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« Croissance et inégalités : défis pour les économies de l’Union européenne » : tel était le thème du 14e Colloque EUROFRAME sur les questions de politique économique dans l’Union européenne, qui s’est tenu le 9 juin 2017 à Berlin. EUROFRAME est un réseau d’instituts économiques européens qui regroupe : DIW et IFW (Allemagne), WIFO (Autriche), ETLA (Finlande), OFCE (France), ESRI (Irlande), PROMETEIA (Italie), CPB (Pays-Bas), CASE (Pologne) et NIESR (Royaume-Uni). Depuis 2004, EUROFRAME organise chaque année un colloque sur un sujet important pour les économies européennes. Cette année, 27 contributions de chercheurs, retenues par un comité scientifique, ont été présentées au colloque dont la plupart sont disponibles sur la page web de la conférence. Ce texte fournit un résumé des travaux présentés et discutés lors du colloque. [Premiers paragraphes]

La question des retraites se pose avec une acuité particulière en Europe en 2010. Avant la crise financière, le vieillissement de la population dans tous les pays européens qui devait s’accentuer dans les années 2005-2035 mettait déjà cette question au centre des problématiques des politiques budgétaires, des politiques sociales et des politiques de l’emploi (...).

in L'économie européenne 2019 Publié en 2019-02
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Alors que la phase de baisse des taux directeurs s’est achevée selon les pays entre la fin 2008 et mai 2009 à des niveaux très bas (0,1 % au Japon, entre 0 et 0,25 % aux États-Unis, 0,5 % au Royaume-Uni, 1 % dans la zone euro), les stratégies d’interventions directes des grandes banques centrales sur les marchés financiers ont pris progressivement le relais à partir de l’automne 2008. Face aux difficultés de transmission de la politique monétaire conventionnelle aux marchés monétaires et financiers, les grandes banques centrales ont non seulement injecté directement les liquidités nécessaires au refinancement du secteur bancaire, mais aussi procédé à des rachats d’actifs publics et privés pour combler les dysfonctionnements de certains marchés financiers. Depuis le printemps 2009, la confiance semble enfin être revenue sur les marchés interbancaires : l’écart entre le taux interbancaire à 3 mois et le swap à 3 mois du taux au jour le jour était revenu début octobre à 13 points de base aux États-Unis, à 16 points au Royaume-Uni et à 29 points dans la zone euro. À l’horizon 2010, les banques centrales continueront à veiller à assurer un fonctionnement sans tensions des marchés interbancaires et ne réduiront que très progressivement leurs opérations non conventionnelles. Sous nos hypothèses de croissance et d’inflation modérées, les taux d’intérêt directeurs resteraient inchangés aux États-Unis, au Japon et dans la zone euro jusqu’à la fin 2010 ; au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre donnerait le signal quasiment symbolique de la sortie de crise en augmentant de 0,25 point son taux de base en fin d’année. Les politiques monétaires accompagneraient une sortie de crise en douceur.

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Les politiques monétaires se sont durcies dans la plupart des pays industriels au cours des derniers mois. C’est avant tout le cas aux États-Unis, où les taux des fonds fédéraux ont été augmentés de 0,75 % en juin 2004 à 4,75 % en avril 2006. La Banque centrale européenne (BCE) a commencé à relever son taux directeur en décembre 2005, pour le porter de 2 % à 2,5 % en mars 2006. La Banque d’Angleterre a maintenu son taux inchangé à 4,5 % depuis août 2005, après avoir décidé une baisse de 0,25 point, mais elle avait été l’une des premières banques centrales à relever ses taux, dès février 2004. La Banque du Japon semble proche d’abandonner sa politique de taux 0 en vigueur depuis la fin 2001 et devrait commencer à relever ses taux au troisième trimestre 2006, si la sortie de la déflation se confirme. Dans une période de croissance soutenue dans la plupart des zones de l’économie mondiale, les autorités monétaires ont renforcé leur vigilance sur l’évolution des prix. La hausse des prix des matières premières, tout particulièrement celle, régulière, des prix du pétrole du début 2002 à l’été 2005 a conduit les banques centrales à accorder une vigilance particulière au risque d’inflation de second tour. Si les prix du pétrole retrouvent bien des niveaux proches de 60 dollars au cours des prochains mois, la perspective d’une stabilisation, voire d’une décélération de l’inflation, conduirait les banques centrales des grands pays industriels à ne pas augmenter fortement leurs taux. Ainsi, la Réserve fédérale porterait son objectif de taux fédéraux à 5,25 % à la fin juin et commencerait à le diminuer au second semestre 2007, lorsque la croissance et l’inflation américaines ralentiraient. La BCE porterait son taux directeur à 3 % d’ici l’été et le maintiendrait inchangé ensuite. La Banque d’Angleterre abaisserait légèrement son taux directeur à l’été si la normalisation du marché de l’immobilier se confirme. La Banque du Japon porterait son taux directeur à 0,5 % à d’ici la fin 2006. Les évolutions des taux longs seraient en ligne avec celles des taux courts. Au total, les conditions monétaires seraient plus restrictives aux États-Unis et dans la zone euro à l’horizon 2007 qu’elles ne l’étaient en 2005.

