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in Critique internationale Publié en 2003-01
ROCCA Jean-Louis
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Cet article est le premier d’une série qui paraîtra régulièrement sous la responsabilité de Françoise Mengin et Jean-Louis Rocca. Y seront abordées certaines des questions qui font aujourd’hui débat au sein du monde chinois. Depuis le début des années quatre-vingt-dix, le gouvernement chinois s’est lancé dans une complète refonte des bases mêmes de la société urbaine. Jusque-là, la population urbaine était quadrillée par un système de contrôle et de protection reposant à la fois sur le travail et la résidence. Système de contrôle car, bien évidemment, l’objectif du pouvoir était de mettre en place une surveillance aussi fine que possible des individus ; mais aussi système de protection dans la mesure où les travailleurs, dans leur unité de travail (entreprise, administration ou établissement d’enseignement) ou dans leur village, et les citadins dans leur quartier, profitaient de fonds de « bien-être » (fuli) destinés à les assister face aux aléas de la vie (...).

La localisation et la dimension du politique sont des grandes énigmes chinoises. Pour la plupart des observateurs, l'affaire est entendue. Aujourd'hui, il existe une opposition radicale entre pouvoir et la société, l'un essayant d'empêcher l'autre d'imposer et de défendre ses intérêts (...).

in To Govern China: Evolving Practices of Power Publié en 2017-11
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In the mid-1990s, a new consensus suddenly emerged in China concerning the necessity of including "middle classes" as a segment of Chinese society. This new social paradigm, which prevails in Chinese academic circles, in the popular media, and even within the political apparatus, is very similar to the universal agreement which arose in Europe decades ago that the presence of middle classes was a necessary element of modern society. In both these cases, how to define the "concept" of the middle classes was the subject of much controversy...

La Chine est un géant qui déroute. Elle jouit des bienfaits d'une économie florissante, mais qui ne répondrait pas aux normes du marché. Son système politique serait archaïque, corrompu, voire inefficace, et néanmoins capable d'assurer un minimum d'ordre et de stabilité. Des styles de vie "modernes" émergent, mais les logiques "communautaires" continueraient à dominer l'espace social. Cette incapacité des analystes à articuler entre eux des phénomènes apparemment contradictoires ne viendrait-elle pas de leur entêtement à décrypter la condition chinoise à la lumière de "substances" - le marché, la démocratie, l'État de droit, l'individu, la loi, la contestation démocratique, la classe moyenne, la société civile - dont le monde moderne est censé réaliser l'"essence" ? L'erreur ne serait-elle pas de restreindre la trajectoire de la Chine à une "transition" vers une "démocratie de marché", par dissolution du politique et de l'histoire ? Fort de longues années de recherches sur le terrain, l'auteur récuse l'approche "transitologique" et s'interroge sur les pratiques sociales des Chinois eux-mêmes. Que font les individus, les institutions, les groupes sociaux ? Et que disent-ils de leurs actions, dans le contexte de la "mise au travail capitaliste" que connaît le pays depuis les réformes de Deng Xiao Ping ? Migrations et licenciements, intensification de la production, persistance ou aggravation de la pauvreté, dispositifs disciplinaires, politiques sociales : autant d'événements qui créent des situations nouvelles, sans pour autant converger vers une pseudo rationalité supposée moderne. De même, les modes de contestation qui répondent à la mise au travail capitaliste transforment les relations de pouvoir, ainsi que les formes de l'État, dans un sens souvent singulier, sans que l'on puisse non plus parler de l'émergence d'une "société civile".

in Alternatives internationales. Hors-série Publié en 2009-12
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Paysans expropriés, ouvriers exploités, propriétaires spoliés... Les mouvements sociaux s'affirment en Chine. Pour l'application des lois. Non contre le régime.

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Ce livre essaie de « comprendre » la société chinoise d'aujourd'hui. Celle-ci est trop souvent abordée à partir de mythologies telles que la Chine éternelle ou la Chine en « modernisation ». Dans un cas, seuls les fondamentaux de la culture permettraient de comprendre les Chinois, dans l'autre, la tâche essentielle serait de saisir les évolutions inéluctables vers l'individualisme, la démocratie, le marché. Ici, la démarche est tout autre. Il s'agit de s'appuyer sur les acquis des sciences sociales pour montrer ce qui se joue dans les pratiques et les imaginaires sociaux. Après avoir rendu justice à l'historicité propre à la Chine, cet ouvrage dresse un tableau des bouleversements qui ont saisi le pays depuis la fin des années 1970, puis analyse la nouvelle stratification sociale et les rapports qui se dessinent entre les individus, les classes et la société. L'idée centrale est de multiplier les perspectives afin de montrer qu'on ne peut opposer État et marché, individu et société ou tradition et modernité. Enfin, l'auteur se consacre à la question polémique de l'évolution politique, ce qui nécessite aussi une déconstruction de solides préjugés.

