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in Revue de l'OFCE Publié en 2010-07
FRAISSE Geneviève
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La démocratie s’est construite en tenant les femmes à l’écart : aucun énoncé systématique n’explicite leur exclusion, mais la démocratie n’a longtemps valu que pour les hommes. Celle-ci n’est donc pas excluante mais exclusive : « ni citoyenne, ni travailleuse, mais ’précieuse moitié de la République’ comme le dit Rousseau, tel fut donc le rêve de l’homme démocratique à l’égard des femmes ». Geneviève Fraisse revient sur le long parcours de 1830 à nos jours qui a conduit à l’inclusion progressive des femmes dans le système démocratique. De leur inclusion dans le « tout » démocratique, naîtra le processus de discrimination envers les femmes, processus qui consiste à séparer en jugeant, ainsi que l’idée qu’il y a bien deux gouvernements démocratiques, le domestique et le politique. La philosophe met l’accent sur le rôle moteur de l’Europe concernant l’égalité entre les sexes et la lutte contre les discriminations et sur les contradictions possibles, indépassables selon elle, inhérentes aux politiques de type gender mainstreaming (approche intégrée de l’égalité). Sa pensée se situe hors de la réflexion identitaire et se déploie face à la praxis, de sorte à formuler les problèmes autour de l’histoire de l’égalité et de la liberté des femmes.

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En s’appuyant sur la littérature existante, cet article décrit les transformations de la position des femmes sur le marché du travail aux États-Unis tant sous l’angle quantitatif que qualitatif. Les tendances sont mises en perspectives avec celles qu’ont connues la France et la Suède. Globalement, les inégalités entre les sexes dans la sphère professionnelle se sont fortement résorbées sur une longue période. Mais en moyenne elles restent plus marquées aux États-Unis qu’en Suède et qu’en France, même si les Américaines les plus qualifiées bénéficient d’un traitement plus favorable du point de vue du déroulement de carrière que leurs homologues françaises et suédoises. Deux traits marquants ressortent de cette étude. Tout d’abord la réduction moyenne des inégalités entre les sexes aux États-Unis s’est appuyée sur l’explosion des inégalités sociales à partir des années 1980. Ensuite, cette réduction des inégalités entre les sexes ne concerne pas toutes les femmes : pour les moins qualifiées les améliorations sont modestes, voire inexistantes sur certains points, et donc les inégalités entre les femmes qualifiées et celles n’ayant pas de diplôme ont augmenté.

in Travail, genre et sociétés Publié en 2009-11
SILVERA Rachel
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Le revenu de solidarité active (RSA) est opérationnel depuis juillet 2009. Il se substitue au RMI (revenu minimum d’insertion) et à l’api (allocation de parent isolé). Il s’agit de rendre le travail plus attractif que l’inactivité par un revenu de solidarité complémentaire qui décroît progressivement avec le revenu du ménage. L’objectif est double : il doit permettre d’encourager les bénéficiaires des minima sociaux à reprendre un emploi et il représente un soutien aux travailleurs qui, malgré leur emploi, restent pauvres. Ce dispositif a fait couler beaucoup d’encre et levé une véritable controverse. Les questions relatives à la qualité des emplois créés, aux trajectoires professionnelles des personnes qui bénéficieraient du RSA, aux moyens mis en place pour accompagner les bénéficiaires des minima sociaux dans l’emploi, ainsi qu’à la norme d’emploi qu’institutionnaliserait le RSA ont été soulevées. Mais dans ce débat mouvementé, une fois de plus et à de rares exceptions près, l’impact sur l’insertion professionnelle des femmes n’a pas été abordé. Or, elles sont particulièrement concernées par cette réforme des minima sociaux, à plusieurs titres. [Premiers paragraphes]

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L’article analyse la relation entre l’offre de modes de garde et l’emploi des mères de jeunes enfants en Europe. On distingue les gardes extérieures à la famille (crèches, assistantes maternelles...) de celles issues des congés parentaux qui permettent aux parents de s’occuper eux-mêmes de leur enfant pendant un certain temps. Concernant la première catégorie, il existe une grande disparité en Europe. Les pays offrant un système de garde accessible financièrement et de qualité sont également ceux dans lesquels les mères de jeunes enfants sont les mieux insérées sur le marché du travail. Depuis la directive européenne de 1996, tous les pays d’Europe proposent un congé parental. Cependant, les modalités d’application (indemnisation, flexibilité, durée...) varient fortement d’un pays à l’autre, si bien qu’il peut être un frein à l’insertion des mères sur le marché du travail (France), ou bien être un moyen de leur permettre d’avoir une carrière plutôt continue (Suède). S’il est admis que la générosité du système de prise en charge de la petite enfance va de pair avec une participation élevée des mères au marché du travail, le sens de cette corrélation fait toujours débat. Dans un contexte où les tâches domestiques sont principalement assumées par les femmes, aucune avancée majeure ne pourra être faite en matière d’égalité des sexes si les pouvoirs publics n’offrent pas des modes de garde de qualité et accessibles financièrement à tous les ménages. Il s’agit d’une condition nécessaire, mais certes pas suffisante, à l’insertion des femmes à l’égal des hommes sur le marché du travail.

