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in Lettre de l'OFCE Publié en 2008-04-22
SCHWEISGUTH Danielle
REYNÉS Frédéric
COCHARD Marion
LEMOINE Matthieu
VERONI Paola
FALAH Amel
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Pour la première fois depuis le début des années 2000, l’économie mondiale affronte une crise susceptible d’infléchir sa trajectoire de croissance. Les angoisses liées à l’onde de choc de la crise immobilière et financière aux États-Unis ont supplanté les inquiétudes nourries par l’accumulation des déséquilibres économiques, les tensions géopolitiques ou l’envolée du prix du pétrole et des matières premières (...).

in Revue de l'OFCE Publié en 2007-04
SCHWEISGUTH Danielle
COCHARD Marion
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Le déficit courant des États-Unis se dégrade continuellement depuis 1991 et a atteint un niveau record de 6,6 % du PIB en 2006. Il résulte en premier lieu d’un déséquilibre interne entre l’épargne nationale et l’investissement. La propension à consommer des ménages américains favorisée par l’envolée des cours boursiers à la fin des années 1990 puis le développement du marché hypothécaire ont modifié l’arbitrage entre consommation et épargne au détriment de cette dernière. Par ailleurs, les finances publiques ont pâti de la guerre en Irak et des plans de baisse d’impôt successifs. Mais, ce déficit constitue également la contrepartie de l’excès d’épargne du reste du monde et en particulier des pays asiatiques. Depuis la crise financière de 1997, ceux-ci sont contraints de dégager des excédents commerciaux car ils ne peuvent s’endetter en monnaie étrangère. Ils empêchent ainsi le dollar de se déprécier en jouant contre les forces du marché afin de maintenir leurs taux de change artificiellement bas. Ce sont à la fois les interventions de change des banques centrales asiatiques et les phénomènes de marché comme le yen carry trade qui soutiennent le dollar et exercent une pression à la baisse sur les taux d’intérêt longs mondiaux. La globalisation financière a ainsi favorisé le financement des déséquilibres à moindre coût. L’apparition de nouveaux acteurs tels que les hedge funds et le développement des instruments de couverture permettant de mutualiser les risques ont permis aux entreprises de refinancer leur dette à moindre coût et d’accroître leur rentabilité grâce au levier de l’endettement. En même temps, ce mouvement a contribué à l’émergence de nouveaux risques du fait d’un endettement croissant notamment des entreprises et des ménages. Les crédits aux entreprises atteignent aujourd’hui un niveau historiquement élevé, supérieur au pic de l’an 2000. Ceci amplifie le risque de credit crunch en cas de retournement des marchés boursiers ou immobiliers. Si la soutenabilité du déficit courant américain devait être mise à mal, on assisterait à la fois à un décrochage du dollar et à un krach obligataire qui pourraient dégénérer en une crise de grande ampleur. Mais un rééquilibrage en douceur n’est pas non plus exclu, en particulier si la Chine ou l’Europe se mettaient à croître de façon plus autonome.

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La décision de la Réserve fédérale du 16 décembre 2008 finira de convaincre ceux qui doutent encore que la crise économique n’est pas d’une ampleur considérable. Alors que nous anticipions une croissance annuelle en 2009 de 3,1 % pour l’économie mondiale et de 0,4 % pour l’économie française (cf. « Les promesses de l’ombre », Lettre de l’OFCE, n° 302, 2008), notre nouvelle prévision est de 1,6 % pour le monde et – 0,4 % pour la France (tableau 1) (...).

