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À vieilles civilisations, vieilles idées reçues... L’Iran est le pays des poètes et des roses, la patrie des Mille et Une Nuits, celle de Farah Diba, de Khomeyni et de la République des mollas. C’est aussi le pays qui cherche à se doter de la « bombe islamique », celui où la condition féminine est déplorable et dont le peuple aspire à sortir de la révolution religieuse. Pour dépasser ces idées reçues, il faut d’abord commencer par parler de l’Iran comme d’un pays ordinaire, façonné par son histoire longue et différenciée selon les époques. Il faut aussi prendre appui sur l’observation des pratiques sociales concrètes des Iraniens et de leurs effets, parfois inattendus, sur l’avenir du pays. (Résumé éditeur)

in Revue internationale de politique de développement - International Development Policy Publié en 2017-09
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L’aide étrangère destinée depuis 2001 à la (re)construction de l’État afghan a paradoxalement amplifié l’ethnicisation et la confessionnalisation des rapports économiques et politiques, en totale contradiction avec les critères de bonne gouvernance prônés par les bailleurs de fonds. Les conflits d’apparence traditionnelle ou identitaire se sont multipliés, renvoyant en fait à des contradictions plus fondamentales entre la représentation culturaliste de la société afghane et les effets de l’insertion du pays dans l’économie capitaliste mondiale. Ainsi, le fait de rendre la radicalisation islamique, la polarisation ethnique ou l’atavisme tribal responsables de la violence sociale et politique en Afghanistan dénote d’une vision incomplète de la situation, dans la mesure où celle-ci ne tient pas compte des transformations de la société et des nouveaux enjeux de cette conflictualité supposée traditionnelle.

in Revue des mondes musulmans et de la Méditerranée Publié en 2009-07
MOUSSAOUI Abderrahmane
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La mosquée n’est pas seulement ce lieu de culte où les fidèles peuvent se réunir plusieurs fois par jour pour accomplir leurs prières. Elle est l’institution sociale par excellence de l’islam, la plus ancienne avec le waqf et les madrasas. Institution primordiale en islam, la mosquée est le symbole même de la foi, de l'identité et de la civilisation islamique, pour le moins dans l’univers sunnite. C’est dans et autour de la mosquée que continue à se construire l'idéal unitaire du monde musulman. Lieu de prière, elle est également espace de vie et noyau central des cités de l’islam dont l’importance se mesure souvent au nombre et à la somptuosité de leurs mosquées (...).

Sous la direction de ADELKHAH Fariba, GEORGEON François Publié en 2000
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On constate aujourd'hui dans les sociétés musulmanes un regain de la pratique du ramadan. Ce regain peut être interprété comme un signe de réislamisation, mais il ne s'agit pas d'un simple retour à une tradition. A travers la permanence du rite, c'est l'évolution de ses formes, le changement de ses modalités, le renouvellement de ses discours, l'exégèse de la foi qui sont à l'œuvre. Ce qui frappe à la lecture des chapitres de cet ouvrage, c'est l'extrême adaptabilité d'une pratique religieuse qui est tout sauf figée et uniforme. Le ramadan est présenté dans cet ouvrage comme un rituel de changement social, d'innovation culturelle, de politique publique, voire de mobilisation politique. Il est également un temps de négociation entre sphères publique et privée dans le contexte de la globalisation. On peut en voir l'illustration à travers l'utilisation électorale du « mois béni » en Iran ou en Turquie, sa mise à profit par le Parti de l'action démocratique en Bosnie, ou sa manipulation par les tueurs de diverses obédiences en Algérie. Sans oublier les disputes lunaires auxquelles il donne lieu entre les différentes autorités, ni sa visibilité croissante dans les sociétés ouest-européennes. Cette flexibilité du rite s'accompagne de sa polysémie : il est un moment fort d'investissement religieux, politique et économique qui permet la distinction sociale et l'individuation du croyant. Si l'on ajoute que le ramadan est en même temps une fête carnavalesque qui introduit et canalise le désordre et la transgression, on admettra, avec les auteurs de cet ouvrage, qu'on ne peut le considérer simplement comme une norme contraignante. Sous ses auspices, la relation de l'Homme au Dieu créateur va de pair avec la création du monde par l'Homme.

