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in L'enjeu mondial : les pays émergents Publication date 2008
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Les mutations que connaissent actuellement les territoires est-européens sont à la fois l’héritage des profondes transformations imposées par le modèle soviétique de 1945 à 1989 et le fruit des nouvelles dynamiques économiques enclenchées depuis 1989. Si la première décennie du postcommunisme a été marquée par l’effondrement des milieux industriels et agricoles traditionnels, l’arrivée dans certains secteurs d’investissements directs étrangers et le bourgeonnement des activités privées, la seconde décennie se caractérise par l’émergence de pôles de développement articulés aux aides européennes, notamment aux fonds structurels. La recomposition radicale des environnements productifs hérités de l’ancien régime a débouché, dans la décennie 1990, sur une vaste réorientation des échanges vers l’Ouest. Les inégalités territoriales qui avaient été contenues sous l’effet d’une politique égalitariste se sont creusées après 1990 à la suite de la polarisation du développement. Les notions de métropolisation, de cluster et de coopérations transfrontalières qui structurent le développement économique à l’Ouest s’imposent désormais à l’Est comme les catégories de base du développement, qui soutiennent des taux de croissance élevés, largement supérieurs aux moyennes de l’Union européenne à quinze.

in China Innovation Inc. Publication date 2012
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Les politiques de privatisation conduites en Chine peuvent s’analyser au regard de celles qui ont été menées en Europe centrales et en Asie. Les similitudes observables ne sont pas tant dans les régimes juridiques utilisés que dans les objectifs et rythmes de mise en œuvre. Que ce soit pour des régimes très centralisés et placés sous la domination d’élites autoritaires ou pour des Etats engagés sur la voie de la démocratie et de l’économie de marché, les politiques de privatisation représentent un enjeu majeur, en raison de l’émergence de nouvelles sources de pouvoir alternatives et potentiellement concurrentes. Comment opérer le changement des droits de propriété sans rien changer à la forme autoritaire de la domination politique dans le premier cas et sans menacer les nouveaux équilibres dans le second ? Dans tous les cas, les politiques de privatisation soulèvent la capacité des Etats à maintenir leur propre cohérence interne en limitant tout risque de défection de la part d’acteurs dotés de nouvelles ressources.

Penser l’autonomie énergétique par le biais des énergies renouvelables, c’est penser plusieurs formes de changement qui affectent le secteur énergétique et la gouvernance, et plus généralement les échanges entre acteurs publics, privés, associatifs et citoyens pour un questionnement qui porte d’un côté sur les relations d’échanges au sein des gouvernances nationales et de l’autre, sur l’action collective. La question ultime est de savoir si les innovations mises en œuvre dans le secteur énergétique à l’échelle des territoires traités dans cette étude favorisent une plus grande inclusion sociale et une participation démocratique accrue. Les territoires en question sont Malmö, Brest, Grenoble, Aberdeen, le Land de Brandebourg, la région du Haut-Adige et Katowice...

Le concept d’européanisation a désormais acquis une place de choix dans les études de sociologie politique qui traitent des différents processus de formation des règles de l’Union européenne (UE), que ce soit au niveau des institutions communautaires ou à celui des États nationaux. Récemment appliqué aux processus de transformation est-européens qui ont conduit aux vagues d’intégration de 2004 et de 2007, il vise davantage à rendre compte des formes de transfert institutionnel, du type de pression exercé par l’UE (traduit en termes de conditionnalité politique) et des modalités d’adaptation domestique de la règle UE. La publication à quelques mois d’intervalle de plusieurs ouvrages traitant des processus d’européanisation à l’œuvre à la fois dans les anciens et dans les nouveaux États membres fournit l’occasion d’examiner dans une perspective comparée différentes approches qui s’alimentent toutes aux mêmes sources. Parmi ces dernières, il en est deux en particulier qui méritent d’être mentionnées. [Premier paragraphe]

in Accès à l’énergie en Europe. Les précaires invisibles Sous la direction de BAFOIL François Publication date 2014-03
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En moins de deux décennies, l’Allemagne s’est trouvée confrontée à trois enjeux majeurs qui ont contribué à façonner sa politique énergétique : celui de l’unification nationale qui a renforcé les composantes de monopole des entreprises du secteur énergétique ouest-allemand antérieurement existantes ; celui de la libéralisation du marché électrique sous l’égide de la directive de 1996 de l’Union européenne, qui a mis en cause l’unité des partenaires professionnels ; celui enfin de la réaffirmation de l’État par l’intermédiaire de la politique dite de « transition énergétique » (Energiewende), qui a été accélérée par la chancelière Angela Merkel en 2011. Ce sont autant de chocs qui ont modifié le système allemand connu pour sa très forte cohésion institutionnelle et qui ont entraîné un plus grand pluralisme parmi les acteurs énergétiques. La question est de savoir si ces différents chocs ont favorisé une meilleure redistribution, une meilleure intégration ou bien un accroissement des polarisations.