in L'économie française 2009 Sous la direction de HEYER Eric Publié en 2008-09
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Dans de nombreux pays européens, l'emploi s'est fortement réduit depuis le début de la crise, ce qui a pesé sur la dynamique des salaires et généré des pressions désinflationnistes. Ce mouvement a été favorisé par la mise en œuvre de réformes structurelles flexibilisant le marché du travail et l'adoption de mesures fiscales réduisant le coût du travail. Dans ce contexte de chômage élevé et d'écart de production important, le risque est grand de basculer dans une spirale déflationniste. La normalisation des balances courantes via la réduction des salaires dans les pays avant-crise déficitaires, accentuée par les réformes engagées, n'apparaît pas être une stratégie pertinente dans une zone euro en crise. D'une part, cette réduction des CSU quasi-généralisée modifie peu in fine les CSU relatifs et donc la compétitivité relative des économies. Ainsi, les gains de parts de marché à l'exportation sont faibles et ne suffisent pas à compenser la faiblesse de la demande interne. D'autre part, les réformes structurelles visant à fluidifier le marché du travail risquent de fragiliser les plus jeunes et des moins diplômés sur le marché du travail (déjà les plus affectés par la hausse du chômage depuis 2008) tandis que les plus qualifiés et les plus expérimentés seront toujours favorisés, notamment par le maintien sur le marché de l'emploi. Ainsi, la segmentation du marché du travail entre d'une part les actifs les mieux intégrés et d'autre part, les actifs les plus exposés ne diminuerait pas et accroîtrait les inégalités si les protections sociales étaient réduites. Dans un contexte de besoin de désendettement, la neutralisation des mécanismes déflationnistes est donc cruciale pour éviter la hausse de la valeur réelle des dettes et des taux d'intérêt. Une coordination des politiques salariales au niveau européen semble essentielle. Si les pays affichant un excédent courant favorisaient une hausse des salaires supérieure à celle de leurs partenaires déficitaires, les coûts relatifs convergeraient. Ceci permettrait de réduire les déséquilibres courants entre pays de la zone euro, éviterait le risque de déflation, notamment dans les pays périphériques, et favoriserait la demande intérieure dans les pays en surplus.

in Revue de l'OFCE Publié en 2007-10
SCHWEISGUTH Danielle
REYNÉS Frédéric
COCHARD Marion
LEMOINE Matthieu
VERONI Paola
FALAH Amel
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De toutes les crises susceptibles de menacer l’expansion mondiale, celle des subprimes était la moins attendue. Au beau milieu de la trêve estivale, la révélation de l’implication d’institutions financières de renom dans les crédits immobiliers américains à risque a ricoché sur l’ensemble du système financier, provoquant un durcissement général des conditions de financement sur le marché interbancaire. La prompte intervention des banques centrales a calmé l’affolement, et même si l’eau reste agitée après la tempête de l’été, les autorités monétaires devraient pouvoir ramener le calme. C’est en tout cas l’hypothèse qui sous-tend la présente prévision : la crise ne devrait pas infléchir significativement le sentier d’expansion de l’économie mondiale. Les années 2007 et 2008 s’annoncent dans la lignée des précédentes, avec des croissances prévues de 4,9 et 4,5 % respectivement, après un sommet à 5,2 % en 2006. Le marché immobilier restera le talon d’Achille de l’économie américaine, mais les enchaînements récessifs initiés par son retournement seront enrayés par le volontarisme dont la Réserve fédérale est coutumière dans l’adversité. Le ralentissement américain n’aura qu’un effet modéré sur la croissance mondiale, entretenue par un plus grand dynamisme de la demande intérieure dans les zones émergentes et dans la zone euro. Marquée par la singularité de ses performances dans un environnement international pourtant très porteur depuis l’éclatement de la bulle internet, l’économie européenne se distinguera encore en 2007 et en 2008, mais avec cette fois une croissance plus dynamique qu’aux États-Unis.

