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Many of today’s public policies aimed directly or indirectly at regulating the behaviors of individuals and organizations provide for the implementation of a certain type of instrument which can be qualified as a label. They share some features with what the literature tends to identify as proper standards (e.g., they aim at defining the best practices, they may represent – at least – a symbolic resource for those who adopt them), but they also have some peculiarities, which we will present here. In this paper, we propose to analyze the characteristics and dynamics underpinning this mode of governance as part of a study of two particular public policy domains chosen for their complementarity as well as their contrasts: the fight against obesity, and sustainable consumption. In both of these fields, labels have become a preferred mode of governance – and even, we might say, a kind of standard. Based on Foucault (2004), we emphasize the fact that the logics of distinction, which regulate utilities and sanctions in a particular social field, are instrumentalized by public policy as an incentive to the actors to deliberately take action whose value is endorsed by a label. Hence, the aim and outcome of this mode of governance are not the uniformity of a field, but the ongoing creation of increasingly demanding labels that only some of the participants can hope to obtain.

Cooperation in medicine, as in all group activity, is a key problem both for the actors involved and for sociologists. Classical studies in the sociology of health and medicine are moreover of little help in conceptualizing this problem. While arguing against the idea that affiliation with an institutional structure – such as a part of a professional segment or an area of expertise – determines relations between actors, our analysis seeks to move beyond the description of what is presented as being purely contingent. To understand phenomena related to cooperation and conflict, it is possible and worthwhile to distinguish between professionals according to their position in the therapeutic chain and their form of involvement in the strategy of care. Cooperation is based, in particular, on the match between “acquisitive” professionals who feel it is their duty to coordinate medical care and follow-up on a patient throughout the healing process, and other professionals who see their intervention as being limited to one phase in the therapeutic itinerary.

Comme dans toute activité collective, la coopération en médecine constitue un problème central, autant pour les acteurs concernés que pour le sociologue qui l’étudie. Or, les travaux classiques de sociologie de la santé et de la médecine n’aident guère à penser ce problème. Réfutant l’idée selon laquelle les relations entre acteurs seraient déterminées par l’appartenance à des configurations institutionnelles telles que le segment professionnel ou la spécialité, le cadre d’analyse que nous proposons cherche également à aller au-delà de la seule description de phénomènes présentés comme strictement contingents. Pour comprendre efficacement les phénomènes de coopération et de conflit, nous soutenons ainsi qu’il est possible et heuristique de distinguer les professionnels en fonction de leur positionnement sur la chaîne thérapeutique et de leur mode d’engagement dans la stratégie de soins. En particulier, la coopération se fonde sur l’appariement entre un professionnel dit « captant », qui considère devoir assurer le suivi du patient tout au long des étapes qui scandent la curation, et d’autres professionnels qui conçoivent leur intervention comme ponctuelle et limitée à une étape de la trajectoire thérapeutique.

in Journal de Droit de la Santé et de l’Assurance Maladie Publié en 2015
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Michel Foucault (2004a et b) a tenu à distinguer en particulier deux mécanismes : les mécanismes disciplinaires et les dispositifs de sécurité. Dans le cas des mécanismes disciplinaires, la norme est première ; elle est arrêtée par un souverain et c’est sur sa base que se distinguent le normal et l’anormal. Dans le cas des dispositifs de sécurité, c’est l’inverse : c’est le normal qui est premier et ce sont les « études de normalité » (Foucault, 2004a), en particulier : statistiques (par exemple, celles de la mortalité ou de la morbidité), qui découvrent la normalité, laquelle s’établit en norme. (premières lignes)

in Revue française de science politique (English) Publié en 2011
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By studying the case of obesity prevention, this paper aims to shed light on the reorganization of public health policies in France. This analysis of mechanisms by which a private operator establishes itself as a legitimate and leading actor (of a program now present in more than 200 cities) enables an insight into the articulation between policies carried out by the state and the municipalities on one hand, and an original mode of policy privatization on the other hand. This operator does not fit into the usual categories for analysis of policy, but corresponds more to the figure of the private entrepreneur succeeding in creating a durable role for himself on the border of two heterogeneous worlds, which often find themselves in conflict, that of public health and the market.

in Revue française de science politique Publié en 2011-04
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En prenant le cas de la prévention de l’obésité, le papier contribue à éclairer les recompositions de l’action publique dans le champ de la santé publique en France. L’analyse des mécanismes présidant à l’affirmation d’un opérateur privé dans le champ comme acteur légitime et de premier plan (se développant désormais dans plus de 200 villes) constitue un point d’observation privilégié de l’articulation entre action de l’Etat et action des municipalités d’une part et d’un mode privatisation original de l’action publique d’autre part. Cet acteur ne se laisse pas facilement saisir par les catégories usuelles d’analyse de l’action publique mais correspond davantage à la figure de l’entrepreneur privé, parvenu à s’installer et à agir durablement à la frontière de deux mondes hétérogènes, et même antagonistes à bien des égards, celui de la santé publique et du marché.

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Cet article entend apporter une contribution à la littérature sur le rôle des entrepreneurs dans le changement social et institutionnel. Après avoir décrit les figures de « l’entrepreneur-passeur » et de « l’entrepreneur-traducteur », déjà clairement identifiées en sociologie, les auteurs proposent une troisième figure, celle de « l’entrepreneur-frontière », défini tout à la fois comme acteur à la frontière d’univers cloisonnés, objet-frontière et garde-frontière. L’étude de la genèse d’un programme français de prévention de l’obésité infantile conduit à identifier certains de ses promoteurs comme des entrepreneurs-frontières. L’article montre que ces promoteurs ont multiplié les présentations de soi pour se fondre dans un univers institutionnel traversé par de multiples frontières et conflits. Adoptant le point de vue symétrique des partenaires du programme, les auteurs montrent que leur enrôlement a reposé sur une série de projections et d’appropriations sélectives concernant l’identité des promoteurs du programme et les actions développées.

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This essay is a critical synthesis of recent researches in the sociology of organizations. While inspired by neo-institutionalism, they have made some propositions to overcome some of its limits and flaws, in order to be able to apprehend simultaneously change and reproduction processes. On one hand, organizational fields tend to be considered as more ambiguous and heterogeneous than in the seminal texts of neo-institutionalism and, on the other hand, these works have tried to “bring actors back in” their analyses, and especially the role of change entrepreneurs. Some of their conclusions remind of “old” institutionalism’s ones; however, their conceptualizations of power and meso order are less robust than in the seminal texts of organizational sociology. As a conclusion, this essay calls for studies that would identify and specify the social mechanisms that may explain the sources of power and reflexivity, as well as their uneven distribution in the social spaces.

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