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in Science politique de l’administration : une approche comparative Publié en 2006
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Dans son acception la plus large, la discrimination positive désigne l’ensemble des politiques de répartition des biens sociaux – emplois, marchés publics, admissions dans les établissements d’enseignement supérieur à caractère sélectif, droits de propriété foncière, licences d’exploitation, etc. – prenant en compte l’appartenance à un groupe désigné afin d’accroître la proportion des membres de ce groupe dans la population de référence, où ledit groupe se trouve statistiquement sous-représenté en partie du fait de la discrimination antérieure et/ou actuelle exercée à son encontre. Présentes dans un grand nombre de pays, les mesures en question peuvent être distinguées les unes des autres suivant l’identité de leurs bénéficiaires présumés (collectivités définies par un critère ethno-racial, d’origine nationale, de religion ou de caste lui-même corrélé à un relatif désavantage de nature socioéconomique, femmes, handicapés…) ; leur forme plus ou moins contraignante – soit le degré de rigidité des instruments utilisés (quotas ou simples « objectifs assortis d’un échéancier ») ; leur fondement juridique (constitutionnel, législatif, jurisprudentiel…) ; leur champ d’application (limité ou non au secteur public) ; enfin, et au-delà de leur objectif immédiat d’accroissement de la proportion des membres des groupes marginalisés dans l’ensemble des détenteurs de certaines positions valorisées, leur finalité ultime – plus ou moins étroitement associée à un idéal d’intégration sociétale (Anderson, 2010) –, telle qu’inférable de l’observation de leurs modalités comme des justifications formulées à leur propos. Dans tous les cas, elles ont toutefois pour point commun de contrecarrer des pratiques profondément ancrées dans le tissu social qui contribuent à la reproduction des inégalités même en l’absence d’une discrimination intentionnelle. Elles se caractérisent également par le fait que les groupes qui en bénéficient sont ceux dont l’existence est indépendante de la volonté des individus qu’ils rassemblent et dont l’image publique exerce sur l’expérience sociale et l’identité subjective de ces derniers l’influence la plus forte (...).

in European Journal of Sociology Publié en 2017-01
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Review of Brubaker Rogers, Grounds for Difference (Cambridge, Harvard University Press, 2015).

in International Social Science Journal Sous la direction de SIMON Patrick, SABBAGH Daniel Publié en 2005-03
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Action against racism and discrimination is central to contemporary perspectives on human rights and social justice. Yet while policy makes extensive use of vocabulary and even of concepts derived from social science, considerable uncertainty remains among specialists about the basis, implications and practical effects of policy measures that have become routine. From this perspective, affirmative action is of central significance. It appears to be a matter of straightforward common sense that specific remedial measures should be targeted at the victims of discrimination. In fact, a comparative analytical perspective shows how complex are the issues at stake and how simplistic or even misleading common sense can be. As the five articles in the section on “Measuring discrimination” show, identifying victims is hugely complex and calls on sophisticated statistics for which the social science basis is elusive to say the least. Five further articles shed light on the rich and complex historical, legal, political and institutional construction of what, for contemporary purposes, “race” and “ethnicity” actually mean in the exemplary case of the United States, and other contributions consider France, India and Nigeria. The point where the perspectives provided by the various authors intersect with the statistical issues raised by the measurement of discrimination is, precisely, the historical depth of the social dynamics that affirmative action schemes are designed to address. Ideally, these might be regarded as erasing historical cleavages, especially when designed to compensate for them. In fact, they tend rather to reveal the shifting, but persistent, contemporary cleavages that cluster around historical patterns of development.

Sous la direction de SABBAGH Daniel, SIMONET Maud Publié en 2018-04-19
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Que peuvent bien avoir de commun l’abstentionnisme électoral, les usages de l’arme aérienne et le processus de consécration de l’œuvre de Jacques Derrida ? Rien, assurément, si ce n’est d’avoir donné lieu à une comparaison entre la France et les États-Unis. À en juger d’après le nombre et la variété de ses objets, la comparaison franco-américaine s’apparente même à une figure imposée, alors que sa raison d’être, le plus souvent, demeure dans l’ombre. Qui plus est, les travaux en question sont généralement menés en ordre dispersé. De l’autre côté du miroir vient donc pallier un manque, en proposant tout d’abord un panorama structuré des comparaisons entre les deux pays, qui porte aussi bien sur leurs modalités que sur les principaux résultats obtenus. La suite de l’ouvrage réunit une quinzaine de textes novateurs relevant de la sociologie et de la science politique, mais aussi de l’histoire, de la philosophie et du droit. Les thèmes abordés sont le rapport à l’altérité, les formes et frontières de l’État, les mobilisations politiques et les circulations transatlantiques. Par-delà les différences qui les séparent, les textes rassemblés démontrent par l’exemple qu’il est possible de comparer la France et les États-Unis sans verser dans un culturalisme réducteur ni se borner à illustrer les évidences du sens commun.

In the United States, the expression ‘affirmative action’ encompasses measures that grant a more or less flexible kind of preferential treatment in the allocation of scarce resources jobs, university admissions, and government contracts to the members of ascriptive groups formerly targeted for legal discrimination and currently underrepresented in positions of power and prestige. Whilst often justified as a way of compensating for past wrongs or of promoting cultural diversity, the policy is best understood as an instrument aimed at reducing the correlation between race and class. In this light, its ultimate goal would be to eradicate the specific disadvantage still produced by racial identification in US society, a disadvantage that arises from a set of negative expectations partly based on the existence of this correlation and from which no black individual is entirely insulated. A detailed presentation and defence of this alternative argument is provided, the empirical assumptions upon which it rests are identified, and some of its limitations are discussed.

in Dictionnaire des inégalités Publié en 2014-06
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in Critique internationale (Paris, 1998) Publié en 2005-04
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Salué dans plusieurs grands quotidiens français comme un ouvrage de référence, ce livre de l’historien André Kaspi, qui présente en annexe un petit nombre de tableaux statistiques clairs et bien conçus, permettra sans doute au lecteur peu familier du système politique et judiciaire des États-Unis et n’ayant pas accès à l’abondante littérature en langue anglaise disponible sur la question de glaner quelques éléments d’information utiles à la compréhension de la quasi-« exception américaine » que constitue aujourd’hui le maintien de la peine de mort, du moins au sein de l’ensemble des pays démocratiques (...).

in Les codes de la différence : race, origine, religion : France, Allemagne, Etats-Unis Publié en 2005
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Les rares études comparatives ayant pour objet les politiques publiques de traitement des zones urbaines dégradées aux États-Unis et en France ne peuvent que constater la différence d’envergure entre les dispositifs en vigueur des deux côtés de l’Atlantique. Si, aux États-Unis, les politiques de discrimination positive territoriale, qui visent davantage à lever les entraves à la mobilité individuelle des résidents des ghettos qu’à promouvoir le développement endogène de ces derniers, ne concernent qu’un petit nombre de sites et mobilisent des moyens financiers relativement modestes, en France, les ressources engagées sont, en proportion, beaucoup plus conséquentes. (Premières lignes)

in Comparative Education Review Sous la direction de SABBAGH Daniel Publié en 2013-08
MOUNTFORD-ZIMDARS Anna
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What does "fairness" mean with respect to the distribution of access to higher education? We conceived this special issue as part of a broad conversation to address this and related questions across disciplines and across nations...

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