Les migrations, les pratiques du voyage nous rappellent que le monde est en mouvement parce qu'elles constituent elles-mêmes un mouvement social. Il est nécessaire que les problématiques du développement prennent mieux en compte la compléxité des mobilités contemporaines, tant ces dernières relèvent des objectifs les plus directs de l'aide. Elles n'y parviendront qu'en s'émancipant des attentes dites sécuritaires qui pèsent de plus en plus sur la formulation des politiques publiques. Le voyage est une pratique de développement, et un objet de l'économie ou de l'anthropologie du développement. Il doit maintenant devenir un sujet à part entière de l'aide au développement.

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Dans la première édition de cet ouvrage, l'auteur avait révélé un visage méconnu de l'Iran postrévolutionnaire. La société est vivante, diversifiée et autonome par rapport au régime. Mais elle est aussi en interaction permanente avec ses institutions. Une société civile aux prises avec un Etat totalitaire? On assiste plutôt à la formation d'un espace public, que véhiculent de multiples pratiques religieuses, sportives, consuméristes, économiques et politiques. En témoigne notamment la recomposition d'un style de vie, celui de l'homme intègre, qui se veut désormais un "être en société". L'arrivée au pouvoir de Mahmoud Ahmadinejad contredit-elle cette évolution?

in Etudes du CERI Publié en 2006-04
OLSZEWSKA Zuzanna
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Si l’émigration afghane est le fruit de la conjoncture sociopolitique – sècheresses, changements de régime, guerres – et de la structure économique – pastoralisme, cycles saisonniers des activités productives –, elle s’inscrit dans un continuum historique de mouvements récurrents de populations à l’échelle de la région. De nombreux Afghans, notamment mais non exclusivement hazara, ont fait souche en Iran depuis la fin du XIXe siècle. Leur présence dans ce pays s’est intensifiée dans les années 1970, à la suite du boom pétrolier iranien et de la sècheresse en Afghanistan, puis des bouleversements politiques que ce pays a connus depuis 1978. La politique de la République islamique à l’égard des Afghans a été à la fois changeante et incohérente ; elle s’est désormais donné pour but leur rapatriement, dans un climat de xénophobie à la fois officielle et populaire. Pourtant, la présence afghane sur le sol iranien semble irréversible : elle satisfait des besoins économiques, exprime l’intensité des échanges commerciaux entre les deux pays, constitue une réalité sociale transfrontalière complexe. Enfin, elle nourrit un débat public et juridique sur la définition de la citoyenneté et paraît inhérente à l’idée nationale iranienne elle-même...

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The revival of madrasas in the 1980s coincided with the rise of political Islam and soon became associated with the "clash of civilizations" between Islam and the West. This volume examines the rapid expansion of madrasas across Asia and the Middle East and analyses their role in society within their local, national and global context. Based on anthropological investigations in Afghanistan, Bangladesh, China, Iran, and Pakistan, the chapters take a new approach to the issue, examining the recent phenomenon of women in madrasas; Hui Muslims in China; relations between the Iran’s Shia seminary after the 1979-Islamic revolution and Shia in Pakistan and Afghanistan; and South Asian madrasas. Emphasis is placed on the increased presence of women in these institutions, and the reciprocal interactions between secular and religious schools in those countries. Taking into account social, political and demographic changes within the region, the authors show how madrasas have been successful in responding to the educational demand of the people and how they have been modernized their style to cope with a changing environment. A timely contribution to a subject with great international appeal, this book will be of great interest to students and scholars of international politics, political Islam, Middle East and Asian studies and anthropology.

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La campagne de l’élection présidentielle du 19 mai 2017 en Iran a été à nouveau l’occasion de voir s’affronter les grands courants de l’échiquier politique, que l’on réduit, un peu abusivement tant ils sont composites, aux réformateurs, aux reconstructeurs et aux conservateurs. Pour la première fois depuis 1979, cette échéance importante de la vie politique se tient en l’absence d’Ali Akbar Hachemi Rafsandjani, homme clef de la République islamique depuis sa fondation, disparu au début de l’année. Symboliquement, une page a bien été tournée.

Dès la fin des années 1980, la situation des femmes iraniennes s'est améliorée. Nombre d'entre elles ont investi l'espace public et ont pu exercer une activité économique ou sociale. La politique de libéralisation menée par Rafsandjani a permis à cet investissement féminin de s'accroître et de prendre une tournure plus explicitement politique. Mais les femmes demeurent exclues de vastes secteurs de la société et continuent à être l'objet de discriminations juridiques et sociales. Les seules avancées possibles ont en effet été celles qui respectaient la pensée islamique traditionnelle de la question féminine, qui servaient l'« honneur du système » plutôt que de le subvertir. C'est ainsi paradoxalement le port du voile qui a favorisé l'inscription des femmes dans la sphère publique.

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