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L’orientalisme et l’idéologie nationaliste ont laissé dans l’ombre les relations pluriséculaires nouées par l’Iran avec le reste du Moyen-Orient, mais aussi et surtout avec le Caucase, l’Asie centrale, le sous-continent indien et l’Extrême-Orient. Il en est découlé une perception distordue de l’histoire du pays.

in Conceptualising Iranian Anthropology. Past and Present Perspectives Sous la direction de NADJMABADI Shahnaz R Publié en 2010
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During recent years, attempts have been made to move beyond the Eurocentric perspective that characterized the social sciences, especially anthropology, for over 150 years. A debate on the “anthropology of anthropology” was needed, one that would consider other forms of knowledge, modalities of writing, and political and intellectual practices. This volume undertakes that challenge: it is the result of discussions held at the first organized encounter between Iranian, American, and European anthropologists since the Iranian Revolution of 1979. It is considered an important first step in overcoming the dichotomy between “peripheral anthropologies” versus “central anthropologies.” The contributors examine, from a critical perspective, the historical, cultural, and political field in which anthropological research emerged in Iran at the beginning of the twentieth century and in which it continues to develop today.

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La victoire électorale des réformateurs lors des élections du 18 février a été plus ample que prévue, et ce dès le premier tour. Sans entrer dans l'interprétation des résultats, ni dans l'analyse d'une campagne riche en rebondissements, notre dossier présente quelques aperçus du très riche matériel électoral qui a été le support d'une forte mobilisation des candidats et des électeurs. Cette iconographie confirme la vivacité des jouets politiques et factionnelles, mais aussi la capacité de reproduction d'un système attentif à la "défense de son honneur", l'unification de la société politique à l'échelle nationale ; la participation croissante des femmes au champ politique ; le renouveau du style politique et la complexité de l'imaginaire social auquel celle-ci renvoie

in Revue française de science politique Publié en 1995
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Voici un ouvrage remarquable qui devrait intéresser autant les historiens du droit que les politistes ou les économistes travaillant sur les sociétés du Proche Orient. C. Mallat propose le portrait intellectuel et une analyse circonstanciée de apport de Muhammad Baqer as-Sadr. Celui-ci est une des plus grandes figures du droit islamique du 20e siècle, mais aussi un des acteurs de la Renaissance islamique dont la ville de Najaf fut un des centres les plus importants dans après-seconde guerre mondiale (...).

La guerre depuis 1979 et la reconstruction de l’Etat sous la tutelle occidentale depuis 2001 ont conduit à une simplification identitaire de la société afghane, sous la double forme d’une invention de l’ethnicité et de la tradition – un processus dont l’enjeu véritable est le contrôle ou l’appropriation des ressources politiques et économiques du pays. Le Hazarajat est un remarquable site d’observation de cette évolution. Son histoire a été marquée par son intégration coercitive, à la fin du xixe siècle, à l’Etat afghan en formation. Sa population, de confession chiite, s’est vue reléguée à une condition de subalternité dont elle n’est progressivement sortie qu’à la faveur du djihad contre l’occupation soviétique, dans les années 1980, et de l’intervention américaine en 2001, au prix de l’ethnicisation de sa conscience sociale et politique. Mais l’ethnicité repose sur une économie morale et politique moins communautaire qu’inégalitaire. Succédant à la guerre, l’aide à la reconstruction de l’Etat tend à polariser les rapports sociaux, tout en renforçant leur ethnicisation : les bailleurs de fonds et les ONG demeurent prisonniers d’une approche culturaliste, sinon orientaliste, du pays, qu’ils contribuent de la sorte à « traditionaliser », tandis que l’aide au développement déstabilise la société « traditionnelle » en accélérant sa monétarisation et sa marchandisation.

The pilgrimage is a central religious practice in Islam. But beneath this banal observation lies a great social and historical complexity. On the one hand pilgrimage is not a timeless phenomenon, it is located within time and space; on the other hand it is made up of religious and mundane or profane aspects that are looked upon as unconnected with religion. It is this complexity that makes pilgrimage a political practice important to the formation of civil society. The observation of a group of Iranian Shiites throughout the pilgrimage to the holy sites of Syria in July 2003 helps to understand the role played by women both as pilgrims and traders. It also highlights the social impact of such practices as referred to gender relationships, the autonomy of business in the state, and the process of individuation. Although as transcendental as they have ever been, the religious experiences are far from being devoid of rational and economic calculation. Thus the pilgrimage is less a kind of updating of communitas for believers than an area where social practices are shaped and struggles identified in the double context of nation and globalisation.

in Ramadan et politique Sous la direction de ADELKHAH Fariba, ADELKHAH Fariba, GEORGEON François Publié en 2000
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En décembre 1999, à Téhéran, j’ai été frappée par un fait, dans le courant du mois de ramadan. Le jeune Pouyan, âgé de quinze ans, a exigé, de retour de l’école, que sa famille tout entière se lève avant l’aube le lendemain matin, jour de la célébration de la blessure causant la mort de l’imam Ali, afin de pouvoir respecter le jeûne, et ce bien que son petit frère de treize ans et sa mère malade soient exemptés de cette obligation religieuse selon les principes islamiques eux-mêmes. Ses parents et même sa grande sœur, quelque peu « branchée », se sont finalement exécutés devant cet accès de foi juvénile, manifestement inspiré par la ferveur du prêche du jour à l’école et par l’émulation des camarades de classe...

Comme chacun sait le pèlerinage est une pratique religieuse centrale dans l’islam. Mais sous ce constat banal se cache une grande complexité sociale et historique. D’une part, le pèlerinage n’est pas un phénomène atemporel. Il est situé dans le temps et bien sûr dans l’espace. D’autre part, il comporte des aspects extra religieux et mondains ou profanes. C’est cette complexité qui fait du pèlerinage une pratique politique notable de la formation de l’Etat. Sa particularité provient notamment de son rapport simultané à l’économie morale et à la dimension transnationale du champ politique (...).

Les migrations, les pratiques du voyage nous rappellent que le monde est en mouvement parce qu'elles constituent elles-mêmes un mouvement social. Il est nécessaire que les problématiques du développement prennent mieux en compte la compléxité des mobilités contemporaines, tant ces dernières relèvent des objectifs les plus directs de l'aide. Elles n'y parviendront qu'en s'émancipant des attentes dites sécuritaires qui pèsent de plus en plus sur la formulation des politiques publiques. Le voyage est une pratique de développement, et un objet de l'économie ou de l'anthropologie du développement. Il doit maintenant devenir un sujet à part entière de l'aide au développement.

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À vieilles civilisations, vieilles idées reçues... L’Iran est le pays des poètes et des roses, la patrie des Mille et Une Nuits, celle de Farah Diba, de Khomeyni et de la République des mollas. C’est aussi le pays qui cherche à se doter de la « bombe islamique », celui où la condition féminine est déplorable et dont le peuple aspire à sortir de la révolution religieuse. Pour dépasser ces idées reçues, il faut d’abord commencer par parler de l’Iran comme d’un pays ordinaire, façonné par son histoire longue et différenciée selon les époques. Il faut aussi prendre appui sur l’observation des pratiques sociales concrètes des Iraniens et de leurs effets, parfois inattendus, sur l’avenir du pays. (Résumé éditeur)

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