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Directeur de la thèse RUPNIK Jacques Publié en 2012
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Le défaut de construction d'un Etat de droit et la fragilisation des institutions publiques constituent la principale cause de la dérive autoritaire et clientéliste du régime politique en Russie depuis 1991. Quand l'URSS éclate en quinze républiques, la république fédérative de Russie se trouve confrontée à un défi sans précédent : comment exister en Etat et en nation après s'être fondue dans l'empire tsariste, puis soviétique ? Dans un contexte d'effondrement économique, elle subit une triple perte, la perte de l'Etat, de la puissance et de l'identité nationale. Dans les années 1990, les gouvernants autour de Boris Eltsine ont échoué à renforcer les nouvelles institutions et mettre en place des pratiques démocratiques. Dans les années 2000, Vladimir Poutine et ses proches ont organisé l'affaiblissement des institutions publiques. Ils ont mené une politique de contournement de la constitution de 1993 et du droit, et ont systématiquement vidé de sens et de pouvoir les grandes institutions : le suffrage universel direct, libre et secret, les assemblées parlementaires, la cour constitutionnelle, les tribunaux, les médias. Ils gèrent le pays hors du cadre institutionnel et en adaptant la loi à leurs besoins. Le pouvoir se mesure à la capacité de transgresser les règles. La thèse de la défaite des institutions publiques et de l'emprise d'un régime autoritaire résulte d'une recherche nourrie par de nombreuses missions de terrain et axée sur quatre domaines principaux : les processus électoraux, les diversités régionales en Russie, l'évolution des mentalités et le rapport des Russes au pouvoir, le comportement des élites dirigeantes à Moscou. Les travaux présentés proposent une analyse approfondie de la transformation en Russie de 1991 à 2011 et une démonstration de la nature du régime politique.

La présidence française de l'Union européenne est intervenue entre celle de la Slovénie, qui a assuré la présidence tournante au premier semestre de 2008, et celle la République tchèque, qui prend sa succession le 1er janvier 2009. Les priorités affichées de ces deux « nouveaux membres » de l'Union fournissent un contraste intéressant avec celles de la France (...).

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On croit trop souvent en Occident que l'ouverture de la Chine aux nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) débouchera sur l'assouplissement du régime autoritaire. En réalité, les règles de l'OMC ne sont pas faites pour obliger un Etat membre à respecter les droits de l'homme et ne peuvent guère être "détournées" à cette fin. En outre, l'architecture d'Internet, conçue pour exploiter commercialement les données concernant les utilisateurs, est parfaitement utilisable à des fins de surveillance politique. Enfin, lorsque les citoyens chinois utilisent "librement" Internet, c'est le plus souvent au bénéfice d'un nationalisme exacerbé, certes encouragé par les autorités, mais qui dépasse parfois leurs intentions. Dans ce contexte, le renforcement de la coopération de sécurité entre Etats, démocratiques ou non, induit par le 11 septembre peut inquiéter. Néanmoins, il est possible d'imaginer une voie réaliste (partant des intérêts bien compris des Etats) pour la régulation mondiale des NTIC, selon le principe même qui donne naissance au droit international en général.

in Les Dossiers du CERI Publié en 2018-09
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Fifty years after the Prague Spring of 1968 one can notice an interesting contrast between the acommemoration of the hopes of the Spring in the West and the priority given to the commemoration of the August 1968 invasion which crushed the project known as ‘socialism with human face’. This may be revealing not just of different experiences with 1968 in both parts of then divided Europe as much as of the post-1989 politics of memory in the Czech lands...

[...] Le cinquantenaire de 1968 que nous allons évoquer est placé côté tchèque et slovaque dans une perspective historique plus longue qui renvoie au centenaire de la création de la Tchécoslovaquie en 1918. La commémoration devient ici prétexte à une réflexion sur le passé présent, et la tentation est grande de situer 1968 dans la lignée des « 8» de l’histoire tchécoslovaque qui sont autant de révélateurs et de tournants de l’histoire européenne : 1918, création de l’Etat dans le cadre d’un nouvel ordre européen façonné avec une contribution majeure de la France ; 1938, Munich et la dissolution de cet ordre avec l’abandon de la Tchécoslovaquie à l’Allemagne hitlérienne par les puissances sensées garantir sa sécurité ; 1948 le « coup de Prague » scelle le début de la guerre froide et la division de l’Europe ; 1968, la tentative d’en sortir en proposant , avec le « socialisme à visage humain » une « troisième voie » entre les deux systèmes en place. Enfin, la « révolution de velours » était prévue pour 1988, mais les tergiversations de Gorbatchev ont un peu retardé le calendrier de la providence. Tous les « 8» de l’histoire tchécoslovaque représentent des enjeux européens : entre Est et Ouest, entre capitalisme et socialisme, entre démocratie et tyrannie. [...]

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La Hongrie, naguère considérée comme le « bon élève » des démocraties postsoviétiques, laisse aujourd’hui de nombreux observateurs perplexes et provoque l’inquiétude. Comment le Fidesz de Viktor Orbán est-il devenu un parti souverainiste et nationaliste ? L’évolution de la Hongrie est-elle un cas isolé, ou un symptôme de la crise de la démocratie en Europe ? (Résumé de l'éditeur)

in 1989 as a Political World Event Sous la direction de RUPNIK Jacques, RUPNIK Jacques Publié en 2013-09
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L'Union européenne fait face à la double contrainte de stabiliser ses périphéries et d'éviter l'inclusion comme seule finalité de ses relations avec ses nouveaux voisins. Quelles sont en effet les limites géographiques, institutionnelles et politiques du processus d’élargissement ? L’Union peut-elle poursuivre l’« européanisation » de sa périphérie sans offrir de perspective d’intégration ? Quel type d’influence l’Union peut-elle exercer sur son voisinage proche qui ne passe pas par l’élargissement ? Une analyse des politiques de voisinage, de leur réception par les pays concernés (Ukraine, Géorgie, Moldavie, Balkans, pays de la Méditerranée, Turquie), et un éclairage des enjeux auxquels l’Europe doit répondre, des frontières russes au partenariat euro-méditerranéen. Ont contribué à cet ouvrage : Esther Barbé, Florent Parmentier, Silvia Serrano, Anne de Tinguy et Mario Zucconi.

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