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Les politiques monétaires se sont durcies dans la plupart des pays industriels au cours des derniers mois. C’est avant tout le cas aux États-Unis, où les taux des fonds fédéraux ont été augmentés de 0,75 % en juin 2004 à 4,75 % en avril 2006. La Banque centrale européenne (BCE) a commencé à relever son taux directeur en décembre 2005, pour le porter de 2 % à 2,5 % en mars 2006. La Banque d’Angleterre a maintenu son taux inchangé à 4,5 % depuis août 2005, après avoir décidé une baisse de 0,25 point, mais elle avait été l’une des premières banques centrales à relever ses taux, dès février 2004. La Banque du Japon semble proche d’abandonner sa politique de taux 0 en vigueur depuis la fin 2001 et devrait commencer à relever ses taux au troisième trimestre 2006, si la sortie de la déflation se confirme. Dans une période de croissance soutenue dans la plupart des zones de l’économie mondiale, les autorités monétaires ont renforcé leur vigilance sur l’évolution des prix. La hausse des prix des matières premières, tout particulièrement celle, régulière, des prix du pétrole du début 2002 à l’été 2005 a conduit les banques centrales à accorder une vigilance particulière au risque d’inflation de second tour. Si les prix du pétrole retrouvent bien des niveaux proches de 60 dollars au cours des prochains mois, la perspective d’une stabilisation, voire d’une décélération de l’inflation, conduirait les banques centrales des grands pays industriels à ne pas augmenter fortement leurs taux. Ainsi, la Réserve fédérale porterait son objectif de taux fédéraux à 5,25 % à la fin juin et commencerait à le diminuer au second semestre 2007, lorsque la croissance et l’inflation américaines ralentiraient. La BCE porterait son taux directeur à 3 % d’ici l’été et le maintiendrait inchangé ensuite. La Banque d’Angleterre abaisserait légèrement son taux directeur à l’été si la normalisation du marché de l’immobilier se confirme. La Banque du Japon porterait son taux directeur à 0,5 % à d’ici la fin 2006. Les évolutions des taux longs seraient en ligne avec celles des taux courts. Au total, les conditions monétaires seraient plus restrictives aux États-Unis et dans la zone euro à l’horizon 2007 qu’elles ne l’étaient en 2005.

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Alors que la phase de baisse des taux directeurs s’est achevée selon les pays entre la fin 2008 et mai 2009 à des niveaux très bas (0,1 % au Japon, entre 0 et 0,25 % aux États-Unis, 0,5 % au Royaume-Uni, 1 % dans la zone euro), les stratégies d’interventions directes des grandes banques centrales sur les marchés financiers ont pris progressivement le relais à partir de l’automne 2008. Face aux difficultés de transmission de la politique monétaire conventionnelle aux marchés monétaires et financiers, les grandes banques centrales ont non seulement injecté directement les liquidités nécessaires au refinancement du secteur bancaire, mais aussi procédé à des rachats d’actifs publics et privés pour combler les dysfonctionnements de certains marchés financiers. Depuis le printemps 2009, la confiance semble enfin être revenue sur les marchés interbancaires : l’écart entre le taux interbancaire à 3 mois et le swap à 3 mois du taux au jour le jour était revenu début octobre à 13 points de base aux États-Unis, à 16 points au Royaume-Uni et à 29 points dans la zone euro. À l’horizon 2010, les banques centrales continueront à veiller à assurer un fonctionnement sans tensions des marchés interbancaires et ne réduiront que très progressivement leurs opérations non conventionnelles. Sous nos hypothèses de croissance et d’inflation modérées, les taux d’intérêt directeurs resteraient inchangés aux États-Unis, au Japon et dans la zone euro jusqu’à la fin 2010 ; au Royaume-Uni, la Banque d’Angleterre donnerait le signal quasiment symbolique de la sortie de crise en augmentant de 0,25 point son taux de base en fin d’année. Les politiques monétaires accompagneraient une sortie de crise en douceur.

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L’introduction d’un salaire minimum légal interprofessionnel de 8,5 euros par heure est l’aboutissement d’une longue campagne initiée au milieu des années 2000, qui a peu à peu fédéré toutes les forces syndicales, et amené l’ensemble des forces politiques lors des dernières élections législatives d’octobre 2013 à inscrire dans leur programme la nécessité de renforcer les normes salariales « minimales ».

La hausse récente des prix immobiliers est préoccupante. Depuis le creux du marché immobilier en 1997, la hausse en termes réels a été supérieure à 70 %. Le spectre de la récession de 1993 et du retournement des prix surgit dans les commentaires. La crainte d’une bulle spéculative, d’un emballement du marché immobilier laisse présager un retournement brutal qui laisseraient ménages, banques et investisseurs institutionnels désemparés face à leurs engagements. Il faudrait alors de nombreuses années pour apurer ce marché et la situation financière des agents. L’inflation des prix d’actifs serait le prélude à une inflation incontrôlable, qui des prix des logements se transmet aux loyers. La responsabilité des autorités publiques françaises et européennes serait alors d’éteindre ce foyer d’incendie avant que tout ne brûle, par une hausse graduelle mais ferme des taux d’intérêt. Nous allons montrer que le motif d’inquiétude n’est pas là.

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