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Cette controverse autour du projet hydroélectrique danubien hungaro-slovaque est considérée dans cette thèse à la fois comme un exemple représentatif de grandes problématiques (transnationalisme, contestation sociale, mondialisation et enjeux planétaires environnementaux), comme un angle d’approche pour appréhender la recomposition de l’ordre international contemporain et enfin comme un champ d’élucidation et d’application d’outils conceptuels empruntant aux relations internationales, aux politiques publiques, à la sociologie politique et à la géographie. L’attention est portée sur les acteurs et leurs interactions dans une réflexion combinant les interrogations théoriques, méthodologiques et l’enquête empirique dans le but de concilier les niveaux macro et microsociologiques de la recherche. Les questions d’expertise et de militantisme, les dimensions scientifiques et environnementales sont plus particulièrement examinées à travers l’étude microsociologique des pratiques, des discours et du parcours d’acteurs impliqués dans cette étude de cas, dans la lignée de la sociologie de la science et des travaux portant sur les controverses socio-techniques.

in Orient XXI Publication date 2016-02-18
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Le lancement puis la suspension des négociations sur la Syrie, l’incertitude sur leur avenir, confirment que la diplomatie n’est pas un jeu simple. Il a fallu plus de dix ans pour aboutir à un accord sur le nucléaire iranien, mais y avait-il un meilleur chemin ? Et malgré les difficultés et les souffrances de la population syrienne, existe-t-il une autre voie pour arrêter les massacres ?

in L'Europe en formation Publication date 2013-02
PIERRÉ-CAPS Stéphane
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Entretien réalisé par Jean-Michel Blanquer. Le dialogue entre les deux auteurs, qui date de 1998, évoque l’évolution historique de l’idée de souveraineté et son rôle aujourd’hui en France et en Europe. Après avoir constaté la pluralité des approches de la souveraineté, les auteurs relèvent l’intérêt de cette idée dans le cadre de l’évolution de l’État et de la nation, en présentant la souveraineté avant tout comme un instrument de combat politique. La permanence de l’idée de la souveraineté, autour de la responsabilité et de la solidarité, réside avant tout dans le fait que la construction européenne n’est pas le fruit d’une réflexion innovante, mais bien d’un bricolage institutionnel. [Résumé de l'éditeur]

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On nous répète à l’envi que le monde serait devenu de plus en plus complexe et indéchiffrable. À l’ordre de la Guerre froide aurait succédé un nouveau désordre géopolitique menaçant de sombrer dans le « chaos ». Affaiblissement des États-Unis, émergence de nouveaux géants économiques, irruption des prétendus « États voyous » et d’organisations terroristes incontrôlables : autant de sujets d’inquiétude nourrissant parfois la nostalgie d’un ordre ancien… qui n’a pourtant jamais eu la stabilité qu’on lui prête. Dans cet ouvrage tranchant, Bertrand Badie rompt avec les explications paresseuses ou consensuelles. Il nous rappelle que nous ne sommes plus seuls au monde, qu’il est temps de se départir des catégories mentales de la Guerre froide et de cesser de traiter tous ceux qui contestent notre vision de l’ordre international comme des « déviants » ou des « barbares ». Il interpelle la diplomatie des États occidentaux, qui veulent continuer à régenter le monde à contresens de l’histoire, et en particulier celle d’une France qui trop souvent oscille entre arrogance, indécision et ambiguïté. Le jeu de la puissance est grippé. L’ordre international ne peut plus être régulé par un petit club d’oligarques qui excluent les plus faibles, méconnaissent les exigences de sociétés et ignorent les demandes de justice qui émergent d’un monde nouveau où les acteurs sont plus nombreux, plus divers et plus rétifs aux disciplines arbitraires. Pour cette raison, cet ouvrage offre aussi des pistes pour penser un ordre international sinon juste, en tout cas moins injuste.

in The Conversation Publication date 2016-06-22
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La loi travail marque une forte évolution du droit du travail. Une évolution qui devrait résulter de la volonté générale, et non pas du 49.3. Mais l’Euro pourrait étouffer les débats.