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Les lois sur l’égalité salariale et professionnelle ont connu un long cheminement depuis 1972, de l’affirmation du principe d’égalité à la production d’un diagnostic chiffré permettant de donner corps aux inégalités (via le rapport de situation comparée, élaboré dès 1983 dans la loi Roudy) et à l’obligation de négocier. La loi de 2006 a ouvert la voie aux sanctions financières contre les entreprises récalcitrantes, concrétisées par un article de la loi sur les retraites de 2009. Les tentatives d’amoindrir la portée de la loi furent nombreuses jusqu’en 2012 où les choses ont été peu ou prou clarifiées : les entreprises sont désormais contraintes de réaliser un rapport de situation comparée (RSC) qui rend compte annuellement de l’état des inégalités dans des domaines bien définis ; elles doivent entamer une négociation sur l’égalité professionnelle et salariale et, faute d’accord, elles sont tenues de faire un plan d’action unilatéral. Le contrôle est exhaustif, par le dépôt auprès de l’administration des accords ou des plans (et non plus aléatoire comme dans les premières formulations du décret d’application). Les entreprises qui ne seraient pas en conformité avec la loi sont mises en demeure de s’y conformer sous peine de sanctions financières pouvant aller jusqu’à 1 % de la masse salariale. [Premier paragraphe]

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Il est désormais connu que l'activité n'est pas un rempart contre la pauvreté. Ce phénomène n'est pas nouveau en France : dans les années 1970, on estimait que 40 % des personnes pauvres vivaient dans un ménage d'actifs (Stoléru, 1977). Il s'agissait principalement de familles dans lesquelles l'homme était seul apporteur de revenus. Il était le plus souvent ouvrier et son salaire était trop faible pour assurer un niveau de vie suffisant aux personnes dont il avait la charge (Ponthieux et Concialdi, 2000). L'entrée massive des femmes dans le salariat et les revalorisations successives du salaire minimum auraient dû faire diminuer la pauvreté laborieuse, or il n'en a rien été. Loin d'avoir été éradiquée, cette forme de pauvreté touche désormais non seulement les familles nombreuses, mais également les personnes seules avec ou sans enfant. L'objet de cet article est de dresser un portrait des ménages actifs pauvres à partir de l'enquête budget des familles 2000-2001, et d'esquisser les fondements de cette pauvreté. Le chômage de masse et son cortège d'emplois précaires, le développement du temps partiel sont le terreau de la pauvreté active. À cela s'ajoute le fait que le modèle traditionnel de « Monsieur Gagnepain », que l'on dit agonisant, perdure alors qu'il représente un facteur de risque de pauvreté laborieuse.

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The collapse in GDP brought about by the global economic crisis in 2008 affected female employment less than male employment, whereas austerity has been particularly harsh on women, a gendered impact described in the literature as “he‐cession to sh(e)‐austerity”. This article analyses gendered trends in the labour markets of eight European countries, decomposing quarterly changes in labour participation of women and men and in employment by sector. The “he‐cession to sh(e)‐austerity” scenario is not observed in all countries. Other channels through which austerity policies can jeopardize gender equality and women's rights are identified with reference to a typology of such policies.

in Dictionnaire des inégalités et de la justice sociale Publié en 2018
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L’objet de cet article est d’évaluer l’effet de l’introduction de l’allocation parent isolé longue en 1976, sur l’offre de travail des mères de jeunes enfants. Cette réforme est assimilée à une quasi-expérience permettant d’appliquer la méthode de double différence. Il s’agit de comparer l’évolution du taux d’emploi du groupe d’individus affectés par l’introduction de l’allocation, en l’occurrence les femmes élevant seules un enfant de moins de 3 ans, à celle du taux d’emploi d’un groupe d’individus non affectés mais dont les caractéristiques sont proches de celles des premiers. Nous proposons deux groupes témoins : le premier comprend les mères d’enfants de moins 3 ans mais qui ne sont pas éligibles à l’API parce qu’elles vivent en couple ; le second est composé des mères isolées dont le plus jeune enfant est âgé de 3 à 5 ans. La différence entre l’évolution du taux d’emploi du groupe test et celle des groupes témoins après 1976, est attribuée à l’introduction de l’API. L’estimation d’un modèle logit permet de contrôler l’effet des différences observables entre le groupe test et chaque groupe témoin.

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