolider le mythe de sa puissance sans limite – s’est rappelé au souvenir des Casablancais en inondant les quartiers populaires de Bouchentouf, El Fida, Derb Soltane et Boujdour. Des dizaines de maisons se sont effondrées et des centaines de familles ont passé des mois sous des tentes ou dans des écoles. Alors que la frénésie réformiste atteignait le royaume et qu’une révision consensuelle de la Constitution ouvrait de nouvelles perspectives à la participation de l’opposition au pouvoir, concrétisant pour la première fois en termes politiques cet élan réformateur, les inondations ont conduit les pouvoirs publics à dépasser la problématique de la gestion urbaine pour poser la question de la responsabilité de l’État. La transformation est fondamentale...

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Fraudes et trafics en grand, exploitation sauvage des ressources, économie de pillage, privatisation des institutions, criminalisation des pratiques du pouvoir, multiplication des milices armées, extension de la guerre... L'Afrique noire semble sur la pente d'une criminalisation préoccupante de l'état. Loin des tabous et des anecdotes stéréotypées, s'appuyant sur une connaissance vivante et fine des processus économiques, culturels, politiques et militaires à l'oeuvre sur le continent, les trois auteurs de ce livre proposent des critères, déploient une analyse novatrice et présentent un pronostic : bien sombre, mais encore ouvert. Ont participé à cet ouvrage Jean-François Bayart (CNRS, CERI, Paris), Stephen Ellis (Centre d'études africaines, Université de Leyde) et Béatrice Hibou (CNRS, CEAN, Bordeaux).

La prise en considération des principales statistiques démographiques, économiques et financières disponibles confirme que l’Afrique n’est décidément pas le continent de l’« immobilité » ou de la « tradition », n’en déplaise à Hegel (et à Nicolas Sarkozy). Elle est en pleine transformation sociale. Bien que la projection de ces données sous forme de prévision soit toujours sujette à caution, elle permet de s’interroger sur les formes d’organisation possibles de la région dans le domaine politique, à un horizon d’une cinquantaine d’années (...).

in Codesria Bulletin Publié en 2000
HIBOU Béatrice
BANEGAS Richard
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The introduction of ideas of good governance, decentralization, rural development, and above all, of civil society, as key factors in new forms of multilateral intervention has allowed the completion and enforcement of a general approach to the reform of the State and to a redefinition of its role in the economy first begun under structural adjustment programmes. However, the approach of "civil society" is based on a simplistic and divisive concept of the social domain and has had the result of taking politics out of the process of democratization. The difficulty of defining what exactly civil society is and, therefore, the infinite number of possibilities of manipulating this "concept", have opened the way for an erosion of administrative and institutional capacity, and the strengthening of elites. In Benin, the association movement has been developed not only as an interface between the State and civil society, but also as a melting pot for the reciprocal assimilation of elites. Local development associations have become major politico-economic resources and important ways of upward social mobility for political actors. They provide one of the main areas for redefining the collusive transactions of the passive democratic revolution, offering the 'évolués' (Akowé) of the new regime unexpected opportunities for straddling the borders of the economic and the political, the rural and the urban, and the local and the global. This "associative straddling" has turned the elites of the "Renewal" into the Akowé of the countryside, whose involvement in collective action through local development associations has become increasingly necessary if they are to gain access to resources from abroad (particularly aid channelled to NGOs), essential for conquering prestige and power.

in Foucault and the Modern International. Silences and Legacies for the Study of World Politics Sous la direction de BONDITTI Philippe, BIGO Didier, GROS Frédéric Publié en 2017-03
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This chapter aims to shift the glance from a very peculiar feature—both fundamental and under-studied—of neoliberalism: its bureaucratic dimension. I have been able to pursue this way by crossing Michel Foucault’s analysis of neoliberalism with the work of Max Weber on bureaucracy, while drawing on Weber’s methodological approach. This approach enables me to shed a new light on a particular dimension of neoliberalism, which Michel Foucault seems to have slightly neglected in his work: the specific process of abstraction every act of formalization implies. This chapter offers an interpretation and a problematization of our contemporary situation in which the neoliberal narrative—and its abstractions—transforms the relation to reality, to the world, and to us, and installs its own fiction(s) that play(s) a fundamental role in perpetuating its own criteria and formal procedures as a mode of government.

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Everyone has heard about the problem of rubbish in Naples and Campania since, in December 2008, Silvio Berlusconi declared a state of emergency in the region, and handed the problem over to the army. As is well known, the Camorra organizes the traffic of toxic wastes on open-air sites, organizes their transportation from the whole of Italy or, indeed, Europe, and manages the quarries and the dumping operations, while household waste in the region simply remains untreated. But can we be satisfied with this version of the story, which depicts a wicked Mafia and a powerless state? Certainly not. For the 2008 crisis was merely one episode in a much more complicated “vicious circle,” which began in 1994 (at the latest) with the first declaration of a state of emergency in the region, and the setting up of a commission dedicated to the question (...).

En 1989, les députés portugais révisèrent la Constitution pour mettre en œuvre les privatisations, des banques et des assurances notamment, que la diffusion de la norme libérale rendaient nécessaires. En 1997, pour pallier l'inexistence d'un marché financier unique, la Commission européenne lança son Plan d'action dans les services financiers. En 1999, la pression européenne sur le gouvernement grec fut telle que l'ouverture du capital d'une des principales banques publiques fut décidée. La même année, la Commission désavoua le Portugal, lui reprochant son refus d'avaliser la cession des intérêts financiers du groupe portugais Champalimaud à une banque espagnole (...).

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Le 24 octobre 1999, au soir des élections présidentielles et législatives en Tunisie, Philippe Séguin se félicitait de leur bon déroulement et louait la « nouvelle étape du processus démocratique que la Tunisie a choisi de conduire ». Il faisait ainsi écho à ses nombreuses interventions précédentes, qui vantaient les avancées de ce pays et son « miracle » économique. Il avait pourtant écrit quelques temps plus tôt : « Plutôt que des simulacres de démocratie, je préfère des processus prudents, progressifs, qui partent du principe que la démocratie n'a pas de sens là où les gens sont analphabètes, n'ont pas l'eau, le gaz et l’électricité et ne mangent pas à leur faim (...). Dans la construction démocratique, la Tunisie va à son (...), ce rythme appelle la respect » (...).

in The dynamics of states : the formation and crises of state domination Sous la direction de SCHLICHTE Klaus Publié en 2005
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in Sociétés politiques comparées Publié en 2019-05
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Ce texte restitue un débat organisé par le FASOPO autour du franc CFA à partir de la polémique qui avait eu lieu, en janvier et février 2019, quand l’Italie avait accusé la France, et son « franc colonial », d’être à l’origine de l’émigration des Africains en Europe. La table-ronde, animée par Jean-François Bayart et Boris Samuel, était composée de Massimo Amato, Mario Giro, Jean-Pierre Bekolo et Kako Nubukpo. Cette polémique est l’occasion de discuter de la place de l’Afrique dans les tensions entre la France et l’Italie et de la spécificité des colonisations française et italienne. Mais beaucoup plus profondément, elle permet de revenir sur le débat autour du FCFA au-delà des arguments populistes, même si ces derniers, bien présents, doivent être pris en compte et analysés en tant que tels.

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