in Diplomacy in a Globalizing World: Theories and Practices Publication date 2012-07
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Globalization is transforming world order. Sovereign states have lost their monopoly on power, and non-state actors are becoming important players in world politics, even though states are still inclined to see them as unwelcome guests and even intruders. The emerging global order incorporates a new set of relationships, or what might be called intersocial relations, between peoples, groups, and sovereign states. In these complex new relationships, social issues, such as human rights, are becoming dominant, and international social integration among the various international actors is becoming an accepted norm of diplomatic activity. Under these changing circumstances, social actors, such as private individuals and non-governmental organizations (NGOs), are acquiring new instruments and resources for participating autonomously in diplomatic activities. In summary, these actors are emancipating themselves from state control and influence. Students of diplomacy need to take into account the new actors and the new social routes through which they act, which bridge the multiple sovereignties of multiple actors in the world diplomatic system, and students need to examine how traditional inter-state and emerging international diplomacies interact with or confront each other. Students will also need to consider whether these developments inform processes of global governance.

in The Conversation Publication date 2016-09-13
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Il y aurait bien des raisons de se réjouir de l’accord conclu le 9 septembre dernier entre Russes et Américains sur la Syrie. Hélas, face à des conflits comme ceux qui sévissent en Mésopotamie, une colombe ne suffit pas à annoncer la paix...

in The Conversation Publication date 2015-10-12
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L’Europe a dû attendre un demi-millénaire pour parvenir à dessiner clairement son espace. Et encore : celui-ci est-il vraiment figé à tout jamais ? Le système westphalien était pourtant exigeant, faisant de l’absolue rigueur des frontières un principe absolu de souveraineté, tandis que celle-ci devenait le tabou de tout ordre politique. Les empires, dans une telle ambiance, avaient du mal à subsister : ils se retiraient, à l’instar de la Porte ; ils étaient rétractés (Allemagne), abolis (Autriche) ou tolérés dans leur seule projection extérieure, vers un ailleurs colonial qui ne comptait pas du moins de ce point de vue (France, Grande-Bretagne). Au moins les manuels de géographie socialisaient-ils les écoliers à des cartes impeccablement polychromes, vrais modèles pour le monde… [Premier paragraphe]

Depuis la chute du Mur de Berlin, le système international est devenu une sorte d'énigme, que les spécialistes peinent à décrypter et qualifier. Vit-on désormais dans un monde « post-bipolaire » - selon une catégorie héritée du passé -, « unipolaire » - ce que dément l'impuissance américaine - ou « multipolaire » - alors que les puissances moyennes démontrent une faible attractivité ? Derrière ce flou terminologique se dissimule une continuité profonde : la prétention des plus « grands », formalisée à partir de 1815 à travers une « diplomatie de concert », à se partager le pilotage du monde. On retrouve aujourd'hui cet entêtement oligarchique dans les nouveaux « directoires du monde » que seraient le G8 puis le G20, qui renouvellent pourtant les blocages. S'autolégitimant autour de notions telles que l'« Occident » et la « démocratie », la « diplomatie de connivence » - telle que Bertrand Badie la qualifie - conduit à des conflits (Afghanistan, Irak) qui ensuite lui échappent. Figée dans un fonctionnement d'exclusion, elle suscite la contestation d'États (Iran, Venezuela), d'opinions publiques et d'acteurs - parfois armés - frustrés d'être écartés de la prise de décision. Limitées dans ses performances et protectrice de ses privilèges, elle met en scène la volonté de résoudre de grandes crises, comme celles affectant l'économie mondiale, sans parvenir à des réformes concrètes. Phénix médiocre qui renaît toujours de ses cendres, la « diplomatie de connivence » est examinée ici dans son histoire, ses fonctions, et ses échecs. Bonne manière d'explorer aussi la notion obscure de « système international ».

in The conversation Publication date 2016-11
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Le choc du 8 novembre le montre très bien : les questions posées par la mondialisation dominent les agendas politiques, les organisent et surtout les dramatisent. L’élection présidentielle américaine en est bien la preuve et ne fait que rejoindre ce qu’on observe ailleurs : en Grande Bretagne sous forme de Brexit, dans un grand nombre d’États européens aux prises avec les périlleuses mutations de leur classe politique, mais bien plus loin encore – songeons aux Philippines de Rodrigo Dutertre. Aux États-Unis, d’une campagne électorale étrange, anormalement violente, aux résultats que nous venons de connaître, les nouvelles règles du jeu mondial n’ont eu de cesse de se dessiner.

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