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En dépit de l’amélioration généralisée de la conjoncture, les banques centrales des grands pays industrialisés n’ont pas mis un terme aux mesures non conventionnelles adoptées en réponse à la crise financière. Les écarts de production étant très négatifs et le chômage restant élevé, le risque de déflation n’est toujours pas écarté, aux États-Unis en particulier. En Europe, aux États-Unis et au Japon, les banques centrales n’ont pratiquement plus de marges de manœuvre pour baisser les taux d’intérêt et s’appuient sur le maintien des mesures non conventionnelles pour stimuler l’économie. L’aversion pour le risque demeure, les agents privilégiant toujours la liquidité et les actifs sans risque. Il semble bien que l’économie mondiale soit au bord d’une trappe à liquidité. En conséquence, les grandes banques centrales maintiendraient les taux directeurs à leur niveau plancher en 2010 et 2011. Certaines mesures non conventionnelles arriveront prochainement à échéance mais de nouveaux programmes d’achats de titres publics pourraient être lancés si la croissance n’est pas suffisamment solide. C’est ce qui se dessine depuis la fin de l’été aux États-Unis. Au final, la déflation serait évitée mais la croissance resterait faible, nécessitant toujours le soutien de politiques monétaires accommodantes.

in Revue de l'OFCE - Analyse et prévisions Publié en 2013-10
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L’économie britannique a connu une croissance soutenue au premier semestre 2013. Le PIB a augmenté de 0,4 % au premier trimestre et de 0,7 % au deuxième, soit une hausse de 1,4 % en glissement sur un an au deuxième trimestre, contre -0,2 % à la fin de 2012. Le taux de chômage est resté quasiment stable, passant de 7,8 % en décembre 2012 à 7,7 % en juin 2013. L’inflation, mesurée selon l’indice des prix à la consommation harmonisé était de 2,7 % en glissement sur un an en août 2013, comme en décembre 2012. La Banque d’Angleterre poursuit sa politique de soutien à la croissance via le maintien de son taux directeur à 0,5 %, et des mesures non conventionnelles, tandis que le gouvernement britannique continue de mettre en œuvre son plan de réduction du déficit public, souhaitant faire baisser le ratio de dette publique à partir de 2017-2018. En 2012, le déficit public au sens de Maastricht était de 6,2 points de PIB et la dette publique de 89 points de PIB. Les taux d’intérêt publics à long terme ont commencé à augmenter à partir de mai 2013, comme aux États-Unis et un peu plus rapidement que dans la zone euro, pour approcher 3 % en septembre 2013, soit des niveaux encore historiquement faibles. Les indicateurs conjoncturels signalent tous la poursuite de la reprise au troisième trimestre, mais la question se pose de savoir à quel point cette reprise, jusqu’ici tirée par la consommation des ménages et les exportations, sera relayée par l’investissement des entreprises, alors que la politique budgétaire restera restrictive.

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Les importations mondiales de marchandises ont augmenté de près de 10 % en volume en 2006, portées par une croissance soutenue de l’activité à l’échelle mondiale, notamment dans les économies émergentes. En 2007 et 2008, le commerce mondial croîtrait à des rythmes annuels de 8 %, sans remous particulier. La croissance des importations resterait en retrait dans les pays industriels, avec des rythmes de l’ordre de 6 à 7 %. Elle serait en moyenne de 11 % dans les pays en voie de développement. En 2006, les exportateurs japonais ont continué à engranger des gains de compétitivité sous l’effet de la baisse du yen et du maintien d’un différentiel de prix favorable. Les exportateurs américains ont aussi amélioré leurs positions compétitives, surtout grâce à la poursuite de la baisse du dollar amorcée en 2002. La meilleure compétitivité du Japon, des États-Unis et de la Chine s’est faite principalement au détriment des exportateurs européens et canadiens. L’amélioration de la compétitivité-prix a permis aux exportateurs japonais d’arrêter de perdre des parts de marché depuis 2000. Les performances à l’exportation des États-Unis ont commencé à se redresser à partir de la mi-2005. À l’horizon 2008, ces tendances se poursuivraient. Les exportateurs chinois continueraient à gagner des parts de marché importantes. Parmi les grands pays de la zone euro, les exportateurs allemands feraient toujours figure d’exception en parvenant à gagner des parts de marché, tandis que leurs homologues français, italiens et espagnols en perdraient.

in Revue de l'OFCE Publié en 1992-04
GUBIAN Alain
VEGANZONES Marie-Ange
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Le modèle Mosaïque (MOdèle pour la Simulation, l'Analyse et l'Interprétation QUantitative de l'Economie) est la nouvelle version du modèle macroéconométrique trimestriel de l'économie française de l'OFCE. Il est utilisé à la fois pour la prévision, notamment de court terme, et l'étude des politiques économiques. D'inspiration néokeynésienne, ce modèle distingue sept branches (agriculture et IAA, énergie, industrie manufacturière, BTP, commerces, services marchands et secteur non marchand) et cinq agents. La désagrégation retenue, y compris pour les opérations de répartition, permet une analyse précise de nombreuses mesures de politique économique et des chocs extérieurs. La description du chômage tient compte des différentes composantes de la politique de l'emploi. Par ailleurs l'investissement du secteur industriel, décrit par un modèle de déséquilibre, prend en compte simultanément les contraintes de débouchés et de profitabilité. Cet article présente la logique et les principales relations du modèle ainsi que les résultats de plusieurs variantes de base (hausse des dépenses publiques, baisse de la fiscalité, chocs externes, hausse des taux d'intérêt...).

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