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in Des votes et des voix. De Mitterrand à Hollande Publication date 2013-09
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Premier paragraphe : Dans son essai Qui est Charlie ? Sociologie d’une crise religieuse (Seuil, 252 p., 18 €), Emmanuel Todd qualifie les manifestations des 10 et 11 janvier « d’imposture ». Loin de l’image consensuelle et solidaire donnée par les médias, elles auraient essentiellement mobilisé une France périphérique, vieillissante, blanche, bourgeoise et de culture catholique. Loin de défendre la liberté d’expression contre l’intégrisme religieux, la motivation profonde des marcheurs serait islamophobe, voire à terme potentiellement antisémite.

in Revue française de science politique Publication date 2017
AMENGAY Abdelkarim
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Le « Radical Right Gender Gap » désigne la moindre propension des femmes à voter pour les droites radicales. C’était vrai du temps de Jean-Marie Le Pen, moins depuis que sa fille lui a succédé. À l’élection présidentielle de 2012, les électrices ont autant voté pour elle que les électeurs, toutes choses égales par ailleurs. Puis l’écart est revenu aux élections intermédiaires qui ont suivi et il a de nouveau disparu à l’élection présidentielle de 2017. Cet article cherche à comprendre ces variations en croisant les effets du genre, de l’appartenance générationnelle et des traits de personnalité sur le vote Le Pen, à partir des French Election Studies (1988-2017).

in La Démocratie à l’épreuve Sous la direction de MAYER Nonna Publication date 2002
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Les limites des enquêtes par sondage sont connues. Les réponses dépendent de la manière dont les questions sont formulées et de la manière dont elles sont comprises d’un individu à l’autre. Elles sont tributaires du moment où elles sont posées. Tout le monde enfin n’a pas nécessairement une opinion sur tout, ou envie de la livrer. Pour les tenants du paradigme « minimaliste », illustré par les travaux d’un Pierre Bourdieu en France, d’un Philip Converse aux États-Unis, le public de masse serait globalement peu informé, ses capacités de raisonnement seraient faibles, et les opinions recueillies par les sondages, surtout dans le domaine politique, seraient souvent superficielles, instables et incohérentes, assimilables à des pseudo-attitudes ou « non-attitudes » (Converse, 1964 et 1971). Le développement récent des sciences cognitives a relancé le débat sur la manière dont se forment les opinions, en particulier politiques, dans le contexte particulier des enquêtes par sondage. L’Américain John Zaller (1992), notamment, propose un modèle explicatif plus sophistiqué qu’on peut qualifier de « constructionniste », qui insiste au contraire sur l’excès d’informations disponibles. Nous sommes exposés à un flot d’informations et de nouvelles, souvent contradictoires. Les personnes les plus intéressées par la politique font le tri, elles en retiennent ce qui va dans le sens de leurs valeurs et de leur orientation idéologique, de manière à la fois critique et sélective. Leurs réponses seront cohérentes et stables. Mais le public, dans sa grande majorité, prête peu attention à la politique et se fait son opinion à mesure qu’il découvre les questions, puisant dans le stock d’informations disponibles en fonction de ce qu’il a en tête à cet instant. La même question posée à un autre moment du questionnaire ou d’une autre manière est susceptible de susciter une tout autre réponse. À partir de prémisses distinctes, les conclusions de John Zaller rejoignent donc celles des minimalistes. [premier paragraphe]

in Le Désenchantement démocratique Publication date 2003
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Abstentions records, montée des extrêmes, manifestations à répétition, méfiance à l'égard des élites, autant d'indices d'une crise de la représentation qui toucherait non seulement la France mais la plupart des démocraties occidentales, comme en témoigne le titre d'ouvrages récents comme: Why People don't Trust Government, de Nye, Zelikow et King [1997], Critkal Citizens, de Pippa Norris [1999] ou encore Disaffected Démocraties, de Pharr et Putnam [2000]. Comment lire ces indices? Faut-il y voir une désaffection des citoyens à l'égard des normes, des procédures, des valeurs de la démocratie représentative? N'expriment-ils pas plutôt la demande d'une démocratie plus participative, plus délibérative? Telles son les questions auxquelles nous tentons de répondre, en nous appuyant sur les données d'une enquête expérimentale entièrement consacrée au rapport des Français à la démocratie en mai-juin 2000, hors période électorale {encadré ci-après). Elle permet d'évaluer leur attachement à la démocratie dans ses différentes acceptions - démocratie représentative, passant par la médiation des partis et des élus, démocratie participative par le biais de la consultation directe des citoyens (référendum) et par le biais des mobilisations collectives (manifestations, grèves, mouvements sociaux), de voir si ces différentes acceptions sont complémentaires ou concurrentes, et d'analyser les facteurs socioculturels et idéologiques qui les sous-tendent. [Premier paragraphe]

