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in Alternatives économiques. Hors-série Publié en 2018-01
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La laïcité à l'indienne, reposant sur une reconnaissance publique des religions, est battue en brèche depuis trente ans par les nationalistes hindous.

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La proximité entre affaires et politique en Inde date de l’époque coloniale, lorsque les entrepreneurs finançaient les hommes politiques qui, en échange, leur épargnaient certaines des lourdeurs de la bureaucratie. Elle est restée vivace après l’indépendance, même si le socialisme officiel de Nehru l’a soumise à quelques contraintes. La libéralisation économique des années 1990, loin d’atténuer la corruption, l’a amplifiée dès lors que de gros investisseurs, attirés par l’ouverture du marché indien, ont versé d’énormes pots-de-vin aux leaders politiques, qui sont devenus eux-mêmes des hommes d’affaires n’hésitant pas à forcer la main des banques publiques pour qu’elles prêtent à des industriels de leur entourage, tandis que des hommes d’affaires se sont fait élire au Parlement, multipliant les délits d’initiés. Le capitalisme de connivence qu’on observe à l’ère Modi – tant au niveau national que dans son Etat du Gujarat – est bien illustré par sa relation à l’étoile montante du business indien, Gautam Adani. Il a un coût financier (lié à la sous-imposition des entreprises et aux créances douteuses au bilan des banques), social (dû à la sous-rémunération du travail et à une réduction des dépenses d’éducation ou de santé faute de ressources fiscales) et environnemental (les crony capitalists s’affranchissant des normes les plus élémentaires).

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L'Occident n'a pas le monopole de la démocratie. On ne l'ignore plus depuis la "troisième vague" qui a atteint les rivages de l'Amérique latine, de l'Asie et de l'Afrique au cours des deux dernières décennies. Mais ces continents abritaient déjà de vénérables démocraties, héritages paradoxaux du colonialisme ou d'efforts de modernisation remontant au XIXe siècle. Produits hybrides des stratégies des élites indigènes et de la rencontre avec l'Occident, ces greffes précoces ont finalement inventé un idiome démocratique. La "troisième vague" renoue depuis les années 1970 avec cette tradition, déroulant sous nos yeux les mêmes processus de métissage politique. On a souvent analysé ces passages à la démocratie comme le résultat de négociations au sommet et de "pactes" conclus entre les caciques de régimes autoritaires finissants et leurs opposants. C'est faire peu de cas des sociétés qui entourent ces élites et de leur politisation croissante. Une telle myopie n'aura pas permis aux "transitologues" de prévoir les obstacles que rencontrent aujourd'hui les processus de consolidation démocratique. La "troisième vague" est étale, quand elle n'amorce pas un reflux. L'impact des facteurs externes sur ces mouvements est trop souvent exagéré. La conditionnalité démocratique chère aux bailleurs de fonds est un leurre. En pratique, la démocratie ne s'enracine qu'à partir du moment où les dynamiques du dedans et celles du dehors sont en phase

in Critique internationale Sous la direction de JAFFRELOT Christophe Publié en 2011-04
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Le sens commun explique volontiers le politique par la culture. L’analyse en sciences sociales inverse toutefois cette relation de causalité, en révélant que les communautés fondées sur la langue, la religion, la race ou la caste sont largement façonnées par la forme du régime. Ainsi, que ce soit en Afrique du Sud, au Liban, en Inde ou en Pologne, la démocratie contribue, notamment par le biais de la compétition électorale, à redéfinir les identités collectives, dont chaque étude de cas démontre ici qu’elles sont, par nature, processuelles et interactives.

Entretien avec Laurence Louër et Christophe Jaffrelot par Miriam Périer dans le cadre de la parution de l’ouvrage qu’ils ont dirigé, chez Hurst Publisher, intitulé Pan Islamic Connections. Transnational Networks between South Asia and the Gulf.

L'hindouisme militant souffre au sein des études indiennes une sous-représentation longtemps liée la désapprobation qu'il suscite parmi intelligentsia « progressiste » indienne et à ses fortes connotations idéologiques naturellement en décalage avec l'hindouisme « réel » qui intéresse en priorité les indianistes occidentaux. L'ouvrage de B. Graham était d'autant plus attendu que l'on prend conscience des risques qu'il y aurait sous-estimer plus longtemps l'impact de ce courant sur équilibre politique et social de l'Inde (...).

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The inclusion of Hindu nationalist parties in India's democratic process has not resulted in their moderation in a linear manner. Since 1947, the parties have oscillated between a sectarian strategy of religious mobilization and a more moderate one of abiding by democratic processes and liberal norms. While the former has led to radicalization, the latter has facilitated democratic coalition building. Whether the Hindu nationalist parties opted for the path of radicalization or that of moderation has chiefly depended on their relation with their mother organization, the perception of Muslims that prevails at a given time in India, and the electoral strategies of the other parties.

in Carnegie Endowment for International Peace Publié en 2014-03-28
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When in December 2013 Arvind Kejriwal, the leader of the Aam Aadmi Party (Common Man Party or AAP), which had been formed thirteen months earlier, became chief minister of Delhi, he achieved a rare feat. Only once before had the founder of a new party succeeded in forming a government after competing in state elections for the first time, when N. T. Rama Rao became chief minister of Andhra Pradesh in 1983.

This article, while it will pay attention to the opposition parties—the Congress and the GPP—intends, in its first part, to scrutinize the mainstays of Narendra Modi’s election campaign with special references to high tech populism, his banalization of Hindutva, his notion of Gujarati patriotism and his defence of what he calls the ‘neo-middle class’. The second part that deals with the electoral results and the citizens’ voting behaviour, will show that Modi’s constituency is a by-product of an increasingly polarized pattern of social change and economic growth, the BJP receiving stronger support from urban dwellers, whatever their caste, gender and level of education may be.

Le scepticisme vis-à-vis des pays émergents se porte bien en Occident, alors que les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud) sont, en un sens, nés à l’Ouest : Goldman Sachs n’est-il pas à l’origine de ce sigle ? Il est vrai que bien des pays de cette coalition traversent une zone de turbulence économique qui a même plongé la Russie dans la crise et le Brésil dans la récession. La Chine conserve un taux de croissance élevé mais la bulle spéculative est en train d’éclater et de tirer la bourse de Shanghai vers le bas. L’Inde résiste bien mais son insolent taux de croissance – en partie lié à un nouveau mode de calcul – ne se traduit pas encore par du développement en termes socio-économiques et des créations d’emplois en nombre suffisant...

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