in Accès à l’énergie en Europe. Les précaires invisibles Sous la direction de BAFOIL François Publication date 2014-03
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Dans une réflexion comparée sur les processus de libéralisation à l’Ouest et à l’Est de l’Europe, quatre dimensions peuvent être analysées. La première porte sur l’évolution du modèle industriel mis en œuvre par les différents pays au sortir de la seconde guerre mondiale et qui a fortement évolué à compter des années 1980. La deuxième renvoie à l’impact différencié du poids des directives de l’Union européenne (UE) selon les secteurs nationaux, en lien avec les héritages et les groupes d’intérêts concernés. La dimension suivante insiste sur la différence des rythmes, des ressources, de l’organisation des acteurs et des capacités institutionnelles entre les pays membres de l’Ouest de l’UE (Grande-Bretagne, Allemagne, France) et les deux pays nouveaux membres de l’Est de l’UE (Pologne, Hongrie). Le dernier axe de réflexion porte sur l’émergence de la pauvreté énergétique au sein de ces nouveaux dispositifs institutionnels et sur la capacité de chaque État d’y répondre efficacement. Ce sont autant d’éléments qui permettent d’enrichir l’approche en termes d’européanisation.

in European urban and Regional Studies Publication date 2014-10
DABROWSKI Marcin
BACHTLER John
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This book examines the emergence of different forms of capitalism in Central-Eastern states in Europe and Mekong states within the Association of Southeast Asian Nations (ASEAN). All of them (but Thailand) have historically disappeared from the regional maps for long periods of time due to colonial or imperial rule. Most of them were previously members of a soviet-type economy, and they all joined ASEAN or the European Union in the 1990s or in the 2000s. These states are characterized by a strong urge toward feelings of national sovereignty due to their experiences with colonialism and imperialism. But, due to the regional economic pressures and the globalization dynamic, these states cannot articulate protectionist policies. They are forced to open their economies in order to attract Foreign Direct Investments. This results in less regulated and more political forms of capitalism than in some more developed capitalist countries. This book analyzes forms of capitalism as the arising from a combination of three conditions: the legacy of the foreign occupations, the national construction process of the sovereign state, and lastly, the dynamics of regional integration. These states' claims to national sovereignty and the manner in which they developed suggests a causative link between the forms of political domination that have presided over these transformations and the forms of capitalism that have resulted. (Résumé de l'éditeur)

L’exportation des normes de l’UE vers les pays voisins dans le domaine de la régulation des marchés gaziers et de leurs infrastructures est devenue le leitmotiv de la politique énergétique européenne extérieure. Cette thèse analyse les défis énergétiques auxquels est confrontée l’UE ; elle évalue également la politique européenne en matière de sécurité énergétique vis-à-vis de l’Azerbaïdjan et de l’Algérie ainsi que l’influence transformatrice de l’Union dans ces pays. L’analyse cherche à comprendre si, et dans quelle mesure, l’UE peut exporter ses normes vers les deux fournisseurs gaziers dans le cadre de sa gouvernance énergétique extérieure. La démarche méthodologique met en évidence les limites des explications dominantes de convergence fondées sur l’institutionnalisme rationnel et constructiviste et se propose de les enrichir en s’appuyant sur les cadres analytiques des études de diffusion et du « decentring ». Sur la base d’ouvrages spécialisés, de documents officiels et de 85 entretiens avec des acteurs publics de l’UE, d’Azerbaïdjan et d’Algérie et avec des acteurs privés à Bruxelles, Bakou et Alger, l’analyse cherche à expliquer la plus ou moins grande convergence des normes de l’UE. L’analyse s’attache à la coopération énergétique avec l’UE, les secteurs énergétiques et les projets d’infrastructures des deux pays au travers de six études de cas. La thèse se propose d’élargir la portée des études existantes en intégrant les influences de la situation géopolitique et du marché qui pèsent souvent de manière plus importante que les contraintes européennes et soutient dès lors que la gouvernance énergétique extérieure est seulement durable, si elle est « décentrée ».

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