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Les expressions "invisibles" ou "majorité silencieuse" ont été couramment employées depuis le début des manifestations des Gilets Jaunes. Mais qui sont vraiment les invisibles, les inaudibles, les silencieux ? Lorsqu’il écrivait un roman, il s’efforçait « de donner corps à des êtres qu’il aimerait connaître ». « Non pas les personnages de premier plan » disait-il, « mais les « seconds rôles », les « passants », ceux que dans l’existence, nous croisons sans réduire l’allure » ; ces presque anonymes dont on fait connaissance dans ses livres. Eric Holder est mort hier, nous reste comme l’écrit Didier Pobel sur son blog, en hommage, ses « fraternels portraits en mineur des cabossés de la vie ». La littérature sait qu’il n’y a « d’invisibles »… que pour ceux qui ne veulent pas voir. « La revanche des invisibles » a-t-on lu et entendu au sujet des « gilets jaunes » ; de quoi agacer les foulards rouges, qui trouvent au contraire que le jaune n’a que trop saturé l’espace public et veulent à leur tour se faire connaître. Mais y a-t-il une France invisible, ou des pouvoirs publics aveugles, comme après qu’une grenade GLI de type F4 leur aurait crevé les yeux ? Michel Legrand disait qu’il composait ses musiques « en regardant d’abord les images des films ». Les citoyens, eux, ont l’impression d’être désespérément absents du petit écran, et de ne jamais figurer sur la partition.

Avec 10,4% de suffrages exprimés et un million de suffrages en moins que le 21 avril 2002, Jean-Marie Le Pen fait son plus mauvais score à une élection présidentielle, si l’on excepte celle de 1974, antérieure à son émergence électorale. Le résultat a d’autant plus surpris que les sondages pré électoraux lui attribuaient un score variant plutôt entre 12 et 15% et que de rumeurs insistantes circulaient sur ses chances d’être encore une fois présent au second tour. On peut y voir l’effet du « vote utile » consécutif au choc du 21 avril, qui a laminé tous les petits candidats à la seule exception d’Olivier Besancenot. Un désir de renouvellement de la classe politique a joué aussi, qui a balayé la vieille génération, d’Arlette Laguiller à Le Pen, au profit des « quinquas ». Mais il y a des facteurs spécifiques au vote frontiste que le Panel électoral français (PEF2007) permet d’examiner avec plus de précision que les autres enquêtes par sondage. C’est une enquête en face à face, elle porte sur 4000 personnes, et surtout les intentions de vote ont été recueillies dans des conditions plus proches de l’élection, en demandant aux personnes interrogées de glisser leur bulletin dans une urne au lieu d’avoir à déclarer leur choix à l’enquêteur ou l’enquêtrice. Le procédé réduit la sous estimation du vote Le Pen, qui reste marqué par une nette réprobation morale et plus difficile à avouer. En données brutes on trouve effectivement 7,7% d’intentions de vote en faveur de Le Pen pour le premier tour 2007 et 13,7% de l’échantillon disent avoir voté pour lui le 21 avril 2002, soit des écarts d’environ 3 points par rapport aux votes réels, très inférieurs à ceux des sondages courants. Si l’on redresse pour redonner au vote Le Pen son poids réel, on obtient un sous échantillon d’électeurs lepénistes de 366 personnes. Avec elles, qui assument leur choix, on a comme un miroir grossissant de l’électorat lepéniste actuel. Grâce à ces données on peut retracer les mécanismes de ce dégonflement de l’électorat Le Pen. Qui est resté, y a t il ou non permanence de ses structures électorales ? Qui est parti, quels sont les mécanismes de captation de ce vote ? Ce déclin enfin est–il durable, ses électeurs peuvent-ils lui revenir, quel est le potentiel électoral futur du candidat du FN ? (Premiers paragraphes)

Premier paragraphe : À l’origine, le secrétaire général du Front national Nicolas Bay se rendait en Israël pour "lever des incompréhensions ou des malentendus". Mais sa visite non officielle avec des représentants du gouvernement a créé la confusion.

in Antiracistes. Connaître le racisme et l’antisémitisme pour mieux les combattre Publication date 2017-10
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in Policy Network Publication date 2013-03-26
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First paragraph: A recent poll suggests that one-third of French people agree with the ideas of the Front National. What lies behind this apparent normalization of France’s once outcast far-right? The most recent poll on the popularity of France’s Front National (FN), a regular barometer conducted since 1984, shows that one third of respondents agree with the ideas of the Front National. For the first time in thirty years, those who see the Front National as “a danger for democracy” are no longer a majority (47% who do, versus 47% who don’t). This is 8 points more than just 1 year ago and at a level not seen since the transformative year of 1984. Do these figures indicate that Marine Le Pen has succeeded in her strategy to “de-demonise” the French far-right? It would be premature to say so.

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