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Si nous connaissons un peu mieux la teneur des événements qui se sont déroulés à Urumqi en juillet – violences plus ou moins spontanées opposant Han et Ouighours puis intervention tardive, mais musclée, des forces de l'ordre –, les raisons qui ont conduit aux émeutes restent obscures. L'hypothèse islamiste ou séparatiste est peu probable même si quelques « militants » ont pu participer au mouvement, voire le radicaliser. Celle de la manipulation à visée de politique intérieure est plus envisageable. Voulait-on déstabiliser le pouvoir en place au moment où le secrétaire du parti était à l'étranger ? En intervenant tardivement, voire en suscitant quelques troubles, souhaitait-on montrer que la province était mal contrôlée ou, au contraire, faire la preuve que, malgré le danger « islamiste » et « séparatiste », Pékin veillait au grain ? (...).

Les fêtes traditionnelles contribuent à renforcer la cohésion de la nation chinoise (...), les transformer en jours fériés affirmera avec encore plus de force les traditions nationales et contribuera à la propagation de l’esprit de la nation ». Ces fortes paroles se trouvent dans la motion, rédigée par le député Zhang Guoliang en mars 2004, et signée par une centaine de députés de Hong Kong de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), demandant l’inscription des fêtes traditionnelles dans le calendrier officiel. Après un processus relativement rapide, la proposition sera finalement entérinée par le Conseil des affaires d’État (CAE) le 7 décembre 2007. Cette courte séquence d’événements pourrait être un cas d’école « d’invention de la tradition »  justifiant la position de ceux qui considèrent que le Parti communiste utilise le passé afin de « formuler une idéologie pour sa nouvelle base sociale – la bourgeoisie urbaine et cosmopolite émergente – afin d’assurer sa cohésion et de capter sa loyauté à l’heure de la mondialisation capitaliste ». L’État chinois, privé des ressources idéologiques du socialisme, serait contraint de réinventer des coutumes, des pratiques et des rites afin de renforcer la cohésion de la nation chinoise, lancée dans une course éperdue à la puissance mondiale. [Premier paragraphe]

La montée en puissance de la Chine dans l’économie mondiale, son développement rapide, l’enrichissement spectaculaire d’une partie de sa population et l’ouverture qui les accompagne conduisent toujours plus d’entreprises à vouloir s’y implanter. Le rythme de son développement défie les comparaisons. D’autant plus que le cadre politique et social de ce développement est très éloigné des contextes habituels de la mondialisation économique. Le régime se défie du modèle démocratique, la libéralisation des marchés est loin d’être complète et l’intervention de l’Etat dans l’économie reste prépondérante. Depuis le milieu des années 1980, la Chine n’a cessé d’attirer l’investissement direct d’entreprises à capitaux étrangers. En 2004, celles-ci réalisaient 20 % de la production industrielle et 54 % du commerce extérieur du pays. Les investissements directs à l’étranger (IDE) en Chine représentent aujourd’hui 500 milliards de dollars US. Cette Etude est née de la demande d’entreprises adhérentes d’Entreprise&Personnel (E&P) qui souhaitaient bénéficier d’éclairages sur les conditions d’implantation et de développement en Chine. Leurs attentes portaient sur deux grands points : les clés de compréhension de la société chinoise, ses dynamiques économiques, sociales, politiques…, et leurs conséquences sur les stratégies d’implantation et les modes de management.

Ce livre permet de comprendre autrement la société chinoise, dans une perspective nettement non normative et sur des sujets peu abordés jusqu’ici. Il ne s’agit pas de mesurer l’évolution de la Chine vers l’économie de marché, l’État de droit ou la démocratie, bref de saisir la Chine par sa « transition » mais au contraire d’analyser comment les normes sociales se construisent. L’objectif est de montrer que la compréhension de la société chinoise ne passe pas par une opposition entre « pensée occidentale » et pensée « chinoise » mais par l’utilisation des outils des sciences sociales. Document sur la sociologie chinoise destiné à montrer comment les chercheurs travaillent aujourd’hui, ce livre rassemble dix analyses au cœur des réalités chinoises : les migrations ville-campagne, la classe moyenne, la drogue et le sida, la recherche… et s’appuient sur des travaux de terrain de première main. Il s’agit enfin d’une collaboration exemplaire, menée au sein des Ateliers franco-chinois en sciences sociales de Pékin, fruit d’un dialogue nourri entre ces sociologues chinois venus d’horizons divers et une équipe de jeunes sinologues chargés des traductions. Ont contribué à cet ouvrage : Chen Yingfang, Jing Jun, Li Chunling, Li Qiang, Shen Yuan, Tong Xin, Zhang Letian, Zhou Xiaohong.

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